Archive | 21 octobre 2007

Autour du tilleul de Réaumont

C’est pour sauver le tilleul de Réaumont, doyen du département de l’Isère, et classé arbre remarquable depuis 2000, que la municipalité, en 1995, organise une Foire aux arbres. Le tilleul, six fois centenaire, a besoin de soins. Cette manifestation contribuera à lui donner une notoriété inespérée qui a eu, sans aucun doute, des effets positifs sur sa santé.

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Labellisé arbre remarquable depuis l’an 2000

Devenue « Le Festival de l’Arbre » depuis 1997, la onzième édition avait lieu ce week-end, sur le thème: « Conifères et résineux ». Cette manifestation, unique en France, se déroule toujours fin octobre et propose une approche plurielle de l’arbre, réunissant des pépiniéristes, des fleuristes, des herboristes, des fruitiers, des maraîchers, des apiculteurs, des artisans du bois et du fer, des potiers, des élagueurs, mais aussi des conférenciers, techniciens et ingénieurs, intervenant sur des questions de sylviculture.

Depuis 2001, pour répondre au succès grandissant de cette manifestation (précédée début avril par la fête des plantes), c’est l’association « La maison de l’arbre » qui a pris le relais de la municipalité. L’ambiance, frisquette en ce dimanche matin, était toujours aussi nature et aromatique, autour de l’église et du tilleul. Des étals colorés un peu partout: ici des cactées et autres plantes succulentes, là des courges, coloquintes et potimarons, des parterres de bruyères et pensées, des orchidées tropicales, des argousiers, des lavandes, des arbustes de toutes sortes. Un rendez-vous très apprécié des jardiniers amateurs.

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Le petit chapiteau dressé derrière la mairie sert de salle de projection et de conférences. Jean-Pierre Henry, technicien forestier de l’ONF et correspondant du Département Santé des forêts, a fait un petit bilan de santé des résineux locaux, régulièrement attaqués par des insectes. Un certain nombre d’épicéas, par exemple, situés dans des forêts de basse altitude, sont victimes d’ un scolyte baptisé typographe (car il trace des lignes dans le tronc de l’arbre) qui rend le bois invendable. La lutte contre cet insecte, qui n’a pas de prédateur, donne peu de résultats. Le meilleur moyen de stopper l’épidémie, explique Jean-Pierre Henry, est de brûler les branches et les troncs des arbres infectés, mais le coût est énorme.

Préserver la forêt des ravages de ces multiples variétés d’insectes xylophages est une lutte de tous les instants qui mobilise aussi les scientifiques. Catherine Bonnet, ingénieur d’étude en forêt (INRA Avignon), a évoqué pour sa part l’étendue des dégâts commis par la chenille processionnaire et la bandix disparate, et les moyens d’en venir à bout.

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