Archive | septembre, 2007

Comment se transmet la fièvre catarrhale ovine

Le site du ministère de l’Agriculture et de la Pêche ainsi que celui de l’AFSSA donnent toutes les informations souhaitées sur la fièvre catarrhale ovine (FCO), également appelée maladie de la langue bleue ( »bluetongue », en anglais). Petit rappel à la demande générale, notamment celle de Julie, jeune agricultrice du Jura. La FCO est une maladie virale. La transmission se fait presque exclusivement par l’intermédiaire de moucherons piqueurs du genre Culicoïdes.

La transmission du virus se fait presque exclusivement par piqûre infectante d’un petit diptère hématophage appartenant à la famille des Ceratopogonidae, genre Culicoides. Il existe plus de 1400 espèces de Culicoides (C.imicola est le principal vecteur). Seules certaines d’entre elles sont capables de transmettre l’infection. Le vecteur s’infecte par repas de sang pris sur animal infectant. Puis, il multiplie le virus jusqu’à une dose nécessaire pour sa transmission à d’autres animaux réceptifs.

La transmission de l’infection par des vecteurs infectés, parfois sur de longues distances (100 km), a été attrribuée au vent.

Cette maladie est essentiellement située dans les zones subtropicales du fait de la biologie de son vecteur. Elle a fait son apparition ces dernières années dans les pays du Sud de l’Europe (Grèce, Italie, Espagne mais également la Corse) et récemment dans le Nord de l’Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas et France continentale).

Les bovins sont habituellement résistants à cette maladie
Cette maladie ne touche que les ruminants et se manifeste chez les ovins principalement par différents symptômes : fièvre, boiteries, oedèmes, cyanose des muqueuses, amaigrissement pouvant conduire à la mort des animaux ou à une guérison lente avec d’importantes pertes économiques. L’épizootie actuelle semble se distinguer par une atteinte non négligeable des bovins habituellement résistants à la maladie. Les signes cliniques observés dans l’épisode actuel sont les suivants : œdèmes et ulcérations buccales ou nasales, boiteries, œdème et érythème des mamelles.

Aucune incidence sur la qualité des denrées

Cette maladie n’affecte pas l’homme et n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées. Elle est inscrite sur la liste de l’OIE qui comprend notamment les maladies qui ont « un grand pouvoir de diffusion, susceptibles de s’étendre au-delà des frontières nationales, dont les conséquences socio-économiques ou sanitaires sont graves et dont l’incidence sur le commerce international des animaux et des produits d’origine animale est très importante. » Son apparition sur un territoire entraîne donc des restrictions commerciales sévères qui concernent les animaux des espèces sensibles à la maladie (ovins, bovins, caprins principalement) et leur semence, ovules et embryons.

Catégorie prophylaxieCommentaires fermés

NON AU FINANCEMENT DES éCOLES PRIVéES

L’assemblée générale de l’association des maires ruraux de l’Isère s’est déroulée en Bièvre, à Sillans exactement. D’entrée, Andrée Rabilloud présidente a élevé le débat en abordant le problème du financement des écoles privées .

« Après avoir été annulée par le Conseil d’État au mois de juin, la circulaire d’application de l’article 89 modifié, de la loi du 13 août 2004 concernant la participation obligatoire des communes de résidence, au frais de scolarisation des enfants dans une école privée située hors de leur commune a été reprise au début du mois septembre.

Les communes font des efforts considérables afin que leurs enfants soient formés, éduqués, accueillis dans les meilleures conditions. Elles font également le maximum pour conserver leur école publique. Le budget éducation est très important. Il est inacceptable que les finances communales puissent être engagées de manière à la fois importante, imprévisible et fluctuante en fonction du choix des parents de scolariser leur enfant dans une école privée. Il ne faut pas oublier que l’école communale est d’abord celle de la république gratuite et laïque est qu’elle reste la seule devant être prise en charge de manière obligatoire.

Devons nous financer les écoles privées au risque d’arriver à terme à ce que, dans certaines communes, l’école disparaisse?

Or, chacun sait que l’école est un centre de vie, un moyen de développement d’une commune à tous niveaux : intellectuel sportif, associatif, économique…

Le deuxième grand thème abordé au cours de cette assemblée générale aura été la circulation des engins motorisés dans les espaces naturels.

