Archive | 25 octobre 2007

Foire à l’ancienne au potiron

A St Antoine l’Abbaye, foire à l’ancienne au potiron.
Dimanche 28 octobre, de 10h à 18h.
Foire à l’ancienne avec dégustation et vente de produits du terroir : foie gras, charcuteries, confitures, volailles … Exposition de quelques 150 variétés de potirons. Soupe aux potirons servie gratuitement, à midi.
Tél. 04 76 36 44 46

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Les réactions au Grenelle de l’Environnement

Le Grenelle de l’Environnement, lancé le 28 septembre, s’est terminé hier soir avec l’intervention du président de la République. Cet événement a réuni pour la première fois, sous la houlette de Jean-Louis Borloo, Dominique Bussereau et Nathalie Kosciusko-Morizet, l’Etat et les représentants de la société civile. Objectif: définir une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. Premières réactions.

FNSEA: « Quand la bonne volonté des uns…rejoint celle des autres »

« La dernière ligne droite du  » Grenelle de l’environnement  » vient de se terminer avec le discours de Nicolas Sarkozy. La FNSEA tient à saluer le travail de fond opéré durant 4 mois par l’ensemble des groupes de travail. Les échanges et le dialogue ont permis aux points de vue de se rapprocher et aux désaccords d’être expliqués… et respectés. Le  » Grenelle  » inscrit l’agriculture dans une dynamique environnementale qui montre à tous les efforts accomplis et les progrès à réaliser. Pour autant l’entreprise agricole est respectée et la prise en compte des contraintes d’exploitation également. N’oublions pas que l’agriculture française, évoluant dans l’Europe, doit rester compétitive pour produire et nourrir le monde. C’est sa vocation première.
Les bonnes volontés ont gagné. L’environnement s’inscrit dans le domaine du possible en repoussant excès et démagogie. La FNSEA entend continuer à proposer jusqu’à la mise en œuvre effective du  » Grenelle  » pour que l’on puisse être fier d’une agriculture performante, créatrice d’emplois, de richesses, respectueuse de l’environnement et que soient respectés les obligations et rythmes de nos travaux quotidiens ».

La Confédération paysanne « perplexe face à un double langage »

« À la sortie de la table ronde sur les OGM, des dissonances importantes se font jour. Devant les négociateurs, la clause de sauvegarde avait été actée par Jean-Louis Borloo, clause de sauvegarde qui est synonyme de moratoire sur le maïs OGM Mon 810. Mais à l’extérieur, la communication est toute autre.Devant les micros, le ministre n’a évoqué qu’un gel des semis jusqu’en janvier, dont il dit lui-même qu’il n’a aucune portée concrète. Nous attendons une clarification du Président de la République par l’annonce d’un moratoire conforme au contenu de la concertation.
La Confédération paysanne regrette une mise en scène de la communication qui laisse douter d’une issue cohérente à ce Grenelle. Dans ce Grenelle, il est aussi question de « démocratie écologique », c’est ici et maintenant qu’on en jugera ».

La Coordination rurale : « Un déni du pluralisme et une occasion manquée »

« Le Grenelle de l’environnement se voulait un grand exercice de démocratie participative. Il s’achève malheureusement par un déni du pluralisme syndical. La Coordination Rurale, second syndicat agricole métropolitain, qui n’avait déjà été admise que dans un groupe sur six au niveau national, s’est vue écartée de la table ronde finale, malgré ses demandes au plus haut niveau. On peut, au passage, se poser la question de la réelle représentativité de tous les participants à ce grand rassemblement.
Ainsi, tous les agriculteurs ont vu leurs convictions exprimées de manière déformée par une seule organisation, pro-OGM, relais de l’industrie des produits phytosanitaires et des semenciers. C’est sans doute ce qui explique que les propositions de bon sens émises par d’autres organisations syndicales aient été rejetées, alors qu’elles étaient pourtant simples et peu coûteuses à mettre en œuvre.
La question de la production alimentaire pour une population mondiale croissante est restée à la marge, alors qu’elle aurait dû être placée au centre des préoccupations, dans le contexte actuel de baisse des disponibilités en terres et en énergie. On a tout simplement l’air d’oublier que les stocks mondiaux de céréales sont au plus bas et qu’il y a eu déjà cet été des alertes sur les livraisons de lait et de ses produits dérivés. La CR considère ce Grenelle de l’environnement comme une occasion manquée de répondre aux grands défis du XXIe siècle.
Profondément déçue, la CR craint fort que les Assises de l’Agriculture qui ont commencé n’aient pas plus d’ambition et de vision prospective ».

