Archive | 13 septembre 2007

l’envers du décor

En ce jeudi 13 septembre, c’est l’effervescence sur le champ de foire. Le maire nous annonce: « Plus de la moitié des éleveurs de moutons ne pourront être présents. Leur exploitation étant située dans des zones à risques au niveau de la fièvre catarrhale. » Par contre, il ne sait pas du tout si l’espace réservé aux bovins sera comble. Au niveau du charolais, les bétaillères arrivent les unes derrière les autres. Les animaux déchargés sont lavés, bichonnés avant de rejoindre le chapiteau qui leur est réservé pour un repos bien mérité.la-veille4.jpg
Jean-Marc Vallet, le grand coordinateur de cette opération se démène sans compter. La célèbre équipe des cuistots est en place, les femmes à la pluche de pommes de terre , les hommes à la découpe de viande.la-veille.jpgla-veille2.jpg

Dédé Sylvestre, l’homme incontournable du stand restauration se plaint : « Hier soir, je suis allé sur le site, sillon 38.com, tu ne parles pas de notre restaurant. » Comme seule réponse je lui dis que le restaurant charolais, celui des produits du terroir tenu par les jeunes agriculteurs du Voironnais et celui d’Yvon Lardat, le très célèbre producteur d’huîtres, sont les trois espaces de restauration les plus célèbres, qu’ils sont parmi les meilleurs de la foire et qu’il est inutile de leur faire de la pub. Je le quitte en lui promettant  » dès ce soir j’en parle » . Promesse tenue, mon ami Dédé !

Les concessionnaires de matériel agricole sont également présents et déchargent sans discontinuer des engins tous plus gros les uns que les autres, les manoeuvres sont impressionnantes.la-veille5.jpg

Au service foire, c’est l’agitation. Un exposant cherche sa place, un autre n’en a pas et souhaite s’installer, le ton monte mais la diplomatie l’emporte, comme toujours à Beaucroissant. On cherche le maire, les agents d’EDF, un endroit pour dîner… Patrick Bouchet, régisseur de la foire, son équipe mais également les agents des services techniques, les adjoints ne savent plus où donner de la tête. Le téléphone sonne sans cesse.la-veille6.jpg

Certaines buvettes sont ouvertes, une bonne chose car elles permettent à bon nombre de » travailleurs » de se désaltérer. Il faut dire qu’ il fait particulièrement chaud sur le site. Et que penser de certains qui se disent amis de 30, 40 ans et qui ne se voient qu’une journée par an : la veille de l’ouverture de la foire; « Après, on n’a plus le temps, alors, avant d’attaquer on trinque ensemble ».

Le soleil disparaît derrière les collines de Beaucroissant, l’animation se poursuit, bétaillères, vans, continuent à arriver. La nuit va être longue pour certains, courte pour d’autres…

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Jachères: Bruxelles pour un taux zéro

La Commission européenne a proposé aujourd’hui de fixer à 0 % le taux de mise en jachère obligatoire pour les semis de l’automne 2007 et ceux du printemps 2008, en réaction à la situation de plus en plus tendue sur le marché des céréales.

Dans les vingt-sept États membres de l’Union européenne, une récolte 2006 moins importante que prévu (265,5 millions de tonnes) a entraîné des tensions dans l’approvisionnement vers la fin de la campagne de commercialisation 2006/2007 et une hausse historique des prix. Les stocks d’intervention ont fondu, passant de 14 millions de tonnes au début de la campagne 2006/2007 à environ 1 million de tonnes aujourd’hui, et sont principalement constitués de maïs détenu en Hongrie.

Ramener le taux de mise en jachère obligatoire de 10 % à 0 % devrait permettre d’augmenter la production d’au moins 10 millions de tonnes. L’avenir du système de mise en jachère obligatoire fera partie du débat qui sera lancé en novembre par la communication sur le «bilan de santé de la PAC». Il s’agira notamment de voir comment préserver les effets positifs de ce système sur l’environnement. La fixation d’un taux nul n’oblige pas les agriculteurs à cultiver leurs terres. Ils peuvent, s’ils le souhaitent, les maintenir en jachère et continuer de mettre en œuvre des programmes en faveur de l’environnement.

