Archive | 09 novembre 2007

Petit éolien: informations et recommandations

A l’ heure où l’on parle d’économies d’énergie, certains se posent la question, sensée, de la mise en route d’une ou plusieurs éoliennes sur leurs terrains. Voici quelques conseils qui peuvent s’avérer importants.

Avant de vous lancer dans l’aventure du petit éolien, nous vous recommandons de prendre connaissance des quelques informations ci-dessous. Elles ne sont pas exhaustives mais attirent votre attention sur quelques points qui nous paraissent important.

Qu’est ce que le petit éolien ?
Il n’y a pas vraiment de définition officielle, on peut parler de hauteur ou de diamètre :
• le grand éolien dépasse couramment 50 m au moyeu
• le petit éolien est généralement situé en dessous des 50 m

Quelques ordres de grandeurs :

Puissance Diamètre Hauteur
< 500 W 0.5-2 m 5-15 m
< 1 kW 2-3 m 10-20 m
< 5 kW 3-6 m 15-30 m
< 10 kW 6-8 m 20-30 m
> 10 kW > 10 m > 30 m

La hauteur n’est pas rigoureusement liée à la puissance ; on cherche généralement à surélever les machines pour avoir un meilleur gisement de vent, la hauteur optimum dépend beaucoup du site d’implantation.
Compte tenu de l’accès aux tarifs d’achat, on définit en principe le petit éolien comme faisant moins de 36 kW de puissance nominale.

Aspects techniques
Hauteurs de mats :
Attention aux hauteurs de mat trop faibles, on a toujours intérêt à monter plus haut !
Certains installateurs proposent systématiquement des mâts en dessous de 12 m pour échapper à la demande de PC ; ce n’est pas forcément la bonne option selon votre site.
Plus le site est perché (sommet d’une bute, col …), plus il est intéressant.
De manière générale il parait acceptable de rester à 12 m pour des puissances comprises entre 1 et 5 kW, au cas par cas.
Par contre, dès lors que l’on dépasse 5 kW, utiliser un mat de 12 m semble extrêmement difficile. La taille des pâles sont alors soumises à des contraintes différentielles liées à la rugosité à proximité du sol et cela peut nuire au bon fonctionnement de la machine.
Gisement de vent :
De manière générale; il est toujours souhaitable d’avoir une bonne connaissance du gisement de vent. Celui-ci conditionne la rentabilité économique du projet. On rappelle que la production (en kWh) varie comme le cube (puissance 3) de la vitesse du vent ! Ce qui veut dire par exemple qu’en passant d’une vitesse moyenne de 4 m/s à une vitesse de 5 m/s, on multiplie par 2 la production !

Pour obtenir des données sur le vent, il y a plusieurs moyens :

- la rose des vents de la station ou de la(des) station(s) météo la(les) plus proche(s) peut être demandée à Météo France (coût : 40 € environ). Par extrapolation elle permet déjà de savoir si le site bénéficie d’un régime favorable compte tenu des différences d’implantation entre la station météo et le site envisagé.

- pour les projets de plus de 5-10 kW, une mesure in situ sur au moins 2-3 mois est souhaitable. Dès lors que l’on s’apprête à effectuer un investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros, la connaissance du gisement devient cruciale. Certains installateurs proposent des mesures de vent. Demandez des devis.

- des petites stations météo destinées aux particuliers (ou semi-professionnelles) peuvent aussi, avec quelques moyens (quelques centaines d’euros) et un peu de rigueur dans l’analyse des données, donner des informations exploitables.

Obstacles et rugosité du terrain :

De manière générale, on évitera la proximité de tout bâtiment, arbres de grande hauteur, susceptibles d’affecter la force et la direction du vent. Un examen attentif des constructions et de la végétation environnante pourra être fait en fonction des vents dominants (rose des vents).

Implantation :

On ne recommande pas la fixation d’une éolienne sur un bâtiment. Pour des raisons liées aux vibrations, à la difficulté de l’ancrage, à la transmission des bruits… cela n’est pas conseillé, à fortiori sur un bâtiment d’habitation.

