Archive | 11 novembre 2007

loup: même combat que les agriculteurs….

Quelques semaines après l’ouverture de la chasse, un point a été fait avec Roger Baboud Besse, président de la fédération départementale des chasseurs de l’Isère.

Comment s’est passée l’ouverture?

« C’est une bonne ouverture; pourtant on a eu quelques craintes au niveau du petit gibier à cause d’une météo défavorable. Bien entendu, on a subi comme les agriculteurs des attaques liées au loup. Pour le sanglier, l’année sera bonne, on maîtrise bien sa population et je me réjouis que l’on ait pu reprendre le dialogue avec les responsables professionnels agricoles. Ce n’est plus la guerre, on travaille normalement et j’estime que l’on fait du bon travail.

Il y a toujours des dégats mais ils sont réglés en bonne intélligence. Il en est de même avec les forestiers. Ceux-ci subissent des dégâts causés par les chevreuils et les cerfs. On essaie de s’entendre et cela se passe bien. Je suis également satisfait de noter que depuis l’an 2000 nous n’avons pas d’accident lié à la chasse. Une grosse campagne de communication et de prévention a été faite dans ce sens et elle porte ses fruits. »

Dossier brûlant le loup

« Hélas, le sujet est: bien brûlant. Le loup attaque les ovins mais il ne faut pas oublier qu’il s’attaque également à la faune sauvage. Le loup attaque le mouton en été et les chevreuils, chamois, mouflons cerfs et faons en hiver. Il les attaque en zone forestière. Les dégâts causés par le loup sur la faune sauvage sont moins médiatisés mais, croyez-moi, sont du même calibre, aussi spectaculaires et aussi dramatiques.

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Ces attaques sont tellement fréquentes qu’elles sont entrées dans les moeurs!

À ce niveau, notre combat doit être le même que celui que mènent les agriculteurs. Je me mets, sans démagogie aucune, à la place de ces derniers mais également des bergers. Certes, il y a une différence importante, lorsque des bêtes d’élevage sont massacrées c’est tout un travail qui est remis en cause. Je me dis que l’on vit une drôle d’époque. je ne comprends pas, je n’admets pas qu’une minorité impose le loup mais également l’ours, le lynx et que face à cela la grande majorité est impuissante, n’est pas écoutée. »

Vous avez également travaillé avec le monde agricole sur les jachères fleuries

« C’est exact. Nous menons en partenariat avec la chambre d’agriculture, la DDAF, le conseil général et les apiculteurs des opérations de jachères fleuries Celles ci jouent un rôle bien plus important que celui du coup d’oeil esthétique. Elles permettent en particulier au petit gibier de plaine de trouver tout ce dont il a besoin. Nous obtenons le même résultat avec les jachères dites de faune sauvage. Ces jachères fleuries jouent un grand rôle et pourtant l’union européenne veut les supprimer. C’est une aberration. Nous sommes intervenus auprès des différents décideurs locaux afin de trouver une solution. »

La jachère de Beaucroissant est-elle un coup médiatique?

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« Pas du tout. Il est exact qu’elle est au bord de la route, à proximité d’un village connu grâce à sa foire. Le terrain plat, d’une superficie importante, tous les atouts étaient réunis pour y installer une jachère fleurie »

C’est un peu votre participation au Grenelle de l’environnement?

« Nous n’avons pas attendu le Grenelle de l’environnement pour se pencher sur différents problèmes liés à ce sujet. Cela fait plus de 10 ans que l’on travaille sur de nombreux dossiers, dans de nombreuses régions et que nous signons des conventions avec différents partenaires afin de préserver notre environnement. »

Comment voyez-vous l’avenir de la chasse?

«On subit tout, comme les agriculteurs, une baisse des surfaces rurales, surtout en plaine et bien évidemment au bord des villes. Cela n’empêche, on n’arrivera pas un jour à une chasse O. Nul ne doit ignorer que nous sommes la deuxième fédération en France, au niveau des adhérents, après le football.

Notre activité doit rester une activité de loisir, celle-ci doit être liée à la protection de l’environnement, au maintien de la ruralité … Nous devons poursuivre nos campagnes d’information pour le prouver et pour tenter de convaincre les sceptiques que nous ne sommes pas que des sanguins, des tueurs. Pour en revenir au problème du loup, je trouve ridicule de classer les animaux en protégés, nuisibles, chassables…

Il serait à mon sens plus intelligent de réguler toutes les espèces en fonction de normes bien précises, bien établies. Cela éviterait de nombreux problèmes… »

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le point avec Gilles Convert

Lors de la foire de la Saint-Martin qui s’est déroulée à Voiron, la noix de Grenoble était à l’honneur sur l’espace réservé au monde agricole. Occasion rêvée pour rencontrer Gilles Convert, nuciculteur, président de la commission noix chez les jeunes agriculteurs. Laissons lui la parole:

« Notre présence à Voiron a pour but premier de faire la promotion de notre produit à travers diverses animations. On peut d’autant plus le faire que le ramassage des noix est terminé, nous sommes donc disponibles.

