Archive | 16 novembre 2007

une enquête pleine d’enseignements

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L’Association Forêt Trièves-Beaumont-Mathéysine a lancé une grande enquête vérité en direction des propriétaires concernés sur cette zone. Les résultats sortent tout chauds des ordinateurs et vous sont donnés en avant première.

Les origines de la propriété:
71 % des forêts sont issues d’héritage
20 % ont acheté leur forêt

La forêt:
28 % résineuses
32 % feuillues
23 % mélangées

70 % sont des forêts naturelles
13 % sont des plantations

Que représente la forêt pour les propriétaires forestiers?aftbm22.gif

3 propriétaires souhaitent vendre leur forêt

L’entretien:

61 % n’entretiennent pas leur forêt
27 % l’entretiennent
Par qui ?
Pour ceux qui l’entretiennent :

Eux même 54 %
AFTBM 15 %
Un exploitant 15 %
Expert 8 %
ONF 8 %
58 % sont satisfaits de leur intervenant
19 % ne le sont pas (exploitant)

Pourquoi n’entretiennent-ils pas leur forêt ?
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Leur mode de chauffage:

Chauffage combiné (bois, électricité, fioul, gaz…) 30 %
Bûches 23 %
Gaz 15 %
Fioul 13 %
Electricité 6 %
Sans réponse 13 %

L’implication dans leur forêt :
49 % souhaitent s’impliquer pour valoriser leur forêt
26 % ne le souhaitent pas

La desserte:
51 % sont favorables à la construction de nouvelles routes ou chemins forestiers pour favoriser l’accès à leur forêt
13 % ne sont pas favorables (existante, impossible…)
21 % sont sans opinion

Connaissent-ils l’AFTBM et le CRPF ?
79 % ne connaissent pas l’AFTBM
6 % la connaissent

68 % ne connaissent pas le CRPF
19 % le connaissent

Rendez-vous et assemblée générale:
43 % veulent un rendez-vous avec un technicien

32 % n’en veulent pas

38 % souhaitent être invités à la prochaine assemblée générale
43 % ne le souhaitent pas

De ces premiers résultats, il ressort qu’un gros effort doit être fait afin de sensibiliser les propriétaires sur les différents avantages qu’ils peuvent tirer de leur forêt.

Deuxième axe de travail: la communication. Les propriétaires doivent être mieux informés sur les multiples actions que mènent l’AFTBM, le CRPF pour valoriser, entretenir et défendre la forêt des Alpes sud Isère.

Comme on le voit, cette enquête ne sera pas une fin en soi mais servira de base de travail…On en reparlera sur sillon38.com.

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Un salon qui en appelle d’autres

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Le premier salon de l’installation a connu un franc succès. Celui-ci était organisé à Salagnon dans le cadre de la quinzaine de l’installation. Avec l’ADASEA comme maître d’oeuvre, les participants à cette journée ont pu se renseigner auprès de diverses structures agricoles et para agricoles.

Nul n’ignore aujourd’hui que les candidats à l’installation sont un peu dans le flou. Beaucoup se demandent s’ils doivent se consacrer uniquement au métier d’agriculteur ou éventuellement inclure dans leurs projets d’autres activités. Voilà pourquoi aux côtés des stands agricoles on trouvait également des stands aussi divers que la chambre de commerce et d’industrie, avocats, notaires, centres de gestion, agence nationale pour l’emploi, le crédit agricole, l’AFRAT..

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Les établissements agricoles du département, conscients de l’utilité de ce salon, se sont mobilisés. Les élèves des centres de formation de Chatte, Vif, St Ismier, La Côte St André se sont rendus à Salagnon afin de mieux appréhender leur projet.

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Si Salagnon a été choisie, c’est tout simplement parce que c’est une commune rurale, située à quelques encablures de gros centres tels que Bourgoin-Jallieu, Vienne et la banlieue lyonnaise.

Ce salon très pratique a parfaitement répondu aux porteurs de projets. Il devrait sans doute connaître des suites. On peut imaginer que cette même opération se déroule en sud Isère, Grésivaudan….

A propos d’installation, il est rappelé que le répertoire installation, géré par les ADASEA et le CNASEA, facilite l’installation des jeunes agriculteurs hors du cadre familial. Pour connaître les offres et les demandes : www.répertoireinstallation.com.