Qualité des machines et des offres :

Il est nécessaire d’obtenir des réponses claires de la part des entreprises sur les éoliennes qu’elles vous proposent :

- Des modèles identique à ceux proposés sont ils déjà en fonctionnement, ont ils des références dans le département ou dans la région,
- La provenance des machines, les délais de livraison, la qualité de fabrication, le besoin de maintenance,
- le respect de certaines normes pour les machines, onduleurs, mâts… (voir appel à projet), et les garanties (constructeur, distributeur, installateur)
- que comprend précisément le prix proposé ? livraison, montage, mise en service, raccordement…
Il est important de demander aux moins deux devis à des entreprises différentes pour une puissance de machine donnée, en précisant bien les mêmes choses.

Aspects administratifs
Tarifs d’achat de l’électricité
La disposition ZDE (Zone de développement de l’Eolien) s’applique au petit éolien depuis le 15 juillet 2007. Cela veut dire que la machine doit être implantée dans une ZDE si elle souhaite bénéficier d’un quelconque tarif d’achat (y compris le tarif moins de 36 kVA). Les ZDE sont proposées par les communes et validées par le préfet. Elles font l’objet d’un dossier assez lourd qui n’est pas adapté au petit éolien et qui n’est pas à l’échelle du porteur de projet de petite éolienne. Mais telle est la loi aujourd’hui !

Si la ZDE est créée à l’initiative de la commune, elle devra préciser un plancher de puissance très bas (inférieur à la puissance de la machine), afin que le porteur de projet puisse bénéficier de l’obligation d’achat.

Si la ZDE n’est pas créée, le producteur d’énergie peut essayer de vendre son électricité sur le marché de grès à grés. On peut par exemple s’adresser à Enercoop (www.enercoop.fr) qui achète et vend de l’électricité verte.

Avant juillet 2007, le tarif proposé pour le kWh produit étaient équivalent à celui auquel le porteur de projet payait son électricité (tarif d’achat issu des tarifs de fourniture contrat bleu aux clients domestiques hors abonnement « arrêté du 13 mars 2002 ») soit :

de 7,78 c€HT/kWh (3 < Puissance de l’abonnement < 36 kW)
à 9,59 c€HT/kWh (Puissance de l’abonnement < 3 kW)

Si vous ne disposez pas de CODOA (voir ci-dessous), vous pouvez vous baser sur ces tarifs pour demander un tarif à un acheteur potentiel.

Plus d’info sur les tarifs : http://www.industrie.gouv.fr/energie

Le permis de construire

Le permis de construire est obligatoire pour toute machine dépassant la hauteur de 12 m au moyeu. Un permis doit comporter une notice d’impact (description de l’impact sur l’environnement proche de l’installation, analyse paysagère avec photomontage…).
Le certificat ouvrant droit à l’obligation d’achat (CODOA)
Ce certificat délivré par l’administration donne l’autorisation au porteur de projet de vendre son électricité produite à EDF et de bénéficier des tarifs nationaux de soutien aux énergies renouvelables. La DRIRE ne délivre plus de CODOA depuis le 15 juillet 2007 si les projets ne sont pas situés en ZDE.

Le contrat de raccordement

Ce contrat est obligatoire pour avoir le droit d’injecter du courant sur le réseau électrique français, que ce courant soit vendu ou non, et quelle que soit la source d’énergie utilisée.
Dans la plupart des cas, votre interlocuteur pour le raccordement au réseau est le centre EDF-GDF Services – ARD (Accès au Réseau de Distribution).
Plus d’info sur les contrats : www.edfdistribution.fr

Le contrat d’achat

La demande de contrat d’achat doit être adressée au service ARD de EDF. Vous devrez fournir une copie du récépissé du permis de construire ou de la déclaration de travaux, une copie du récépissé de la « déclaration d’exploiter une installation photovoltaïque » délivré par le Ministère de l’Industrie et une copie du « certificat ouvrant droit à l’obligation d’achat » délivré par la DRIRE de votre Région.