Un sujet délicat où les solutions radicales n’existent pas. Une expérience est tentée sur le Parc naturel régional de Chartreuse afin de gérer en bonne intelligence la protection de l’espace naturel et la liberté de circulation. Il a été dit qu’une commune seule ne peut rien faire. Seul un regroupement de plusieurs communes, du style d’intercommunalité, peut trouver les solutions adéquates. Une question se pose tout de même: comment faire appliquer la réglementation. Une solution a été évoquée : créer des espaces réservés aux engins motorisés, en particulier pour les quads, loisir en pleine expansion. Une question reste en suspens: qui en assurera la responsabilité, la sécurité?

Parmi les intervenants extérieurs, Bernard Saugey, sénateur, a précisé que les responsabilités des maires sont toujours de plus en plus importantes: « Il faut toujours se battre. La France compte 8000 lois, 400 000 textes réglementaires, comment tous les connaître? Et de conclure sur une boutade: « Nul n’est censé ignorer la loi ».

Christian Nucci, vice président du Conseil général s’est lui aussi offusqué par le problème de financement des écoles privées :

 » On va payer pour vider nos propres écoles communales ».

À propos de la circulation des engins motorisés en espaces naturels il se dit très favorable à ce que des décisions soient prises au niveau intercommunal. Il a également abordé l’avenir des espaces ruraux. « Celui-ci passe par le maintien de notre agriculture. Elle joue un rôle important au niveau économique, aménagement du territoire, en un mot il ne peut pas y avoir de ruralité sans agriculture ».

Et peut-il y avoir une agriculture sans monde rural? En Isère, vue la pression foncière, la question mérite d’être posée.

Catégorie monde ruralCommentaires fermés

“La situation agricole est bonne”

La session de la Chambre d’agriculture a pour but premier de faire le point sur l’activité agricole. Lors de la dernière session qui s’est déroulée ce vendredi, les élus de la Chambre d’agriculture ont pu commenter l’actualité à chaud. En effet, ils ont découvert de façon plus précise les conclusions du Grenelle de l’Environnement.

Dans un premier temps, Gérard Seigle-Vatte, président de Chambre d’agriculture de l’Isère a fait le point sur les dossiers d’actualité de notre département. Dans sa globalité, la situation agricole et bonne. Les récoltes de l’été se sont bien passées, les rendements sont dans la moyenne, les récoltes d’automne (maïs, noix) semblent correctes. La pluviométrie de l’été, même si elle fait parler d’elle, a autorisé une pousse d’herbe bonne, il en est de même au niveau forestier. La situation des marchés est excellente, les prix montent et atteignent un niveau respectable. Les perspectives sont également bonnes et porteuses d’un avenir plus serein. Chacun espère que les agriculteurs isérois puissent en tirer le plus grand profit.

L’actualité concernant les différents dossiers sanitaires est dense. On peut en citer trois. La chrysomèle du maïs avec trois cas confirmés dans notre région : la proximité de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, de Chambéry et à Saint-Nazaire-les-Eymes. La présence de cet insecte est soumise à des luttes obligatoires car son développement engendrerait des préjudices graves sur les cultures.

En ce qui concerne la fièvre catarrhale, celle-ci gagne du terrain de jour en jour.

Il est à craindre que, très rapidement, notre département soit concerné.

47 départements sont touchés. A ce propos, il a été signé une motion afin que les éleveurs concernés puissent sortir de cette crise avec un minimum de dommages. A ce jour, on comptabilise 2246 cas en France. Les départements proches du notre touchés par cette maladie sont: Le Jura, Ain, Loire, Rhône, Saône et Loire…

Dernier dossier: la mouche du brou de la noix. Il en a été découvert la semaine dernière. Des mesures de lutte sont obligatoires.

A retenir enfin que de nombreux producteurs ont constaté la pullulation du campagnol. L’administration a été alertée afin de mettre en place des mesures nécessaires dans le but de réduire la pression de ce nuisible.

Gérard Seigle-Vatte a également alerté les pouvoirs publics, l’État et le Conseil général, sur les enveloppes financières concernant le plan de modernisation des bâtiments d’élevage : « On se réjouit de l’augmentation de l’enveloppe financière de la part de l’État, cependant cela se traduit par une obligation de répartir l’ensemble de l’enveloppe sur tous les dossiers instruits avant le 1er septembre. Cela implique donc de réduire le taux de subvention, de façon forte. Pour les producteurs qui attendent ces versements depuis des mois, la situation est insoutenable. »

« On n’a pas le droit de jouer avec les producteurs et le développement des exploitations de la sorte. La modernisation des bâtiments d’élevage est la base, la clé de l’avenir de l’élevage dans notre département. »

D’autres thèmes ont été abordés au cours de cette session, la baisse du prix du porc, le loup, le projet de fonctionnement de la chambre d’agriculture de l’Isère. La finalité étant de développer une agriculture économiquement viable, humainement vivable, gestionnaire du vivant, présente et reconnue sur l’ensemble des territoires, en phase avec les attentes et les besoins de la société.

