Archive | 18 octobre 2007

« On a joué avec notre santé! »

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L’association des pêcheurs Gère-Rhône a son siège à Vienne. Ses adhérents peuvent pratiquer leur loisir favori sur 170 km de rivières dont 20 sur les berges du Rhône. Tout allait bien jusqu’à ce fameux arrêté interdisant la consommation des poissons pêchés dans le Rhône à cause des PCB. Du moins c’est ce qu’on pensait.

Michel Naquin président de l’association: « C’est de la foutaise. Dès 1985, la Frapna a demandé à ce que des analyses soient faites. Celles-ci ont eu des résultats alarmants, les rapports de l’Inra que nous avons en notre possession le prouvent, mais à cette époque il ne fallait pas faire de vagues. Pour des raisons, je dirais, obscures, on a préféré camoufler la pollution, empoisonner des poissons, rendre des gens malades plutôt que d’empêcher les usines à jeter des PCB dans le Rhône. Celle de Saint-Vulbas pouvait en déverser jusqu’à trois kilos. Une aberration, quand on sait que les PCB devraient être traités comme des déchets ultimes. Stockés dans des sacs étanches et manipulés avec beaucoup de soin. Bien au contraire, le laxisme volontaire a été de mise, les PCB ont pollué peu à peu le Rhône, les sédiments. Il va falloir plusieurs années avant que le Rhône retrouve son état normal. C’est bien dommage car à d’autres niveaux de pollution, des efforts ont été faits avec des résultats plus que positifs. Sachez que notre fleuve était propre, on pouvait consommer le poisson pêché, comme la sandre par exemple . On nous dit que les grandes crues devraient éliminer les PCB, je ne le pense pas, je suis persuadé que l’on va déplacer le problème est que dans quelque temps, on apprendra que notre littoral méditerranéen est touché, au niveau des embouchures.

Ce qui est aberrant dans cette histoire, c’est que pendant plusieurs années on a laissé des gens manger du poisson au risque de leur santé. À mon sens ,ce qui s’est passé est digne d’être traité comme on a traité le sang contaminé ou la vache folle. Certaines personnes, certains organismes n’ont pas fait leur boulot, ceci est lamentable car ils savaient qu’ils jouaient avec notre santé. C’est hélas çà, la France!

Notre association a décidé de porter plainte car le préjudice est énorme. Quant à nos pêcheurs, certes, ils peuvent continuer à pêcher mais sans consommer le poisson. Ils vont également pêcher dans les petites rivières voisines, mais je suis persuadé que notre association va perdre entre 30 et 40 % de cartes. Quant à la question de savoir quand pourra-t-on à nouveau consommer du poisson pêché dans le Rhône: je pense qu’il faudra attendre plusieurs dizaines d’années. »

Voilà ce qui s’appelle ne pas avoir la langue de bois!photo_525.jpg  » le barrage de Reventin Vaugris arreterait les PCb: une hérésie! »

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DEMANDE DE TRANSFERT SPéCIFIQUE DE QUOTAS SANS TERRE

Campagne laitière 2007-2008
Conformément à la réglementation relative à la maîtrise de la production laitière un dispositif de Transfert Spécifique Sans Terre (T.S.S.T.) de quantités de référence laitière est mis en œuvre sur la campagne 2007/2008 au niveau du département de l’Isère.
Cette mesure donne la possibilité aux producteurs d’obtenir des références supplémentaires moyennant une contrepartie financière de 0.15 € par litre attribué. Les références ainsi obtenues seront comptabilisées à partir du 01/04/2008 et donc disponibles dès la campagne 2008/2009.

Les producteurs demandeurs doivent adresser à la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de l’Isère le formulaire de demande au plus tard le 31 octobre 2007.

Seuls peuvent souscrire à ce dispositif :
- les exploitations qui à la date de leur demande sont adhérentes à la charte des bonnes pratiques agricoles (CBPE),
- en zone vulnérable les exploitations effectuant ou ayant effectué leur mise aux normes,
- les chefs d’exploitations âgés de moins de 60 ans s’ils n’ont pas de successeurs identifiés,
- les exploitations dont le taux d’utilisation de la référence laitière sur les deux dernières campagnes est au moins de 95% (sauf cas de force majeure).
Seront appliqués les plafonds d’attribution suivants :
- un forfait de 5 000 litres par centre de collecte (siège d’exploitation),
- à ce forfait peuvent s’ajouter 5 000 litres par UTH présent sur l’exploitation,
- le nombre maximum d’ UTH pris en compte est fixé à 4.

