Archive | 04 novembre 2007

Gîtes de France: un concept de tourisme rural

logo-gites60×60n.jpgLe potentiel touristique départemental des gîtes de France représente 1200 structures d’hébergement, 7000 lits touristiques. « Cela nous place au niveau d’une station de moyenne importance, Villard-de-Lans par exemple ». Bruno Bernabé, directeur des Gîtes de France: « Notre grande force est d’être présent sur l’ensemble du département. Sur 500 communes que compte l’Isère, 200 ont un hébergement estampillé Gîtes de France. Si on prend le cas du Nord Isère, il s’est développé plus tardivement mais a largement rattrapé son retard avec de très bons résultats.»

L’Isère est-il un département touristique dans sa globalité?
« Dans son ensemble, l’Isère est un département touristique mais il est certain que certaines zones le sont davantage. On peut citer les massifs : Belledonne, Vercors, Oisans, Chartreuse qui ont une forte entité touristique, au contraire du voironnais, du Nord Isère. Ne pas avoir d’entité touristique ne nuit pas aux résultats, être situé proche d’une zone d’achalandise comme Lyon est un atout considérable.»

Quel serait le portrait type d’un client des Gîtes en Isère?

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« Un portrait type serait trop restrictif. Nous avons tout d’abord le gîte rural ou la clientèle de référence serait de type familial avec de jeunes enfants scolarisés.

Au niveau des chambres d’hôtes, on part davantage sur des couples relativement aisés financièrement.

En ce qui concerne notre troisième produit-phare, le gîte de groupe, comme son nom l’indique, il accueille des groupes d’amis qui se retrouvent pour passer quelques jours ensemble. Cela peut être également le cas de familles dispersées sur l’ensemble du territoire et qui profitent des gîtes de groupe pour se réunir en un endroit bien précis. Ils choisissent l’Isère car notre département offre une multitude d’activités. »

L’Isère est-il un département touristique d’été ou d’hiver?
« Pas évident de répondre à cette question. Mon sentiment est que l’Isère est un département touristique d’hiver avec une saison d’été qui se développe. Cette année nous avons fait une bonne saison printanière avec un excellent mois d’avril. En un mot les gens se déplacent parce qu’il fait beau. Pour en revenir à l’hiver il faut savoir que seulement 10 % des Français partent à la neige. Nous ne pouvons pas miser notre réussite sur cette clientèle. Nous sommes donc peu ou mal positionnés sur les stations de haute montagne.

Par contre en moyenne montagne, sur le Vercors par exemple, nous offrons un hébergement large et de qualité. Une preuve : la commune qui a le plus de gîtes sur notre département est Autrans. »

Comment gérer le manque de neige?gites-n1.jpg
« Aujourd’hui, si on est capable de proposer un hébergement de qualité, ce n’est pas le manque de neige qui va mettre en péril nos structures. Notre clientèle n’est pas une grande consommatrice des grands champs de neige, des pistes noires … Il faut partir du principe que lorsqu’il fait beau les vacances sont à moitié réussies. Reste aux communes de moyenne montagne à proposer des activités sympathiques, novatrices propre à l’hiver. Elles sont nombreuses à le faire.

Nul ne doute que les propriétaires réservent quant à eux le meilleur accueil à leurs clients. Chacun sait que la qualité de la prestation est un atout énorme. »

Ce sont les agriculteurs qui ont créé des gîtes. Qu’en est-il aujourd’hui?
« Hélas, les agriculteurs sont de moins en moins nombreux. S’il est vrai qu’il y a quelques années encore la très grande majorité des gîtes appartenait aux agriculteurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui. On est passé d’un concept de tourisme agricole au concept de tourisme rural.

Aujourd’hui à peine 20 % de nos adhérents sont des agriculteurs.

Par chance, notre président départemental Thierry Blanchet, est un agriculteur, c’est une bonne chose. »

Peut-on encore créer des gîtes en Isère?
« En termes de marché touristique il y a de la place, par contre ont subi comme beaucoup la pression foncière. Trouver du terrain dans une zone intéressante n’est pas évident du tout. Prenons le cas de l’Oisans, Vercors, Chartreuse, il n’y a plus 1 m2 constructible, le développement touristique à travers l’ouverture de nouveaux gîtes paraît donc compromis. »

Au niveau fréquentation?
« Comme l’ensemble du tourisme montagnard, on perd des nuitées depuis 2003. Cela est dû à une situation concurrentielle qui s’est développée à vitesse grand V. Notre premier concurrent va en étonner plus d’un, ce sont les grandes surfaces de bricolage. On a réussi à démontrer aux particuliers que de bricoler chez eux, était un loisir. De plus le maximum a été fait pour que ceux-ci créent autour de chez eux un environnement de vacances : maisons individuelles, jardin, piscine…

A cela on peut rajouter les destinations moyen-courrier, par exemple les pays du Maghreb qui connaissent une embellie sans précédent. Ils jouent la carte des bas prix et attirent un tourisme de masse.