Yann Wehrling pour Les Verts: « L’enthousiasme doit être prudent »

L’ensemble des mesures proposées par Nicolas Sarkozy sont séduisantes… à condition qu’elles soient mises en œuvre. En matière d’écologie, au-delà des mots, seuls comptent les actes. Jacques Chirac nous a déjà bercé voilà 5 ans avec une sérénade écolo, avec l’absence de résultats que l’on sait. Le Grenelle de l’environnement n’est pas fini. Il commence à peine.
La moulinette parlementaire va se mettre en branle, avec une majorité UMP qui a déjà émis des réserves et dont la proximité avec les lobbies des pollueurs est une réalité objective. La moulinette administrative, celle des grands corps dont on connaît la capacité à être des freins puissants aux progrès environnementaux, va entrer en action dès demain. Quelles ressources financières va-t-on mobiliser, alors même que l’Etat se retrouve pieds et poings liés à cause des 15 milliards d’euros offerts chaque années aux plus privilégiés de notre pays ?
Déjà, on peut voir pendre certains fils qui pourraient permettre de détricoter des mesures importantes.En matière de nucléaire, la transparence annoncée pourrait être facilement contournée par une interprétation étroite des principes restrictifs de sécurité d’Etat ou de secret industriel ? En matière de pesticides, à quel horizon et comment va-t-on diviser par deux leur utilisation, alors même que leur puissance et leur toxicité s’accroît chaque année ? En matière de logement, 10 milliards d’euros par ans seront nécessaires. Où sera pris cet argent ? On peut se réjouir que le Grenelle soit l’occasion de rattraper de façon tonitruante les obligations légales européennes que le France s’emploie à ne pas respecter depuis des années.
Souhaitons seulement que toutes ces mesures cruellement nécessaires ne soient pas victimes du syndrome de la loi sur le droit au logement – une belle annonce, puis une mesure concrète vidée de sa substance ».

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LE TOUR A L’ALPE…

C’est en mi-journée qu’a été dévoilé le parcours du Tour de France 2008. Comme annoncé, il traversera l’Isère. Cela se passera le 23 juillet lors de l’étape EMBRUN- L’ALPE D’ HUEZ. Chacun sait que la mythique montée de l’Alpe, avec ses 21 virages, sera l’un des temps fort du Tour, d’autant plus que nous serons en troisième semaine et que les organismes seront éprouvés. Dès le lendemain les rescapés de la grande boucle s’élanceront de BOURG-D’OISANS pour rejoindre ST- ETIENNE. Pour l’occasion , les coureurs sillonneront les routes de notre département et franchiront la terrible montée du col de Parménie. une ascencion qui ne fera pas la différence mais qui est loin d’être facile!

Le parcourstourparcoursglobal.jpg

Du samedi 5 au dimanche 27 juillet 2008, le 95e Tour de France comprendra 21 étapes pour une distance d’environ 3 500 kilomètres.
Ces 21 étapes se décomposent comme suit :
* 10 étapes de plaine,
* 5 étapes de haute montagne,
* 4 étapes accidentées,
* 2 étapes contre-la-montre individuel.

