Archive | 05 octobre 2007

Quand Alsaciens et Lorrains passent par l’ Isère

Partis de Metz, Nancy-Laxou et Bulgneville, une cinquantaine de forestiers du CRPF Lorraine-Alsace ont passé deux jours à visiter les réalisations sylvicoles du département de l’Isère, guidés par des techniciens du CRPF Rhône-Alpes, du Parc naturel régional de Chartreuse, du Groupement des sylviculteurs des Quatre Montagnes. Un programme de visites à la fois varié et soutenu dont les trois étapes principales ont été les suivantes:

- jeudi, le massif des Chambarans, avec la présentation d’un aménagement foncier localisé sur quatre communes, de type restructuration foncière à l’amiable après enquête. Objectif: agrandir les unités de gestion au-delà d’un ha. Un projet en cours depuis deux ans, mené à bien par le CRPF

- dans la foulée, le massif de la Chartreuse, avec la visite de réalisations issues d’une politique de développement de la filière bois: un séchoir à bois à Saint-Pierre-d’Entremont, présentation d’un appareil (le sylvatest) mesurant rapidement (moins de dix minutes) les qualités mécaniques intrinsèques du bois en vue de son classement qualitatif, visite de bâtiments d’élevage et d’un gymnase (à Saint-Laurent-du-Pont) réalisés en bois.

La visite du massif s’est prolongée vendredi avec la présentation de dessertes forestières en montagne, en zone escarpée, la visite de l’ ASA (regroupement des propriétaires en association syndicale autorisée) des forêts de Chartreuse à Saint-Pierre d’Entremont, la présentation au Col de Porte (commune de Sarcenas) des peuplements forestiers avec visualisation d’opérations réalisées en futaie jardinée, à base de sapin majoritairement, et l’exemple d’un enclos-témoin pour suivre l’équilibre forêt/gibier dans cette zone sensible du PNR de Chartreuse.

- puis le massif du Vercors, avec une entrée en matière avec le Groupement des sylviculteurs des Quatre Montagnes (à Lans-en-Vercors), la visite de chantiers d’exploitation en futaie irrégulière de montagne à base de sapinière pessière. Dans la foulée, visite du hangar du Fenat, à Villard-de-Lans, un hangar de stockage de bois-énergie (plaquettes prêtes à consommer) que se partagent forestiers publics et privés. Cette structure, construite en 2001, qui appartient à la Communauté de communes, a une capacité de 1800 à 2000m3 de plaquettes. Elle fournissait essentiellement jusqu’à présent des bâtiments publics mais la livraison de particuliers est en train de se mettre en place.

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Le hangar de stockage de bois énergie à Villard-de-Lans

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Des m3 de plaquettes prêtes à consommer à l’abri du hangar du Fenat

Demain, la délégation alsacienne et lorraine s’est réservée une matinée plus récréative et plus provençale, marquée par la découverte de la clairette de Die, avant de reprendre la route pour Dôle, lieu de séparation avec les Alsaciens, puis de regagner la Lorraine.

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Premier bilan du projet Ruralpi

La conférence de clôture du projet Ruralpi a lieu aujourd’hui à Courmayeur (Val d’Aoste). Réalisé dans le cadre du programme Interreg III A “Alcotra”, le projet Ruralpi s’achève après deux années de travaux communs pour anticiper et préparer en Vallée d’Aoste et dans les Alpes du Nord la mise en œuvre de la politique de développement rural pour 2007-2013. Le SUACI, service montagne des chambres d’agriculture de la Haute-Savoie, de l’Isère et de la Savoie, partenaire du projet, participe à ces travaux.

Au cours de cette conférence, les partenaires italiens et français du projet présenteront ainsi le futur “second pilier” dans les deux territoires. Au-delà de ces enseignements, cette conférence permettra également d’élargir le débat transfrontalier sur l’avenir des politiques publiques pour les territoires de montagne, en abordant l’avenir de la politique de la montagne et le mouvement de régionalisation des politiques agricoles en Europe pour la période 2007-2013.

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PRIX DES TERRES: +6% EN ISèRE

Selon le service statistique du ministère de l’agriculture, la hausse des prix des terres agricoles, terres labourables et prés se poursuit en 2006.

Elle atteint 3,1 % alors qu’elle était de 3,2 % en 2005. Déduction faite de l’inflation, l’augmentation serait de 1 %.

L’accroissement des surfaces échangées, en hausse de 3 % et la clarification des modalités de transfert des droits paiements uniques sont autant d’éléments explicatifs. La progression du revenu agricole et des taux d’emprunt favorable ont aussi facilité les acquisitions des agriculteurs.
On constate également que les prix sont toujours élevés dans des zones urbaines et touristiques (voir la carte.)

En Isère, la valeur des terres labourables et de 4760 € à l’hectare, en progression de 6 % par rapport à 2005. Pour les prairies naturelles, la valeur est de 3700 € l’hectare, en augmentation de 6 % également par rapport à 2005. L’ensemble des terres a une valeur en 2006 de 4340 € l’hectare contre une valeur de 4110 € en 2 005, soit une augmentation de 6 %.

Sur la région Rhône-Alpes, la valeur des terres est de 3850 € en 2006 contre 3740 en 2005, soit une augmentation de 3 %. Au niveau national, l’ensemble des terres valent 4000 € l’hectare contre 3880 en 2005, soit une hausse de 3 %.