Je ne ferai pas de catastrophisme, en ce qui concerne les gîtes, les produits de qualité situés en zones attractives ont des résultats excellents. On profite également que l’Isère est un département très dynamique, grâce en particulier au conseil général, pour attirer une clientèle tout au long de l’année, que l’on peut appeler le tourisme d’entreprise voire d’affaires. »

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Et le tourisme de week-end?
« Il s’est développé mais moins qu’on ne pourrait l’imaginer. Je dirai que c’est davantage le tourisme à la carte qui a progressé. Cela est dû à mon avis aux 35 heures, et au fait que les retraités sont de plus en plus nombreux. Cela impose aux propriétaires une souplesse et une organisation sans faille. »

Vous parlez des retraités
« Un monde que l’on essaie de capter. Comme on l’a dit, ils sont plus nombreux, en meilleure santé et voyagent beaucoup. Au niveau des nuitées on ne progresse plus pendant les périodes de haute saison par contre, en intersaison la progression est importante grâce justement à la venue des retraités dans nos structures. »

La clientèle, d’où vient-elle?
« On a une grosse clientèle intra-régionale, 30 % d’entre elle vient de Rhône-Alpes. Ensuite nous dirons qu’ elle est classique : Île-de-France, Nord et région PACA. Les étrangers: au niveau de la centrale de réservation c’est moins de 10 % . Nous avons de gros efforts à faire afin de sensibiliser et fidéliser cette clientèle.»

Que doivent rester les gîtes?

«Des lieux ou l’accueil se fait par l’habitant pour l’habitant. Les gîtes doivent être des acteurs à part entière du monde rural, des garants du respect de notre territoire et de notre patrimoine.»

Contact: gites-de-france-isere.com

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téléthon: faites nous part de vos actions

logo-theleton.jpgKad Merad, accompagné de Liane Foly, sera le parrain du Téléthon les 7 et 8 décembre prochain. Julie, bientôt 9 ans, atteinte d’une maladie neuromusculaire, les accompagnera avec la détermination qu’elle montre déjà sur l’affiche de l’événement :

« La maladie, je la regarde droit dans les yeux et je ne baisserai pas le regard.»

Le groupe France Télévisions sera présent sur tout le territoire à travers deux plateaux nationaux, à Paris et à Metz (samedi après-midi), et dans 13 villes ambassadrices.

L’objectif de ce 21ème Téléthon : réussir le grand virage des traitements. Un virage amorcé ces dernières années comme en témoignent les résultats significatifs obtenus grâce aux thérapies innovantes pour des maladies génétiques rares du système immunitaire, de la peau, de la vision ou une maladie plus fréquente comme l’infarctus du myocarde. Aujourd’hui, l’AFM soutient une trentaine d’essais sur l’homme, en cours ou en préparation, concernant 25 maladies différentes. Elle le fait avec un souci d’efficacité et de bénéfice thérapeutique pour des malades longtemps ignorés de la science et de la médecine au nom d’une seule valeur : celle de la Vie.

Pour faire un don les 7 et 8 décembre prochains :
Par téléphone (3637 – 0,15 euro/min), par internet (www.telethon.fr) et à travers les 22 000 animations partout en France (liste sur www.telethon.fr)
Pour participer au Téléthon ou connaître l’équipe bénévole de votre département :
Appelez l’AFM au 01 69 47 29 04 ou consultez le site www.telethon.fr

DÉLÉGATION AFM ISÈRE
16 avenue Grugliasco
38130 – ECHIROLLES

Téléphone : 04 76 99 82 73
Télécopie : 04 76 99 90 45
Une permanence a lieu le mardi de 15 H à 17 H ou sur rendez-vous

faites nous part de vos animations, on se chargera de les mettre en ligne au plus vite: gilbertp@sillon38.com

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Aide à l’habitat autonome pour l’installation des jeunes agriculteurs

Le Conseil général de l’Isère apporte des aides aux agriculteurs qui souhaitent s’installer ainsi qu’aux cédants. Parmi ces aides, l’une d’elles concerne l’habitation.

Elle s’adresse aux :
Jeunes agriculteurs (moins de 40 ans) durant les 5 premières années de leur installation agricole.
Agriculteurs cédants, en cas de cession de son habitation lors d’une succession hors cadre familial.

Combien ?
Pour les jeunes agriculteurs :
- montant plafond de dépense subventionnable : 12 200 €
- taux d’aide de 30 % pour construction neuve (plafond de subvention de 3 660 €)
- taux d’aide de 40 % pour aménagement de bâti existant (plafond de subvention de 4 880 €)
Pour les agriculteurs cédants :
- aide forfaitaire de 3 050 € pour cession par vente ou location.

