Archive | 02 décembre 2007

club de L’Albenc recherche nouveaux adhérents…

logo_ar_petit.jpgLe club des aînés ruraux a vu le jour de façon très originale. Nous sommes en 1975 et le maire d’alors, Emile Perrier, à la suite d’une journée nationale des personnes âgées se retrouve avec de l’argent non dépensé. Il demande à Raymonde Neyroud et Germaine Payre d’organiser un goûter pour les aînés et dans la foulée de créer un club. Celui ci verra ses statuts déposés en 1978.

La présidente, Madeleine Davallon portera à bouts de bras le club durant de nombreuses années. Peu à peu le club va s’étoffer, proposer plusieurs activités et accueillir en son sein Simone Cambon. celle ci occupe le poste de secrétaire en 1992 et se taille une réputation de…premier ministre! Un premier ministre qui accède à la présidence en 2005.  » Nous sommes entrés au club pour y retrouver les copains mais honnêtement au début, il a fallu que je me fasse violence, je ne me trouvais pas vieille! »

Un problème toujours d’actualité car le club qui, entre temps, s’est associé à la commune voisine de Chantesse, souffre cruellement d’un manque de renouvellement d’adhérents.

 » les jeunes retraités se disent trop jeunes pour rejoindre un club comme le notre, qu’ils n’ont pas besoin de nous.C’est un véritable problème et on ne trouve pas la parade. Il faudrait sans doute être plus imaginatifs et leur proposer des activités correspondantes à leurs désirs, souhaits.. »

Justement quelles sont les activités du club? »

« Elles sont nombreuses et bien réparties dans l’année. Tous les jeudis les aînés se retrouvent, l’après midi pour participer à diverses activités: marche, jeux de cartes, pétanque… Cette rencontre hebdomadaire est très importante car elle nous permet de garder contact. Elle se termine par un traditionnel goûter offert aux membres présents. Nous organisons également un goûter plus conséquent, une fois par mois ou à l’occasion de fêtes telles que Pâques, Noël, la fête des mères..Le dernier samedi d’août se déroule le traditionnel banquet annuel.

L’activité sorties est aussi importante avec six voyages d’un jour dans l’année. A l’automne nous organisons une exposition vente d’objets. La plupart d’entre eux sont confectionnés par nous mêmes, pour faire rentrer de l’argent. On organise également une choucroute dansante et nous sommes des acteurs efficaces du téléthon. Le dimanche on tient une buvette avec vente de vin chaud, de bugnes et on organise avec d’autre associations locales une démonstration de trial et un lâcher de ballons.

Sans oublier, enfin, l’assemblée générale annuelle »aines-ruraux.jpgles aînés ruraux visitent le théâtre antique de Vienne
Le club des aînés ruraux de l’Albenc-Chantesse a comme on l’a vu un programme bien chargé mais il essaie également d’établir des contacts avec les clubs voisins.  » Cela nous permet d’organiser des activités communes et surtout de créer des liens d’amitiés »

Comment ne pas féliciter le club pour son engagement auprès des enfants de la commune » Nous nous rendons dans les classes maternelles et primaires, à la demande des instituteurs. Nous transmettons notre savoir faire, nos expériences à nos petits écoliers. Le plus « rigolo » est qu’on leur apprend la cuisine! »" On devait les emmener à Izieu mais le voyage, hélas, n’a pu se faire ».

Le club organise enfin des réunions pédagogiques à thèmes: remise à niveau du code de la route, rencontre avec la gendarmerie, le corps notarial, médical; rencontres ouvertes à tous.

Le club des aînés ruraux de l’Albenc-Chantesse est affilié à la fédération départementale, » avec qui on a de très bons rapports. Elle nous a beaucoup aidé quand on en a eu besoin. De plus elle joue à merveille son rôle de fédérateur et permet de tisser des liens. Nous sommes très attachés à notre fédération départementale, pour preuve: nous en avons fait de telles louanges que grâce à nous d’autres clubs y ont adhéré. D’autre part le vice président départemental actuel, Louis Eymond est membre de notre club. C’est tout dire! »

Le club des aînés ruraux de l’ Albenc-Chantesse compte à ce jour 91 membres dont une majorité de femmes. Comme on l’a dit, il est prêt a accueillir de nouveaux adhérents qui y trouveront leur compte. Nous en sommes persuadés.

Quant au dynamisme, Simone Cambon et son équipe qui nous ont gentillement accueilli, ils n’en manquent pas!

