Archive | 24 octobre 2007

Michel Barnier a reçu les organisations de consommateurs

Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche a reçu aujourd’hui les organisations de consommateurs pour leur présenter la démarche des Assises de l’agriculture ouvertes le 5 septembre dernier dans le cadre du Conseil Supérieur d’Orientation de l’Economie agricole et agro-alimentaire. Il leur a rappelé l’enjeu : dessiner les orientations de la politique agricole en 2013 qui seront débattues lors de la présidence française de l’Union européenne au cours du second semestre 2008.

Les échanges ont permis de dégager un large consensus sur la nécessité de construire une politique alimentaire, agricole et territoriale pour répondre aux multiples défis des prochaines décennies, au premier rang desquels le défi alimentaire.

Le ministre de l’agriculture et de la pêche a rappelé sa volonté d’une large association des consommateurs à cette réflexion et son souhait de resserrer les modalités de la concertation. Il leur a proposé de les rencontrer deux fois par an et d’approfondir plusieurs thèmes notamment l’accessibilité des fruits et légumes, les prix, la mobilisation de la recherche sur des systèmes permettant de produire plus et mieux.

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LE TOUR 2008 PASSERA T-IL PAR L’ISèRE?

tour.jpgC’est demain jeudi 25 octobre que sera dévoilé le parcours du prochain Tour de France. On se rappelle que la précédente édition, remportée par l’Espagnol Contador, avait complètement occulté notre département.

Qu’en sera t-il pour la prochaine grande boucle? On sait déjà qu’elle s’élancera de Bretagne le 7 juillet. Après une grande descente vers les Pyrénées, les coureurs affronteront le massif alpin par le côté sud. Passeront-ils par l’Isère? On peut pronostiquer que OUI. Quant aux villes qui pourraient accueillir la Grande boucle 2008, on citera l’Alpe d’Huez, Les Deux Alpes, Bourg d’ Oisans, Chamrousse, Grenoble…

Les pronostics vont aller bon train jusqu’à ce jeudi 12H30, moment ou sera dévoilé le parcours 2008 du Tour.

Sillon38.com mettra en ligne le parcours dès que possible.vockler.jpgThomas Vockler sera une nouvelle fois très attendu sur les routes du Tour.

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Comment réduire la faim et la pauvreté

Les agriculteurs accueillent favorablement le Rapport sur le développement dans le monde 2008.main-image.jpg

Les organisations agricoles répètent depuis des années que « l’investissement dans l’agriculture et les petits exploitants est crucial si l’on veut réduire la faim et la pauvreté ». Ils se félicitent donc de voir des partenaires du développement tels que la Banque mondiale le reconnaître avec le lancement du Rapport sur le développement dans le monde 2008, le premier sur l’agriculture depuis 1982. Ce rapport signale que, même si 75 % des populations pauvres du monde vivent dans les régions rurales et sont tributaires de l’agriculture, seulement 4 % de l’aide publique au développement sont destinés à l’agriculture, et seulement 4 % du budget des gouvernements d’Afrique sont consacrés à l’agriculture. « Cette situation est insoutenable », a déclaré le président de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA), Jack Wilkinson, « et nous serons heureux de collaborer avec la Banque mondiale à cette nouvelle stratégie pour renverser cette situation. »

L’initiative qu’a prise la Banque mondiale de consulter la société civile pour rédiger ce rapport, y compris les organisations agricoles représentées par la FIPA, est accueillie très favorablement. Toutefois, les agriculteurs ont un rôle crucial à jouer pour régler les problèmes évoqués dans chaque chapitre du rapport, et non pas seulement dans le chapitre qui porte sur les organisations agricoles.

agriculture-based-imagen1.jpg« Aujourd’hui, après trop d’années pendant lesquelles l’agriculture a été négligée, nous avons besoin d’interventions de la part des donateurs et des gouvernements nationaux », a déclaré le président de la FIPA. La situation des populations rurales s’est détériorée depuis 1982, ce qui veut dire que les stratégies agricoles actuelles ne fonctionnent pas. C’est pourquoi la FIPA a demandé instamment à la Banque mondiale d’adopter une nouvelle optique axée sur les agriculteurs. Toute stratégie agricole ou rurale qui se veut concluante a besoin d’investissements dans l’agriculture à petite échelle, pour que les agriculteurs de subsistance deviennent de petits entrepreneurs et non pas des populations qui migrent vers des villes surpeuplées », a déclaré M. Wilkinson. Il importe d’investir dans l’agriculture et de produire un revenu au niveau national.

En outre, les agriculteurs et leurs organisations devraient participer à titre de partenaires égaux à la définition et à la mise en œuvre des politiques agricoles et des stratégies de développement durable. Le Rapport sur le développement de la Banque mondiale est une publication dont se serviront de nombreuses organisations internationales et gouvernements nationaux pour appuyer la prise de leurs décisions, et nous, en tant qu’agriculteurs, sommes fiers d’avoir eu notre mot à dire dans ce rapport.

La FIPA est l’organisation mondiale des agriculteurs qui représente plus de 600 millions de familles d’agriculteurs regroupées en 115 organismes nationaux répartis dans 80 pays.Il s’agit d’un réseau mondial où les agriculteurs des pays industrialisés et des pays en développement débattent ensemble de leurs préoccupations et établissent des priorités communes.

La FIPA, qui défend les intérêts des agriculteurs à l’échelon international depuis 1946, a un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies.

