Archive | 06 septembre 2007

Manifestation en Ille- et Vilaine

Une cinquantaine d’éleveurs ont manifesté aujourd’hui en Ille-et -Vilaine. Ils ont répondu à l’appel de la FDSEA qui dénonce le paradoxe entre les augmentations des coûts de production et les marges prises par la grande distribution.

Les agriculteurs se sont rendus devant les portes de plusieurs hypers et grandes surfaces du département. Ceci afin de tenter d’établir un dialogue avec les consommateurs, mais surtout avec les responsables des magasins concernés. « On en a ras le bol d’entendre que si le panier de la ménagère augmente, c’est de notre faute », a indiqué avec force une responsable syndicale. « Ce n’est qu’un début, on reviendra« , ont précisé d’autres manifestants.

L’automne s’annonce chaud dans certains départements! Dont l’Isère?

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Le chanvre: culture d’avenir?

Le projet « développement du chanvre industriel en Bièvre-Valloire », porté par le syndicat mixte du Pays de Bièvre-Valloire, à été labellisé par l’État en décembre 2006. Ceci, dans le cadre de l’appel à projets national « pôles d’excellence rurale », dans la catégorie bio ressources. Un soutien de 500 000 € sera apporté par l’État. Grâce à cette aide, sera mise en place une démarche ambitieuse sur le plan du développement durable où la tradition agricole et l’innovation technologique cohabitent au premier plan.

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Ce jeudi 6 septembre a été signée la Convention cadre entre le syndicat mixte et l’État, en présence de l’ensemble des partenaires de cette opération, qui devrait permettre à la culture du chanvre de se développer sur Bièvre -Valloire ainsi que sur les territoires limitrophes.
La culture du chanvre, très en vogue au 19e siècle a été réduite à néant mais retrouve peu à peu une certaine crédibilité. À ce jour en France, la culture du chanvre est d’environ 10 000 ha dont 60 % sont situés dans l’Aube. L’Isère, pour sa part, possède 3 ha de cultures conventionnelles en Bièvre-Valloire et 30 ha de culture bio dans le Trièves. Les objectifs à atteindre étant de 150 à 200 ha en 2008 et 500 ha en 2009, tout en sachant que le seuil de rentabilité d’une unité de défibrage est de 600 ha.

Le chanvre a des atouts

Avant la signature officielle de ce projet, chacun a pu se rendre sur une parcelle cultivée en chanvre et découvrir les multiples atouts de cette production mais également ses débouchés. Peu utilisatrice en eau et en pesticides, elle offre d’innombrables avantages au niveau de son utilisation. On peut citer par exemple le béton de chanvre. Celui-ci a l’originalité de stocker le CO2 : 1 m cube de béton de chanvre emmagasinant 35 kilos de CO2. Par contre, une tonne de béton de ciment dégage une tonne de CO2. Les constructions étant le deuxième fournisseur de CO2 après l’automobile ! Le béton de chanvre a également de très bonnes qualités au niveau de l’isolation phonique, thermique … Mais le chanvre a également d’autres débouchés: au niveau du papier, de l’automobile, la pêche, l’oisellerie, l’alimentation humaine…

Pour Christian Nucci, vice président du Conseil général de l’Isère et président du syndicat mixte Bièvre-Valloire,  » il faut savoir anticiper, prévoir la société de demain et saisir l’opportunité que nous offre la culture du chanvre. Celle-ci entrant totalement dans le cadre du développement durable« ; Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’agriculture de l’Isère, insistant d’avantage sur le fait qu » il faut à présent trouver des débouchés car il ne s’agit pas de pénaliser les agriculteurs, on doit également se mobiliser afin de préserver nos terres agricoles, même si le chanvre est une culture facile, il ne poussera pas sur du gravier. »

Un projet ambitieux

La signature de ce pôle d’excellence rurale va permettre la mise en place de la filière chanvre industriel. Les principales étapes étant les suivantes :

  • une montée en puissance de la production agricole en Isère avec la nécessité de conforter le revenu des agriculteurs en attendant la réalisation de l’unité de défibrage,
  • des investissements à réaliser pour la récolte et le stockage de la paille avec un chiffrage des besoins à affiner et la recherche de financements à finaliser,
  • la réalisation de l’unité de défibrage sur le territoire de Bièvre- Valloire (4 millions d’euros d’investissement) avec en préalable la consolidation du plan de financement et la recherche de partenaires privés ainsi que le démarchage des premiers clients,
  • la réalisation d’une unité de transformation alimentaire de chènevis dans le Trièves,
  • la réalisation d’une unité de fabrication de papier de luxe à partir de la paille en Trièves,
  • le développement de la construction d’habitations passives en Bièvre -Valloire,
  • l’accompagnement du projet du pôle d’excellence rurale avec un cofinancement du conseil général qui permettra de structurer l’ingénierie du projet, ceci avec l’aide de la région Rhône-Alpes pour différentes opérations d’accompagnement de mise en place de la filière.

Echéances importantes

Parmi les échéances importantes, on retiendra, outre la signature, aujourd’hui, de la Convention cadre entre l’État et le syndicat mixte, la signature d’une convention opérationnelle relative à un premier investissement avec un plan de financement précis prévu fin septembre 2007, un engagement des premières dépenses d’investissement en décembre 2007; la fin des investissements étant prévue pour décembre 2009. Quant au montant de 500 000 euros alloués par l’État , ils serviront, par exemple, à l’acquisition et la viabilisation du terrain, la construction d’un bâtiment, voire l’acquisition du procédé de défibrage.

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L’opération chanvre en Isère est donc lancée … Les producteurs intéressés par cette culture doivent savoir qu’elle est très réglementée, et pour cause… Il leur est donc très recommandé de s’adresser à leur DDAF.

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