Archive | 15 octobre 2007

inquiétude des producteurs de pommes de terre

Dans un courrier du 9 octobre 2007 adressé au Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Patrick Trillon, président de l’union des producteurs de pommes de terre rappelle que « pour éviter les distorsions de concurrence, l’ouverture de l’admissibilité (…) ne peut pas se concevoir sans l’attribution simultanée de DPU sur les surfaces correspondantes ». Si tel ne peut être le cas, l’UNPT demande «le maintien du principe d’exclusion».

A quelques jours de la décision du gouvernement français quant à l’évolution de l’OCM fruits et légumes, les producteurs rappellent que leur secteur, qui représente un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros en 2005 pourrait être gravement mis en danger si ces dispositions n’étaient pas suivies.

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concours national montbéliardes

photo_foire_de_rumilly_1_medium.jpgLes organisateurs s’affairent, la préparation bat son plein, la ville de Rumilly et la Haute-Savoie seront prêtes à accueillir éleveurs de la race montbéliarde et visiteurs les 20 et 21 octobre prochain.

Rendez vous important car il s’agira tout simplement du concours national

401 animaux sont inscrits pour 200 places et proviennent de 22 départements : Ain, Ardèche, Aveyron, Cantal, Côte d’Or, Doubs, Drôme, Isère, Jura, Loire, Haute-Loire, Lot, Haute-Marne, Puy-de-Dôme, Haut-Rhin, Rhône, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Savoie, Haute-Savoie, Vosges et Territoire de Belfort.

PROGRAMME

Jeudi 18 octobre
A partir de 14h : arrivée des animaux et
installation des stands partenaires
Vendredi 19 octobre
Préparation des animaux au concours
Samedi 20 octobre
A partir de 8h30 : classement des Sections Meilleures Mamelles, Championnats
11h : Inauguration officielle en présence du Ministre de l’Agriculture Michel BARNIER
12h : repas campagnard sous chapiteau
L’après midi : poursuite des classements
20h : soirée avec repas des éleveurs et des partenaires à la salle des fêtes. Retransmission de la finale de la coupe du monde sur écran géant.

Dimanche 21 octobre
Toute la journée :
* Remise des prix de la meilleure fromagère
* Prix Bernard RAVOIRE
* Challenge Joseph MAMET
10h30 : Défilé en ville avec les animaux, la fanfare et les vieux tracteurs
12h : repas campagnard sous chapiteau
A partir de 13h30 : animation génétique des unités de sélection puis défilé des animaux primés sur le ring

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Catherine Lion Directeur Général Adjoint de la FNSEA

Catherine Lion a pris ses nouvelles fonctions aujourd’hui, lundi 15 octobre 2007, à la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles.

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A 52 ans, elle rejoint la FNSEA comme Directeur général adjoint et prend la responsabilité du département Economie et international.

Diplômée d’HEC, elle a occupé la fonction de Directeur Général au sein de Coop de France (anciennement Confédération Française de la Coopération Agricole) puis, depuis le 1er janvier 2005, le poste de Directeur Adjoint à la Fédération Nationale Groupama.

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Elle AVANCE…

La forêt n’est pas un ensemble figé, bien au contraire elle avance. Ceci par colonisations naturelles et plantations. Elle couvre aujourd’hui avec les autres espaces boisés qui sont les peuplerées, bosquets et arbres épars 17 millions d’hectares. Elle constitue 30 % du territoire national métropolitain.

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En comparaison, l’agriculture utilise une grosse moitié du sol français. Au milieu du XIXe siècle, les ensembles boisés ne comptaient pourtant que 9 millions d’hectares. La forêt subissant un déboisement et un défrichement importants pour répondre aux essors démographiques et industriels.

L’usage du charbon, l’intensification agricole et la multiplication des échanges vont ralentir et stopper son recul. On passera alors de 10 millions d’hectares au début du XXe siècle, à 11 millions d’hectares en 1950. L’extension des surfaces forestières françaises s’accompagne d’un développement plus fort encore des récoltes commercialisées: 13 millions de mètres cubes en 1950, 26 en 1960, 37 millions de mètres cubes depuis 1990. Cet accroissement fait suite aux nombreuses plantations essentiellement résineuses effectuées depuis la libération.

