Archive | 30 novembre 2007

Retraites des agriculteurs: petit rappel

Lettre ouverte de Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA à propos des retraites des agriculteurs

« Certains stigmatisent aujourd’hui le monde agricole, estimant que les règles pour bénéficier d’une retraite anticipée avant 60 ans font l’objet « d’arrangements ». Ils s’imaginent même qu’aujourd’hui, il suffit de trouver deux faux témoins pour avoir le droit de racheter des années pour partir plus tôt à la retraite en agriculture.
A tous ces bien-pensants, dont les propos choquent les agriculteurs, je souhaiterais leur rappeler quelques vérités sur la retraite agricole.
Les agriculteurs ne débattent pas pour savoir si leur retraite doit être calculée sur le dernier mois d’activité ou sur les 6 derniers mois, ni même sur les 25 meilleures années. Leur retraite est calculée sur les revenus de l’intégralité de leur carrière.
Les agriculteurs ne se demandent pas s’il faut appliquer ou non la décote. Elle leur est imposée.

Et que dire des agriculteurs qui ont des niveaux de pension inférieurs au seuil de pauvreté après une vie de travail, et donc de cotisations ?
Ou des agricultrices, car c’est bien souvent d’elles qu’il s’agit, qui n’ont pas de droits de réversion sur la retraite complémentaire ?

Je ne veux pas faire ici de misérabilisme ou de comparaison à mauvais escient, mais simplement rappeler qu’il convient parfois de faire preuve d’un peu de décence.
Si aujourd’hui, les agriculteurs ont la possibilité, comme les autres assurés, de partir à la retraite avant 60 ans lorsqu’ils ont débuté leur carrière de manière précoce, c’est parce qu’à la FNSEA, nous nous sommes battus pour que l’équité soit au cœur de la loi Fillon réformant les retraites.
Les agriculteurs ne pouvant cotiser qu’à compter de 21 ans, il a bien fallu leur permettre de racheter les années de 14 à 21 ans pour pouvoir partir avant 60 ans après 40 années d’activité …
Aujourd’hui, on remet en question ces possibilités de rachat estimant que les conditions sont trop souples. Pourtant ce sont aujourd’hui moins de 20 000 personnes qui ont pu en bénéficier. 20 000 alors que 430 000 départs anticipés ont eu lieu dans le régime général ! 20 000 qui ont pu partir à la retraite alors qu’ils ont débuté leur activité à 14, 15 ou 16 ans. 20 000 qui ont pu racheter des années au cours desquelles ils n’ont pas été scolarisés au cours desquelles ils n’ont pas travaillé à l’extérieur de l’exploitation familiale.

Je pense qu’il n’y a là rien d’indécent. Bien au contraire.

C’est pourquoi à l’aube d’un nouveau rendez-vous sur les retraites, la FNSEA affirme qu’elle continuera à se battre pour l’amélioration des retraites agricoles.

Faire passer au-dessus du seuil de pauvreté les retraités qui ont travaillé toute leur carrière, avoir des retraites minimales équivalentes à 75 % du SMIC, donner un droit de réversion à la RCO*.

Voilà nos propositions.
Nous n’agissons pas pour obtenir plus que les autres, mais dans un souci d’équité et de dignité ».

Jean-Michel Lemétayer

* Retraite complémentaire obligatoire

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apiculteur: un métier qui a un avenir

Vincent Clair est passionné par les abeilles. Une passion si forte qu’il a décidé d’embrasser le métier d’apiculteur.

Dans un premier temps il trouve un emploi saisonnier chez un apiculteur de Bourges. « Ce job a duré deux ans (1999-2000). L’avantage est que mon patron m’a donné des responsabilités et j’ai pu prendre quelques initiatives ». Pour Vincent, deux saisons c’est l’idéal. Par contre reste à savoir s’il faut les faire chez un même apiculteur ou deux. Ensuite, « par chance » il entre comme technicien à l’association pour le développement de l’apiculture en région PACA. » J’ai acquis une sacrée expérience car je touchais à tout, je travaillais et me formait en même temps. J’y suis resté 3 ans. En tout je me suis formé pendant 5 ans. Il était donc temps de m’installer ».