L’adhésion au club est de 25 euros

PROCHAINES ACTIVITES CONNUES

24 février 2008: repas dansant avec choucroute au menu(ouvert à tous)

4 mars 2008: sortie concert choeurs de l’armée rouge(ouvert à tous)

Les autres activités seront rajoutées dès qu’elles seront connues

CONTACT

Tel: 04 76 64 75 06 ou 04 76 64 74 88

L’Albenc est une commune rurale par excellence. 900 habitants environ, elle est située en sud Grésivaudan, à quelques encablures de Vinay. Elle a la double particularité d’être entourée de noyers qui fournissent les célèbres noix de Grenoble AOC et d’organiser, sur ses terres, le festival de l’avenir au naturel, le premier week-end de septembre.

Catégorie aînés rurauxCommentaires fermés

TOUT POUR LA TRANSMISSION-INSTALLATION

En ouverture du débat d’orientations budgétaires pour l’année 2008, Jean-Jack Queyranne président de la région Rhône-Alpes a abordé le volet agricole. Cela de façon très claire: « Nous souhaitons donner toute sa place à notre agriculture qui mise sur la qualité des productions et soutenir l’installation pour favoriser la pérennité des exploitations. »

Il est vrai que le départ de plusieurs dizaines de chefs d’exploitation, pour cause de retraite, et leur non remplacement pause un véritable problème pour la pérennité de l’activité agricole régionale. A l’heure actuelle un départ sur deux n’a pas de successeur.

Il faut mettre en place une politique de transmission et d’installation plus offensive, c’est un fait, mais cela ne passe t-il pas d’abord par une maîtrise sans équivoque du foncier? Est-il normal que les meilleures terres agricoles partent à la construction?

Comment également intéresser les jeunes à l’agriculture, leur démontrer que l’on peut vivre décemment du métier d’agriculteur, que celui-ci a certes des contraintes mais également des attraits positifs, comme tout métier.

Le Conseil régional a promis une politique innovante avec en particulier un suivi plus marqué avant, pendant et après l’installation. Une politique qui mise tout sur le maintien des terre agricoles et des agriculteurs. Pour cela, il demande le soutien des structures départementales telles que les Chambres d’agriculture et les Conseils généraux. Un vaste chantier qui a un coût: 9 millions d’euros…

region.jpg

La région Rhône-Alpes, c’est: 45000 exploitations avec des productions très diversifiées. C’est aussi la perte de 11000 unités lors des cinq dernières années. Il y a urgence pour inverser la tendance. Le Conseil régional a décidé de prendre le problème à bras le corps et de mener une politique offensive transmission-installation.

Catégorie installationCommentaires fermés

Repiquer sa récolte, est-ce condamnable?

Les agriculteurs ont-ils le droit de re-semer leur récolte, de reproduire des semences de ferme? Ou doivent-ils être considérés, au regard de la loi, comme des contrefacteurs, passibles de sanctions pénales? La question a été dernièrement abordée au Sénat, dans le cadre du projet de loi n°9 (2007-2008) de lutte contre la contrefaçon, qui vise à renforcer les procédures de lutte contre les atteintes à la propriété intellectuelle. Cette épineuse question a finalement été renvoyée à l’Assemblée nationale (laquelle avait adopté le projet en première lecture le 2 octobre dernier) qui aura à la clarifier, dans le cadre du projet de loi sur les obtentions végétales. La navette continue.

Epineuse question et qui a la vie dure. Elle dure au moins depuis 13 ans. C’est en effet par un règlement du Conseil n° 2100/94 datant du 27 juillet 1994, que l’Europe a institué un régime de protection communautaire des obtentions végétales (création de variétés). Mais pour tenir compte d’une pratique ancestrale, l’article 14 de ce réglement autorise une dérogation en faveur des semences de ferme, issues du tri d’une partie de la récolte précédente. Cette dérogation est limitée à une vingtaine d’espèces: celles-ci regroupent essentiellement des céréales (blé, avoine, orge, seigle, épeautre, riz…), des plantes fourragères (luzerne, lupin jaune, pois fourrager, pois chiche…), des plantes oléagineuses et à fibres (colza, lin oléagineux à l’exclusion du lin textile, navette) ainsi que les pommes de terre.

Force est de constater que l’affaire n’est pas réglée. On en discute encore. Le 17 octobre dernier, au Sénat, la commission présidée par Jean-Jacques Hyest, sur le rapport de M.Laurent Béteille, a examiné trois amendements n°s 1 rectifié, 3 et 4 rectifié identiques tendant à insérer un article additionnel avant l’article 20 du projet de loi de lutte contre la contrefaçon.