Une présentation de la charte départementale d’installation a été faite . L’objectif premier étant une installation pour deux départs.

Le deuxième temps fort de cette journée a donc été consacré au Grenelle de l’environnement. Il a été présenté les objectifs, modalités, et conclusions des débats qui ont été organisés durant l’été. Afin de les découvrir dans leur totalité nous vous proposons de vous rendre sur le site
www.legrenelle-environnement.fr.

Suite à cette présentation, un débat a eu lieu, où chacun a pu intervenir. Inutile de dire que les questions concernant les mesures environnementales, l’agriculture durable, les 20% de terres en bio et surtout les OGM ont alimenté les discussions… Il est rappelé que la divulgation de ce rapport n’est pas une finalité. Dès à présent différents débats, réunions, consultations vont être mis en place, ceci jusqu’au 19 octobre.

Nul doute que les agriculteurs seront des acteurs actifs, feront des propositions; reste à savoir s’ils seront écoutés!

Catégorie economie/emploiCommentaires (2)

+10%

Le ministère français de l’Agriculture a décidé d’autoriser chaque producteur laitier d’augmenter sa production de 10 % . Décision prise afin de parvenir à se rapprocher du plafond défini par Bruxelles.

Est-ce une bonne nouvelle pour nos « laitiers » de l’ Isére?

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

BUDGET EN BAISSE, OBJECTIFS EN HAUSSE!

Le projet de loi de finances initiale 2008 dote le ministère de l’Agriculture et la Pêche de 4,97 milliards d’euros. En légère baisse par rapport à 2007 (-1,5%), ce projet de budget devrait maintenir l’effort national pour soutenir les évolutions structurelles de l’agriculture, de la forêt et de la pêche dans un contexte de maîtrise des dépenses et de réduction des déficits publics a précisé Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche.

Ce budget est composé de 7 programmes, rattachés à une mission spécifique (agriculture, pêche et affaires rurales) et trois missions interministérielles (enseignement scolaire, recherche et enseignement supérieur, sécurité sanitaire).
Des priorités réaffirmées
Michel Barnier a réaffirmé les grandes priorités du ministère pour 2008 :

  • l’enseignement et la recherche agricoles pour transmettre les métiers de l’agriculture et du monde rural, apporter de nouvelles compétences et stimuler l’innovation,
  • la sécurité alimentaire des consommateurs et la lutte contre les maladies dans les secteurs animal et végétal pour répondre aux exigences des citoyens et assurer la crédibilité des filières animale et végétale
  • la création d’entreprises agricoles et l’installation de jeunes agriculteurs pour assurer le renouvellement des générations,
  • l’encouragement des pratiques respectueuses de l’environnement dans les territoires ruraux,
  • la restructuration de la filière pêche pour permettre une activité de pêche durable.

Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques lancée par le Président de la République et le Premier ministre en juillet dernier, le ministère est en outre engagé dans la voie de réformes des politiques d’intervention et des organisations structurelles. Il s’agit en effet d’identifier les réformes qui permettront d’optimiser l’action de l’État, en améliorant l’efficacité des politiques publiques. En 2008, un effort particulier de maîtrise des dépenses de personnel va être réalisé. A moyen terme, une importante réorganisation des services est programmée dans le but d’offrir un meilleur service aux usagers.

A propos, où en est le plan de modernisation des bâtiments d’élevage?

Catégorie agricultureCommentaires fermés

DéFINITIVEMENT BIO

Dimanche 7 octobre, l’office de tourisme de Saint-Antoine l’Abbaye vous donne rendez-vous pour la septième édition de sa foire biologique et écologique « Définitivement bio » au sein de la Grande cour de l’Abbaye de 8h à 18h.
Cette journée sera l’occasion de découvrir ou de redécouvrir sur la cinquantaine de stands une multitude de produits issus de l’écologie.
A l’image de l’agriculture biologique, éleveurs, cultivateurs, préparateurs… vont feront découvrir une grande diversité de produits alimentaires aux goûts inimitables: fromage, fruits et légumes, viande, vin, escargots, miel, pains et viennoiseries, café, plantes aromatiques, etc… Bref, de quoi manger local et varié.