Ces plafonds constituent un maximum possible par exploitation, les quantités attribuées seront ajustées en fonctions des quantités réellement libérées par les agriculteurs cessant leur activité laitière.

Formulaire à demander d’urgence
Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de l’Isère
42, avenue Marcelin Berthelot BP 31 38040 Grenoble Cedex 9
Tél. 04 76 33 45 45 – Fax 04 76 40 46 82

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Quotas laitiers: bilan de la campagne 2006/2007

Selon un calcul provisoire de la Commission européenne, basé sur les déclarations annuelles des États membres, le montant des prélèvements des États membres ayant dépassé leurs quotas de production laitière s’élèverait à 221 millions € pour la campagne de commercialisation 2006/2007. L’an dernier, le montant total de ces prélèvements était de 355 millions €.

Sept États membres (Autriche, Chypre, Danemark, Italie, Allemagne, Luxembourg et Pays-Bas) ont dépassé le quota qui leur a été attribué pour les livraisons. Globalement, le dépassement est de 773 728 tonnes, donnant lieu à un prélèvement de 220,82 millions € pour les livraisons. Pratiquement 80 % de ce total est imputable à la production excédentaire de l’Italie qui a dépassé son quota de 6 %. L’Autriche a dépassé son quota de 3,3 %, mais les cinq autres pays qui font l’objet d’un prélèvement n’ont dépassé le leur que de moins de 1 %. En ce qui concerne les ventes directes aux consommateurs, seuls Chypre et les Pays-Bas ont signalé des dépassements, représentant 420 tonnes au total, qui donnent lieu à un prélèvement d’un montant de 120 000 € sur les ventes directes.

«Les quotas laitiers ont joué un rôle important autrefois, en préservant l’équilibre entre l’offre et la demande», a déclaré Mariann Fischer Boel, membre de la Commission responsable de l’agriculture et du développement rural, ajoutant: «Mais depuis la réforme de la PAC, les agriculteurs sont libres de produire pour le marché et les quotas apparaissent de plus en plus anachroniques. Ils disparaîtront à partir de 2015. La question qui se pose maintenant est de savoir de quel genre de modalités transitoires nous avons besoin ? Ce sera un des points essentiels du prochain « bilan de santé » de la PAC

Pour la campagne 2006/2007 (avril 2006 – mars 2007), le quota total disponible pour les livraisons aux laiteries s’est élevé à 137 millions de tonnes. Ce quota a été réparti en 808 162 quotas individuels pour l’ensemble de l’Union européenne (UE-25 – le système des quotas n’est appliqué en Roumanie et en Bulgarie que depuis le 1er avril 2007). Un autre quota de 2 millions de tonnes réservé à la vente directe aux consommateurs a été réparti en 73 000 quotas individuels.

Le montant total des prélèvements dus est sensiblement plus faible (38 %) en 2006/2007 qu’en 2005/2006, bien que la somme des livraisons ajustées n’ait diminué que de 0,15 % et ce, parce que le quota total disponible pour les livraisons a été majoré de 1,2 millions de tonnes et le prélèvement par kg d’excédent réduit de 8 % par rapport à l’année précédente. Les livraisons ont en réalité très peu augmenté par rapport à 2005/2006, mais cette faible augmentation a été très largement contrebalancée par une diminution de la teneur moyenne en matière grasse du lait (de 4,05 % à 4,03 %), ce qui s’est traduit par une diminution des livraisons, après ajustement pour tenir compte la teneur en matière grasse.

Dans dix-huit États membres de l’UE-25, les producteurs ne seront soumis à aucun prélèvement en ce qui concerne les livraisons puisque les quantités de référence nationales n’ont pas été dépassées. Dans neuf pays (Grèce, Suède, Slovaquie, Slovénie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Malte et Hongrie), les livraisons sont restées au minimum 5 % en deçà des quotas.

