Archive | 07 novembre 2007

FAVORISER L’INSTALLATION DES MéDECINS

logo_ar_petit.jpgComme on l’a vu, l’assemblée générale de la fédération des clubs des aînés ruraux a connu plusieurs temps forts.

On retiendra l’intervention de Christian Nucci, conseiller général, vice-président en charge de l’agriculture, qui a tenu à souligner le rôle important qu’a joué Pierre Durand dans dans sa vie professionnelle et dans la vie associative. « Pierre Durand a réussi le pari d’allier audace et rigueur, bénévolat et solidarité. On parle du Grenelle de l’environnement, pour Pierre Durand ce n’est pas un sujet d’actualité car il abordait déjà cette problématique en 1976 »

Gisèle Perez, conseillère générale: « Je suis triste et émue que Pierre Durand quitte la présidence du club des aînés ruraux : c’est une force tranquille qui sait manier l’humour et la convivialité mais qui sait surtout être convaincant quand il le faut… »

« Nous sommes dans un monde en pleine mutation et nous devons faire face aux défis du vieillissement. Nous devons accompagner les personnes en perte d’autonomie par une solidarité sans faille. Le Conseil général de l’Isère a créé un service d’autonomie dans les 13 territoires de notre département. Les aînés ruraux ont un rôle important à jouer dans la mise en place d’une coordination territoriale.

À propos de la maladie d’Alzheimer, nous savons très bien que les aidant ont besoin d’être aidés. Nous sommes mobilisés et nous mettons tout en oeuvre pour que cela soit le cas. Le conseil général de l’Isère a également décidé de traiter le problème de la désertification médicale à bras le corps.

Nous devons aider les médecins qui souhaitent s’installer dans le monde rural à le faire.

Pour ce, des groupes de travail réunissant les conseillers généraux ruraux se sont constitués et étudient le dossier. On doit également favoriser le maintien de la vie à domicile. Tout cela ne peut se faire sans l’aide efficace des aînés ruraux. »

Contact

Fédération des clubs des ainés ruraux de l’Isère

5 place Gustave Rivet-38000 Grenoble

Tel 04 76 88 76 22

Mail: fdainesruraux38@wanadoo.fr

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“virés sans explications”

logo_ar_petit.jpgL’assemblée générale des clubs des aînés ruraux de l’Isère a connu plusieurs temps forts. Parmi ceux-ci, l’intervention très musclée de Raymonde Garreau présidente nationale.

Celle-ci a rappelé à la salle que la fédération nationale des aînés ruraux regroupe 730 000 adhérents répartis en 10 200 clubs. « Nous sommes la principale association de France et même d’Europe. Notre souci premier étant d’assurer le mieux-être des retraités et des personnes âgées.

Parmi nos revendications premières on souhaite que ces derniers bénéficient au maximum du maintien à domicile. Chacun le sait, nous vivons de plus en plus âgés, nous sommes de plus en plus nombreux, mais bien souvent nous sommes confrontés à des pathologies qui, aujourd’hui nous posent de nombreux problèmes : l’une d’elles étant la maladie d’Alzheimer. Bien souvent, les familles, les aidants sont démunis face à cette maladie.

Nous devons à tout prix renforcer l’aide aux aidants. »

La présidente nationale des clubs des aînés ruraux a également abordé le problème de la désertification du monde rural au niveau des soins médicaux. « Les jeunes médecins ne veulent ou ne peuvent pas s’installer dans le monde rural. Il est facile de dire qu’en cas de souci on n’a qu’à se rendre aux urgences. Est-il normal qu’un malade, âgé, attende parfois trois jours sur un brancard avant que l’on s’occupe de lui. Nous demandons que le médecin qui souhaite s’installer en milieu rural soit aidé et que l’on se penche une bonne fois pour toutes sur la création et l’utilité des maisons de santé.

Il faut également revoir les choses au niveau de transports en commun qui doivent se développer »

À propos des comités économiques et sociaux:

« Les CES régionaux sont en cours de renouvellement, nous y avons notre place, pourtant on a été viré, sans explication aucune. C’est un scandale. Notre mouvement n’est pas celui des trois B : bouffe, balade, belote. Bien au contraire nous sommes une force de proposition, nous participons au maintien d’une vie en milieu rural, nous méritons d’être traités avec respect. »

Les clubs des aînés ruraux, 33 ans d’existence, sont en pleine mutation ; « un projet associatif est en cours d’élaboration et devrait être achevé en 2009. Il ne faut pas se voiler la face, nous avons du mal à attirer de nouveaux adhérents. Les jeunes retraités ne viennent pas nous rejoindre. Il faut savoir pourquoi afin de les sensibiliser à notre mouvement. Notre salut passe obligatoirement par le rajeunissement des cadres, la mise en place d’ activités plus attractives, la modernisation de nos structures.