La déclaration d’exploitation

Cette déclaration se fait auprès de la DIDEME (Direction de la Demande et des Démarches Energétiques), qui est la direction compétente du Ministère de l’Industrie. Cette déclaration permet à votre installation d’avoir une existence légale et vous confère personnellement la qualité de producteur.

Le crédit d’impôt

Comme toute les énergies renouvelables, l’Etat offre un crédit d’impôt sur les petites éoliennes, à condition qu’elles soient vendues et installées par un professionnel, dans votre résidence principale. Vous bénéficier aussi dans ce cas d’une TVA à 5,5%.
Crédit d’impôt en 2007 : 50% du coût du matériel, assiette plafonnée à 8 000 € pour 1 personne ou à 16 000 € pour un couple (+ 400 € par personne à charge)

Sites à consulter :

http://www.planete-eolienne.fr/petit_eolien.htm

Informations générales sur les petites éoliennes et renvoi vers d’autres sites.

http://www.smallwindenergy.ca/fr/SmallWind.html

Très bon site canadien (en français) donnant des informations précises sur les aspects techniques.

Distributeurs et installateurs de petites éoliennes

Liste non exhaustive de distributeurs et d’installateurs exerçant en France dans la gamme de puissance de 1 à 36 kW notamment.
Pour davantage d’information nous conseillons de consulter leur site internet.

ALDODGE
27 avenue Daniel Cazanova
38130 Echirolles
Tel : 04 76 09 38 74 – 06 23 18 75 90

AQUITAINE-AEROGENERATEURS
http://www.aquitaine-aerogenerateurs.com/
25, rue Saint Exupéry
33 350 Mouliets
Téléphone : 05 57 40 21 26
Fax. : 05 57 40 34 53
Portable: 06 12 12 24 15
e-mail : contact@aquitaine-aerogenerateurs.com

ARAMIS ENERGIES CONSEIL

http://www.capwind.com/index2.htm

CAP COUSERANS
8, rue notre dame
09190 SAINT LIZIER

TEL : 05 34 14 39 30
FAX : 05 34 14 39 31
Port 1 : 06 14 56 20 65
Port 2 : 06 26 79 66 25

contact@capwind.com

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Des corridors pour la faune sauvage

Le Conseil général de l’Isère a adopté aujourd’hui un projet de restauration des corridors biologiques du Grésivaudan (Voreppe, Pontcharra) visant à permettre à la faune sauvage de traverser sans risque les ouvrages autoroutiers et les voies ferrées et de passer, par exemple du massif de la Chartreuse à celui de Belledonne ou à celui du Vercors. Ces passages adaptés constituent, en outre, un gage de sécurité pour les automobilistes, à qui il arrive parfois d’entrer en collision avec ces animaux.

C’est Jean-François Noblet, conseiller technique Environnement au Conseil général qui, après avoir étudié longuement les flux de déplacement de la faune terrestre dans le Grésivaudan, est à l’origine de ce projet. Un projet qui bénéficie déjà d’une reconnaissance européenne: il est en effet désigné comme site pilote, le premier du genre, selon Serge Revel, rapporteur du dossier, par la Convention alpine.

Le Conseil général est désormais autorisé à mettre en oeuvre ce projet pour les années 2008 à 2013, à déposer un dossier d’un montant global avoisinant 8,5 millions d’euros au titre du Fonds européen de développement régional (FEDER) auprès de la Région Rhône-Alpes et de l’Agence de l’Eau. L’AREA, partenaire de l’opération, prendra la maîtrise d’ouvrage du passage supérieur sur l’A48 à hauteur de Voreppe ainsi que la modification des passages inférieurs ou supérieurs contenus dans le projet.

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Michel Barnier confie une mission à Frédéric Nihous

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a confié une mission de six mois à Frédéric Nihous, ex candidat aux élections présidentielles pour le CPNT (Chasse pêche nature et traditions).

L’objectif est de travailler sur la diversification et la valorisation des activités agricoles au travers des services participant au développement rural.
La contribution des exploitations agricoles au développement des territoires ruraux peut ne pas se limiter à la production alimentaire ou bio-énergétique. D’autres activités dans le cadre de l’exploitation ou hors de celle-ci peuvent être valorisées par les agriculteurs et contribuer au dynamisme des territoires ruraux en partenariat avec d’autres acteurs. La mission aura à cœur d’identifier les activités les plus porteuses de croissance, sérier les obstacles à leur développement et proposer des solutions concrètes dans le cadre d’un plan d’action à application rapide.

