Archive | 20 septembre 2007

AIDES DIRECTES

Réponse de Bruxelles suite à une demande de la France, concernant le versement d’avances d’aides directes pour le secteur de l’élevage bovin allaitant et pour le secteur de l’élevage ovin
La Commission vient d’accorder l’autorisation, en ce qui concerne la France métropolitaine :
* De porter à 80% le montant de l’avance payable au 16 octobre sur la part communautaire de la PMTVA, sur la prime à l’abattage «gros bovins» et sur la prime à l’abattage «veaux», à condition que la période de détention obligatoire des animaux soit achevée.
* De payer au 16 octobre une avance de 50% sur la prime à la brebis.

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Gel des cultures: réactions syndicales

Communiqué de la FNSEA
« La FNSEA vient de prendre connaissance, dans un quotidien du soir, des déclarations et des engagements de membres du Gouvernement concernant les OGM (gel de la commercialisation des semences OGM jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi)

La FNSEA, dès la mise en place du Grenelle de l’Environnement, a fait savoir sa volonté d’aborder positivement l’ensemble des sujets, avec l’ambition de transcrire nos engagements en termes positifs pour l’emploi et la croissance française. Depuis le début de la mise en place des groupes de travail, nos représentants travaillent activement dans cet état d’esprit.

Aujourd’hui, sauf démenti, la confiance est rompue et notre participation aux travaux du Grenelle de l’Environnement s’avère inutile si les décisions finales sont déjà actées. C’est la raison pour laquelle les représentants de la FNSEA ne participeront pas au groupe de travail sur les OGM qui doit se tenir ce vendredi 21 septembre.

Si, sur l’ensemble des sujets concernant l’agriculture, toutes discussions et échanges sont vains, si les conclusions sont déjà écrites, alors la FNSEA n’aura d’autre choix que de se retirer définitivement du Grenelle de l’Environnement. »

Communiqué de la confédération paysanne
« La déclaration de Monsieur Borloo – rapportée dans le journal Le Monde – « on ne peut contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque » indique une prise de conscience de la réalité de l’impossible coexistence OGM – non OGM.
Cette déclaration ainsi que celles de Monsieur Barnier, Madame Kosciusko-Morizet et Monsieur Legrand font comprendre qu’un moratoire sur toutes les productions OGM en plein champ est nécessaire.
Ce n’est donc pas une loi pour organiser la contamination par la mise en culture qui doit se dessiner, mais une loi qui permette aux paysans et aux consommateurs de produire et consommer librement des produits sans OGM.
Dès demain, à la réunion du groupe OGM au Grenelle de l’Environnement, et dans les semaines qui viennent, la Confédération paysanne sera vigilante et exigeante pour que cette annonce donne lieu à une loi qui garantisse l’absence d’OGM dans les champs, et qui confine les essais dans les seuls laboratoires. »

Communiqué de la coordination rurale
« L’Organisation des Producteurs de Grains, syndicat d’agriculteurs français producteurs de céréales, maïs et oléoprotéagineux, indépendant des organisations économiques, encourage le gouvernement à statuer en faveur du gel de la commercialisation des semences OGM sur le territoire, en attendant de légiférer clairement sur leur dissémination. »….

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Ils marchent en quête de terres

Un « collectif pour le droit à la terre », soutenu par la Confédération paysanne, s’est constitué dernièrement dans le Lot, inspiré par le collectif breton « dé-marches pour l’installation » qui avait organisé avec succès une marche à l`automne 2006. Il rassemble des futurs paysans cherchant de la terre pour s’installer.

Afin de faire entendre leur voix à travers les campagnes et auprès des administrations, les membres de ce collectif ont organisé une marche de huit jours, de Figeac à Cahors. Les marcheurs sont partis mardi 18 septembre de la sous-préfecture de Figeac, accompagnés par des brebis et une calèche tirée par une jument.

Après la traversée de nombreux villages au bord des vallées du Célé et du Lot, les marcheurs feront une pause à Bouziès samedi 22 septembre pour un grand débat sur le thème de l’installation et de l’accès au foncier, suivi d’ un repas concert, dont les bénéfices seront reversés à Janadesh (collectif de paysans Indiens sans terre). Terminus à Cahors mercredi 26 septembre avec un passage au marché suivi d’un grand rassemblement devant la préfecture à 11h et un entretien avec les autorités.

