Archive | 08 octobre 2007

DéMUNI FACE à LA SHARKA

Jacky Chevallier est arboriculteur à Bougé Chambalud depuis 1981. Il a bien pensé son affaire : fraises au printemps, pêches en été et pommes en automne: « Cela me permet d’embaucher des saisonniers en début de campagne et de les garder jusqu’à la fin de la récolte de pommes ». Afin de garantir sa récolte de pêches, l’exploitant a investi dans un système d’irrigation et dans une éolienne: « Celle-ci, quand elle tourne brasse de l’air, cela évite aux pêchers de geler ».

Arbre sharké,arbre marqué et arrachésharka1.jpg

Jusqu’en 2003, l’exploitation tournait à plein régime. »Venue je ne sais comment, notre secteur a subi les premières attaques de sharka et j’ai dû arracher mes premiers pêchers. On dit que ça vient du puceron, je veux bien le croire, mais je reste persuadé qu’au départ il devait avoir des arbres contaminés dans la région, je pense en particulier à des plants que l’on a acheté contaminés et que l’on a planté. »

Quand la sharka est là que fait-on?
« On applique la fameuse règle des 10 %, à savoir que lorsqu’une parcelle a 10 % de ces arbres sharkés, il faut arracher tous les arbres plantés sur cette parcelle. Il n’y a pas d’autre alternative. Je vous laisse imaginer notre désarroi, mais également notre préjudice. »

On arrache, et après?
« Bonne question! Doit on replanter des arbres à noyau, prévoir d’autres cultures, on est vraiment désemparé. En ce qui me concerne, si je détruis tous mes pêchers, je n’ai plus de récolte d’été et je ne pourrais pas garder mon personnel. J’ai démarré avec 18 ha de pêchers, il ne m’en reste plus que huit ».

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Des trous dans la parcelle. Que planter?

« Je suis persuadé que dans trois à quatre ans, si l’épidémie se poursuit, je n’aurai plus aucun pêcher sur mon exploitation ».

« Cette année je vais encore être obligé d’en supprimer entre 2,30 ha et 2,50 ha. Autre souci à relever, la sharka attaque en priorité les jeunes arbres, cela veut dire qu’il ne reste plus que des vieux arbres, moins productifs. »

Vous arrachez des arbres et vous avez des aides…

« Déjà, il faut savoir qu’il n’y a pas d’assurance qui couvre cette calamité. Au niveau des aides, en 2003 et 2004 nous en avons eu, celles-ci couvraient les coûts d’arrachage et de replantation. Ensuite, elles ont été supprimées, mais a priori elles devraient à nouveau nous être octroyées ».

« On parle de 5 000 €/ hectare, c’est une goutte d’eau au milieu de la mer. »

Jacky Chevallier essaie de ne pas ceder au découragement « même si nous sommes démunis face à cette maladie qui avance. Je fais tout ce que je peux vous sauver mon exploitation. Et croyez-moi, parfois, c’est ma santé qui trinque.

En 2003 et en 2004, j’ai replanté en pommiers et en abricotiers. Hélas, tous mes efforts ont été anéantis car les abricotiers sont aussi sharkés. Je me pose déjà la question de savoir comment je vais gérer mon personnel permanent et saisonnier l’année prochaine. »

Avez-vous eu l’idée de tout plaquer?
« Je ne peux même pas y penser, j’aime mon métier, le fruit, chaque fois que je dois que doit arracher un arbre, je suis malade. j’ai également des crédits que je dois assumer, une famille de faire vivre, des salaires à sortir, rajoutez à cela le matériel, les bâtiments. Parfois je suis découragé mais il est hors de question que je laisse tout tomber et pourtant on est au pied du mur, on ne sait plus que faire ».

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Un investissement qui ne servira plus dans quelques années, si la sharka poursuit sa marche en avant

Comment se présente la récolte des pommes?
« On est en fin de récolte, les fruits ont un beau calibre, une très bonne qualité gustative, reste la question essentielle: se vendront-ils? »

Les prix
« Pour l’instant, ils se tiennent pourvu que ça dure… »

Voir article consacré à la signature d’une charte anti sharka, rubrique arboriculture

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NON AU TGV

Panneau vu à l’entrée de la commune de Lapeyrouse Mornay.tgv.jpg

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blé tendre 2007: production en baisse, qualité satisfaisante

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La production française de blé tendre de la récolte 2007 est estimée à plus de 32 Mt, soit une baisse d’environ 3 % par rapport à 2006. Les conditions climatiques défavorables des derniers mois ont pénalisé les rendements dans la plupart des régions. Avec des taux de protéines élevés, les blés français récoltés en 2007 devraient satisfaire les besoins de l’alimentation animale.

La teneur en eau des grains plus élevée et le poids spécifique plus faible qu’en 2006 ne devraient cependant pas pénaliser leur valorisation par les fabricants d’aliments.