Sous quelles conditions ?
- Aide apportée pour l’aménagement d’un logement autonome (construction neuve ou rénovation), durant les 5 années suivant l’installation.
- Situation préalable de cohabitation de ménages d’exploitants agricoles appartenant à des générations différentes : lors d’une succession familiale, l’entrée dans une forme sociétaire à caractère familial ou une reprise d’exploitation hors cadre familial.
- Les travaux doivent entraîner la cessation de la cohabitation ou l’éviter en distinguant deux logements totalement indépendants, même s’ils se trouvent sous le même toit.
- Aide au cédant pour cession de son habitation cumulable, le cas échéant, avec l’aide aux travaux.

>> Contact
Service agriculture
et espace rural
04 76 00 33 21

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La palette rhônalpine: viandes, lait, boissons

Rhône-Alpes est l’une des régions françaises les plus dynamiques dans les industries agroalimentaires. Elle occupe le 3ème rang par l’emploi salarié et la valeur ajoutée produite, après la Bretagne et les Pays de Loire.
L’industrie agro-alimentaire rhônalpine comprend des leaders nationaux et internationaux ainsi que de nombreuses petites et moyennes entreprises dynamiques spécialisées dans la fabrication de produits régionaux (fromages, salaisons, spécialités régionales). Elle se caractérise aussi par un faible niveau d’exportation : seulement 11 % de la production régionale est exportée (contre 18 % au niveau national).

Les industries des viandes et laitières sont prédominantes en Rhône-Alpes : viande dans le Rhône, la Loire, l’Ain, la Savoie, le lait, en Isère, Ain, Loire, Rhône, Savoie et Haute-Savoie.
Les activités de transformation et de conditionnement de la production agricole regroupent quatre principaux types d’industries :

L’industrie des viandes
Ce secteur dégage 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et comprend :
- La charcuterie et salaisons sèches : véritable spécificité régionale (jambon cru, saucisson sec et salaisons) avec des entreprises comme Jambon d’Aoste (Isère et Loire), la Bresse (Ain), Victor Janody (Ain), ou Charcuterie Impérator (Loire). Rhône-Alpes est au 1er rang des régions françaises pour la charcuterie – salaisons. Elle fournit 51 % de la production nationale de saucissons secs.
- La volaille : très développée dans le Rhône et dans l’Ain, avec notamment l’AOC « Volaille de Bresse ».

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- Les plats préparés : pâtés en croûte (Rolland Monterrat dans l’Ain, Luxos dans l’Isère), plats cuisinés (Martinet, Générale Traiteur) et produits surgelés (Vitacuire dans le Rhône).

L’industrie laitière (5e rang national)
L’industrie laitière dégage un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros. Chaque année, 127 000 tonnes de fromages sont produites dans la région. Parmi eux, dix AOC comme le Beaufort,

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le Bleu du Vercors Sassenage, le Reblochon, la Fourme ou le Picodon. Les fromages sont produits à la fois par de grandes entreprises comme Entremont, Bressor (Bresse Bleu …), l’étoile du Vercors (saint-marcellin et saint-félicien), Guilloteau mais aussi par des PMI très spécialisées. Les fromages frais et produits laitiers frais sont dominés par trois grands groupes : Danone, premier producteur mondial de yaourts, de fromages frais et de desserts lactés ainsi que les groupes Sodiaal (marques Candia et Yoplait) et Nestlé.

L’industrie des boissons
L’industrie des boissons dégage plus de 1,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ce secteur est principalement constitué des eaux de table (Danone avec Évian et Badoit ; Arcens, Vals, Parot) auxquelles s’ajoute l’industrie des sirops (Teisseire à Grenoble, Routin à Chambéry et Antésite à Voiron).

Les autres industries des produits transformés
Cette industrie, très diversifiée, dégage un chiffre d’affaires de près d’1,3 milliard d’euros : on y trouve le travail du grain, les pâtes alimentaires (Lustucru, Panzani, Croix de Savoie), les plats cuisinés, les confitures et les sauces, le chocolat et la boulangerie – viennoiserie. L’industrie du chocolat est plus développée que dans les autres régions françaises et se concentre principalement dans la Loire et la Drôme. Le leader du secteur Valrhona (Drôme) s’est spécialisé dans la fabrication de chocolat industriel haut de gamme destiné aux pâtissiers (Aiguebelle, Weiss, Revillon…)
Le secteur de la viennoiserie est également une véritable spécialité régionale et dégage un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros. Les deux plus grandes entreprises industrielles françaises du secteur sont présentes : Panavi, Appétit de France (viennoiserie prête à cuire), Brioche Pasquier, Harry’s …

source: conseil régional Rhône-Alpes

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