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Fièvre catarrhale ovine: nouvelles aides de l’Etat

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a reçu une délégation de responsables du secteur de l’élevage conduite par Jean-Michel Lemetayer et Philippe Meurs, pour évoquer la situation de la fièvre catarrhale ovine. Etaient aussi présents à cette réunion les présidents des interprofessions et de la fédération nationale des groupements de défense sanitaire.
Cette réunion, selon le communqiué du ministère, a permis de faire le point sur les avancées des négociations bilatérales avec l’Italie afin de maintenir les exportations d’animaux, ainsi que sur les contacts pris avec la Commission européenne pour tenter d’obtenir un accompagnement économique des éleveurs affectés par les difficultés sanitaires.
Sans attendre le soutien qui pourrait venir de Bruxelles, Michel Barnier a annoncé de nouvelles mesures nationales de soutien, pour un montant total de 13,5 M€, qui seront également complétées par la solidarité professionnelle et l’intervention des groupements de défense. Le soutien de l’Etat se décline de la manière suivante :

- 2 M€ au titre du Fonds d’allégement des charges seront mobilisés pour assurer la prise en charge partielle des intérêts des prêts professionnels à moyen et long terme pour les agriculteurs les plus en difficulté.
- 7 M€ seront mobilisés pour mettre en place un plan d’indemnisation des mortalités dans les troupeaux.
- 4,5 M€ seront consacrés à la prise en charge des sérologies de contrôle dans le cadre d’un protocole de surveillance signé avec l’Italie et pour sortir les animaux des périmètres interdits.

Jean-Pierre Comparot, chargé du suivi de dossier avec les acteurs du terrain, commencera sa mission dans la semaine.
Des réunions régionales seront organisées par les préfets et un point de suivi au niveau national sera organisé de manière hebdomadaire au cours des semaines prochaines.
Il est rappelé que la maladie ne touche que les ruminants. Elle n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur.

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Compostage: les cuma aussi

Le compostage est devenu un traitement des déchets organiques à part entière (voir notre précédent article). Les collectivités locales multiplient les unités de compostage, les particuliers ayant un jardin s’y mettent peu à peu. Pour leur part, les agriculteurs s’organisent. Le compostage reste en effet une activité coûteuse en individuel. L’acquisition du matériel indispensable est onéreuse. Mis en oeuvre collectivement, il exige une organisation rigoureuse. C’est là qu’interviennent les CUMA (coopératives d’utilisation de matériel agricole), petites coopératives de proximité (21 adhérents en moyenne) qui permettent de remédier à ces contraintes.
90 CUMA de compostage ou co-compostage ont été créées en France (où l’on recense 12 700 CUMA) depuis 1997. Une étude réalisée lors du printemps 2000 avait déjà recensé 66 CUMA et une vingtaine de projets étaient en cours.

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Dans le Haut-Rhin, un réseau d’agriculteurs a créé une entreprise spécialisée dans le compostage et la valorisation agricole des déchets organiques (photoX)

Le plus souvent la mise en place d’une activité de compostage donne lieu à la création d’une nouvelle CUMA. Les adhérents sont déjà adhérents de CUMA existantes et connaissent le mode de fonctionnement des coopératives. Il peut également arriver que l’activité soit portée par une CUMA départementale ou par une CUMA ayant des activités innovantes.

« Le compostage exige une dynamique et une organisation rigoureuse », soulignent les CUMA. « Les tas de compostage sont retournés en général deux fois à 15 jours d’écart. Un planning est établi longtemps à l’avance pour définir le parcours de la machine. La composteuse se trouve les trois-quarts du temps sur la route ! Et ce matériel fragile ne doit être conduit que par un voire deux chauffeurs. L’entente au sein du groupe doit être sans faille. Cette activité correspond aux innovations dans le domaine de l’épandage des déjections organiques. Elle permet d’utiliser des doses plus réduites tout en évitant les problèmes d’odeurs ».

Les CUMA proposent également des bancs d’essais moteur. Un diagnostic permet une économie moyenne de 900 litres de carburant/an pour un tracteur de 600 chevaux effectuant 600h/an. Près de 3,5 tonnes de CO2 non émis!