Augmentation de la récolte de bois qui ne met pas pour autant en danger les productions futures. En ajoutant bois commercialisé et le bois de chauffage auto consommé on parvient à une soixantaine de millions de mètres cubes prélevés par an. Si on ajoute la mortalité des peuplements estimée à 5 millions de mètres cubes, on se rend compte qu’on est bien loin de la production forestière qui est aujourd’hui proche de 95 millions de mètres cubes.

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« Prenez goût au bois en Tarentaise »

Pour la première fois en Tarentaise, un événement est entièrement dédié au bois et à la forêt. De rencontres en conférences ou en visites sur le terrain, les acteurs de la filière bois, orchestrés par l’Assemblée du Pays Tarentaise -Vanoise, ont concocté tout un programme qui permet de découvrir les trésors de la forêt et du bois et de lutter contre certaines approches irrationnelles des valeurs du bois.

Organisées en partenariat avec le Conseil général de la Savoie, ces trois journées se veulent une première étape dans la mise en oeuvre de la Charte Forestière de Territoire Tarentaise -Vanoise: mieux se comprendre et appréhender tous les champs du possible c’est déjà agir.

Ces journées se dérouleront du 18 au 20 octobre à Bourg St Maurice.

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Pour tout renseignement et inscription: www.tarentaise.vanoise.fr

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Sylviculture durable et raisonnée

La forêt de notre département occupe un espace de 254 200 ha. Cela représente un taux de boisement de 32 % . 177 500 ha appartiennent à la forêt privée. La récolte annuelle se situe aux alentours de 322 000 m cubes. L’Isère compte 92 400 propriétaires forestiers. La surface moyenne par propriétaire étant 1,9 ha.

Entretien avec Didier Joud, ingénieur au CRPF

La forêt avance…joud4.jpg

« Suite à la déprise agicole, surtout en zones difficiles, la forêt progresse. Le souci étant de valoriser cette forêt. Bien souvent des accès sont délicats, mais on pourrait utiliser les bois, je pense en particulier au bois énergie. Mais ceci dépend d’une volonté politique. »

Quel est l’état de santé de la forêt iséroise?

« Elle n’a pas trop souffert de la tempête de 1999. Par contre les sécheresses qui se succèdent depuis 2003 ont favorisé l’arrivée d’insectes, le bostryche et le scolyte. Les maladies se sont développées surtout sur des épicéas situés en basse altitude. Mais, la météo de cet été, si elle n’a pas été favorable pour bon nombre d’entre nous, a permis de freiner la pullulation d’insectes et par conséquent la maladie des arbres. Aujourd’hui on peut donc dire que l’état sanitaire de notre forêt est favorable. Cela n’empêche, il faut poursuivre nos efforts au niveau de l’entretien de la forêt. Un entretien qui peut être rentable, je pense au bois énergie et à la construction. Le bois énergie permet d’utiliser des bois de basse qualité, et par ricochet de freiner la destruction de notre planète. Certains, dont de nombreux écologistes, pensent et disent le contraire. C’est une erreur car la sylviculture aujourd’hui n’est pas de faire des coupes rases, nous faisons une sylviculture durable et raisonnée.

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À propos de la construction, nous avons une formidable carte à jouer, il est seulement regrettable que dans les écoles d’architecture on enseigne peu la construction à ossature bois. J’estime qu’on devrait davantage sensibiliser les élèves architectes à ce que peut apporter le bois de construction. On peut également citer l’activité réservée au bois industrie, de trituration, pour les papeteries en particulier. À ce niveau, on peut même parler de concurrence avec le bois énergie. Pour certains, c’est une bonne chose car ça fait monter le cours du bois. »

Les structures d’accès s’améliorent-t-elles?joud-6.jpg

« C’est un nouveau chantier que l’on traite à partir de plans de développement de massifs. Cela signifie qu’on cerne de petites parcelles, de 3 à 5000 ha, on sensibilise les propriétaires concernés, et on essaie de mettre en place des routes, d’améliorer les dessertes forestières. Ceci étant la base pour exploiter dans les meilleures conditions possibles la forêt. Le point faible aujourd’hui étant de trouver les propriétaires, les sensibiliser, leur prouver qu’ils ont un capital qui peut fructifier, même si c’est sur du long terme. »

Et la main-d’oeuvre?