Les particularités de l’épreuve
* 4 arrivée en altitude,
* 2 journées de repos,
* 82 kilomètres contre la montre individuel,
* 19 cols de 2e, 1re et hors catégorie seront escaladés.
10 villes étapes inédites
Auray, Aigurande, Brioude, Prato Nevoso (Italie), Cuneo (Italie), Jausiers, Embrun, Roanne, Cérilly, Étampes

Les étapes
1 samedi 5 juillet Brest- Plumelec 195 km
2 dimanche 6 juillet Auray- Saint-Brieuc 165 km
3 lundi 7 juillet Saint-Malo-Nantes 195 km
4 Contre-la-montre individuel mardi 8 juillet Cholet-Cholet 29 km
5 mercredi 9 juillet Cholet-Châteauroux 230 km
6 jeudi 10 juillet Aigurande-Super-Besse Sancy 195 km
7 vendredi 11 juillet Brioude-Aurillac 158 km
8 samedi 12 juillet Figeac-Toulouse 174 km
9 dimanche 13 juillet Toulouse-Bagnères-de-Bigorre 222 km
10 lundi 14 juillet Pau-Hautacam 154 km
- Repos mardi 15 juillet Pau
11 mercredi 16 juillet Lannemezan-Foix 166 km
12 jeudi 17 juillet Lavelanet-Narbonne 168 km
13 vendredi 18 juillet Narbonne-Nîmes 182 km
14 samedi 19 juillet Nîmes-Digne-les-Bains 182 km
15 dimanche 20 juillet Digne-les-Bains-Prato Nevoso 216 km
- Repos lundi 21 juillet Cuneo
16 mardi 22 juillet Cuneo-Jausiers 157 km
17 mercredi 23 juillet Embrun-L’Alpe-d’Huez 210 km
18 jeudi 24 juillet Bourg-d’Oisans-Saint-Étienne 197 km
19 vendredi 25 juillet Roanne-Montluçon 163 km
20 Contre-la-montre individuel samedi 26 juillet Cérilly-Saint-Amand-Montrond 53 km
21 dimanche 27 juillet Étampes-Paris Champs-Élysées 143 km

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Encore loin du zéro pesticide

La question d’une limitation de l’utilisation des pesticides est posée depuis plus de 20 ans. Et les progrès se font à très petits pas, nécessitant un nombre incalculable de colloques, séminaires et tables rondes. Pourquoi? Pour la simple raison que les agriculteurs demandeurs de « techniques alternatives » à l’emploi des pesticides, aussi faciles à utiliser, efficaces et bon marché que les traitements phytosanitaires, plus durables techniquement et qui ne remettent pas en cause leurs objectifs de rendement élevé, n’ont pas encore eu de réponse valable. L’INRA le reconnnaît: il n’existe aucune technique alternative répondant à ce cahier des charges.

A moins que tout le monde se convertisse à la production intégrée, que tout le monde fasse du bio. La « production intégrée » est une méthode qui réintègre, mais sur des bases scientifiques et techniques renouvelées, la gestion des bio-agresseurs dans la conception des systèmes de culture, voire de production. L’existence de l’agriculture biologique, exemple le plus poussé de mise en œuvre de cette logique, prouve qu’il est possible, mais difficile, de se passer des pesticides de synthèse.

Le président de la République, hier, a souligné l’urgence de la situation et sollicité Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, sur cette question, lui donnant 12 mois pour élaborer un plan visant à réduire de moitié l’usage des pesticides:

« Il est également grand temps de prendre au sérieux l’usage croissant de produits pesticides, dont les agriculteurs sont les premières victimes. Il est temps de reconsidérer le système. Ce n’est pas aux agriculteurs d’être seuls responsables. Ceux qui recommandent et vendent ces produits doivent aussi rendre des comptes. Je m’engage à interdire en urgence les substances les plus dangereuses.
Et je demande à Michel Barnier de me proposer avant un an, un plan pour réduire de 50 % l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent. Et nous le ferons en accélérant la mise au point de produits de substitution. Il est également urgent de renforcer la recherche publique. On ne peut plus être, en permanence, dans les seules mains des firmes phytosanitaires ».

A Strasbourg, hier et avant-hier, les députés européens, lors de leur session plénière ont adopté trois dossiers visant à revoir la législation sur les pesticides, à parvenir à une réduction de 25% d’ici à 5 ans et de 50% d’ici à 10 ans, à interdire l’épandage aérien, à créer des zones tampon autour de certains cours d’eau dans lesquelles les pesticides ne pourront être utilisés ou stockés.

