Archive | 31 octobre 2007

Percer les secrets de la rumination

Une internaute qui a vu l’émission Thema d’Arte du 23 octobre, consacrée à la PAC (La fin des paysans? et On ne prête qu’aux riches) s’interroge sur une séquence où l’on voit une vache laitière qui a dans le flanc gauche, au niveau de la panse, une espèce d’appareil en forme de tube dans lequel l’éleveur passe le bras.

Elle nous dit, un peu surprise, semble t-il (et il y a de quoi), ce qu’elle a vu: « Un homme s’approche du flanc d’une vache avec à la main une sorte de container. L’homme plonge la main, puis le bras….! (jusqu’au coude) dans le flanc de l’animal, par une sorte de hublot taillé à même la chair. Comme un hublot de machine à laver, par lequel il introduit le container ».

Cette internaute nous demande ce que cette scène a de réel.

Réponse: cette scène est bien réelle mais pas courante du tout. Renseignements pris auprès du cabinet vétérinaire de Fitilieu (Isère), il s’agit d’une intervention expérimentale, qui se pratique depuis longtemps à l’INRA, notamment, dans le cadre d’expérimentations alimentaires, mais aussi dans certains très grands élevages laitiers, soucieux de contrôler au mieux et d’améliorer la production laitière. Mais ça n’a rien d’ordinaire.

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Que notre lectrice se rassure, donc. Ce qu’elle a vu ne se pratique qu’à des fins expérimentales et scientifiques et ne concerne qu’un animal du troupeau, pris comme référence. Le but, rappelons-le, est de mesurer le taux de productivité de l’animal, son rendement en fonction de son alimentation. Les vaches à lait sont prises… pour des vaches à lait! Ca tombe sous le sens. Autrement dit, on fait tout ce qu’il faut pour que leur rendement soit optimum.

Le système digestif des ruminants est un sujet de recherche permanent. De nombreuses recherches ont été effectuées en rapport avec le rumen (la panse) des bovins; on essaie d’en apprendre plus sur la vitesse de passage des aliments, le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration et sur la qualité des produits. La biologie ruminale est un domaine qui devient de plus en plus pointu. Et la production laitière du XXIe siècle de plus en plus efficace.

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sensibiliser futurs agriculteurs et cédants

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L’agriculture en Rhône-Alpes occupe plus de 30 % du territoire. Ce secteur économique est l’un des plus importants de la région, avec 1,6 milliard d’euros de valeur ajoutée. Près de 100 000 personnes travaillent dans l’agriculture, dont près de la moitié à plein temps.
Terre de contraste aux richesses considérables, les atouts de la région sont nombreux.
Etre agriculteur en Rhône-Alpes, c’est aussi avoir le choix de la diversité parmi les 26 000 exploitations agricoles, soit 1 314 000 hectares répartis dans les 8 départements de la région : Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Savoie, Haute-Savoie. Productions laitière, viticulture, céréales, arboriculture, élevage… Libre à chacun de choisir, en fonction de ses affinités, le secteur dans lequel il souhaite évoluer.
La région dispose d’une myriade de produits traditionnels alliant saveur et authenticité, identifiés par plusieurs labels garants de leur origine et qualité. Ainsi l’on compte 40 Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) viticoles dans des domaines reconnus : Crozes-Hermitage, Roussette de Savoie, Clairette de Die, Beaujolais village… ; 13 AOC fromagères : l’Abondance, le Beaufort, la Fourme de Montbrison, Bleu du Vercors Sassenage… ; 6 AOC diverses en production de volailles, olives, noix
de Grenoble… ; 54 labels en volailles, charcuterie, viande, miels, fruits… ; Une vingtaine de produits en certification de conformité : œufs, lapins, agneaux, veaux, pommes, salades, fruits… Et plus de 1 300 exploitations en agriculture biologique. Soit près de 20 000 exploitations agricoles concernées par ces certifications qualité.

Etre agriculteur en Rhône-Alpes, c’est donc faire le choix de la qualité, de l’environnement et de la gastronomie.

Pour préserver et consolider ce patrimoine naturel riche, le secteur agricole a besoin de ressources humaines importantes, si l’on considère que 42,3 % des exploitations sont gérées par un exploitant de plus de 50 ans, qui transmettra donc dans les 10 ans qui viennent, son exploitation. Soit près de 11 000 exploitations concernées et un potentiel de reprise important pour les futurs jeunes exploitants.
Accompagner cette transition, favoriser l’installation en agriculture, l’Etat, la Région Rhône-Alpes et la profession agricole y travaillent de concert depuis 1996.