Vous ferez ainsi connaissance avec des hommes et des femmes passionnés par leur métier, des personnes dont l’objectif n’est pas de produire absolument, mais de cultiver et conserver intacte cette terre si fragile.

Des professionnels de secteurs très variés vous proposeront également toute une gamme de produits servant à l’amélioration de notre vie quotidienne (habitat, hygiène et bien-être ou comment se soigner autrement par les médecines douces et naturelles, énergies renouvelables, jardinage, habillement, métiers artisanaux et leurs techniques…) et d’autres issus du commerce équitable (Artisans du Monde, Solidarité Bidonvilles Madagascar…).
Plusieurs associations d’informations nous accompagneront tout au long de cette journée telles que Greenpeace, la Ligue de Protection des Oiseaux…
Cette manifestation sera couplée avec Festiforum (du 5 au 7 octobre) qui vous proposera de nombreux ateliers et animations.
Venez nombreux dimanche 7 octobre à cette foire conviviale pour vous détendre, vous informer et découvrir tout ce que l’agriculture biologique, l’écologie peuvent vous apporter dans votre vie quotidienne.

Entrée gratuite.
Organisation et renseignements : office de tourisme de Saint-Antoine l’Abbaye
04.76.36.44.46 / www.saintantoinelabbaye.fr

Catégorie monde ruralCommentaires fermés

20%: UN MINIMUM!

François Rony est producteur bio à Saint-Nizier-en-Moucherotte. Il a pris, avec beaucoup d’intérêt, connaissance du rapport du Grenelle de l’ environnement qui traite de l’agriculture.

 » 20 % de surfaces consacrées au bio à l’horizon 2020 est à mon avis un minimum. Cet objectif me paraît tout à fait réalisable à moyen terme. Toutes les productions seront concernées par cette initiative. si je prends l’exemple des céréales, on en manque, le lait il faudra y revenir car il y a un demande; fruits, légumes, maraichage,viande… et autres produits sont également déficitaires. Le seul souci restera la commercialisation. Les produits bio sont en général plus chers que les conventionnels, certes, mais je pense aujourd’hui que les clients sont réceptifs à la valeur de nos produits.

Personnellement j’estime que la production bio et la vente en grande distribution sont incompatibles.

La vente doit s’organiser au niveau du local : vente à la ferme, marchés, magasins de producteurs. À nous d’informer les consommateurs et de créer une dynamique de vente. Un sacré challenge nous attend mais je suis convaincu que le défi proposé par le Grenelle de l’environnement est tout à fait réalisable. »

Sur notre département?

« A une seule condition, que les moyens suivent! « .

François Rony a déjà pris les devants puisqu’il organise demain sur son exploitation une journée portes ouvertes. Cette opération entre dans le cadre de l’opération: BIO EN LOCAL, C’EST IDEAL. Il espère recevoir environ 200 personnes.  » Il s’agira de faire la promotion du bio et également de faire connaître nos produits ».

Nous entrons de plain-pied dans le Grenelle de l’environnement!

Catégorie bioCommentaires fermés

meilleure gestion du secteur laitier

Les ministres de l’agriculture de l’Union européenne ont approuvé un ensemble de mesures visant à une meilleure gestion du secteur laitier, y compris une amélioration importante du régime de lait distribué aux écoles.

Un taux d’aide unique sera fixé pour toutes les catégories de lait distribué dans les écoles. Le régime précédent prévoyait un taux d’aide plus élevé pour le lait à teneur élevée en matière grasse. Cela n’a plus de sens à une époque où l’obésité devient un problème de santé publique majeur et où il convient de réduire la consommation de matières grasses dans les produits laitiers, notamment par les écoliers.

En fixant un taux forfaitaire, indépendant de la teneur en matière grasse, l’Union européenne encouragera à l’avenir de facto les écoliers à consommer des produits laitiers à faible teneur en matière grasse.

D’autres mesures adoptées contribueront fortement à simplifier l’organisation commune des marchés dans le secteur du lait et des produits laitiers. Il s’agit notamment de libéraliser le marché du lait de consommation, afin de permettre la vente au détail de laits de différentes teneurs en matière grasse. Les catégories actuelles (lait entier, lait demi-écrémé et lait écrémé) seront maintenues, mais il sera désormais possible de commercialiser du lait présentant d’autres teneurs en matière grasse, pour autant que celles-ci soient clairement indiquées sur l’emballage. D’autres modifications prévues portent sur le stockage privé, le système d’intervention applicable au beurre, les certificats d’importation et la standardisation de la teneur en protéines du lait de conserve

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

Grenelle de l’environnement: remise des copies

Les présidents des groupes de travail ont présenté ce jeudi midi leurs conclusions suite aux discussions qu’ils ont entamé début juillet.