Toutefois, si l’on considère les quantités absolues inutilisées, la France et le Royaume-Uni arrivent en tête avec respectivement 636 000 et 479 000 tonnes inutilisées par rapport au quota disponible pour les livraisons. La quantité totale inutilisée par les dix-huit États membres qui n’ont pas épuisé la totalité du quota alloué pour les livraisons s’élève à 2,7 millions de tonnes.

Cela signifie que, compte tenu des dépassements dans les sept autres États membres, les livraisons totales de lait aux laiteries dans l’UE-25 se situent en réalité 1,9 million de tonnes en deçà du quota total disponible.

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Pour y voir plus clair!

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Afin de compléter l’interview de Patrick Rolland, quelques précisions concernant le loup obtenues auprès du ministère de l’écologie et du développement durable.

Le loup, dont les populations se sont développées à partir de meutes installées dans le massif du Mercantour, est actuellement présent dans 9 départements (Ain, Alpes de Haute Provence, Alpes maritimes, Drôme, Hautes-Alpes, Isère, Savoie, Haute-Savoie, Var), dans les Pyrénées-Orientales et, depuis janvier 2006, sa présence est confirmée en Lozère.

Dans les Alpes, il occupait 21 zones de présence permanente (ZPP), l’hiver 2005/2006 contre 17 l’hiver précédent. Certaines études permettent d’affirmer qu’il y a au minimum de 56 à 67 individus résidents dans les Alpes et que la population totale alpine est certainement comprise entre 100 et 120 animaux, avec chaque année, une augmentation d’environ 15 à 20 %. La population de loups est donc toujours en phase de colonisation.

Un plan national d’action « loup » a été établi en 2004 conjointement par les ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement. Il vise à titre principal à assurer un suivi technique performant de la situation biologique du loup et à rendre compatible la présence du loup avec les activités pastorales.

Dans ce cadre, chaque année depuis 2004, un arrêté interministériel définit la réglementation organisant la mise en œuvre des dispositifs de protection des troupeaux (chiens de protection, clôtures et parcs de nuit, aide au gardiennage) financés à 80% par le ministère chargé de l’agriculture ainsi que les modalités auxquelles sont soumises les opérations d’effarouchement, les tirs de défense et les tirs de prélèvement autorisés pour prévenir les dégâts que la prédation du loup peut faire subir aux élevages.

Un comité national loup regroupant toutes les parties concernées a pour mission de suivre la mise en œuvre du plan. Des comités départementaux loup, présidés par les préfets, regroupant au niveau local toutes les parties concernées complétent ce dispositif de concertation et de suivi.

Le dispositif autorise dans les départements concernés à prélever des animaux (par tir à balles) en cas de dégâts aux troupeaux et sous réserve du respect d’un quota national d’animaux à prélever.

En 2004, ce quota était fixé à 4 individus et deux loups furent abattus. Depuis 2005, le quota national est passé à 6 individus, avec un loup prélevé en 2005 et deux en 2006.

Les prélèvements autorisés pour la période 2007 – 2008 ont été précisés dans l’arrêté du 13 avril 2007 complété par l’arrêté du 16 avril 2007.

Les tirs de prélèvement organisés collectivement sous le contrôle de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, comme les tirs de défense auxquels sont autorisés à y participer individuellement les éleveurs titulaires d’un permis de chasser valide, en cas d’attaques répétées malgré la mise en œuvre de mesures de protection de leur troupeau et le recours à l’effarouchementCeux ci n’ont pas pour objectif de réguler la population de loups. Soumis aux mêmes conditions que les tirs de défense, ils visent à apporter une aide aux éléveurs confrontés à des dommages récurrents.

Entre 2005 et 2006, afin de tenir compte des dégâts occasionnés aux troupeaux dans les années antérieures, le seuil autorisant le recours au tir a été abaissé. Il est passé de 4 attaques faisant au moins une victime indemnisable suivie de trois semaines d’effarouchement effectif en 2005 à 2 attaques suivies d’une semaine d’effarouchement en 2006.

Depuis 2006, pour les troupeaux protégés, l’effarouchement (par source lumineuse ou sonore aussi bien que par tir à la grenaille) n’est plus soumis à autorisation.

