Archive | 09 octobre 2007

Fièvre catarrhale: 2960 CAS

Un certain nombre de nouveaux cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) viennent d’être confirmés. A ce jour, cela porte en France le nombre de cas à 2 960.
Cette situation a conduit le ministère de l’agriculture et de la pêche à étendre la zone réglementée par un arrêté publié le 07 octobre 2007. Le département de l’Isère n’est pas concerné.
Il convient de rappeler que cette maladie ne touche que les ruminants. Elle n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur.
Le ministère de l’agriculture et de la pêche appelle les détenteurs de ruminants à notifier tout symptôme suspect à leur vétérinaire sanitaire pour une détection précoce de la maladie.
Le dispositif sera réévalué au regard de l’évolution de la maladie.

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calamités agricoles: 33 départements concernés

Le Comité national de l’assurance en agriculture (CNAA) s’est réuni le 4 octobre sous la présidence de Monsieur Murret-Labarthe, Conseiller-maître à la Cour des Comptes. Le Comité a reconnu le caractère de calamité agricole en totalité ou partie dans 33 départements pour des sinistres survenus depuis début 2007 et émanant :
- De pertes dues aux orages, inondations et pluviosité excessive (1)
- De pertes dues au gel et aux chutes de neige (2)
- De pertes liées à l’ostréiculture (3)
- De pertes dues au feu bactérien (4)
Une première enveloppe de 5,6 M€ a été attribuée à ces départements.
Le Comité a également décidé d’allouer une enveloppe supplémentaire de 2,6M€ aux départements touchés par la sécheresse en 2006. Au total, 64 départements (en totalité ou en partie) ont été reconnus sinistrés au titre de la sécheresse 2006  et le soutien de l’Etat s’élève à 154,6 M€.
Par ailleurs, il a été décidé que, conformément à la mission de prévention qui lui est confiée, le FNGCA participe à un financement tripartite (Etat, collectivités locales et agriculteurs), à l’achat d’eau à EDF afin de satisfaire les besoins d’irrigation des producteurs des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Ce supplément d’irrigation permettra d’éviter un sinistre sécheresse en 2008.
La nécessaire évolution du dispositif de prévention des risques climatiques en faveur des exploitants a également été abordée par le Comité. Des travaux sont actuellement menés sur ce sujet dans le cadre des Assises de l’agriculture.

(1) Départements concernés : 04, 05, 09, 11, 12, 16, 23, 26, 29, 31, 32, 42, 46, 47, 50, 64, 68, 69, 72, 81, 82, 87
(2) Départements concernés : 03, 04, 05, 07, 26, 30, 79. Pour les départements 7 et 26, un nouveau zonage devra être proposé.
(3) Départements concerné : 50:
(4) Départements concernés : 13, 26, 42

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Le désarroi des éleveurs porcins

La flambée du prix des céréales frappe de plein fouet les éleveurs porcins. Une crise qui commence à faire de sérieux dégâts dans leurs rangs. L’augmentation du prix de l’aliment provoquée par l’envolée des cours des céréales, peut, selon certains spécialistes, coûter la bagatelle de 35 000 € à un élevage de 100 truies naisseur-engraisseur. Le prix du porc, à la baisse (cours du 8 octobre: 1,149€), ne permet pas de compenser cette augmentation du coût de production.

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Porcelets à la soupe. De plus en plus chers à nourrir… (photo CDMP)

En Isère, on recense une cinquantaine d’éleveurs porcins (un chiffre multiplié par 6 si l’on considère les petits élevages, à partir d’un animal). François Orlowski, à Saint-Clair-sur-Galaure, est l’un d’eux. Installé en SCEA, il fait des produits très élaborés, avec des races particulières. Du « porc de laboratoire ». Du haut de gamme. Recherché. Malgré tout, il est, comme les autres, frappé de plein fouet.

« C’est un grave coup porté à la production, même si ce n’est pas vraiment une crise de la viande de porc. On a vu des prix plus bas dans le passé. Mais un tel prix de l’aliment, c’est du jamais vu. En septembre 2006, je payais l’aliment porc charcutier 176€/tonne. Aujourd’hui, soit un an plus tard, je le paye 242€/tonne. Il a pris 66€ en un an ».

Et malgré votre production qualitativement très ciblée, vous avez du mal à conserver une plus-value?

« On arrive à avoir des niches commerciales pour les porcs et porcelets mais on est obligés de respecter le cadran (l’outil actuel de fixation du prix du porc). Et avec mes produits, j’arrive juste à un prix plancher équivalent au coût de la production. Et quoique je fasse, je perds de l’argent avec les porcs charcutiers ».

A ce sujet, la confédération paysanne estimait dernièrement que , « la crise actuelle démontre que le cadran est complètement inadapté. Elle démontre la nécessité de mettre en place un outil de fixation du prix du porc, indexé sur les coûts de production réels ». La Confédération paysanne estime que ce travail aurait dû être engagé depuis longtemps par l’interprofession porcine INAPORC.