Après avoir indiqué que ces amendements tendaient à exclure du champ de la contrefaçon la reproduction par un agriculteur de semences de ferme pour les besoins de son exploitation agricole, et ce, quelle que soit l’origine de ces semences, M. Laurent Béteille, rapporteur, a fait valoir que, contrairement à la crainte exprimée par les auteurs de ces amendements, la suppression de la notion d’ « échelle commerciale » en matière d’obtentions végétales, opérée par le Sénat en première lecture, ne changeait pas la situation des agriculteurs, ceux-ci exerçant en tout état de cause une activité à l’« échelle commerciale », définie par la directive 2004/48 comme la recherche d’un « avantage économique ou commercial, direct ou indirect ».

Après avoir souligné la nécessité d’accorder une juste rémunération aux obtenteurs végétaux, et afin de soutenir l’effort de recherche agronomique, il a soutenu qu’il était loisible aux agriculteurs d’utiliser des variétés végétales tombées dans le domaine public. Il a rappelé qu’un projet de loi sur les obtentions végétales, modifiant le code de la propriété intellectuelle et le code rural, adopté par le Sénat en février 2006 et en attente d’examen par l’Assemblée nationale, constituait un support législatif plus adéquat que le présent projet de loi pour clarifier le cadre juridique applicable aux semences de ferme.

M. Philippe Arnaud a relevé qu’il était difficile, en pratique, de trouver des semences non protégées tout en soulignant que les semences reproduites, quelle que soit leur origine, ne présentaient pas les mêmes qualités que les semences utilisées la première fois, ce qui conduisait à une baisse sensible des rendements agricoles. Il a appuyé le droit des agriculteurs à l’autoproduction des semences.

Rejoignant l’analyse de M. Philippe Arnaud, M. Jean-Claude Peyronnet a jugé nécessaire de protéger la tradition ancestrale de l’autoproduction des semences et redouté que les propriétaires de jardins familiaux ne soient également assimilés à des contrefacteurs.

Le rapporteur a souligné que le projet de loi de lutte contre la contrefaçon ne modifiait pas le droit applicable aux semences de ferme et mis en avant la nécessité pour la France de respecter ses engagements internationaux, en particulier la Convention internationale pour les protections des obtentions végétales, ratifiée par notre pays en mars 2006 et le règlement CE 2100/94 instituant un régime de protection communautaire des obtentions végétales.

Le président Jean-Jacques Hyest a déclaré que la conclusion récente d’un accord interprofessionnel pour le financement de la recherche variétale par tous les utilisateurs de semences de blé tendre attestait la possibilité de trouver un point d’équilibre entre la protection de la recherche agronomique et les droits des agriculteurs à l’autoproduction de semences. Il a souhaité que l’Assemblée nationale examine, dans les plus brefs délais, le projet de loi sur les obtentions végétales et y apporte, le cas échéant, des aménagements, en concertation avec tous les professionnels intéressés, dont le Sénat aurait à connaître lors de la poursuite de la navette.

En conséquence, la commission a décidé de demander le retrait des trois amendements.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Tout sur les plantes à parfum, aromatiques et médicinales

Rappel: Corabio (la Coordination Rhône-Alpes de l’Agriculture Biologique) et la Chambre régionale d’Agriculture, organisent une journée d’information et d’échange sur les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) biologiques en Rhône-Alpes, autour des questions ‘’un marché en expansion’’ et ‘’des circuits de commercialisation variés’’.

Cette journée aura lieu le mercredi 5 décembre à Bougé-Chambalud, en Isère.

Cette journée s’inscrit dans un programme de développement de la production biologique dans un contexte de pénurie de l’offre face à un marché en forte croissance. Elle permettra un partage d’expérience et la rencontre des différents opérateurs du secteur. Elle s’articule autour de deux temps forts.

Le matin, à partir de 9 heures : la demande du marché
9h30 : Production et marché des PPAM bio en France par Viviane Cataldo de l’ONIPPAM
10h : Production et vente directe, témoignage de Philippe Fraisse, production sur 2 Ha et cueillette, vente d’huiles essentielles et eaux florales.
10h30 : Approvisionnement d’entreprises de commercialisation d’herboristerie sèche et d’huiles essentielles, témoignages de Guy Leclercq, responsable des achats chez Fytosan, de Philippe Soguel, gérant de la Société Bleu Provence, de Tiber Vinck, PDG de l’Herbier du Diois.