Le protocole d’intervention sur le loup pour 2007-2008, qui a reçu un avis favorable du Conseil national de protection de la nature, reconduit au niveau national les seuils, modalités et conditions définies en 2006. Elles sont mises en place par le ministère chargé de l’agriculture depuis 2004 dans le cadre de la mesure « t » du plan de développement rural national (PDRN) cofinancée par la Commission européenne.

En 2004, 247 contrats étaient comptabilisés au titre de ces mesures. Ce nombre a doublé en 2005 avec 444 contrats. Fin 2006, 650 contrats sont recensés. Alors qu’en 2004, un quart à un tiers seulement des élevages étaient protégés, en 2006, c’est désormais le cas pour la majorité des troupeaux.

La mesure « t » rémunère 80% (100% en zone natura 2000) des surcoûts de production occasionnés par la protection des troupeaux. Elle prend en compte le gardiennage, le financement de clôtures mobiles, l’achat et l’entretien de chiens de protection, l’analyse de vulnérabilité du troupeau à la prédation. Ces quatre éléments représentent les différentes options composant la mesure « t ». Pour bénéficier de cette aide, les éleveurs ou les groupements d’éleveurs signent un contrat avec le représentant de l’État au niveau départemental par lequel ils s’engagent à mettre en place tout ou partie des mesures de protection ci-dessus énumérées.

Cette mesure est zonée. Les éleveurs s’engagent pour un contrat de 5 ans lorsqu’ils se trouvent dans une zone à forte présence du loup et dans un contrat annuel dans les zones d’extension probable à court terme de prédation du loup Depuis 2007, la mesure « t » du Plan de développement rural national n’existe plus. Elle est remplacée par la mesure 323C du Plan de développement rural hexagonal (PDRH), mesure « générique » en faveur du pastoralisme.

Afin que ce changement de programmation ne pénalise pas les agriculteurs, il a été décidé de reconduire le dispositif mis en place depuis 2004 dans les mêmes formes puisqu’il donne satisfaction aux éleveurs et de mettre en place une mesure de simplification consistant à passer à des contrats annuels et non pluriannuels. Dans l’attente de la validation du PDRH par la Commission européenne, le dispositif en 2007 sera lancé sur une base purement nationale (aide d’Etat).

L’indemnisation des dégâts

Parallèlement à l’aide apportée aux éleveurs pour protéger leur troupeau, un système d’indemnisation des dégâts dus aux loups a été mis en place dès 1993. Ce dispositif, financé par le ministère chargé de l’environnement, permet d’indemniser l’éleveur :

- des animaux tués ou blessés lors d’une attaque. Le calcul de l’indemnisation est basé sur la valeur de l’animal estimée à partir des prix de marché constatés et relevant d’un barême discuté avec les responsables professionnels ;

- des pertes « indirectes » telles que le stress subi par les animaux, les pertes de production ou les avortements consécutifs aux attaques. Ces pertes sont calculées sur la base d’un forfait plafonné, dépendant du nombre d’animaux composant le troupeau attaqué ;

- des animaux disparus. Le nombre moyen d’animaux, qui disparaissent lors d’une attaque de loups sans être retrouvés, n’ayant pu être estimé lors de l’établissement des règles d’indemnisation, un forfait a été défini pour prendre en compte ces pertes.

Ce système d’indemnisation repose sur l’établissement d’un constat d’attaque, établi par des agents mandatés à cet effet tels que les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ou des agents des parcs nationaux ou régionaux. Ces constats permettent de recenser les dégâts et d’établir la responsabilité du loup pour chaque attaque. Seules les pertes consécutives à une attaque pour laquelle la responsabilité du loup n’a pu être écartée sont indemnisées dans le cadre de ce dispositif.

Les mesures d’accompagnement

- Les crédits d’urgence

En plus des mesures de protection aux troupeaux, le ministère de l’agriculture et de la pêche accorde depuis 2004 des crédits d’urgence qui viennent compléter le dispositif. Ces crédits permettent de répondre dans l’urgence à des situations de prédation dans des secteurs où la présence du loup n’avait pas été constatée et où les mesures de protection sont inexistantes. Ces crédits permettent de financer notamment l’emploi d’aides berger ou des clôtures.

- Les techniciens de prévention

Les techniciens de prévention apportent une aide importante à la mise en œuvre des mesures de protection. Les postes de ces agents au nombre de 8 actuellement, sont rattachés aux directions départementales de l’agriculture et de la forêt.