Cela doit se faire sans oublier nos fondamentaux qui sont pour l’essentiel notre présence forte sur le terrain et notre participation à la vie sociale de notre pays. »

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AIDE: ENTREPRISES LOCALEMENT INOVANTES

La Région Rhône-Alpes soutient, en milieu rural, la création d’entreprises ayant,
- soit une activité agricole modeste (SAU inférieure à 1/2 SMI) à laquelle s’ajoutent des activités d’autres natures, en prolongement (transformation fermière, accueil touristique ou pédagogique …) ou non (artisanat, commerce, activité de service ou culturelle …) de l’activité agricole,
-soit des activités sans caractère agricole dont la juxtaposition se révèle novatrice, ou localement innovantes.
L’aide peut concerner trois stades du développement du projet :
• Avant sa création, pour la réalisation d’une étude de faisabilité
• Au moment de sa création, pour les investissements nécessaires au démarrage des activités
• Après sa création, pour 2 types de suivi.

L’aide est cofinancée par l’Union européenne dans le cadre de sa de la politique de soutien au développement rural

Pour qui ?
Le soutien ne vise que les micro-entreprises, c’est-à-dire « toutes entités, indépendamment de leur forme juridique (mais disposant d’une surface de production inférieure à une demi-SMI en ce qui concerne les entreprises agrirurales qui combinent une activité agricole modeste et des activités d’autres natures), exerçant une activité économique, qui occupent moins de 10 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel ou le total du bilan annuel n’excède pas 2 millions d’euros ».

Comment ?
- Dépôt d’une lettre d’intention auprès de la mission  » Entreprises localement innovantes  » (ELI) .

Combien ?
- Étude de faisabilité : aide de 80 % d’une dépense plafonnée à 5 500 euros.
- Investissement : aide de 40 % à 50 % (selon le zonage  » zone agricole défavorisée « ) d’une dépense plafonnée à 55 000 euros.
- Suivi après création: pour un suivi sur 2 ans par un organisme conseil, 100% de subvention publique par rapport à la dépense éligible, avec un plafond de dépense éligible fixé à 2 200 €.
Appel à expert (suivi ponctuel) : 80% maximum de subvention publique par rapport à la dépense éligible, avec un plafond de dépense éligible fixé à 2 800 €.

CONTACT
Mission  » Entreprises localement innovantes  » – ELI
165, rue Garibaldi – B.P. 3202
69401 Lyon Cedex 03
Téléphone : 04 78 63 34 34

Télécopie : 04 78 63 34 17 (à l’attention de la mission ELI)
Mél : agriruralite@wanadoo.fr

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Carburant: les agriculteurs aussi attendent des mesures

Dans un communiqué, la FNSEA rappelle que, comme les pêcheurs, les ambulanciers …, les exploitants agricoles sont des gros utilisateurs professionnels de produits pétroliers. Ils subissent donc de plein fouet la flambée de l’or noir, objet des plus folles spéculations, et le contingentement des livraisons devient une vraie menace.
En effet, pour la première fois, rappelle la FNSEA, le prix du gasoil agricole vient de franchir un record historique, à présent près de 720 € /1000 litres (soit 4.70 frs le litre). L’année dernière au plus haut de la crise, le prix n’avait jamais dépassé la barre des 700 €.
Les intrants dérivés du pétrole ou indexés sur son prix subissent la même tendance. Le prix de l’azote liquide valait 150 € la tonne en novembre 2006. Un an plus tard, le prix est de 200 € soit une hausse de 33% sur un an. Où va t-on à ce rythme ?
Ce week-end, Christine Lagarde, Ministre de l’Economie et des Finances a eu comme seule réponse à la crise d’inviter les Français à prendre leur vélo pour se déplacer et faire des économies de carburant…Ce n’est pas sérieux de la part d’un membre du Gouvernement !

La FDSEA du Pas de Calais invite Madame Lagarde à venir essayer de tirer une charrue ou un semoir à céréales, avec un vélib’ de la ville de Paris! Elle tiendra peut-être des propos plus sérieux.

Depuis 2004, ajoute le syndicat, les exploitants avaient obtenu le remboursement de la TIPP à hauteur de 5 cts d’€ par 1000 litres. Bien que faible, cette compensation marquait néanmoins la volonté des Pouvoirs Publics de soutenir un secteur économique pénalisé par le prix du pétrole. A ce jour, le Gouvernement ne semble pas pressé de confirmer le maintien de cette mesure. Son abandon risquerait fort de mettre le feu aux poudres dans les campagnes.

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Des agriculteurs venus d’ailleurs

Ils sont Hollandais, Suisses, Anglais ou Italiens et ont choisi de venir s’installer comme agriculteurs sur le sol français. Parmi les motivations de cette décision, le prix du foncier, moins élevé en France qu’ailleurs car contrôlé. Mais aussi le manque de place dans son propre pays. C’est le cas pour les Pays-Bas, où la densité de population est l’une des plus fortes de la planète (740 habitants/km2) et l’agriculture l’une des plus intensives et des plus « industrialisées » du monde. La terre agricole hollandaise demeure la plus chère d’Europe et la demande est forte : ce qui explique que les Pays-Bas sont aussi exportateurs d’agriculteurs.