Dix millions de tonnes supplémentaires

Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’Agriculture et du Développement rural, a déclaré:

«Les prix des céréales ont atteint des sommets historiques, les tensions dans l’approvisionnement n’ayant cessé de s’exacerber. En cas de mauvaise récolte 2008, si 10 % des terres restaient en jachère, le marché intérieur serait exposé à des dangers potentiellement graves. Un taux de mise en jachère obligatoire nul permettrait à l’Union de produire au moins 10 millions de tonnes supplémentaires, ce qui contribuerait à faire baisser la tension régnant sur le marché. Pour l’avenir, je souhaite que l’on examine sérieusement, dans le cadre du ‘bilan de santé de la PAC’, si la mise en jachère obligatoire est toujours un outil approprié. Toutefois, je veux également m’assurer que l’on puisse préserver les effets positifs de ce système sur l’environnement.»

Le marché des céréales connaît actuellement des prix historiquement élevés. La récolte 2006, d’un volume de 266 millions de tonnes, a été moins abondante que prévu en raison de mauvaises conditions climatiques. Les stocks d’intervention se sont considérablement réduits au cours de la campagne 2006/2007, passant de 14 millions à environ 1 million de tonnes. L’estimation du volume des stocks privés varie selon les sources, mais tous les analystes s’accordent à dire qu’ils ont baissé de manière substantielle en 2006/2007.

On estime que la récolte de céréales 2007 devrait se situer en deçà du niveau de l’année dernière en raison du temps sec et exceptionnellement chaud du mois d’avril suivi, dans les États membres de l’ouest de l’Union, par de mauvaises conditions climatiques estivales et, dans les pays du sud-est européen, par la sécheresse et des vagues de chaleur. Cette situation se traduira vraisemblablement par la poursuite de la réduction des stocks de céréales privés de l’Union européenne d’ici à la fin de la campagne de commercialisation 2007/2008. Sur le marché international, les stocks de clôture de la campagne 2007/2008 devraient tomber à des niveaux historiquement bas, notamment dans les grands pays exportateurs.

Les terres actuellement concernées par la mise en jachère obligatoire dans l’Union européenne représentent une superficie de 3,8 millions d’hectares. Si le taux de mise en jachère obligatoire était ramené à 0 %, on estime qu’entre 1,6 et 2,9 millions d’hectares pourraient être à nouveau consacrés à la production agricole.

Compte tenu des rendements moyens, quelque 10 millions de tonnes de céréales supplémentaires pourraient ainsi être mises sur le marché. À supposer que les agriculteurs choisissent de consacrer un maximum de terres à la production céréalière, au détriment d’autres cultures, comme les oléagineux, cette quantité pourrait même atteindre 17 millions de tonnes.

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Un plan en projet pour la filière bio

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a présidé hier le Grand Conseil d’Orientation de l’Agence bio.
A cette occasion, il a proposé un plan d’action cohérent et global en faveur de l’agriculture biologique qui intègre les thématiques nécessaires au développement de ce mode de production respectueux de l’environnement selon cinq axes :

  • La recherche, le développement et la formation :

C’est à l’amont de la production que les premiers efforts doivent porter notamment par une réorganisation et une croissance des moyens de recherche et de développement et aussi par la mobilisation de l’enseignement agricole.

  • La structuration de la filière

Notamment en priorisant l’accès au Fonds d’intervention stratégique des industries agroalimentaires (FISIAA) et en renforçant l’action de l’Agence Bio qui sera dotée d’un fonds de structuration des filières de 3 millions d’euros par an pendant les cinq années du plan d’action.

  • La consommation de produits bio

L’une des voies du développement de la consommation passe par la restauration collective. Le ministère de l’agriculture et de la pêche montrera l’exemple notamment en proposant dans les restaurants collectifs de toutes ses implantations des produits issus de l’agriculture biologique.