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Des prix agricoles toujours à la hausse

L’enquête de conjoncture de l’INSEE indique qu’en septembre, la hausse des prix agricoles se poursuit à un rythme élevé (+6,2 % en données corrigées des variations saisonnières ; +18,3 % en glissement annuel).
La progression des cours céréaliers reste forte, en dépit d’un léger ralentissement (+20,5 % entre août et septembre). Le recul des prévisions de production en Australie, entraînant une nouvelle détérioration du bilan prévisionnel mondial, n’y est pas étranger. Ainsi, le prix du blé tendre, qui progresse de 23,2 % sur le mois, a doublé en un an. De même, dans un contexte de mauvaises récoltes en Espagne et en Europe orientale, les cours des protéagineux et oléagineux continuent de croître (respectivement +96,6 % et +47,3 % en glissement annuel).
- Les prix des fruits sont très supérieurs à ceux de 2006 à pareille époque (+23,7 %), ceux des légumes sont légèrement en repli (-3,9 %). La bonne qualité du raisin stimule la demande et les prix (+38,6 % en glissement annuel), tandis que la pomme se vend difficilement sur un marché concurrentiel. Les prix de la laitue d’hiver et de la tomate baissent (-33,0 % et -4,4 %).
- Bien que stabilisé en septembre, le cours du porc reste déprimé (-9,0 % en glissement annuel) du fait du haut niveau de la production européenne et de difficultés d’écoulement vers les pays tiers, alors même que le prix des aliments composés pour porcins augmente fortement (+29,2 % sur un an). Les prix du veau (+11,8 % en glissement annuel) et des volailles (+13,8 %) répercutent les hausses de prix de leur alimentation. Le lait de vache se stabilise en août après la poussée de juillet.
- Les prix de gros alimentaires progressent de 3,1 % par rapport à ceux de septembre 2006.
- Les prix des fruits sont en hausse de 16,5 % par rapport aux niveaux peu élevés de septembre 2006, principalement ceux de la pêche et de la banane (+43,0 % et +36,0 %). En revanche, les légumes continuent de se replier (-8,9 %), notamment la laitue (-50,3 %).
- La hausse des prix des produits carnés se confirme, en particulier ceux du mouton, du veau et de la volaille (respectivement +24,0 %, +17,9 % et +13,2 % sur un an). Il en est de même des œufs et surtout du beurre qui renchérissent fortement (+38,0 % et +34,8 %). En revanche, les prix de la marée poursuivent leur repli (-15,4 %).
Les prix d’achat des moyens de production progressent fortement en septembre (+1,4 % et +7,5 % sur un an).

La conjoncture est dominée par le haut niveau des prix des aliments du bétail (+4,3 % en septembre et +21,9 % en glissement annuel) répercutant celui des céréales et de la poudre de lait. On observe aussi la nette progression des prix des engrais, en particulier des engrais phosphatés (+1,7 % en un mois et +25,8 % par rapport à septembre 2006).

source INSEE

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FORMATION PARAGE

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Chemins ruraux: attention fragile!

Le partage de l’espace rural est un problème que rencontrent de nombreuses communes. Nous l’avons évoqué précédemment avec l’exemple du Sappey-en-Chartreuse, où la circulation des engins de loisirs verts sur les chemins, a fait l’objet d’un arrêté. Les chemins ruraux sont fragiles.

Il suffit parfois qu’un chemin rural soit endommagé, par des engins forestiers, par exemple, pour que l’écoulement de l’eau ne se fasse plus normalement et, n’étant plus canalisée par les fossés, dévale vers les villages et hameaux environnants. C’est le cas à Longechenal, village de plaine situé au bas de moraines, et sensible plus que d’autres aux inondations, coulées de boue, glissements de terrain.

Après avoir constaté de sérieuses dégradations sur les chemins de la commune, le maire, Daniel Lanfrey, fort de son pouvoir de police rurale, a dû prendre des mesures pour rémédier à cette situation qui peut menacer, notamment en cas de fortes pluies, les habitations de ses administrés.

Précisons que les chemins ruraux sont, comme l’indique le code rual (article L161-1), « les chemins appartenant aux communes affectés à l’usage du public, qui n’ont pas été classés comme voies communales. Ils font partie du domaine privé de la commune ».

Sillon38.com a interrogé le maire, Daniel Lanfrey, qui avait soulevé le problème à l’assemblée générale des élus ruraux, dernièrement à Sillans.

Est-ce la première fois qu’un tel incident se produit sur le territoire de la commune?

« Non, malheureusement cette situation n’est pas nouvelle, elle dure depuis longtemps ».

Vous évoquez l’indélicatesse, pour ne pas dire plus, de quelques exploitants forestiers…

« Dans leur grande majorité, je dirais qu’à 90%, les forestiers connaissent leur boulot et le font proprement. Ce n’est pas le cas pour les 10% restants. J’ignore précisément de quelle façon nos chemins ont été endommagés mais je suppose que c’est en traînant des billes de bois derrière leurs engins, très puissants, que ces dégâts ont été commis ».

Avez-vous pris des mesures pour remédier à cette situation?

« Oui, nous nous sommes réunis avec les maires de Bevenais et La Frette pour refaire ces chemins communaux endommagés. Nous avons engagé des travaux, qui nous ont coûté asssez cher: on a fait une trentaine de saignées afin de drainer l’eau vers la forêt, et nous avons redressé quelques chemins. »

Avez-vous l’intention de prendre un arrêté?

« Oui, nous y travaillons. Ensemble, Longechenal, Bevenais et La Frette, nous allons prendre un arrêté pour interdire l’utilisation d’engins forestiers à certaines périodes de l’année, notamment pendant les périodes de gel ».

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