Archive | 14 septembre 2007

Fièvre catarrhale: le ministre rencontre les professionnels

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a reçu ce matin l’ensemble des représentants de la production et de la transformation des filières bovines et ovines pour faire le point sur l’évolution de la fièvre catarrhale ovine dans le nord de l’Europe. Il a souligné la forte implication du gouvernement aux côtés des éleveurs et des entreprises compte tenu de la rapidité de l’extension de la maladie et de son intensité.
Outre le maintien des mesures sanitaires en vigueur pour ralentir la progression de la maladie vers le sud, Michel Barnier a indiqué que des discussions étaient en cours avec les autorités italiennes pour tenter de mettre en place un protocole de surveillance sur l’ensemble du territoire national afin de maintenir le commerce d’exportation des jeunes bovins.
Le ministre a rappelé qu’il avait saisi la Commission européenne le 11 septembre pour demander que des mesures de soutien soient envisagées et qu’un programme européen de vaccination soit mis en place au niveau communautaire. La France a demandé qu’un point fièvre catarrhale ovine soit porté à l’ordre du jour du prochain Conseil européen des ministres de l’agriculture le 26 septembre 2007.
Il a par ailleurs indiqué qu’un appel d’offre va être lancé auprès des entreprises productrices de vaccins dans les semaines qui viennent afin d’accélérer le processus de fabrication et permettre un plan vaccinal opérationnel avant l’été 2008.
La rencontre avec les professionnels a été enfin l’occasion d’explorer les pistes de soutien économique nécessaire. Michel Barnier a annoncé la nomination d’un Monsieur fièvre catarrhale ovine Jean-Pierre Comparot, ingénieur Général du Génie Rural des Eaux et des Forêts chargé d’assurer le suivi des mesures et de faciliter la relation entre les autorités de l’Etat et les professionnels sur le terrain. Michel Barnier a rappelé la nécessité d’une mise en place immédiate d’un fond d’intervention sanitaire. Il a assuré les professionnels du soutien de l’Etat, en complément d’une démarche interprofessionnelle renforcée.
Il convient de rappeler que cette maladie ne touche que les ruminants. Elle n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur.

Catégorie prophylaxieCommentaires fermés

Les éleveurs ovins sur les dents

Les éleveurs ovins étaient présents hier à la foire et n’ont pas manqué de rappeler aux élus et au public que le loup, qui a fait son apparition depuis environ dix ans sur les alpages français, notamment en Isère et en Savoie, continuait à leur prélever des bêtes. Les éleveurs avaient d’ailleurs apporté la carcasse d’une brebis. Une preuve à l’appui, s’il en fallait une…

p1000225.jpg

La carcasse d’une brebis, dans les allées de la foire, près du stand des syndicats ovins de l’Isère

L’attaque la plus récente s’est produite dans les Bauges (Savoie), il y a deux jours, sur un bovin. Pour Patrick Rolland, éleveur ovin à Chichilianne et vice-président de la section ovine de la FDSEA Isère, une telle attaque n’est pas extraordinaire. « Non, ce n’est pas nouveau, malheureusement. Le loup peut s’en prendre aussi aux bovins. Il faut se souvenir qu’une telle attaque a eu lieu en 2005 dans la Valdaine. Pour ce qui s’est passé dans les Bauges, au Margeriaz, il semble qu’au vu de la consommation de viande constatée, cette attaque serait le fait de deux ou trois loups ».

« Il est impératif de revoir la Convention de Berne », ajoute Patrick Rolland. Nous attendons un minimum de courage de nos politiques. Il faut que l’animal change de statut ».

Le loup met-il en péril l’élevage ovin?

« Oui. N’oublions pas qu’un alpage a été abandonné dans Belledonne, celui de l’Arpette, et que ce n’est certainement pas le seul dans les Alpes ».

Les éleveurs n’ont de cesse de répéter que sans pâturage, les milieux ouverts s’embroussaillent rapidement et les bois deviennent impénétrables. Jean-Pierre Jouffrey, qui fait pâturer ses brebis sur l’alpage de la Périoule, sur la commune d’Allevard, souligne l’utilité de cette pratique:

« J’entretiens cet alpage depuis 1974. je me rends compte de l’importance vis-à-vis de la société de maintenir cet espace ouvert. En effet, de nombreux randonneurs passent par ici l’été et l’hiver, les pentes enneigées font le bonheur des skieurs…Malheureusement, depuis 1998 et l’apparition du loup, quelques quartiers de l’alpage ne sont plus utilisés du fait du regroupement nocturne que je pratique. Le bois commence à gagner du terrain, c’est dommage ».

Rappelons qu’en dix ans, les brebis de Jean-Pierre Jouffrey ont été victimes de nombreuses attaques du prédateur.

Catégorie foire de BeaucroissantCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

septembre 2007
L Ma Me J V S D
« août   oct »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+