Archive | 29 septembre 2007

NON AU FINANCEMENT DES éCOLES PRIVéES

L’assemblée générale de l’association des maires ruraux de l’Isère s’est déroulée en Bièvre, à Sillans exactement. D’entrée, Andrée Rabilloud présidente a élevé le débat en abordant le problème du financement des écoles privées .

« Après avoir été annulée par le Conseil d’État au mois de juin, la circulaire d’application de l’article 89 modifié, de la loi du 13 août 2004 concernant la participation obligatoire des communes de résidence, au frais de scolarisation des enfants dans une école privée située hors de leur commune a été reprise au début du mois septembre.

Les communes font des efforts considérables afin que leurs enfants soient formés, éduqués, accueillis dans les meilleures conditions. Elles font également le maximum pour conserver leur école publique. Le budget éducation est très important. Il est inacceptable que les finances communales puissent être engagées de manière à la fois importante, imprévisible et fluctuante en fonction du choix des parents de scolariser leur enfant dans une école privée. Il ne faut pas oublier que l’école communale est d’abord celle de la république gratuite et laïque est qu’elle reste la seule devant être prise en charge de manière obligatoire.

Devons nous financer les écoles privées au risque d’arriver à terme à ce que, dans certaines communes, l’école disparaisse?

Or, chacun sait que l’école est un centre de vie, un moyen de développement d’une commune à tous niveaux : intellectuel sportif, associatif, économique…

Le deuxième grand thème abordé au cours de cette assemblée générale aura été la circulation des engins motorisés dans les espaces naturels.

Un sujet délicat où les solutions radicales n’existent pas. Une expérience est tentée sur le Parc naturel régional de Chartreuse afin de gérer en bonne intelligence la protection de l’espace naturel et la liberté de circulation. Il a été dit qu’une commune seule ne peut rien faire. Seul un regroupement de plusieurs communes, du style d’intercommunalité, peut trouver les solutions adéquates. Une question se pose tout de même: comment faire appliquer la réglementation. Une solution a été évoquée : créer des espaces réservés aux engins motorisés, en particulier pour les quads, loisir en pleine expansion. Une question reste en suspens: qui en assurera la responsabilité, la sécurité?

Parmi les intervenants extérieurs, Bernard Saugey, sénateur, a précisé que les responsabilités des maires sont toujours de plus en plus importantes: « Il faut toujours se battre. La France compte 8000 lois, 400 000 textes réglementaires, comment tous les connaître? Et de conclure sur une boutade: « Nul n’est censé ignorer la loi ».

Christian Nucci, vice président du Conseil général s’est lui aussi offusqué par le problème de financement des écoles privées :

 » On va payer pour vider nos propres écoles communales ».

À propos de la circulation des engins motorisés en espaces naturels il se dit très favorable à ce que des décisions soient prises au niveau intercommunal. Il a également abordé l’avenir des espaces ruraux. « Celui-ci passe par le maintien de notre agriculture. Elle joue un rôle important au niveau économique, aménagement du territoire, en un mot il ne peut pas y avoir de ruralité sans agriculture ».

Et peut-il y avoir une agriculture sans monde rural? En Isère, vue la pression foncière, la question mérite d’être posée.

Catégorie monde ruralCommentaires fermés

“La situation agricole est bonne”

La session de la Chambre d’agriculture a pour but premier de faire le point sur l’activité agricole. Lors de la dernière session qui s’est déroulée ce vendredi, les élus de la Chambre d’agriculture ont pu commenter l’actualité à chaud. En effet, ils ont découvert de façon plus précise les conclusions du Grenelle de l’Environnement.

Dans un premier temps, Gérard Seigle-Vatte, président de Chambre d’agriculture de l’Isère a fait le point sur les dossiers d’actualité de notre département. Dans sa globalité, la situation agricole et bonne. Les récoltes de l’été se sont bien passées, les rendements sont dans la moyenne, les récoltes d’automne (maïs, noix) semblent correctes. La pluviométrie de l’été, même si elle fait parler d’elle, a autorisé une pousse d’herbe bonne, il en est de même au niveau forestier. La situation des marchés est excellente, les prix montent et atteignent un niveau respectable. Les perspectives sont également bonnes et porteuses d’un avenir plus serein. Chacun espère que les agriculteurs isérois puissent en tirer le plus grand profit.

L’actualité concernant les différents dossiers sanitaires est dense. On peut en citer trois. La chrysomèle du maïs avec trois cas confirmés dans notre région : la proximité de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, de Chambéry et à Saint-Nazaire-les-Eymes. La présence de cet insecte est soumise à des luttes obligatoires car son développement engendrerait des préjudices graves sur les cultures.

En ce qui concerne la fièvre catarrhale, celle-ci gagne du terrain de jour en jour.

Il est à craindre que, très rapidement, notre département soit concerné.

47 départements sont touchés. A ce propos, il a été signé une motion afin que les éleveurs concernés puissent sortir de cette crise avec un minimum de dommages. A ce jour, on comptabilise 2246 cas en France. Les départements proches du notre touchés par cette maladie sont: Le Jura, Ain, Loire, Rhône, Saône et Loire…

Dernier dossier: la mouche du brou de la noix. Il en a été découvert la semaine dernière. Des mesures de lutte sont obligatoires.

A retenir enfin que de nombreux producteurs ont constaté la pullulation du campagnol. L’administration a été alertée afin de mettre en place des mesures nécessaires dans le but de réduire la pression de ce nuisible.

Gérard Seigle-Vatte a également alerté les pouvoirs publics, l’État et le Conseil général, sur les enveloppes financières concernant le plan de modernisation des bâtiments d’élevage : « On se réjouit de l’augmentation de l’enveloppe financière de la part de l’État, cependant cela se traduit par une obligation de répartir l’ensemble de l’enveloppe sur tous les dossiers instruits avant le 1er septembre. Cela implique donc de réduire le taux de subvention, de façon forte. Pour les producteurs qui attendent ces versements depuis des mois, la situation est insoutenable. »

« On n’a pas le droit de jouer avec les producteurs et le développement des exploitations de la sorte. La modernisation des bâtiments d’élevage est la base, la clé de l’avenir de l’élevage dans notre département. »

D’autres thèmes ont été abordés au cours de cette session, la baisse du prix du porc, le loup, le projet de fonctionnement de la chambre d’agriculture de l’Isère. La finalité étant de développer une agriculture économiquement viable, humainement vivable, gestionnaire du vivant, présente et reconnue sur l’ensemble des territoires, en phase avec les attentes et les besoins de la société.

Une présentation de la charte départementale d’installation a été faite . L’objectif premier étant une installation pour deux départs.

Le deuxième temps fort de cette journée a donc été consacré au Grenelle de l’environnement. Il a été présenté les objectifs, modalités, et conclusions des débats qui ont été organisés durant l’été. Afin de les découvrir dans leur totalité nous vous proposons de vous rendre sur le site
www.legrenelle-environnement.fr.

Suite à cette présentation, un débat a eu lieu, où chacun a pu intervenir. Inutile de dire que les questions concernant les mesures environnementales, l’agriculture durable, les 20% de terres en bio et surtout les OGM ont alimenté les discussions… Il est rappelé que la divulgation de ce rapport n’est pas une finalité. Dès à présent différents débats, réunions, consultations vont être mis en place, ceci jusqu’au 19 octobre.

Nul doute que les agriculteurs seront des acteurs actifs, feront des propositions; reste à savoir s’ils seront écoutés!

Catégorie economie/emploiCommentaires (2)


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

septembre 2007
L Ma Me J V S D
« août   oct »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+