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liens: cuma.fr, rhone-alpes@cuma.fr

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ASSISES DES VILLES MOYENNES

« Concilier les dynamiques de développement,
de qualité de vie et de cohésion sociale »

Tel sera le thème essentiel des assises des villes moyennes et de leurs intercommunalités. Celles ci se tiendront les 26 et 27 septembre à Chambéry. Elles seront l’occasion pour les maires des villes moyennes et les présidents d’intercommunalité de confronter leurs actions et de réaffirmer leurs engagements en matière de développement durable. Avec la préparation du Grenelle de l’Environnement, la prise en compte du développement durable dans les villes sera au centre des travaux des Assises. Pour les villes moyennes et leurs intercommunalités, qui maillent le territoire français et représentent plus du quart de la population, il s’agit d’un enjeu et d’un combat quotiden.

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LOUP: BILAN DES ATTAQUES

Traditionnellement, les bêtes descendent des alpages vers la mi-octobre. On pourra alors faire un bilan complet des dégâts causés par les attaques de loup. A ce jour, on comptabilise 203 animaux tués. En voici la répartition par secteurs:

BELLEDONNE : 74

CHAMBARANS: 1

CHARTREUSE: 2

GRANDES ROUSSES, EMPARIS: 64

OISANS : 6

TAILLEFER: 5

TERRES FROIDES: 6

VALDAINE: 1

VALLEE DE LA GRESSE: 1

VERCORS: 43

NOMBBRE D’ATTAQUES: 58

Source: ddaf 38

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Groupama: se spécialiser

Groupama va vivre un automne et un hiver sur les chapeaux de roues. Michel Teillon président de Groupama Rhône-Alpes: « Groupama est en pleine évolution, nous nous restructurons et nous spécialisons nos services, cela veut dire que chaque métier aura ses agents spécialisés. Les particuliers bénéficieront d’un réseau d’agents qui leur seront propres, d’une plate-forme téléphonique et d’Internet ».

« Les agriculteurs auront à leur disposition 12 spécialistes encadrés par un responsable départemental. Commerçants, artisans, professions libérales qui sont des métiers complexes auront eux aussi leurs propres agents: ils seront 10 sur le département. L’Isère a un potentiel très important avec une population dense : 1,250 million d’habitants. La concurrence existe et nous devons y faire face afin de rester leaders au niveau de l’assurance. Vous comprendrez donc pourquoi on souhaite s’adapter et se spécialiser ».

« À propos du monde agricole, secteur que nous connaissons bien on peut également apporter du conseil à nos adhérents »

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L’Isère, département singulier?
« L’Isère a toujours été un département très agricole même si l’urbanisation gagne peu à peu du terrain. L’agriculture iséroise est très diversifiée, il s’agit en général de petites structures mais pour Groupama un agriculteur reste un agriculteur. »

Les jeunes?
« Les jeunes c’est l’avenir, depuis bon nombre d’années nous sommes à leurs côtés, en particulier au niveau de leur installation. Chaque année, nous remettons des chèques aux jeunes qui s’installent. L’année dernière, 65 d’entre eux en ont profité. »

Dossiers calamités, grêle?
« Deux gros dossiers. Groupama fait référence dans ce domaine et apporte beaucoup au niveau des connaissances. Des contrats expérimentaux ont été signés ils seront reconduits. Cela n’empêche, le système de calamités sera modifié dans les années qui viennent, il s’agira d’adapter les contrats. »

Justement les maraîchers se plaignent d’un coût d’assurance trop élevé.

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« Je suis d’accord avec les maraîchers mais notre souci est qu’il n’y a pas assez d’assurés dans cette branche. iI nous est donc difficile de baisser les coûts et vous comprendrez qu’on ne puisse assurer gratuitement….Il faut être très clair: au niveau de l’assurance calamités notre équilibre est fragile et je dirais même certaines fois négatif ».

On nous annonce du changement en fin d’année…
« Vous êtes bien informés! Après 18 ans de présidence, j’ai décidé de passer la main. Une équipe de jeunes est en train de se mettre en place, elle va assurer la continuité dans le changement. Je vais vous faire une petite confidence: nous allons tenter de jouer la parité hommes-femmes sur notre département de l’Isère. Un sacré pari mais nous allons le gagner! ».

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