Contact Isère: ADASEA.

Mail: julie.plataroti@cnasea.fr

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Dotation de solidarité rurale majorée pour Chavanoz?

Une proposition de loi instaurant une dotation de solidarité rurale majorée au profit des communes de moins de 5 000 habitants dont une partie du territoire est située en zone urbaine sensible, va concerner 16 communes en France dont Chavanoz, en Isère.

Cette proposition, présentée au Sénat il y a quelques jours par M. Jean Louis Masson, comme une mesure élémentaire d’équité pour les localités concernées, et qui aurait une incidence quasi insignifiante pour les autres bénéficiaires, se résume à un article unique, ainsi rédigé:

« Art. L. 2334-22-1. – Les communes de moins de 5 000 habitants dont une partie du territoire est située en zone urbaine sensible bénéficient d’une majoration de leur dotation de solidarité rurale d’un montant égal à la dotation de solidarité urbaine qu’elles auraient perçue en l’absence du seuil d’éligibilité de 5 000 habitants applicable à cette dotation. »

Dans les départements voisins, les commune de Donzère (Drôme) et de Limas (Rhône) sont également concernées.

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Vers la certification des exploitations agricoles

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche a présenté mercredi, en conseil des ministres, une communication relative à la certification des exploitations agricoles. Dans le cadre des travaux du Grenelle de l’environnement, cette évolution est apparue comme une voie privilégiée pour développer production et consommation durables.

La certification des exploitations permet une reconnaissance des bonnes pratiques environnementales et sanitaires des agriculteurs dans la gestion quotidienne de leurs exploitations. C’est une démarche volontaire qui répond aux besoins des consommateurs à la recherche de produits sûrs et de qualité et aux attentes des citoyens demandant des pratiques respectueuses de l’environnement. Il est donc proposé un dispositif progressif engageant, d’ici 2012, 50 % des exploitations dans la voie de la certification.

La démarche vise une certification « haute valeur environnementale » validée par un organisme certificateur. Les agriculteurs auront la possibilité d’entrer dans la démarche par le biais de bilans thématiques (phytosanitaire, biodiversité, énergie…). Sur la base de ces bilans, des plans d’action seront établis avec un conseiller agréé, afin d’améliorer les pratiques. La certification « haute valeur environnementale » validera la réalisation de l’ensemble des plans d’action.

La certification des exploitations agricoles sera encouragée au moyen d’un ensemble de mesures :

- un allègement des contrôles administratifs

- la possibilité de faire figurer la mention de la certification sur les étiquettes des produits

- des incitations à l’obtention de la certification « haute valeur environnementale », dont les modalités devront être définies dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement

Les travaux de définition du cahier des charges vont débuter en tenant compte de l’ensemble des attentes des acteurs concernés.

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Coup de pouce du Conseil général au CAUE

Organisme indépendant de toute maîtrise d’œuvre, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) de l’Isère rassemble les compétences d’architectes, d’urbanistes, de paysagistes et de juristes, qui conseillent les collectivités, sur tout projet d’aménagement et les particuliers qui désirent construire.

Conformément aux dispositions de la loi sur l’architecture, le CAUE de l’Isère est financé par une taxe départementale collectée et redistribuée par le Conseil Général de l’Isère.

D’un taux de 0,2% du montant de la construction, cette taxe s’applique sur tous les permis de construire. Le Conseil général de l’Isère, lors de sa session du 9 novembre, a voté une délibération (avec 7 voix contre et une abstention) qui fait passer la taxe départementale de 0,2% à 0,25%.

Rappelons, à l’intention des particuliers qui souhaitent construire, aménager, acheter un terrain, une maison, qu’ils peuvent, dès les premiers croquis, profiter des conseils d’un professionnel. Le rôle de l’architecte conseiller : l’amélioration des projets architecturaux et leur bonne insertion dans les sites. Ses conseils sont gratuits et ouverts à tous. Il étudie votre dossier, vous donne son avis, et, si besoin, se rend avec vous sur le site de votre projet.

Le réseau des architectes et paysagistes conseillers (40 professionnels pour plus de 300 communes) a été mis en place par le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Isère. Les architectes sont rémunérés par les communes où ils exercent leur consultance. Celles-ci peuvent bénéficier d’un soutien du Conseil Général de l’Isère.