« C’est hélas le deuxième point faible. On a les scieurs, mais il est de plus en plus difficile de trouver des bûcherons, des débardeurs. On commence à manquer de bras.»

Le prix du bois?

« Il fluctue beaucoup, à l’heure actuelle, il est sur une piste ascendante. Il faut dire qu’il avait tellement touché le fond qu’il ne pouvait descendre plus bas et que remonter »

Comment sensibiliser les propriétaires sur les atouts de la forêt?

« Nous sommes en train de mettre en place avec la Chambre d’agriculture tout un programme de sensibilisation des propriétaires mais également des agriculteurs qui, bien souvent, ont des forêts. Ces derniers doivent savoir que la forêt peut leur apporter un complément de revenus intéressant. Certains d’entre eux ont même planté des arbres, des peupliers en particulier, dans les années 70. Ensuite je pense qu’il faut développer à tout prix l’esprit de filière. On l’a fait notamment avec la certification, un système international qui est le PEFC (plan de certification forestière et gestion durable des forêts). À moyen terme, en ce qui concerne les marchés publics, seuls les bois estampillés PEFC pourront être utilisés. Notre souci maintenant est de sensibiliser les propriétaires, les entrepreneurs afin qu’ils se certifient. Tâche pas facile.»

La charte forestière?

« Certaines actions commencent à voir le jour complètement sur le terrain mais c’est très long, trop long à mes yeux à se mettre en place. Pour être clair: l’argent public n’arrive pas vite. Il faut également réunir tous les partenaires et ils sont nombreux, réussir à les mettre d’accord. Parfois ce n’est pas une partie de plaisir car les intérêts divergent. Et c’est là que l’on doit jouer la carte de la filière avant de penser intérêt personnel.»

L’AOC bois de Chartreuse?

« Le dossier avance. C’est un cas concret qui me plaît bien car il va plus loin que la certification et il met en valeur une production d’un territoire bien défini. Si le bois de chartreuse obtient une AOC, cela créera une émulation pour les bois des autres massifs de notre département. Une dynamique au niveau de l’activité forestière iséroise. Cependant, obtenir une AOC ne doit pas d’être une finalité en soi, il faudra ensuite créer toute une activité autour de l’AOC, penser également à régler plusieurs dossiers, accès routiers par exemple. On doit surtout mettre en place une dynamique locale, travailler sur des circuits courts sinon on a tout faux et l’AOC n’aurait aucun intérêt.»

Le bois énergie une source sans fin?joud-2.jpg

« Tout à fait, le gisement est énorme, renouvelable. A mon sens, il faudrait développer un peu partout, routes et dessertes forestières afin que l’on travaille les parcelles difficiles d’accès et d’éviter que certains soient tentés par des coupes rases. »

Nos politiques jouent-t-il le jeu de la forêt?

« De plus en plus. Ils prennent conscience des atouts qu’a la forêt dans de nombreux domaines. Par contre, au niveau des subventions le parent pauvre c’est la forêt. Prenons le cas du CRPF, en Rhône-Alpes, nous sommes à peine 40 agents pour gérer 1 200 000 ha. Pour le département de l’Isère nous sommes cinq techniciens et moi même à mi-temps. C’est largement insuffisant. En comparaison, l’ONF sur la région c’est 700 agents, dont près de 200 sur l’Isère. Nous sommes un établissement public, et si l’on ne comptait que sur le financement de l’État ont serait moitié moins donc quasiment inefficaces. On manque de bras.

On ne peut pas mettre en place une politique de développement ambitieuse à cause d’un manque de temps et de moyens humains. Ce n’est pas normal pour un département forestier comme l’Isère. »

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« ON PEUT TOUJOURS S’ENTENDRE »

France 3 National consacre son magazine hebdomadaire « On peut toujours s’entendre » à la rocade-Nord de Grenoble, samedi 20 octobre  à 12h50 sur nos écrans.

