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Compostage: les cuma aussi

Le compostage est devenu un traitement des déchets organiques à part entière (voir notre précédent article). Les collectivités locales multiplient les unités de compostage, les particuliers ayant un jardin s’y mettent peu à peu. Pour leur part, les agriculteurs s’organisent. Le compostage reste en effet une activité coûteuse en individuel. L’acquisition du matériel indispensable est onéreuse. Mis en oeuvre collectivement, il exige une organisation rigoureuse. C’est là qu’interviennent les CUMA (coopératives d’utilisation de matériel agricole), petites coopératives de proximité (21 adhérents en moyenne) qui permettent de remédier à ces contraintes.
90 CUMA de compostage ou co-compostage ont été créées en France (où l’on recense 12 700 CUMA) depuis 1997. Une étude réalisée lors du printemps 2000 avait déjà recensé 66 CUMA et une vingtaine de projets étaient en cours.

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Dans le Haut-Rhin, un réseau d’agriculteurs a créé une entreprise spécialisée dans le compostage et la valorisation agricole des déchets organiques (photoX)

Le plus souvent la mise en place d’une activité de compostage donne lieu à la création d’une nouvelle CUMA. Les adhérents sont déjà adhérents de CUMA existantes et connaissent le mode de fonctionnement des coopératives. Il peut également arriver que l’activité soit portée par une CUMA départementale ou par une CUMA ayant des activités innovantes.

« Le compostage exige une dynamique et une organisation rigoureuse », soulignent les CUMA. « Les tas de compostage sont retournés en général deux fois à 15 jours d’écart. Un planning est établi longtemps à l’avance pour définir le parcours de la machine. La composteuse se trouve les trois-quarts du temps sur la route ! Et ce matériel fragile ne doit être conduit que par un voire deux chauffeurs. L’entente au sein du groupe doit être sans faille. Cette activité correspond aux innovations dans le domaine de l’épandage des déjections organiques. Elle permet d’utiliser des doses plus réduites tout en évitant les problèmes d’odeurs ».

Les CUMA proposent également des bancs d’essais moteur. Un diagnostic permet une économie moyenne de 900 litres de carburant/an pour un tracteur de 600 chevaux effectuant 600h/an. Près de 3,5 tonnes de CO2 non émis!

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liens: cuma.fr, rhone-alpes@cuma.fr

Cet article a été écrit par:

Christian - qui a écrit 2027 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.


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