- Un programme national sur les chiens de protection

Les ministères chargés respectivement de l’agriculture et de l’environnement soutiennent techniquement et financièrement un travail conduit par l’Institut de l’élevage et avec le concours de la Société Centrale Canine sur le recensement des chiens de protection et sur la mise au point de tests d’évaluation des comportements et du caractère du chien en situation de garde et de sa performance face au prédateur.

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Les Français et l’alimentation

Dans le cadre de la semaine du goût, Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, a dévoilé les principaux résultats du baromètre de l’alimentation.
Pour la deuxième année consécutive, le ministère a commandité une étude d’opinion auprès des Français sur leur perception de l’alimentation entre 2006 et 2007 :

4 Français sur 10 pensent que l’alimentation est avant tout une nécessité : le lien entre alimentation et santé a devancé la notion de plaisir.

Les Français fréquentent moins les hyper et supermarchés (on passe de 75% à 74% entre 2006 et 2007). Aujourd’hui, le lieu d’approvisionnement est déterminé en fonction de la proximité géographique, du prix et de la qualité des produits vendus. En 2006, le premier critère de sélection était la qualité, puis le prix et enfin la proximité.
Pour juger de la qualité d’un produit alimentaire, les Français se fient à son goût, à son apparence et à son prix. Pour déterminer la qualité du produit, ils sont plus attentifs à son bénéfice santé qu’à la marque comme indicateur de qualité.

Globalement, les Français ont le sentiment que l’offre alimentaire s’est améliorée au cours des 10 dernières années, notamment en matière d’information sur les produits et sur la sécurité sanitaire. Mais ils se montrent critiques sur les évolutions en matière de goût et de prix. La très bonne qualité des aliments est ainsi nettement moins reconnue en 2007 par rapport à 2006.

Enfin, s’agissant de l’information sur les risques sanitaires, les Français font avant tout confiance aux professionnels de santé. Ils attendent une information précise et facilement exploitable dans leur vie quotidienne.

Ce baromètre a été réalisé par le CREDOC (1) auprès d’un échantillon national représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans. Près de 1 000 personnes ont été interrogées du 3 au 17 juillet 2007 en face à face à leur domicile. Le premier baromètre avait été réalisé en avril 2006.

L’intégralité des résultats est disponible sur www.agriculture.gouv.fr

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Elèves et enseignants partenaires du goût

Les élèves et les enseignants de l’enseignement agricole sont des acteurs majeurs de la défense du goût aujourd’hui comme demain. Les quelque 800 établissements, et parmi eux ceux de Grenoble Saint-Ismier et La Motte Servolex, participent dans toute la France à la Semaine du Goût (15-21 octobre).

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Les équipes pédagogiques, les personnels de restauration et les élèves se mobilisent dans chaque établissement pour informer les jeunes et les adultes, sur les bienfaits d’une alimentation équilibrée et de faire redécouvrir le goût des bons produits. De nombreuses animations ont été organisées à destination du grand public, des enfants de classes primaires jusqu’aux personnes âgées. Cette année, l’accent est mis sur les saveurs des terroirs, les saveurs insolites et les saveurs venues d’ailleurs.

En Guadeloupe, le Lycée agricole Convenance met à l’honneur le « giraumon », le nom créole d’une variété de potiron cultivée dans les îles. Au Lycée de Douai (Pas-de-Calais), des plats internationaux seront servis au restaurant scolaire, notamment les spécialités des pays avec lesquels le lycée coopère (Brésil, Pologne, Italie, Mali).

Plusieurs dizaines de lycées agricoles étaient présents dans le hall du restaurant interministériel rue Barbet de Jouy à Paris, les 15 et 16 octobre, pour faire découvrir les produits de leurs exploitations agricoles et ateliers technologiques aux agents du ministère de l’agriculture et de la pêche et à ceux des autres ministères.