La révolution verte est-elle en marche? Au Grenelle de l’Environnement, en tout cas, elle semble laborieuse. La question des pesticides a sensiblement empoisonné l’atmosphère de cette dernière table ronde et conduit à une marche arrière, Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, ayant estimé que l’on allait un peu vite en besogne sur ce dossier, ouvert il y a 20 ans. Du coup, le projet de réduction de 50% des pesticides a perdu tout calendrier et s’est vu adjoindre la formule « sous réserve de méthodes alternatives ».

Mais ça, c’était avant le discours de l’Elysée. Maintenant, on le sait: il faut un plan avant un an pour réduire de moitié l’usage des pesticides. Exécution.

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Ils refusent le “puçage” de leurs brebis

 

 

Dans un peu plus de deux mois, au 1er janvier 2008, l’ensemble du cheptel ovin et caprin de la communauté européenne doit être identifié avec des puces électroniques pour répondre aux exigences industrielles de « sécurité alimentaire » (règlement CE n°21/2004 du conseil du 17/12/2003). Des bergers et des bergères de plusieurs régions de France, à travers une lettre qui a circulé sur le net depuis août dernier, déclarent refuser le marquage électronique de leurs brebis et expliquent pourquoi. Quelques extraits:

« Dans la marche du progrès, refuser le puçage électronique des brebis peut paraître anodin. Pourtant, cette nouvelle mesure de traçabilité, nous la prenons en pleine figure car nous savons qu’elle nous pousse un peu plus loin dans un monde où l’on commence à se sentir de trop. L’élevage n’est pas seulement une industrie produisant du lait ou de la viande. La domestication n’est pas seulement la soumission d’un animal, c’est aussi un long compagnonnage commencé à la révolution du néolithique. Ces interdépendances influencent depuis 10 000 ans nos relations aux animaux, aux humains et au monde. Cette longue compagnie a participé à construire nos imaginaires, nos mythes, notre culture. Avec le puçage électronique, toute cette partie de l’histoire de notre humanité est anéantie, détruite, niée ».

Ces bergers « des plaines, des causses et des montagnes », du Languedoc, du Vaucluse et d’ailleurs sont conscients que « refuser le puçage électronique, c’est voir son troupeau euthanasié ». Opposés à « la mécanisation de la vie », ils disent prendre la parole pour tenter de sauver ce qui peut être sauvé:

« Nous avons encore quelques espoirs mais ils peuvent disparaître si l’on continue à se taire, à baisser la tête, à laisser échapper ce que l’on a dans les mains. Ici, il s’agit pour nous de conserver quelques chances d’élever des bêtes à peu près dignement, de ne pas collaborer par notre silence à l’automatisation et à la déshumanisation de l’élevage, à la transformation définitive des bêtes en marchandise et à notre enfermement dans un monde invivable pour les brebis et pour nous tous ».

Contact :

 

Groupe nord ouest : bergerouest@no-log.org

Groupe sud-ouest : Bergères et bergers languedociens rue du Port 81500 Lavaur

Groupe sud–est : Léon Nampepusse ancienne école 84400 Sivergues

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Le Sénat révise les étiquettes

Le Sénat a adopté hier un projet de loi ratifiant l’ordonnance n°2006.1547 du 7 décembre 2006 relative à la valorisation des produits agricoles, forestiers ou alimentaires et des produits de la mer. Ce texte inventorie les différents signes d’identification de la qualité et de l’origine des produits ainsi que les autres mentions valorisantes (dénomination « montagne », qualificatif « fermier » ou « produits de la ferme » ou « produit à la ferme », « vin de pays ») et le cahier des charges correspondant.