Trouver un terrain: dur… dur
La région Rhône-Alpes l’attire » Le climat est parfait pour exercer le métier, la preuve: les apiculteurs du sud de la France installent leurs ruches dans cette région, le foncier est moins cher qu’en PACA ». Reste justement à trouver un terrain est c’est là que l’affaire se corse: » malgré de multiples recherches, l’appui de structures spécialisées comme la SAFER et l’ADASEA, je ne trouvais rien qui correspondait à mes besoins ».

Nous sommes en 2005, notre néo-apiculteur galère mais il décide tout de même de se lancer dans l’aventure.  » J’ai cherché et trouvé des agriculteurs qui pouvaient prendre mes ruches, l’extraction du miel se faisant chez des apiculteurs professionnels et le miel était vendu essentiellement en vrac ».

Sa patience trouvera récompense.  » En 2006 je trouve un terrain à Pisieu avec une surface correspondant à la surface minimum requise pour s’installer en apiculture: 0,3 hectare. Je vais donc pouvoir toucher les aides classiques telles que la DJA , profiter des prêts bonifiés et construire un bâtiment qui me servira de salle d’extraction, d’espace de stockage du matériel ». Les ruches étant quant à elles disséminées sur des terres agricoles situées dans 5 départements de notre région.

Vincent Clair a lancé son entreprise avec succès.  » On peut vivre de l’apiculture à condition d’être bien formé ». Il a décidé d’aider les candidats à l’installation. « Nous sommes en train de mettre en place un groupe régional qui a pour mission de faciliter le parcours de l’installation des futurs apiculteurs, de leur éviter de tomber dans certains pièges… » Il se réjouit également que le lycée agricole de La Côte-St-André ait intégré dans ses cours une formation apiculture.

Déficit d’installations

Malgré les problèmes liés au foncier, à la baisse des surfaces agricoles et boisées, l’apiculture dans notre région et à fortiori dans notre département a un avenir.

« Nous souffrons d’un déficit important d’installations, les départs en retraite de nombreux apiculteurs vont s’accélerer dans les années futures, la demande des consommateurs ne faiblit pas, tout est donc réuni pour que l’installation de futurs apiculteurs soit massive dans les années à venir ».

L’opération que mène le Conseil général en faveur de l’apiculture va dans le bon sens et devrait sensibiliser d’eventuels candidats. « Produire c’est bien mais il faut vendre ». Personnellement, je continue à écouler une partie de ma production en vrac via des grossistes. Je vends également au détail et dernièrement j’ai rejoint l’AMAP de Roussillon. Celle ci a été créée en cours de cette année. J’y trouve mon compte et le consommateur également. Cela me permet d’écouler à coup sûr une partie de ma consommation ».

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Vincent Clair est un passionné de son métier, c’est certain, il y croit, y met toute son énergie tout en restant au service des futurs apiculteurs professionnels à qui il recommande

de bien se former car c’est un métier où on a pas le droit à l’erreur, et qui est bien plus difficile que ce que certains pensent »

Pour finir il nous dira que la journée « S’installer en apiculture », organisée par l’ADARA dans le cadre de la quinzaine de l’installation, « est très utile au niveau de l’information qui y est donnée mais également des contacts que chacun peut prendre. »

Et de poser la question: « Ne faudrait-il pas organiser cette rencontre annuellement?

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Saint-Antoine l’Abbaye: 11ème GRAND MARCHé DE NOËL

Les 8 et 9 décembre prochains, l’office de tourisme de Saint-Antoine-l’Abbaye organise son traditionnel grand marché de Noël, « La Fête des Lumières », dans l’enceinte de la Grande cour de l’abbaye.
Pour cette 11ème édition, la lumière sera à l’honneur. Habitants, commerçants et exposants s’allient pour que Saint-Antoine l’Abbaye soit, pendant 2 jours, un village magnifié par la lumière. Ainsi, en fin de journée, des milliers de petits lumignons scintilleront dans la Grande cour et dans tout le village, et l’église abbatiale se parera d’une magnifique voûte étoilée : une ambiance magique sculptée de milliers d’éclats.