On peut estimer la récolte, suivant les régions, inférieure de 20 à 50 % par rapport à l’année dernière. Moins 30% sur notre exploitation. Cela est dû à plusieurs facteurs météorologiques : gel tardif l’année dernière, un printemps chaud et un été pas terrible. On ne va se plaindre car la récolte précédente était exceptionnelle quantitativement. La qualité est très bonne avec une grosse majorité de gros calibres. Cela va poser des problèmes au niveau des cerneaux, de l’huile de noix car nous allons manquer de petits calibres.

Et le prix, normalement, devrait monter mais il est déplorable que la grille des prix soit définie aussi tardivement. Un prix supérieur nous rendra bien service car nul n’ignore que les charges ont fortement augmenté, en particulier à cause de la hausse constante du prix du pétrole.

L’année prochaine notre AOC va fêter ses 70 ans. Je me réjouis que le CING souhaite développer la promotion de notre noix de Grenoble. Par le passé, nous avons été trop fébriles en ce qui concerne la promotion et la communication de l’AOC.noix.jpg« Les actions de promotion doivent être multipliées » comme ici lors de la foire de Beaucroissant

Je trouve dommageable que la fête de la noix qui se déroule à Vinay n’ait lieu qu’une fois tous les deux ans.

Si je devais faire une proposition je dirais que cette fête devrait être annuelle et se dérouler une année à Vinay, fief de la noix de Grenoble, une autre année sur une commune liée à notre AOC et ainsi de suite.

À propos d’ irrigation, je dirais que le dossier avance lentement mais sûrement… »

C’est se qui s’appelle faire un point complet de la situation!

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VOIRON: une st martin très agricole

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La traditonnelle foire de la St Martin à Voiron a connu comme d’habitude un franc succès. Parmi les curiosités, on retiendra bien évidemment l’espace agricole géré par les jeunes agriculteurs du canton. Cette année, associés à la jeune chambre économique, ils ont mis en avant la noix de Grenoble et ses dérivées. On a également pu découvrir une multitude de produits issus de notre agriculture, discuter avec différents responsables professionnels, approcher les animaux de la ferme dont d’étonnants lamas.

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Deux stands ont également bien fonctionné: la buvette ou la convivialité était de mise et le restaurant: les convives ont pu déguster un repas ou la noix était omniprésente. Il faut dire que nos jeunes avaient un allié de choc en la personne du sémillant Max Josserand venu assurer la pub avec une tarine.

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Le sérieux n’a pas été occulté avec en particulier un stand ou chacun a pu discuter sur l’épineux problème des prédateurs en général et du loup en particulier.

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Usage domestique des pesticides: prudence!

L’Observatoire des résidus de pesticides (ORP) souligne le fait que trop souvent le terme « pesticides » est rattaché uniquement aux produits utilisés en agriculture, pour lutter contre les mauvaises herbes ou protéger les cultures des insectes et des champignons. Pourtant derrière ce mot, de nombreux autres usages existent : l’entretien des routes, des aéroports et des voies de chemin de fer ; l’entretien des parcs et des jardins publics, les opérations de dératisation ou de désinsectisation…

Enfin les pesticides sont aussi présents dans notre environnement quotidien : on les utilise pour se débarrasser des insectes à la maison ; pour désherber les allées ou protéger les plantes du jardin. Ils servent également à éliminer les parasites débarrasser nos animaux de compagnie comme les puces ou les tiques… et on les utilise aussi pour se débarrasser des poux, par exemple. (voir l’animation de l’afsset – agence de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail- sur ce sujet.)

On pense souvent que l’exposition aux pesticides se résume à leur seule présence dans les denrées alimentaires ou l’eau potable; pourtant, les voies d’exposition à ces produits sont multiples. Ils sont présents dans tous les compartiments de notre environnement et l’utilisation domestique contribue à l’exposition globale à ces produits.

Si l’agriculture consomme près de 90 % des pesticides commercialisés chaque année en France, le ministère en charge de l’écologie estime que les usages non-agricoles sont responsables de près de 40 % des pollutions des eaux de surfaces par ces produits.

Les pesticides ne sont pas des produits anodins, ils doivent être utilisés avec prudence et modération ! Les recommandations et les précautions d’usage qui figurent sur les emballages doivent être scrupuleusement respectées. Elles permettent de garantir la sécurité des consommateurs et la préservation de l’environnement.

source ORP

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