+terres.jpgsource Agreste. www.agreste.agriculture.gouv.fr

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Sergio Volcan, apiculteur valdôtain

Trois gouttes d’or. Le prix le plus prestigieux decerné par le jury du 55e Concours de Castel San Pietro Terme (BO) a été remporté par le miel « ‘Mille Fleurs »‘ de Sergio Volcan, un apiculteur de Fontainemore (Aoste). Débutant dans les années 90 avec une vingtaine de ruches, ensuite triplées. Le miel est produit en localité Severoux, à 1456 m, à deux pas de la zone protégée du Mont Mars.

Le miel de M. Volcan – ex aequo avec sept concurrents – s’est distingué parmi ceux de 227 apiculteurs venant de tout le territoire national italien, pour un total de 476 produits.

But affiché du concours de Castel San Pietro Terme : la recherche de miels intègres, non traités par effet thermique et issus d’une source botanique unique. Autres valdôtains gratifiés d’une ou deux gouttes: Stefano Gallo, de Verrayes; Maison Agricole Lo Dzet, de La Magdeleine; Giuseppe Corradi, de Verrès. (ANSA).

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L’ADAYG FÊTE LE GOÛT

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L’association pour le développement de l’agriculture dans l’Y grenoblois (ADAYG) ouvre à partir de ce week-end la semaine du goût.

Programme sur demande

tel: 04 76 20 68 31

www.adayg.org

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Signature officielle de la charte contre la Sharka

Le 3 octobre, l’INRA s’est associé à la DGAL (direction générale de l’alimentation) et Viniflhor pour signer la Charte de prévention et de lutte contre la sharka. Ce document commun réaffirme la nécessité et l’urgence d’une mise en cohérence des actions de lutte contre ce virus qui continue de faire des ravages dans certains départements.
Si l’INRA se réjouit de cette avancée importante, sa présidente, Marion Guillou, regrette que certaines organisations professionnelles aient conditionné la signature de la charte à l’obtention de moyens financiers additionnels. Pour elle : « La lutte a porté ses fruits dans certains départements, il est donc regrettable d’attendre de nouveaux dispositifs d’accompagnement économique pour s’engager collectivement dans la lutte. Mais nous espérons que la plupart des professionnels vont nous rejoindre. »
Une situation d’urgence
La charte a été conçue pour intensifier la prévention et la lutte contre la sharka à un moment où cette maladie continue de progresser et de menacer les exploitations de pêchers, d’abricotiers et de pruniers du sud de la France.

Il est donc urgent de sensibiliser les arboriculteurs à l’arrachage précoce des arbres contaminés, seule solution connue à ce jour pour enrayer la maladie.

L’expérience montre en effet que lorsque cette méthode est appliquée de façon systématique, il est possible de stopper, voire de faire reculer cette maladie. C’est le cas dans le Sud-Ouest. Il n’y a donc aucune raison pour que cela ne fonctionne pas dans les départements particulièrement touchés comme la Drôme.
La nécessité de mobiliser tous les acteurs de la filière
Pour y parvenir, l’objectif de la Charte est de mettre en cohérence l’ensemble du dispositif et de fédérer tous les acteurs de la filière, professionnels, pouvoirs publics et recherche, dans une démarche intégrée. Trois domaines sont concernés : l’organisation de la prévention, la lutte opérationnelle contre la sharka, la mise en place d’un réseau de surveillance épidémiologique. L’INRA y contribuera en apportant ses compétences dans les domaines de la virologie, de l’épidémiologie, de la génétique et de l’agronomie, en optimisant les méthodes de diagnostic et en assurant une veille scientifique internationale.
La charte : le résultat d’une large concertation
La charte signée le 3 octobre fait suite à une large concertation avec les principaux acteurs de la filière. Chacun a pu faire part de ses propositions, dont la version définitive de la charte tient compte. Certaines organisations ont cependant souhaité conditionner leur signature à un volet financier. Marion Guillou, présidente de l’INRA, le regrette : « Quand on est confronté à une maladie, on a d’abord l’obligation d’agir. Il en va de l’intérêt de tous ». C’est la raison pour laquelle la présidente de l’INRA « souhaite que tous les acteurs concernés se mobilisent rapidement autour de cette charte qui a vocation à être le socle d’une plate-forme d’actions communes ».

Communes touchées en Isère: Bougé-Chamballud, Sablons, St Maurice l’Exil, Chanas, Salaize sur Sanne, Sonnay, Epinouze (commune drômoise limitrophe avec l’Isère)

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sharka sur nectarines: fruits impropres à la consommation

Maladie inguérissable

Les scientifiques l’appellent Plum Pox Virus mais cette maladie inguérissable est plus connue des arboriculteurs français sous le nom de sharka des plantes. C’est en Europe de l’Est que la maladie a été pour la première fois observée en 1916. Qu’il s’attaque aux pruniers, aux pêchers, ou aux abricotiers, le mal se manifeste par des symptômes similaires. Les feuilles présentent des décolorations nervaires diffuses ou des halos, et les fruits peuvent être déformés, acides et tachés eux-aussi d’auréoles.

La maladie occasionne de sérieuses pertes pour les producteurs de fruits à noyau. Le virus de la sharka est disséminé par l’intermédiaire d’une vingtaine d’espèces de pucerons vecteurs ou par le greffage. Aucun traitement curatif ne permet de guérir les arbres. En attendant la mise au point de méthodes alternatives, la seule mesure de lutte réside dans la surveillance des végétaux sensibles et l’arrachage systématique des arbres contaminés.

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