Ci-dessous quelques articles du projet de loi:

Article 1er ter (nouveau)

Le second alinéa de l’article L. 641-2 du code rural est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :

« Un label rouge ne peut comporter de référence géographique ni dans sa dénomination, ni dans son cahier des charges, sauf :

« – si le nom utilisé constitue une dénomination devenue générique du produit ;

« – ou si le label rouge est associé à une indication géographique protégée enregistrée ou transmise aux fins d’enregistrement par l’autorité administrative et si les organismes de défense et de gestion, reconnus ou ayant sollicité leur reconnaissance, pour le label rouge et l’indication géographique protégée concernés, en font expressément la demande dans le cadre des articles L. 641-3 et L. 641‑11. »

Article 1er quater (nouveau)

L’article L. 641-4 du code rural est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Des conditions de production et de contrôle communes à plusieurs produits peuvent être définies par décret, sur proposition de l’Institut national de l’origine et de la qualité, après avis des organismes de défense et de gestion intéressés. »

Article 1er quinquies (nouveau)

Après l’article L. 644-9 du code rural, il est inséré un article L. 644‑9‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 644-9-1. – Les organismes de contrôle visés à l’article L. 642-27, les organismes de défense et de gestion visés à l’article L. 642‑17 peuvent être admis, sur leur demande formulée auprès de l’Institut national de l’origine et de la qualité, à bénéficier de données du casier viticole informatisé dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de l’agriculture et du ministre chargé du budget. Dans ce cadre, ils peuvent consulter ou être rendus destinataires de certaines informations nominatives dès lors qu’elles sont nécessaires à l’exercice des missions de contrôle qui leur sont confiées par le présent titre. En tant que de besoin, ils fournissent à l’Institut national de l’origine et de la qualité les données résultant de leurs contrôles, nécessaires à la mise à jour du casier viticole informatisé. »

Article 1er sexies (nouveau)

Par dérogation au premier alinéa de l’article L. 492-4 du code rural, le prochain renouvellement des membres assesseurs des tribunaux paritaires des baux ruraux aura lieu en janvier 2010.

Le mandat des membres assesseurs des tribunaux paritaires des baux ruraux en fonction prendra fin à la date d’installation des membres assesseurs nouvellement élus.

Article 2

L’article L. 644-12 du code rural est ainsi rédigé :

« Art. L. 644-12. – Les vins bénéficiant d’une appellation d’origine “vin délimité de qualité supérieure” le 1er janvier 2007 font l’objet, de la part du syndicat viticole intéressé, d’une demande tendant au bénéfice de l’appellation d’origine contrôlée ou de la mention “vin de pays” avant le 31 décembre 2008, formée respectivement auprès de l’Institut national de l’origine et de la qualité ou auprès de l’Office national interprofessionnel des fruits, des légumes, des vins et de l’horticulture.

« Seuls les vins pour lesquels la demande prévue au premier alinéa a été déposée peuvent, à partir du 1er janvier 2009 et jusqu’à ce qu’il ait été statué sur cette demande et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2011, être mis en vente et circuler en vrac sous l’appellation d’origine “vin délimité de qualité supérieure”, accompagnés du label délivré par le syndicat viticole intéressé, dans les conditions prévues par l’article L. 641-24 du code rural et les dispositions réglementaires prises pour son application, dans leur rédaction en vigueur avant la publication de l’ordonnance n° 2006-1547 du 7 décembre 2006 relative à la valorisation des produits agricoles, forestiers ou alimentaires et des produits de la mer.

« Par dérogation aux articles L. 642-17 à L. 642-26, la défense et la gestion des vins bénéficiant de cette appellation sont assurées par les syndicats viticoles. »

Article 3

L’article L. 115-24 du code de la consommation est ainsi rédigé :

« Art. L. 115-24. – Est puni de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 37 500 € le fait :

« 1° De délivrer une mention “agriculture biologique” sans satisfaire aux conditions prévues à l’article L. 642-3 du code rural ;

« 2° De délivrer une mention “agriculture biologique” à un produit qui ne remplit pas les conditions, rappelées à l’article L. 641-13 du code rural, pour en bénéficier ;

« 3° D’utiliser ou de tenter d’utiliser frauduleusement le signe “agriculture biologique” ;

« 4° D’utiliser un mode de présentation faisant croire ou de nature à faire croire qu’un produit a la qualité de produit de l’agriculture biologique ;

« 5° De faire croire ou de tenter de faire croire qu’un produit ayant la qualité de produit de l’agriculture biologique est garanti par l’État ou par un organisme public.