Comment réagissez-vous par rapport à cette situation qui pénalise votre travail?

« Je me demande vraiment ce qu’il faut que je fasse. Que je me spécialise sur le porcelet? Possible. Mon élevage de porc charcutier n’est plus rentable. Bref, je ne peux pas envisager l’avenir. Gel des investissements, trésorerie plus que tendue, c’est ce qui caractérise les élevages. On pensait être sortis d’une crise qui a duré trois ans. On retombe dans une autre… »

A votre connaissance, cette conjoncture a t-elle contraint certains à cesser leur activité?

« Je pense que beaucoup d’élevages moyens ont préféré arrêter. Il faut dire qu’auparavant, la grille de paiement du porc a été modifiée au détriment du producteur. En gros, une perte de 4 centimes. Si l’on ajoute la taxe d’équarrissage, il y a deux ans, l’apparition de la maladie d’amaigrissement du porcelet (MAP), on comprend les raisons de ce découragement. Et puis se pose le problème du renouvellement de ces élevages. Les reprendre dans des conditions pareilles, qui le fera? »

Beaucoup d’obstacles, comme on le voit avec cet éleveur isérois, s’accumulent en travers de la production porcine. François Orlowski en ajoute un dernier: la raréfaction des lieux d’abattage:

« Il n’y a plus d’abattoir sur le secteur. Celui de La Côte-Saint-André va fermer, celui de Chambéry également. L’abattoir de Bourg-en-Bresse devrait fermer le 28 décembre. Il nous reste Grenoble ou Romans ou Tarare. Mais ça ne nous facilite pas la vie ».

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PEP CAPRINS: PORTES OUVERTES

Comme tous les ans, le Pôle d’Expérimentation et de Progrès Caprin organise une journée de rencontre et de diffusion à destination des éleveurs de chèvres de la région Rhône-Alpes et au-delà …
Après le succès de l’année dernière sur le site de la Station Expérimentale Régionale Caprine du Pradel ( 400 personnes), l’équipe du PEP, en lien avec la filière caprine du Rhône, organise :

La Journée Portes Ouvertes du PEP Caprin
mardi 16 OCTOBRE de 9 h 30 à 16 h
À la salle des fêtes d’Echalas ( Rhône ) sortie autoroute Givors

Cette journée est un moment privilégié dans l’année, où, sous le signe de la convivialité, éleveurs, techniciens et tous ceux que l’élevage de la chèvre passionne peuvent se retrouver, échanger et prendre connaissance des derniers résultats des études du PEP caprin.
Un grand thème cette année : « Le travail en élevage caprin »
Avec des interventions techniques, des échanges d’expériences, des témoignages :
Des résultats d’expérimentations du PEP Caprin : la monotraite au Pradel, les techniques de report en fromagerie.
Des résultats technico economiques observés en exploitations
La présentation de travaux issus des réflexions du Groupe National sur le travail en exploitations caprines : l’ organisation du chantier de repro, l’ organisation du travail en fromagerie ..

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Mais aussi des « Infos Flash » sur des résultats d’expérimentation récents : la gestion des laits post colostraux, les consommations d’eau et d’énergie en exploitations caprines, le lien entre alimentation et urée.
Une présentation de la filière caprine du Rhône (historique, évolution, chiffres-clés, AOC).
Et une large documentation à votre disposition: des fiches PEP Caprin, des compte- rendus ….

L’après midi sera consacrée à des visites d’exploitations proches d’Echalas, avec des pratiques, des équipements ou des réflexions en lien avec la problématique du travail (distribution automatique, GAEC, etc.)

Pour toute information, vous pouvez contacter
Claire Relave au PEP Caprin au 04 75 20 28 00 claire.relave@ardeche.chambagri.fr
Agnès Liard à la Chambre d’Agriculture du Rhône au 04 78 19 61 67
Agnes.Liard@rhone.chambagri.fr

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offre de soins en milieu rural: urgence

A l’heure où de nombreux acteurs se mobilisent sur l’offre de soins et l’accès aux soins en milieu rural, (récent accord conventionnel entre l’assurance maladie et les infirmiers libéraux, grève des internes, PLFSS pour 2008), la MSA pense qu’il est nécessaire de « passer à la vitesse supérieure » et développe une réflexion d’ensemble sur ces questions.
La mission confiée à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, au préfet Philippe Ritter sur la création des agences régionales de santé et à laquelle la MSA participe, permettra de définir le cadre institutionnel dans lequel toutes ces actions devront se situer.
Une fois ce cadre précisé, la MSA présentera son plan d’actions sur l’offre de soins et l’accès aux soins en milieu rural.