Pendant ces deux journées festives, les visiteurs pourront flâner et aller de surprise en surprise sur les 70 stands proposant produits du terroir et artisanat. Ils pourront ainsi tout à loisir faire leurs achats de Noël et trouver l’indispensable cadeau à disposer au pied du sapin.
Les artisans proposeront des idées cadeaux originales et sympathiques pour faire ou se faire plaisir et de quoi offrir à sa maison un décor raffiné pour les fêtes de fin d’année : crèches et santons, bougies, décorations de Noël, jouets en bois, bijoux, objets en bois en en fer peint, cartes de vœux, et mille petits cadeaux…
La gastronomie ne sera bien sur pas oubliée et tous les produits de la fête seront présents : foie gras, champagne, escargots, vins, fromages, chocolats, croquants aux noix, macarons… il y aura vraiment tout pour préparer un véritable repas de fêtes.

Dès 14h, le marché de Noël sera rythmé par de nombreuses animations gratuites qui émerveilleront petits et grands et transformeront la Grande cour l’espace de quelques heures en une véritable scène de spectacle :
- déambulation en échasses et sculpture sur ballons
- maquillage pour enfants
- promenade en âne et en calèche
- l’espace du Père Noël
- orchestre « Le P’Tit Bazar » :

Dans le cadre du Marché de Noël, le musée départemental de Saint-Antoine l’Abbaye rouvrira ses portes et proposera diverses animations de14h à 18h pour fêter le temps de l’Avent durant ces deux journées (musée et animations gratuits). Ainsi exposition, ateliers créatifs, contes et concert s’offrent aux petits et aux grands.

Autres animations
- ateliers créatifs :
- exposition « Chroniques d’une abbaye au Moyen Age, guérir l’âme et le corps » :
- « Tant crie-l’on Noël qu’il vient : conte de Noël du XIIème siècle » :
- « Puer natus est nobis : concert de Noël par l’Ensemble Providencia » :
- Féeries :
- boutique du patrimoine :
Le samedi après-midi, les amateurs de voitures anciennes pourront admirer une 15aine de véhicules de collection (Porsche, Jaguar, Salmson, Delahaye… des années 1938 à 60) qui stationneront l’espace de quelques heures (de 13h30 à 16h) à Saint-Antoine l’Abbaye dans le cadre de la randonnée touristique en véhicules de collection « De truffes en vignes » initiée par la Chambre Régionale du Commerce et de l’Industrie Rhône-Alpes.
Ce rendez-vous convivial et festif, dans un décor féerique, permettra aux plus petits comme aux plus grands de plonger au cœur de la magie de Noël.
Renseignements auprès de l’office de tourisme au 04.76.36.44.46
ou du musée départemental au 04.76.36.40.68
Entrée au Marché de Noël :
Samedi 8 de 13h à 19h30 : 2 euros de 13h à 18h30 / gratuit pour les enfants
Dimanche 9 de 10h à 18h : 2 euros de 13h à 17h / gratuit pour les enfants

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L’effet des pesticides sur la santé

Le site du Sénat nous informe aujourd’hui que lors de sa réunion du 27 novembre, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a désigné :

1. Deux rapporteurs, M. Jean-Yves Le Déaut, député, et Mme Catherine Procaccia, sénateur, sur la double saisine des commissions des Affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée nationale, respectivement relatives à :
- « L’utilisation du chlordécone, du paraquat et d’autres pesticides dans l’agriculture martiniquaise, guadeloupéenne et guyanaise » ;
- et à « L’effet des pesticides aux Antilles sur la santé humaine ».
L’étude des deux rapporteurs devra faire un point scientifique sur ces questions et opérer un premier suivi des mesures annoncées dans ce domaine par le Gouvernement.

2. M. Jean-Claude Etienne, sénateur, et M. Claude Gatignol, député, sur la saisine de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, relative à « L’effet des pesticides sur la santé humaine ».

Par ailleurs, M. Christian Bataille, député, a été désigné pour siéger au Conseil d’administration de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA).

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Lutte contre les épizooties: un budget en hausse

La Commission européenne a approuvé aujourd’hui une enveloppe de 186,57 millions d’euros pour financer des programmes d’éradication, de contrôle et de surveillance des maladies animales en 2008. De même, pour certaines maladies comme la rage, des programmes pluriannuels d’une durée de deux à cinq ans ont, pour la première fois, été approuvés afin de garantir davantage d’efficacité dans la réalisation des objectifs de ces programmes.