L’après-midi, à partir de 14 heures : solutions techniques
14 h : Les espèces à produire dans la zone, les itinéraires techniques, les premières transformations par Pierre-Yves Mathonnet, Tête de réseau PPAM Bio Rhône -Alpes.
14h30 : Les maladies et ravageurs des PPAM et moyens de lutte en AB par Muriel Saussac, ITEIPMAI.
15 h : Les fermes ressources du comité Bio du CEPPARM par Robert Desvaux du CEPPARM
16h30 : Visite du GAEC Joyeuse (Fréderic Nivon) spécialisé en production de Plantes médicinales biologiques à Lapeyrouse-Mornay.

Cette journée est ouverte à tous les professionnels intéressés ou concernés par ces questions. Elle aura lieu le mercredi 5 décembre à la salle du Mille clubs à Bougé-Chambalud (38).

L’inscription est indispensable et il suffit d’appeler Corabio

au 04 75 61 19 35 pour obtenir un programme et un bulletin d’inscription. CORABIO – INEED Rovaltain TGV
1 rue Marc Seguin – BP 11150 Alixan – 26958 Valence cedex 9

Tél : 04 75 61 19 35 – Fax : 04 75 79 17 68

Catégorie bioCommentaires fermés

congrès de la coordination rurale

Mardi 4 décembre, au Centre des congrès de Vittel se tiendra le XIVème congrès de la Coordination rurale.

« L’agriculture est une activité vitale, fragile et pratiquée par des spécialistes, les paysans. En désarmant nos politiques agricoles au GATT et à l’OMC, n’a-t-on pas fini par oublier que la sécurité alimentaire des populations devait faire l’objet de toute notre attention pour aujourd’hui et demain ? Fortes tensions sur les marchés et remontée des cours : une nouvelle ère commence, où l’agriculture retrouve toute son importance pour…

« Nourrir les hommes, développer le monde »

Trois intervenants aborderont ce thème à travers des questions liées à la politique agricole, à l’alimentation et au fonctionnement des marchés dans le cadre de la mondialisation :

- Michel Griffon, agronome et économiste, auteur de « Nourrir la planète »
- Hervé Lejeune, directeur de cabinet du Directeur général de la FAO
- Jean-Luc Gréau, économiste et auteur de « l’Avenir du capitalisme ».

De son côté, Claude Pope, chercheuse à l’INRA, abordera la question de l’agriculture durable à travers les mélanges variétaux de semences.

A force de parler d’excédents agricoles et de décrier les agriculteurs (souvent traités ici ou là de pollueurs et d’assistés), n’a-t-on pas fini par oublier que l’agriculture était une activité tout aussi vitale que fragile, car liée à de très nombreux aléas climatiques et pratiquée par des spécialistes, les paysans ?

En désarmant nos politiques agricoles à l’occasion des différents rounds de négociation du GATT puis de l’OMC, n’a-t-on pas fini par oublier que la sécurité alimentaire des populations devait faire l’objet de toutes nos attentions pour le présent et pour l’avenir ?

Le 14è Congrès se situe dans un contexte de mutation profonde pour l’agriculture du monde comme l’avait annoncé la CR lors de ses précédents congrès. Nul ne sait si la flambée des prix provoquée par les tensions sur les marchés agricoles va durer. Mais on voit bien néanmoins qu’une époque s’achève et que nous entrons dans une nouvelle ère dans laquelle l’agriculture retrouvera toute son importance, tant pour nourrir les hommes que pour développer les pays pauvres.

C’est pourquoi le 14è congrès s’intitule : « Nourrir les hommes, développer le monde »

Trois intervenants aborderont les questions liées à la politique agricole, à l’alimentation et au fonctionnement des marchés dans le cadre de la mondialisation : Michel Griffon, agronome et économiste, auteur d’un ouvrage très remarqué : « Nourrir la planète », Hervé Lejeune, directeur de cabinet du Directeur général de la FAO et l’économiste Jean-Luc Gréau, auteur de « l’Avenir du capitalisme ».

Claude Pope, chercheuse à l’INRA, consacrera son intervention à l’utilisation des mélanges variétaux de semences. Cette pratique permettrait de réduire les utilisations de phytosanitaires sans affecter le rendement et la qualité des récoltes.

Contact: coordination rurale

Catégorie vie syndicaleCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

décembre 2007
L Ma Me J V S D
« nov   jan »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+