S’installer dans un autre pays que le sien est une démarche volontariste qui demande une réelle détermination. Sans les rudiments de la langue, le parcours du candidat à l’installation venu d’ailleurs, n’est pas des plus simples, d’autant plus que le système agricole français passe pour plus complexe que dans d’autres pays d’Europe.

La SAFER , notamment à travers son site terresdeurope.net, s’emploie à aider ces candidats, leur donnant toutes les clés permettant de mener à bien leur projet. Selon les chiffres de la SAFER , le nombre d’installation « Jeunes agriculteurs » de candidats de nationalité étrangère est d’environ 46/an (moyenne annuelle entre 2000 et 2004), c’est à dire environ 0,73% du nombre total d’installations bénéficiant des aides Jeunes agriculteurs par an en France.

Qui sont-ils et d’où viennent-ils?
- 90 % des acquéreurs étrangers sur le marché rural français viennent de l’Union Européenne et de la Suisse.
- 85 % des acquéreurs étrangers proviennent du Royaume Uni, de l’Irlande, des Pays Bas ou de la Belgique.

Les premiers acquéreurs (en nombre) sont les acquéreurs de nationalité britannique, à la fois sur le marché agricole et non agricole (maisons à la campagne).

Selon les chiffres de l’INSEE, le nombre de ces agriculteurs venus de l’Europe était de 10 100 en 1991, de 4639 en 1996, et de 6715 en 2001.

Parmi les exemples récents, ce couple de Hollandais qui a choisi de s’installer en élevage laitier à Puy-Saint-Pierre, petite commune des Hautes-Alpes qui a mené à bien, en bénéficiant de fonds de la Région et du Département, un projet de ferme communale. Une façon originale, en maintenant un élevage sur le territoire de la commune, de faire face à une déprise agricole, dont les effets commençaient à se faire sentir.

Sillon38 a interrogé Jean-Marie Barnéoud, maire de Puy-Saint-Pierre:

Avez-vous bénéficié de fonds européens pour ce projet?

« Non, pas un centime. On nous avait bien promis des fonds mais apparemment, il n’y avait plus de crédits européens pour nous ».

Est-ce que les candidats ont été nombreux à postuler cet emploi?

« Nous avons bien failli n’en avoir aucun. Avec l’aide de la Chambre d’Agriculture, nous avons fait un appel sur le département. Comme nous n’avions aucune réponse, la Chambre a élargi la diffusion de l’appel d’offre. C’est alors que s’est présenté un Hollandais qui était fromager dans une ferme de Limoges. Son patron étant décédé, il souhaitait changer de région ».

Et il convenait au profil que vous souhaitiez?

« Oui, il convenait tout à fait. C’est un homme de 42 ans qui sait travailler, qui a de l’expérience puisqu’il a passé 14 ans dans cette ferme de Limoges et qui a obtenu trois médailles pour ses fromages ».

Il s’installe donc dans un bâtiment tout neuf?

« Oui, un bâtiment tout neuf qui est une ferme communale, la première du département ».

Les créations de fermes communales ne sont pas vraiment courantes. Le principe est que la commune est propriétaire des murs et que l’exploitant verse un loyer. Il en existe une à Saint-Clément, en Ardèche, depuis 2002, une à Sainte-Croix-en-Jarez, dans le Parc du Pilat, une à Lajoux, dans le Jura. Mais cette liste est loin d’être exhaustive. Si vous en connaissez d’autres, faites-nous signe.

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Bilan des attaques du loup

L’estive 2007 s’est achevée vers la fin du mois d’octobre. Mais, une fois encore, et au grand dam des bergers, les animaux ne sont pas descendus des alpages de l’Isère aussi nombreux qu’ils y étaient montés. Les pertes, constatées par les services de la DDAF 38, s’élèvent à 208 bêtes. La présomption du loup est mentionnée par les experts dans la très grande majorité des cas. On note toutefois la présomption du lynx concernant une attaque qui a eu lieu à Proveyzieux, sur l’alpage du Mollard.

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208 bêtes, victimes du prédateur, ont été expertisées par les services de la DDAF

Le prédateur a prélevé ces bêtes dans tous les massifs, des Terres Froides à l’Oisans, en passant par la Valdaine, les Chambarans, la vallée de la Gresse, la Chartreuse, Belledonne, le Vercors, le Taillefer, les Grandes Rousses-Emparis. Les attaques les plus meurtrières ont eu lieu sur la commune d’Huez, dans le massif des Grandes Rousses-Emparis, le 6 juillet ( 30 animaux ont péri), à Allevard, sur l’alpage de Périoule Moretan, le 2 août,(20 animaux), et sur la commune de Saint-Andéol, à Darbounouse le 21 juillet (16 animaux).

Une décision d’indemnisation favorable signifie que la responsabilité de l’espèce mentionnée dans la colonne présomption ne peut être écartée sans pour autant être forcément avérée. Sur les 208 cas de dommages constatés par les services de la DDAF sur les troupeaux domestiques (ovins et bovins), 5 cas restent dans l’attente d’une décision d’indemnisation et 15 ont fait l’objet d’un refus d’indemnisation.

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