Action en faveur des formations et des métiers de l’alimentation

La délégation interministérielle aux industries agroalimentaires et à l’agro-industrie, la direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’agriculture et de la pêche, l’association nationale des industries alimentaires et Coop de France ont lancé une série de «journées portes ouvertes» dans les établissements de l’enseignement agricole et les entreprises agro-alimentaires. Cette opération se déroulera dans la plupart des régions sur toute l’année scolaire. L’objectif est d’amener des collégiens et des lycéens dans les établissements de formation et les entreprises pour leur présenter concrètement la diversité des métiers du secteur de l’alimentation et les possibilités de s’y former à tous les niveaux.
Exemples à Saint-Ismier et La Motte Servolex

Le 11 octobre, le Lycée horticole de Grenoble St Ismier a organisé un « Marché animé » ouvert à tous. L’objectif pédagogique est d’évoquer avec les élèves les produits du terroir et en particulier le commerce de proximité, des choix de production jusqu’au mode de vente, ainsi que la découverte ou la redécouverte des produits de saison aux jeunes en les sensibilisant au goût, à l’odorat et au toucher.
Trois jours dans la semaine, un repas à thème est servi au restaurant scolaire: biologique, végétarien et équitable. Différentes classes travaillent sur la rédaction de menu, de recettes et réalisent des sets de table pour le restaurant du lycée.

La ferme du lycéee agricole Reinach à La Motte Servolex (Savoie) s’associe cette année encore à l’opération nationale et accueille des classes de primaire pour une animation sur la découverte de l’exploitation agricole : les vaches et les moutons, les fleurs, les escargots. Ce sont des étudiants de BTS Acse (analyse et conduite des systèmes d’exploitation) 1ère année qui accueillent les enfants et assurent l’animation. Cette action entre dans le cadre de la formation générale des BTS.

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Patrick Rolland: ”Arrêtons le massacre”

Patrick Rolland est éleveur ovin sur la commune de Chichilianne, dans le Trièves. Passionné de son métier, responsable syndical, il connaît le dossier loup sur le bout des doigts. Un dossier qui a vu le jour en 1998 avec les premières attaques qui se sont produites sur le massif de Belledonne.
« Depuis j’ai dû me battre, bien souvent dans le vide, afin de limiter au maximum les dégâts causés par le loup. Batailles qui hélas, n’ont pas apporté grand-chose, bien souvent à cause de nos décideurs qui n’ont pas pu ou pas su monter au créneau »

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Patrick Rolland, comment s’est comporté le loup cet été?
« Au niveau des attaques, elles sont du même calibre que celles des années précédentes. Seul changement notoire, certains nouveaux foyers se sont déclarés, c’est le cas par exemple en Oisans à Huez. Par contre comme chaque année les attaques les plus virulentes et les plus nombreuses ont eu lieu sur le massif de Belledonne. Reste toujours à régler l’éternel problème entre les dégâts constatés, bêtes disparues… Et la saison n’est pas encore terminée car il reste deux mois d’estive. Par contre au niveau des indemnisations, il y aura, c’est certain, un surcoût. »

Les mesures de protection ont donc fait effet?
« On peut le penser mais on est loin de la vérité. Il ne faut pas être naïf, ce n’est pas la mise en place des mesures de protection qui font qu’il y a moins d’attaques. Prenons le cas des fils électriques, il faut en mettre trois, je suis d’accord mais la hauteur de ces trois fils ne dépasse pas 80 cm. Qui peut croire qu’un loup ne peut pas sauter une telle hauteur. À un moment, il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles »

Y a t-il une mesure efficace pour protéger les animaux.?
« Si on en connaissait une, on l’aurait appliquée depuis bien longtemps. Toutes les mesures en notre possession, fils, chiens patou, ont été mises en place dans les départements concernés par les attaques de loup, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence par exemple. Que constate-t-on : il y a moins d’attaques, moins de bêtes abîmées mais le problème reste entier. La population de loups est de plus en plus importante et ceux ci se déplacent. .»

Certains disent: vous vous plaignez mais vous êtes indemnisés…
« C’est un faux problème. Bien sûr que nous sommes indemnisés. Nous aimons nos bêtes, notre travail, comment accepter de les élever pour qu’elles se fassent massacrer.

Comment accepter de se rendre sur les alpages pour découvrir des bêtes déchiquetées? On pourrait se satisfaire d’une indemnité, mais nul ne peut ignorer les conséquences qu’une attaque peut produire auprès des animaux qui ont été témoins de la scène sans être touchés: maladies, stress, avortements etc. Ceci n’est pas indemnisé .