Teneur en eau plus élevée et variable selon les régions
Avec une moyenne nationale de 13,9 %, les grains de la récolte 2007 présentent des teneurs en eau variables selon les régions. Celles-ci sont inférieures à 14 % dans 12 régions sur 17. Avec des teneurs en eau supérieures à 14 %, les régions de la façade maritime du nord-ouest restent les plus humides. Toutefois, ces humidités plus élevées ne devraient pas avoir de conséquence sur la bonne conservation des grains.

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Des poids spécifiques moyens et hétérogènes entre les régions
Le poids spécifique moyen de la récolte 2007 est de 75,1 kg/hl. Il est en baisse de plus de 2 kg/hl par rapport à 2006. Les moyennes régionales sont nettement plus hétérogènes que l’an passé : elles s’échelonnent de 71 à 82 kg/hl selon les régions. Au total, 85 % de la récolte est supérieur au seuil d’intervention (73 kg/hl) et 36 % dépasse 76 kg/hl.

Une teneur en amidon moyenne
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L’amidon, source d’énergie importante pour l’alimentation animale, est en moyenne pour cette récolte de 67,1 % MS, en baisse de 0,4 point par rapport à 2006. Les teneurs sont assez homogènes entre les régions. Deux tiers des échantillons présentent des valeurs supérieures à 67 %. Les plus faibles teneurs en amidon observées dans certaines régions sont compensées en partie par de plus fortes teneurs en protéines. Inversement, dans les régions ou l’on observe des teneurs en amidon plus élevées, les teneurs en protéines sont plus faibles.

Des teneurs en protéines élevées
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Le taux de protéines moyen, tous types de blé confondus, est de 13,5 % MS (N x 6,25). Cette teneur est un peu plus élevée que celle de 2006 (13,3 % MS). Elle est supérieure à la moyenne des cinq dernières années. 62 % des échantillons analysés affichent une teneur en protéines supérieure à 13 % MS. Les blés non panifiables dits blés pour autres usages (BAU) ont une teneur moyenne de 12,4 % MS, tandis que la teneur en protéines des blés panifiables, qui représentent 93 % des surfaces, est de 13,5 % MS.

Source: ONIGC/ARVALIS

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RANDONNéE CYCLISTE AU PAYS DE LA NOIX

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La noix de Grenoble, dont Vinay est la capitale, a désormais sa randonnée cycliste. Pour la seconde année, le Cyclo Club de Tullins Fures organise en association avec le Grand Séchoir et avec le soutien de Coopenoix , sa traditionnelle Randonnée de la Noix le samedi 13 octobre prochain.
Pour sa première édition l’an dernier en 2006, cette balade aux pays des vergers de noyers a réuni plus de 600 participants tombés sous le charme de la noix. Il faut dire que tout est au rendez pour une journée inoubliable. Cette randonnée cyclotouriste, invite à la découverte des plus belles noyeraies de la région à travers des petites routes campagnardes. Trois parcours sont proposés : un de 30 km très facile, accessible à tous en famille. Un autre de 60 kilomètres pour ceux qui font déjà des sorties régulières à vélo. Et un parcours sportif de 80 km avec quelques jolies « bosses ».
Les organisateurs ont tout prévu : des ravitaillements en cours de route et une dégustation très appréciée de produits à base de noix à l’arrivée. L’épreuve est ouverte à tous aussi bien aux licenciés des clubs FFCT de l’Isère qu’aux non licenciés et chacun la fera à son rythme, seul ou en famille.
Ce mariage de la noix et du vélo est en tous cas des plus heureux car le petit fruit à coque dure est le grand ami du cyclo. Il se glisse dans la proche du maillot et se croque comme un remontant avec des trésors de bienfaits pour la santé puisque, parmi ses nombreuses qualités diététiques, la noix permet de lutter contre les maladies cardio vasculaires. Et sans parler de sa saveur et de son petit goût qui ravit les gourmands.

La météo s’annonce clémente avec un temps ensoleillé et des températures allant jusqu’à 25° au meilleur moment de la journée. Idéal pour la pratique du vélo!

Randonnée cycliste de la Noix
Samedi 13 octobre
Départ entre 13 heures et 15 heures du Grand Séchoir.
Inscription sur place.
Renseignements: 04 76 07 01 33

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Mobilisation pour un moratoire

A l’appel des associations, organisations et syndicats initiateurs de l’Appel d’Orléans, une marche nationale pour le Moratoire OGM partira de Chartres demain mardi 9 octobre pour se terminer à Paris le samedi 13 octobre.

Les marcheurs et les acteurs de la lutte pour la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM défileront samedi 13 octobre dans les rues de la capitale avec les produits de qualité (fromages, salaisons, etc.) emblématiques du modèle d’agriculture qu’ils défendent, avant de se rassembler à 13h et participer à une grande réunion publique d’information et de débat.

Parmi les associations appelant à cette manifestation: La confédération paysanne, Attac, Greenpeace, Les amis de la Terre, FNAB, Biocoop, GIET Info-org, Les faucheurs volontaires, Nature et Progrès.

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