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Le Département engage le projet de rocade nord

L’achèvement du contournement autoroutier de l’agglomération grenobloise par le projet de rocade Nord a fait couler beaucoup d’encre. Et quelques dizaines d’opposants étaient venus assister aujourd’hui à la séance publique du Conseil général de l’Isère qui ouvrait à nouveau le dossier. Mais à l’intérieur de l’assemblée départementale, mise à part l’opposition des élus Verts Olivier Bertrand, Catherine Brette et Serge Revel, le projet, inscrit dans un vaste plan de recomposition urbaine, n’a pas divisé les élus. Au contraire, ce projet les a manifestement rapprochés. Et c’est de façon très consensuelle, avec deux voix contre et une abstention, que l’assemblée a adopté le rapport.

Si tout se passe comme prévu, l’enquête publique aura lieu en 2009, le choix du concessionnaire début 2010, le début des travaux fin 2010 et la mise en service en 2014. L’enveloppe prévisionnelle assignée au projet est de 580 millions d’euros, valeur avril 2006. L’Etat ne participera pas au financement.

En attendant, ce vote de l’assemblée départementale autorise la commission permanente à mettre oeuvre les procédures nécessaires à la réalisation de la rocade Nord et le président à solliciter l’avis des six communes concernées sur les modalités de la concertation à mener sur ce projet.

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Deux ministres en Savoie aujourd’hui

La visite aujourd’hui en Savoie du premier ministre, François Fillon et de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, passera par la Maison de l’Agriculture et de la Forêt de la Savoie, à Saint-Baldoph. Cette réalisation a été inaugurée en septembre 2006 par Dominique Bussereau, ministre de l’Agriculture à l’époque et actuel secrétaire d’Etat aux Transports au ministère de l’Ecologie et du développement durable.

Porté par la Chambre d’agriculture de la Savoie et les organisations professionnelles, ce projet est devenu une nouvelle institution du monde agricole savoyard, rassemblant sous le même toit les représentants des activités agricole et forestière et des services induits par le secteur, dans un esprit de mutualisation des moyens, de proximité et d’écoute.

La Maison de l’Agriculture et de la forêt de Saint-Baldoph, issue d’un concours d’architectes, est dotée des moyens de communication les plus avancés, utilise le bois-énergie pour le chauffage, stimulant ainsi la filière locale des Bauges et de la Chartreuse. Parmi les 176 pôles d’excellence rurale labellisés par le gouvernement, 26 ont intégré une dimension forestière à l’instar de la Maison de l’Agriculture de Saint-Baldoph.

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Le sud Isère en ordre de marche

Le contrat de développement Rhône-Alpes Alpes Sud Isère fédère quatre territoires, l’Oisans, la Matheysine, le Trièves et le Sud Grenoblois, qui avaient rarement jusqu’alors travaillé main dans la main. C’est dire que ce projet a nécessité un long travail de gestation qui a mobilisé près de 400 élus et techniciens. Il s’agit d’ un contrat quinquennal (2006-2011) qui concerne huit cantons, 8 communautés de communes et 108 communes, soit une population de 61 626 personnes. Son budget est de 22 millions d’euros.

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Les signataires du CDRA Apes Sud Isère, jeudi au musée de Vizille

Cet outil stratégique qui inscrit son action dans une logique de développement durable, a été signé jeudi 8 novembre au domaine départemental de Vizille en présence de Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional Rhône-Alpes, Didier Jouve, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes, Marc Baïetto, premier vice-président du Conseil général de l’Isère, Gilles Strappazzon, chef du projet CDRA Alpes Sud-Isère, Capucine Le Douarin, conseillère régionale, rapporteur du CDRA, Norbert Grimoud, président de la Communauté de communes du sud Grenoblois et des maires et présidents des collectivités signataires du CDRA.

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