« Le tribunal pourra, en outre, ordonner l’affichage du jugement dans les lieux qu’il désignera et son insertion intégrale ou par extraits dans les journaux qu’il indiquera, le tout aux frais du condamné. »

Texte complet du projet de loi sur sénat.fr

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toxiques et déchets: trous d’air dans Grenelle

rejets-atmospheriques-d-un-inc.jpgAlors que les préoccupations des citoyens et des scientifiques sur les atteintes à la santé et la gestion sont considérables, la deuxième table ronde du Grenelle n’a abouti mercredi soir à aucune décision sérieuse et à la remise ultérieure de la négociation sur les déchets. C’est l’échec d’une après-midi de négociations et d’années de travail sur ces enjeux. Si la nécessité de changer radicalement de politique de déchets a été actée, reconnaissant l’impasse du « tout incinérateur, si un gel de toute autorisation de construction de nouveaux incinérateurs est également actée, aucune vraie décision n’a été prise.
Discussion bâclée
Les phytosanitaires ont été renvoyés à ce jeudi lors du groupe agriculture. Le principe de la création d’un institut de veille environnementale, a été acté mais renvoyé à une mission parlementaire dont la date n’a pas été définie…
De son côté, le principe de précaution a été acté, mais sans aucune garantie de mise en œuvre : pas d’application sur les nanotechnologies ou sur les produits chimiques classés CMR3. L’évaluation des nanotechnologies et des CMR3 a été pour sa part renvoyée à 2008, lors du nouveau plan santé environnementale.
Quant à l’agence chargée de toute la santé environnementale (AFSSET), elle n’aura pas les mêmes moyens et les mêmes pouvoirs que l’AFSSA, en charge de la seule alimentation. « Une heure de débat, une discussion bâclée qui reflète les dysfonctionnements du Groupe de travail… C’est un échec : l’enjeu sanitaire reste toujours marginal en France » déclare François Veillerette, du MDRGF.

Report de 2 mois pour le groupe déchets
Aucun objectif de valorisation de recyclage n’est donc retenu, alors que la France accuse un retard considérable par rapport à ses voisins européens. « On ne pouvait trouver meilleure manière de conserver un retard déjà patent ! réagit Florence Couraud du Cniid. Allemagne, Autriche, Belgique sont déjà à un taux de recyclage des déchets ménagers de plus de 50% ! » « Repousser à plus tard toute décision sur ce sujet majeur est une aberration ! Les intérêts bien compris et convergents entre les représentants des municipalités et le Medef ont visiblement paralysé l‘Etat et le ministre Borloo » ajoute Yannick Jadot, porte parole de l’Alliance pour la planète.

Devant l’indignation de toutes les ONG présentes, le Ministre de l’environnement a annoncé le report de toute décision de deux mois, se prononçant tout de même sur la nécessité d’ « un changement radical de stratégie » pour mettre fin à la politique du tout-incinération et affirmant qu’il était hors de question de construire de nouvel incinérateur. « Sur la question des déchets, le Grenelle va durer deux mois de plus ! réagit Florence Couraud. D’ici là, la suspension des autorisations administratives est tout de même actée : il s’agit de la moindre des choses, tant que les discussions ne sont pas terminées. »

L’unique mesure qui faisait consensus lors de la dernière réunion des Groupes de travail, la redevance incitative (paiement par le citoyen du service déchet en fonction de la quantité résiduelle produite) est passée à la trappe… Signe du changement net de climat, l’AMF s’est même prononcé contre.
Enfin, pas le moindre engagement n’a été pris pour renforcer la responsabilité des producteurs (REP). Les discussions sur ce sujet ont pourtant monopolisé l’essentiel des débats lors des groupes de travail… « La mesure proposée par le ministre Borloo : une campagne d’information contre le suremballage tient de la provocation ! » conclut Florence Couraud.

Source Greenpeace

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