Les 197 programmes annuels ou pluriannuels retenus en vue d’un financement communautaire s’attaqueront à des maladies animales qui ont des incidences à la fois sur la santé humaine et sur la santé animale. L’ampleur de la contribution communautaire en faveur de ces programmes témoigne de l’importance que revêtent les mesures d’éradication, dans un souci de protection de la santé animale et de la santé publique.

Selon Markos Kyprianou, le commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs, «il est essentiel de protéger la santé animale pour garantir la sécurité alimentaire et éviter les conséquences souvent dévastatrices des épizooties. La décision d’affecter des ressources considérables à la lutte contre les maladies animales illustre l’engagement indéfectible de la Commission en faveur de cet objectif».

Programmes d’éradication des maladies animales

Pour l’année 2008, 61 programmes annuels ou pluriannuels d’éradication de dix maladies animales majeures ont obtenus des fonds communautaires. La participation communautaire totale en faveur de ces programmes s’élève à 70 075 000 millions d’euros.

La progression des ressources allouées en 2008 par rapport à 2007, où l’aide communautaire atteignait 52 970 000 millions d’euros, s’explique essentiellement par les fonds supplémentaires dédiés à la lutte contre la fièvre catarrhale dans de nombreux États membres.

Dans le cadre de ce budget, la priorité est accordée aux maladies transmissibles à l’homme. Des sommes importantes sont consacrées à l’éradication de la brucellose, de la tuberculose et de la rage. Après les bons résultats des programmes de ces dernières années, qui ont abouti à la quasi-éradication de la rage dans la partie occidentale de l’Union, les mesures prévues pour 2008 seront essentiellement ciblées sur les États membres d’Europe orientale.

Une enveloppe de 13 847 000 euros a été allouée à cette fin. La rage étant propagée par des animaux sauvages infectés, les programmes visent à immuniser la faune sauvage par vaccination orale, à l’aide d’appâts contenant le vaccin.

Programmes de lutte contre les zoonoses

En 2008, une contribution de 8 606 000 millions d’euros ira à la lutte contre les salmonelles zoonotiques chez les volailles reproductrices (Gallus gallus) dans 19 États membres, tandis que 21 330 000 millions d’euros seront consacrés aux troupeaux de poules pondeuses (première année). Cette enveloppe, dont le montant a triplé par rapport à 2007, témoigne de l’importance que l’Union accorde à l’éradication de la prévalence des salmonelles chez les volailles.

Surveillance de la grippe aviaire

En 2008, les États membres poursuivront également la surveillance de la grippe aviaire chez les volailles et les oiseaux sauvages avec une aide financière de l’Union pour les coûts engendrés par les analyses en laboratoire et l’échantillonnage des oiseaux sauvages. La participation totale de la Communauté s’élèvera à 4 344 000 millions d’euros.

La surveillance est le moyen le plus efficace pour détecter rapidement les foyers de grippe aviaire hautement et faiblement pathogène; elle s’est avérée extrêmement utile en 2006 et 2007, où elle a permis la détection précoce du virus chez des oiseaux sauvages avant la contamination des volailles commerciales.

Programmes de surveillance et d’éradication de l’ESB/ des EST

La tendance générale est positive et elle s’améliore d’année en année grâce à la bonne application des programmes de surveillance et d’éradication dans la plupart des États membres.

La Commission a accepté de dégager 62 494 500 millions d’euros provenant du budget communautaire, contre 88 463 000 en 2007, pour la surveillance des EST. Cette enveloppe comprend notamment, comme en 2007, une participation communautaire à la réalisation de tests rapides de dépistage des EST chez les bovins, les ovins, les caprins et les cervidés, ainsi que de tests de discrimination visant à exclure la présence de l’ESB chez les petits ruminants. L’Union cofinancera des programmes d’éradication de l’ESB dans toute l’Europe à hauteur de 2 543 000 millions d’euros en 2008, contre 5 400 000 millions en 2007, une diminution qui reflète le constant recul du nombre de cas d’ESB.

Des mesures obligatoires d’éradication de la tremblante ont été mises en place; elles imposent l’abattage et/ou l’analyse génotypique des animaux des troupeaux infectés. Les programmes d’élevage axés sur la résistance aux EST chez les ovins se poursuivent. Cette année, 18 184 200 millions d’euros seront affectés aux programmes d’éradication de la tremblante approuvés, contre 33 592 000 en 2007, ce qui témoigne de l’absorption des fonds en 2006.

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