Pour la quatrième année, la Quinzaine de l’Installation sensibilise futurs agriculteurs et futurs retraités sur les opportunités de création et de transmission des entreprises agricoles. Seul, mais accompagné. C’est ainsi que progresse chaque jour l’agriculteur, depuis la naissance de son projet jusqu’à sa concrétisation.

De nombreuses formations et diplômes sont proposés par différents organismes pour que chacun acquière les compétences nécessaires à son autonomie de demain. Lors de son projet d’installation, le jeune agriculteur trouvera là aussi toute l’écoute et les conseils nécessaires pour lui faciliter l’ensemble de ses démarches, tant au niveau juridique qu’au niveau financier, ou encore dans sa mise en relation avec un associé ou cédant potentiel.

Tout est donc mis en œuvre pour faciliter l’installation des jeunes. Chacun est mobilisé pour aider et conseiller les futurs exploitants et l’ensemble des acteurs seront présents lors de la Quinzaine de l’Installation.
Exigeant et passionnant
Créations d’exploitation ou reprises d’activité permettent aux jeunes agriculteurs de réaliser un véritable projet de vie, à la fois exigeant et passionnant.

Devenir agriculteur en Rhône-Alpes, c’est bénéficier d’un cadre de travail idéal et hors norme, c’est travailler au contact de la nature. Homme de terrain, mais aussi gestionnaire, vendeur, décisionnaire, l’agriculteur est un véritable chef d’entreprise qui contrôle l’ensemble des maillons de son exploitation. Il vit au rythme des saisons et s’adapte… aux intempéries, aux changements climatiques; Il maîtrise sa production et reste au fait des innovations pour améliorer toujours la qualité de sa production et nourrir les hommes.

VOIR PROGAMME POUR LE DEPARTEMENT DE L’ISERE PAR AILLEURS 

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Fonds Régional d’Aide au Conseil filière bois (FRAC – bois)

Les entreprises d’exploitation de la première et de la deuxième transformation du bois sont nombreuses et importantes en Rhône-Alpes. Elles participent au développement économique des territoires ruraux.
La présence de ces industries conforte la forêt régionale, tout en assurant le maintien d’un nombre important d’emplois.

Afin de favoriser le développement des entreprises de la filière bois, la Région les aide à recourir à un conseil extérieur pour mieux orienter leur stratégie de développement, se tourner vers des technologies nouvelles, opérer une démarche de qualité, favoriser la coopération interentreprises, adapter les circuits de commercialisation.
Pour qui ?
Les PME rhônalpines de moins de 250 salariés exerçant une activité d’exploitation forestière ou de première et de deuxième transformation du bois, ayant une situation financière et environnementale saine.
Leur projet doit s’inscrire dans les problématiques suivantes :
- appréhender la stratégie globale, adapter la politique commerciale
- améliorer ou sécuriser la qualité
- maîtriser les problèmes techniques et technologiques, intégrer les NTIC
- développer les coopérations inter-entreprises, favoriser la pérennisation de l’entreprise.

Ne rentrent pas dans le champ de l’aide régionale :
- les interventions réalisées ou débutées avant le dépôt du dossier
- les thèmes déjà aidés antérieurement
- l’ingénierie informatique ou des investissements, la formation, le conseil fiscal, la tenue des comptes, les prestations règlementaires
- les projets portés par des personnes physiques ou des entreprises en nom personnel.
Comment ?
Les demandes sont à déposer auprès de la DRAF-SERFOB, service instructeur pour les aides de
l’État et de la Région : DRAF 164 rue Garibaldi BP3202 69401 LYON cedex 03
Tel: 04 78 63 13 48
Combien ?
Cette subvention est plafonnée à 30 000 euros par entreprise, par période de trois ans.
L’aide de la Région concerne la dépense externe de conseil au taux de :
- 50 % de la dépense HT, subvention plafonnée à 15 000 euros par thème d’étude pour les prestations dont le coût est supérieur à 6 000 euros HT;
- 80 % de la dépense HT, subvention plafonnée à 3 000 euros pour les autres cas.

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