  • La réglementation adaptée

Les dispositifs législatifs et réglementaires en vigueur et ceux à venir doivent prendre en compte les spécificités de l’Agriculture biologique, de ses pratiques culturales respectueuses de l’environnement.

  • La conversion et la pérennité des exploitations biologiques

Afin de favoriser les conversions et le maintien des exploitations, la reconduction du crédit d’impôt et sa revalorisation seront proposées.

Ce projet qui doit mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés, producteurs, transformateurs ou distributeurs sera l’une des contributions du ministère de l’Agriculture et de la Forêt dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Il sera mis en débat avec l’ensemble des acteurs concernés.

Pour Michel Barnier, « seuls un objectif clair et une politique volontariste permettront de relever le défi d’amener l’offre française en agriculture biologique à un niveau permettant de satisfaire la demande des consommateurs dès 2012 »

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14-16 septembre. foire au bétail vendredi 14

Dernier rappel: la célèbre foire de Beaucroissant, 788e du nom, se déroulera du vendredi 14 au dimanche 16 septembre. La foire au bétail, dite foire agricole, qui inclut la journée inaugurale, ayant lieu ce vendredi 14. Seul un volailler par jour sera autorisé à exposer ses animaux. Par contre, aucun souci au niveau des oiseaux d’agrément. Le bétail sera également présent et le concours régional charolais se déroulera comme prévu.

Contact services foire :
tel : 04 76 65 43

fax : 04 76 65 22 00

mail : foire.beaucroissant@wanadoo.fr

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une sérénité toute relative…

Date de début de secouage et de récolte
AOC noix de Grenoble.
SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2007

Début septembre, c’est l’effervescence dans les noyeraies : l’heure de la récolte a sonné. Faisons le point avec Jean-Luc Revol, nuciculteur à Chatte et président de la SENURA.

Avant d’aborder la future campagne peut-on faire un point sur celle qui vient de s’écouler?
Le résultat est très satisfaisant, nous n’avons plus de stocks en France. Seul bémol, du fait d’un dollar à la baisse, les prix ont été inférieurs à ceux qu’on aurait pu espérer. La quantité vendue, liée à une bonne qualité, font que l’on n’a pas à se plaindre. La concurrence n’a pas été plus forte que les années précédentes. Les metteurs en marché ont pu maîtriser le commerce en adaptant l’offre et la demande.

Et qu’en est-il de la campagne à venir?
La météorologie a été bonne, seuls quelques événements locaux sont à noter : une mini tempête sur le Royans et quelques orages de grêle se sont abattus sur certaines parcelles, par exemple autour de Saint-Marcellin. On craignait que les températures inférieures à la normale des mois de juin -juillet retardent la maturité, il n’en est rien. Au niveau des calibres, ceux-ci s’annoncent intéressants avec plus de 50 % de la récolte ayant un calibre supérieur à 32 mm. Par contre, pour des raisons inexplicables, il y aura peu de calibres de 30 mm. La qualité du cerneau semble intéressante. De plus son marché se développe, cela devrait nous permettre d’écouler les petits calibres. Au niveau du tonnage, on estime une baisse de 25 à 35 % par rapport à2006, qui était, rappelons le une année exceptionnelle.

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Aucune appréhension donc…
Tout à fait, la demande est toujours aussi soutenue, certains marchés se développent, on peut citer par exemple les pays Sud méditerranéens. Notre seul souci provient de la poursuite de la baisse du dollar, ce n’est pas bon signe…

Où en est la réforme des statuts?
Elle est en bonne voie, elle devrait aboutir assez rapidement. Dès l’adhésion du ministère, nous pourrons créer l’ ODG, organisme de défense de gestion. En un mot, l’État se retire de ses missions de contrôle, ceux-ci seront assurés par l’ODG et validés en dernier recours par un cabinet privé.

Le dossier irrigation?
Il n’avance pas vite.

La noix fraîche?
La consommation reste stable. Pour être honnête, je dirais que c’est un peu la galère, je pense qu’à terme on ne devrait plus commercialiser de noix de Grenoble fraîches.

Et l’ambiance au sein de la filière?
Elle est sereine, pas plus mal qu’ailleurs.


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