Un service de conseil paysager est en cours d’élaboration. Pour l’instant, il consiste en un accompagnement pour une meilleure insertion paysagère des bâtiments agricoles.

voir caue-isère.org

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Feu vert pour le programme PIClég

Le programme PICLég, qui a pour but de développer des systèmes de cultures légumières plus respectueux de l’environnement, est porté par un Groupement d’Intérêt Scientifique qui regroupe 9 partenaires* de la filière légume. Les projets de recherche débuteront au premier trimestre 2008. Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, Marion Guillou, Présidente de l’INRA, Angélique Delahaye, Présidente de la Fédération Nationale des Producteurs de Légumes (FNPL) et Henri Pluvinage, Président du Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes (CTIFL), ont officiellement lancé hier ce programme de recherche-partenariat sur la Production Intégrée en Cultures Légumières.

Les enjeux de la production légumière sont de satisfaire la demande qualitative et quantitative en mettant en œuvre des modes de production qui soient à la fois conformes aux besoins économiques et qualitatifs des différents acteurs de la filière et des consommateurs, et respectueux de l’environnement des zones de production et zones connexes.

Le programme PIClég™ a pour objectif de concevoir des systèmes nouveaux, de culture de plein champ ou sous abris froids moins dépendants d’intrants. Il proposera des méthodes alternatives à la lutte chimique (comme la lutte biologique, les plantes résistantes ou la mise en place de zones de compensation écologique) et définira leurs stratégies d’utilisation dans une perspective de production intégrée, le recours aux méthodes chimiques restant limité et sélectif, utilisant les produits les plus sûrs pour l’homme et l’environnement. PIClég™ identifiera les conditions de mise en œuvre de ces systèmes de culture à l’échelle de bassins de production et analysera les enjeux, les conséquences économiques et sociales et les impacts sur l’environnement.

* Le Ministère de l’Agriculture, INRA, FNPL, CTIFL, VINIFLHOR, FEDECOM, FELCOOP, INTERFEL et l’APCA.

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FCO: un premier cas de stéréotype 1

Un premier cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 1 a été trouvé en France à Villefranque (Pyrénées atlantiques). Ce cas fait suite au développement de la maladie en Espagne dans la région d’Irun, près de la frontière. La France est donc amenée à modifier son zonage. Un arrêté étendant la zone réglementée aux départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes doit être publié au journal officiel du 16 novembre 2007. Cet arrêté précise également l’aire de répartition de la FCO de sérotype 8 tenant compte des derniers cas détectés dans le Puy de Dôme et en Saône et Loire.
Bien qu’il s’agisse d’un autre sérotype (sérotype 1) que celui sévissant en France continentale depuis 2006 (sérotype 8), les mesures de contrôle des mouvements d’animaux sont identiques.
Outre l’appel d’offres publié le 7 novembre dernier concernant un vaccin inactivé destiné à lutter contre le sérotype 8, le ministère de l’agriculture et de la pêche lance un nouvel appel d’offre concernant le vaccin contre le sérotype 1.

Il convient de rappeler que cette maladie ne touche que les ruminants. Elle n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur.

Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche appelle les détenteurs de ruminants à notifier tout symptôme suspect à leur vétérinaire sanitaire pour une détection précoce de la maladie.
Le dispositif sera réévalué au regard de l’évolution de la maladie.

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Usage des pesticides: le plan de réduction se précise

Dans le prolongement des décisions prises à l’issue du Grenelle de l’environnement, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a installé hier le comité d’orientation du plan de réduction de l’usage des pesticides.
Ce plan de réduction comporte deux volets :
1/Le retrait du marché dans les meilleurs délais au regard des solutions alternatives existantes, des produits contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes, dont 30 avant la fin 2008.
2/L’élaboration d’un plan de réduction de 50% de l’usage des pesticides dans un délai de dix ans, si possible.