Si vous souhaitez lire l’ensemble de ces rapports, nous vous conseillons de vous rendre sur le site du Grenelle de l’environnement : www.legrenelle-environnement.fr.

 » Le groupe de travail qui a « planché » sur l’agriculture propose d’atteindre 6 % de la surface agricole utile en bio d’ici 2010 et 20 % en 2020. À l’heure actuelle on en est à 2 % . Les pesticides sont également mis au pilori. À propos des OGM, la perspective d’une loi promise par le gouvernement est jugée nécessaire.

Réactions mitigées
Au niveau des réactions, Jean-Michel Lemétayer président de la FNSEA précise que le débat ne s’arrête pas aujourd’hui, il souhaite être reçu par Nicolas Sarkozy avant que ce dernier n’arrête ses décisions. Philippe Meurs, président des jeunes agriculteurs estime que les propositions contenues dans les rapports « remettent en cause gravement l’avenir de notre agriculture, par exemple en matière d’installation . À terme on condamnera notre agriculture ». Pour la coordination rurale il aurait fallu traiter la question des besoins alimentaires. Pour la confédération paysanne « tout n’est pas négatif, en particulier lorsque l’on parle de révolution écologique, par contre de nombreuses propositions ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il faut une volonté politique qui dépasse le consensus ».

Le débat est loin d’être clos puisque les rapports de travail présentés ce jeudi doivent servir de base à un débat national. Ensuite une table ronde se déroulera fin octobre avant que ne soient prises les décisions politiques.

Catégorie environnementCommentaires fermés

SILLANS ACCUEILLE LES MAIRES RURAUX

La commune de Sillans va accueillir ce vendredi soir l’assemblée générale de l’association des maires ruraux de l’Isèresillan11.jpg
Sillans située en Bièvre Est est une commune rurale par excellence. 964 habitants en 1981, Sillans en compte aujourd’hui 1850. André Gay, maire, précise: « A priori, la forte poussée démographique est passée. Nous n’avons pratiquement plus de terrains constructibles. De plus on ne peut plus accepter une arrivée massive de nouveaux habitants car la station d’épuration serait trop petite. » En général les nouveaux habitants de Sillans vont travailler à Grenoble. Cela fait dire au maire:

« La commune est devenue une cité rurale dortoir. Hélas, on ne gère pas une commune dortoir mais on subit ! »

A la question : quelles sont les difficultés que rencontre un maire rural, André Gay répond : « On doit tout savoir, tout organiser, tout gérer, être toujours disponible. Même si on a un bon secrétariat, de bons employés communaux et une bonne équipe municipale, on doit être l’homme à tout faire. Un maire rural aime sa commune, et à la sortie, on en tire tout de même une certaine satisfaction. »

Est ce un métier à temps plein?

« Oui en ce qui me concerne car j’ai des responsabilités dans différentes structures.« Les maires des communes rurales doivent donc être très disponibles, cela peut être un frein pour les jeunes qui souhaitent s’investir : « Voilà le vrai problème, j’ai des collègues maires qui m’ont dit que certaines journées ils ont jusqu’à quatre réunions, comment y participer en ayant un emploi à côté. Même les agriculteurs, ne peuvent s’investir par manque de temps. Je crains hélas que seuls les retraités ou éventuellement des salariés à horaires souples peuvent accepter un mandat de maire. C’est bien dommage. »

L’association des maires ruraux peut paraître marginale par rapport à l’association des maires de l’Isère, « elle a son utilité, car elle ne débat pas des mêmes problèmes. Les maires ruraux se sont, par exemple, beaucoup battus pour le maintien de la poste dans les petites communes. C’est le cas par exemple à Sillans. Elle devait fermer, on a réussi à la maintenir même si les horaires d’ouverture ont été revus à la baisse. « sillans2.jpg

L’assemblée générale est un temps fort de l’association, « elle permet d’aborder, outre un thème précis, plusieurs questions diverses, Il ne m’étonnerait pas que cette année on fasse part au préfet et au président du conseil général de notre crainte de voir une décharge s’installer dans les Chambarans. ». Un dossier chaud…

Catégorie la vie des communesCommentaires fermés

edf.png

Catégories

Archives

Agenda

septembre 2007
L Ma Me J V S D
« août   oct »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+