Ce magazine de médiation est une émission de service public qui illustre l’utilité de la concertation. Le projet de construction de la rocade-Nord dans le cadre du PDU de Grenoble a donc fait l’objet d’un reportage, suivi d’un débat. Ainsi, André Vallini, président du Conseil général de l’Isère est intervenu face à Yves Gimbert, président de l’ASULV (Association des Usagers de la Ligne Grenoble-Valence). Le tournage de ce débat s’est déroulé, sur les hauteurs de la Bastille, c’est-à-dire au-dessus du futur tracé. Ce débat de 11 minutes a permis à André Vallini et à Yves Gimbert de mieux développer leurs positions et d’explorer ensemble les voies de la médiation.

Magazine « On peut toujours s’entendre » – samedi 20 octobre  à 12h 50 sur France 3.

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Protection des troupeaux

L’arrêté du 10 septembre 2007 relatif à l’opération de protection de l’environnement dans les espaces ruraux portant sur la protection des troupeaux contre la prédation est paru hier au Journal officiel n° 239 du 14 octobre 2007 page 16969 texte n° 13.
Ci-joints les cinq premiers articles de l’arrêté, qui en comporte 20:

Article 1

Conformément à l’article 1er du décret du 28 juillet 2004 susvisé, il est créé une opération de protection de l’environnement dans les espaces ruraux (OPEDER) relative à la protection des troupeaux contre le loup.
Cette OPEDER met en oeuvre la mesure de « prévention des attaques de grands prédateurs sur les troupeaux » et comprend différentes options visant à favoriser le gardiennage renforcé des troupeaux, la présence permanente et accrue de chiens de protection, le regroupement des troupeaux, l’usage de filets et clôtures et l’analyse de la vulnérabilité à la prédation.
L’OPEDER grands prédateurs est mise en oeuvre à travers des contrats de protection de l’environnement dans les espaces ruraux (CPEDER) de prévention des attaques de prédateurs sur les troupeaux (CPEDER relatif à la protection des troupeaux contre les attaques des grands prédateurs).
Les options souscrites dans les CPEDER grands prédateurs sont définies en fonction des caractéristiques de la présence des prédateurs, de l’élevage et des pratiques de l’éleveur afin d’obtenir une meilleure protection possible des troupeaux contre la prédation.

Article 2

Le préfet arrête la liste des communes ou parties de communes où l’OPEDER grands prédateurs s’applique. A cet effet, il prend en compte le document de suivi des prédateurs établi par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Les communes concernées sont classées en deux zones appelées « cercle 1 » et « cercle 2 ».
Le cercle 1 comprend les zones où la prédation sur le cheptel domestique a été constatée une ou plusieurs fois au cours des trois dernières années.
Le cercle 2 comprend les zones où des actions de prévention sont nécessaires du fait de l’arrivée possible de grands prédateurs pendant l’année en cours.
Les communes ou parties de communes enclavées entre des communes ou parties de communes du cercle 1 peuvent être incluses dans le cercle 1 dès lors que le risque de prédation est élevé.
L’arrêté est révisé annuellement, au plus tard le 28 février, si le territoire d’activité des prédateurs a évolué. Notamment, les communes ou parties de communes doivent être retirées du cercle 1 dès lors qu’aucun indice de présence du loup n’a été constaté au cours d’une période suffisamment significative, rendant ainsi le risque de prédation négligeable. Cette période ne peut en aucun cas excéder quatre années.

Article 3

Le CPEDER grands prédateurs n’est pas exclusif des autres soutiens publics accordés aux exploitants agricoles.

Article 4

Peuvent conclure un CPEDER grands prédateurs les personnes visées aux 1° et 2° de l’article 2 du décret du 28 juillet 2004 susvisé, ainsi que, conformément au 4° du même article, les associations foncières pastorales et les groupements pastoraux ayant en charge des troupeaux ovins et caprins dès lors que ces personnes, associations ou groupements exercent au moins trente jours de pacage dans les cercles 1 et 2.

Article 5

Le CPEDER grands prédateurs est conclu pour une durée d’un an et les options sont souscrites en fonction de la durée de pâturage dans les premier et deuxième cercles.

intégralité de l’arrêté sur journal-officiel.gouv.fr

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Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
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