Michel Barnier a fixé comme objectif de présenter le plan au président de la République avant la fin du premier semestre 2008.
Le comité d’orientation se réunira sous la présidence du ministre tous les trois mois.
Un groupe technique opérationnel d’experts est constitué sous la présidence de M. Guy Paillotin, secrétaire perpétuel de l’Académie de l’Agriculture. Ce groupe composé d’une quinzaine de personnes, sera chargé de formuler des propositions concrètes d’action sur les thématiques suivantes :

-définition d’indicateurs précis et consensuels pour assurer le suivi
-évaluation des marges de progrès sur les substances et itinéraires techniques
-mobilisation de la recherche, du développement et du transfert des méthodes alternatives et des systèmes économes en pesticides
-formation des agriculteurs à l’utilisation des pesticides et professionnalisation des métiers de la distribution et du conseil phytosanitaire autour d’un objectif de certification
-renforcement des réseaux de surveillance sur les bio-agresseurs et sur les effets non intentionnels de l’utilisation des pesticides avec une mise en transparence de la connaissance

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Payer les agriculteurs pour protéger l’environnement?

C’est une possibilité qu’envisage la FAO dans son rapport annuel sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture. Une rétribution des agriculteurs judicieusement ciblée contribuerait à la protection de l’environnement et à affronter les préoccupations croissantes liées aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et aux ressources en eau, a indiqué hier la FAO, à l’occasion de la publication de son rapport.

Le rapport avertit toutefois que le paiement pour services environnementaux n’est pas la panacée, et que de gros problèmes de mise en oeuvre subsistent.

“Le secteur agricole emploie plus d’individus, occupe plus d’espace et absorbe plus d’eau que toute autre activité humaine”, fait remarquer M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, dans l’avant-propos du rapport. “L’agriculture peut à la fois provoquer la dégradation des sols, de l’eau, de l’air et des ressources biologiques de la planète et en améliorer la qualité; tout dépend des décisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent directement de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’exploitation des ressources forestières. Il est donc primordial de garantir des incitations adaptées à ces personnes”.

La croissance démographique, le développement économique rapide, la demande croissante de biocarburants et le réchauffement climatique exercent une lourde pression sur les ressources environnementales du monde. D’autant que l’agriculture est censée nourrir une population mondiale qui passera de 6 à 9 milliards d’êtres humains en 2050.

Une des principales raisons de la dégradation de l’environnement est la gratuité apparente des services offerts par la nature: ceux-ci n’appartiennent à personne, nul n’est rétribué pour les dispenser, ce qui n’incite guère les agriculteurs à les sauvegarder. En outre, les subventions qui encouragent la production de biens commercialisables aux dépens d’autres services écosystémiques sont susceptibles d’aggraver leur dégradation.

Mesures incitatives

Les mesures d’incitation actuelles favorisent la production d’aliments, de fibres et, de plus en plus, de biocarburants, mais elles ont tendance à sous-estimer d’autre services bénéfiques dispensés par les agriculteurs, tels que le stockage du carbone, la lutte contre les inondations, la fourniture d’eau salubre ou la conservation de la biodiversité.

La rémunération des services environnementaux inciterait les agriculteurs à adopter de meilleures pratiques agricoles, voire de neutraliser la pollution engendrée dans d’autres secteurs.
Toutefois, “dans certains cas, la rétribution des agriculteurs pourrait accroître la pauvreté et menacer la sécurité alimentaire, en particulier si elle devait entraîner une diminution du nombre d’emplois agricoles ou un accroissement des prix des denrées alimentaires”, fait-on remarquer à la FAO.

Puits à carbone

Les agriculteurs auront un rôle important à jouer dans l’atténuation des effets du changement climatique, indique le rapport de la FAO. L’agriculture joue un rôle important en tant que “puits à carbone” du fait de sa capacité à piéger et à stocker les gaz à effet de serre, en particulier dans les sols, les plantes et les arbres. Un recul de la déforestation, la plantation d’arbres, la réduction du travail des sols, l’accroissement du sol de couverture et un aménagement amélioré des pâturages pourraient, par exemple, porter au stockage de plus de 2 milliards de tonnes de carbone dans environ 50 pays entre 2003 et 2012.

“Une rétribution des services environnementaux bien conçue est un moyen d’aider les agriculteurs à modifier leurs pratiques d’utilisation des terres et rendre l’agriculture plus écologique”, a précisé Leslie Lipper, spécialiste d’économie environnementale à la FAO. “Il s’agit de paiements en compensation de services réels que les agriculteurs peuvent fournir, un peu comme les rémunérations qu’ils reçoivent pour le riz ou le café qu’ils produisent.”

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