Notre ancien technicien ovin sur le secteur Pierre Parron avait à l’époque fait une étude.Conclusion: à l’époque, on aurait du toucher 1500 F par brebis attaquée. On est loin du compte .

Les bons éleveurs ne courrent pas après des indemnisations. Par contre il est vrai que quelques éleveurs et transhumants peu scrupuleux, profitent du système. Ils sont peu nombreux».

Est-ce que le discours des « responsables élus » a évolué?
« Bonne question. Je répondrai en toute franchise NON. Ils se cachent derrière la Convention de Berne, or chacun sait que le loup n’est pas une espèce en voie de disparition, loin de là.

Une enquête parlementaires a été menée et a prouvé l’incompatibilité entre le loup et l’agneau. Nous étions persuadés que cette conclusion aurait des suites, il n’en est rien. Nos élus politiques, nos responsables professionnels n’ont pas pris en compte l’ampleur du problème, ne se sentent pas ou peu concernés par ce dossier, nous sommes des marginaux qui les empêchent de tourner en rond plutôt qu’autre chose. Notre présence, je parle des éleveurs ovins en montagne, les dérange, j’en suis persuadé.

Prenons le cas de notre département, l’ensemble des responsables a bougé uniquement lorsque le loup a attaqué en zone de plaine. C’est pas normal. Autre exemple, la ministre de l’écologie devait se rendre cet été, dans les Hautes-Alpes, afin d’inaugurer, entre autres, une bergerie. Occasion rêvée pour se faire entendre. J’ai souhaité, avec la base, monter une action. Cela m’a été fortement déconseillé, aussi bien par des élus politiques qu’agricoles. Notre détermination a été la plus forte, la ministre ne s’est pas déplacée. »

Pourtant les opérations coups de poing, très médiatiques, ont du bon.
«A condition qu’elles ne dérangent pas certains penseurs! Voilà pourquoi, dans un premier temps il faudrait surtout que l’on retrouve une solidarité entre nous et que tous les maillons de la chaîne départementale jouent le jeu : éleveurs, responsables agricoles, élus politiques, prefet.. C’est la seule condition pour que le dossier avance.

Au niveau des opérations coups de poing, la dernière date de la foire de Beaucroissant où l’on a exposé un veau massacré deux jours auparavant. Il est certain qu’un veau a plus de poids médiatique qu’ une brebis. Cette action est une réussite mais n’a pas été bien vue par certaines personnes. On se réserve le droit de déposer devant leur bureau une brebis égorgée afin qu’elles comprennent mieux notre désarroi, notre détermination.»

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Un peu d’agitation sur le stand des éleveurs ovins, lors de la foire de Beaucroissant 2007

Selon vous que seraient les mesures à prendre pour qu’on sorte enfin de ce bourbier?
« La première décision à prendre serait de ne plus faire moisir les différents décrets et décisions qui ont été prises mais de les appliquer. Il faudrait contrôler les élevages de loups. Certains sont réglementés d’autres sauvages. Il faudrait changer le statut du loup: il ne doit plus être considéré comme un animal protégé. Il est loin d’être exterminé. Nous savons très bien que l’on ne pourra pas éradiquer le loup, mettons donc en place, avec les chasseurs par exemple, un système éfficace de régulation . C’est la seule décision à prendre pour sauver la situation de nos éleveurs concernés aujourd’hui par ce problème. Un problème qui évolue, nul ne peut dire aujourd’hui que demain il ne sera pas confronté à des attaques. Contrairement à ce que beaucoup pensent le loup n’est pas un animal de montagne mais de plaine et il bouge beaucoup. Cela signifie qu’il faut que l’on retrouve entre nous une certaine solidarité, entre ovins et bovins en particulier»

Et si rien n’est fait?
«C’est à moyen terme la disparition de plusieurs élevages de montagne, d’alpages. Il est vraiment dommage que déjà certains éleveurs se soient lancés dans l’élevage de brebis hors sol. Cela aura pour conséquence que la montagne ne sera plus entretenue, elle va retrouver son état sauvage, elle sera peu attractive. Certains le souhaitent, certes, mais est-ce cela le développement durable?»

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