Archive | 03 août 2007

Les fruits d’été en crise

En raison d’un début d’été plus que maussade, on a assisté à une mévente des fruits d’été tels que la pêche et la nectarine. Pour essayer d’enrayer cette mévente, le gouvernement a autorisé des ventes exceptionnelles pendant les week-end du mois d’août et de porter l’opération de deux à trois jours, à savoir du vendredi au dimanche.

Début août, près de la moitié de la production française de pêches et de nectarines était encore à écouler, soit plus de 150 000 t. De plus la mévente du mois de juillet s’est répercutée sur le prix d’achat aux producteurs : entre 0,70 et 1,40 € kilos seulement. Le ministre de l’agriculture Michel Barnier se dit très préoccupé de la situation, précisant qu’il la suivrait de très près. Selon la FNSEA, c’est à Bercy de mettre en place des solutions rapides pour compenser les pertes de revenu des producteurs.

Elle a également décidé d’organiser une rencontre avec les jeunes agriculteurs, la grande distribution, les coopératives et toutes les structures concernées afin d’étudier toutes les pistes possibles pour venir en aide à la filière fruits. Hélas la grande distribution ne s’est pas déplacée. Il a cependant été décidé que si la situation ne s’améliore pas rapidement la FNSEA demandera l’application du » coefficient multiplicateur ». Rappelons que ce système permet de limiter les marges de la distribution en cas de crise.

Comment également faire comprendre aux consommateurs que dans les hypers les fruits sont vendus à près de 2,70 € le kilo alors qu’ils sont payés moins de 1 € au producteur. La coordination rurale quant à elle demande qu’ une réflexion de fond soit menée.

En ce début août, nous sommes loin de la sortie de crise…

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OGM: en progression

Chacun sait que les cultures OGM sont très réglementées. Il est donc étonnant de découvrir de nouvelles surfaces cultivées de la sorte. Ça a été le cas mi-juillet dans le Nord Isère sur le canton de Roussillon . 57,77 ha de plantes transgéniques ont été découverts car inscrits sur le registre national des cultures OGM. Sur le territoire national, on comptabilise 21 000 ha de cultures OGM, en grande partie en sud-ouest, on en recense 270 en Rhône-Alpes dont un tiers en Nord Isère .

L’actualité des cultures transgéniques et le Nord Isère sont très liés. C’est en effet à Saint-Georges d’Espéranche que la France a découvert les premiers faucheurs volontaires. Le 7 juin 1997, 300 militants détruisent un champ de colza cultivé de façon transgénique. C ‘est une première en Europe. Trois militants seront appelés à comparaître.

La quasi totalité des surfaces cultivées en cultures transgéniques le sont en maïs Bt MON 810. L’explication provient du fait de la présence importante de parasites sur cette petite région. Il est avancé également un gain de temps et de productivité : 11,5 q /hectares de plus en moyenne. Pour les opposants aux cultures transgéniques, celles-ci vont tout polluer au moment de la pollinisation. De plus, de nombreuses coopératives ont signé des contrats avec leurs clients pour vendre des produits sans OGM. Le maïs transgénique n’est donc pas accepté. Les débouchés en France étant très limités, le maïs transgénique est commercialisé à l’étranger, en Espagne par exemple.

À noter enfin que quelques parcelles de peupliers sont également cultivées de façon transgénique. Le débat ne fait que commencer….

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double naissance …

L‘histoire du village de Beaucroissant est intimement liée à celle du monastère de Parménie. Les écrits signalent en 683 l’existence du château posé sur la colline de Permagne, Parmagne, ou Permeigne.
Saint-Astrobert, archevêque de Vienne, se réfugie dans ce château afin d’échapper aux pillages de Vienne lors de l’invasion des Maures dans le Dauphiné.
14 évêques habitent successivement à Parménie de 707 à 877. Ils font édifier un prieuré et une chapelle épiscopale. Chassés en 877 ils se retirent dans la Drome. À partir de 977 l’evêque Isarne se rendit à Parménie pour célébrer la fête de la croix , le 14 septembre. Un pèlerinage qui prend année après année une importance grandissante. Une vaude ou marché se tient sur les lieux. On peut dire que ce marché constitue les prémices de l’actuelle foire de Beaucroissant.
Suite à la terrible inondation de Grenoble en 1213, il a fallu construire un village au pied de la colline de Parménie pour abriter une foule considérable de pèlerins. Le village de beaucroissant est né, bien après sa célèbre foire….

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