LES PROPOSITIONS DE LA MSA
1) Promouvoir et mieux faire connaître la fonction de médecin généraliste exerçant en milieu rural
La crise de la démographie médicale en milieu rural se double d’une crise de la médecine générale. Parmi les motifs de désaffection des étudiants pour cette spécialité, un motif est souvent mis en avant : la méconnaissance de ce qu’est réellement la médecine générale, discipline dont le futur médecin n’entend pratiquement pas parler avant le troisième cycle de ses études, même si un stage en deuxième cycle est prévu dans le cursus de formation. Il est donc indispensable de mieux faire connaître la fonction du médecin généraliste d’une part et la spécificité de cette fonction en milieu rural d’autre part. Pour cela, différentes pistes, non exclusives et non exhaustives, existent comme :
- Inciter les médecins généralistes à devenir maîtres de stage en allégeant le cahier des charges, en les formant à l’accueil de stagiaires, en les soulageant des tâches administratives y afférentes et en réévaluant leurs indemnités.
- Développer les stages chez les médecins ruraux. La nouvelle maquette des études médicales prévoit pour la spécialité « médecine générale » un 6e semestre de stage selon le projet professionnel de l’interne, soit en médecine ambulatoire, soit dans une structure médicale agréée dans le cadre d’un projet personnel. A partir de ce semestre, les étudiants peuvent remplacer en cabinet libéral. Il serait donc intéressant de développer les stages chez les médecins ruraux. Cela permettrait aux étudiants de connaître l’exercice en milieu rural et de remplacer, voire de succéder, au praticien.

La possibilité qu’auraient ainsi les médecins ruraux d’être remplacés pourrait être une très forte incitation. En ce qui concerne l’incitation des étudiants, il conviendrait de faciliter leurs déplacements : rémunération des déplacements (non prévus statutairement), mise à disposition d’un logement (ces lieux de stage étant par définition éloignés des CHU).
« Universitariser » les maisons médicales rurales en particulier celles qui sont installées dans les hôpitaux locaux ou hôpitaux de proximité ; cela permettrait notamment de disposer de lieux de stage agréés et de proposer aux médecins un panachage des statuts (salariés, libéraux…).
2) Développer le travail en réseau
Les incitations financières à l’installation ou au maintien de professionnels de santé en milieu rural sont de portée limitée dans la mesure où l’activité (et donc la rémunération) des professionnels sur ces territoires est plutôt forte et en tout cas supérieure à celle des professionnels de même âge installés en ville ou dans des zones de démographie professionnelle plus élevée. Ce que recherche le professionnel de santé exerçant en milieu rural est une meilleure gestion de son temps et non pas nécessairement un revenu supplémentaire. Il convient donc de trouver des solutions qui proposent aux professionnels de santé de meilleures conditions d’exercice.
La MSA a développé de nouvelles formes d’organisation du travail des professionnels de santé en milieu rural. L’un de ces nouveaux modes est la maison de santé pluridisciplinaire rurale.
Ce sont des cabinets de groupe pluridisciplinaires qui peuvent émerger soit par regroupement dans les gros bourgs, soit par regroupement fonctionnel, avec partage de secrétariat, télémédecine et dossier médical partagé pour assurer le suivi médical du patient. Ces modes d’organisation doivent tenir compte du transport des patients et de l’implantation des pharmacies et être à l’initiative des acteurs locaux tenant compte ainsi des spécificités locales. Ils constituent une piste de solution mais l’effort financier des financeurs (Conseil régionaux, Assurance maladie) doit être essentiellement fléché vers les territoires ruraux où les professionnels n’ont pas la capacité d’investir à titre personnel. Actuellement les caisses de MSA appuient une quinzaine de projets de Maisons de santé rurales (MSR).

Sur un tel dossier, la MSA n’intervient pas directement comme opérateur mais étudie les facteurs de réussite et d’accompagnement local des MSR notamment à l’aide de guides et d’outils méthodologiques élaborés spécialement. C’est son savoir faire d’ingénierie de projet sanitaire qu’elle met à disposition des acteurs locaux. Une telle expertise permet d’éviter les écueils trop fréquemment rencontrés de projets « clés en main » qui une fois acquis ne répondent pas aux besoins locaux.
Les modes de relations entre professionnels de santé au sein des maisons de santé pluridisciplinaires peuvent être innovants et ces maisons pourraient être le terreau d’expériences de délégation de tâches entre professionnels de santé.

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campagne de vaccination contre la grippe

« Ne laissez pas le hasard vous fragiliser : un geste simple, faites-vous vacciner », c’est le message de la MSA dans le cadre de sa campagne de vaccination contre la grippe.msafr_1190994019347_affiche_grippe_2007.jpg
La MSA prend en charge le vaccin à 100% jusqu’au 31 décembre 2007. Les assurés concernés par cette mesure sont les 65 ans et plus, les asthmatiques, les personnes atteintes d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive ou encore celles atteintes d’une affection longue durée*.
La grippe peut entraîner des complications graves pour les personnes déjà fragilisées. C’est pourquoi la MSA encourage ses assurés visés par l’opération à consulter leur médecin traitant. L’an passé, le taux de participation à la campagne de vaccination de la MSA avait augmenté de 7 points par rapport à 2005, soit 67 000 personnes en plus.
* 9 affections de longue durée sont concernées. Renseignez-vous auprès de votre médecin traitant.

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