Archive | 05 décembre 2007

téléthon: les aînés ruraux en première ligne

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Le téléthon se déroulera les 7 et 8 décembre. Afin de récolter des promesses de dons de multiples manifestations sont organisées en ville mais surtout en campagne.

Les agriculteurs et le monde rural se mobilisent à fond pour cette noble cause.

Depuis 1998 la fédération nationale des aînés ruraux est partenaire officielle du téléthon.

Les aînés ruraux, à travers leurs fédérations départementales et leurs clubs locaux, seront une nouvelle fois en première ligne.

L’Isère sera très impliquée dans des actions qui permettront de récolter des dons et n’en doutons pas de battre le record de l’année dernière. Nous ne pouvons pas vous donner la liste des manifestations organisées dans notre département.

Pour tout savoir: un seul clic: www.coordination.telethon.fr

A savoir: l’Isère a la particularité d’être divisée en deux. Il y a donc une coordination nord et une autre sud, ceci par souci d’ d’éfficacité.logo_ar_petit.jpg

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Bilan de santé: les internautes invités au débat

Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural, invite les parties intéressées à une conférence générale retransmise sur internet consacrée au bilan de santé de la PAC le 6 décembre et propose aux agriculteurs, aux défenseurs de l’environnement, aux consommateurs et aux ONG d’exprimer leur point de vue sur son blog.

Afin de permettre une discussion large et ouverte, la Commission européenne a créé un site internet consacré au bilan de santé et convoqué deux grandes conférences: l’une à caractère général le 6 décembre réunissant les parties intéressées qui abordera tous les aspects du bilan de santé et l’autre le 11 janvier 2008 portant spécifiquement sur l’avenir du secteur laitier. Les deux conférences seront ouvertes au public moyennant leur retransmission en direct sur le site internet de la DG agriculture.

«La PAC est financée par les deniers publics et remplit beaucoup d’autres fonctions que soutenir uniquement le revenu des agriculteurs. Elle est également synonyme de protection de l’environnement, production alimentaire saine et de qualité, bien-être des animaux et promotion de l’emploi et de la croissance dans les zones rurales», a déclaré Mariann Fischer Boel à ce propos. Et de poursuivre: «C’est la raison pour laquelle je souhaite recueillir toutes les opinions dans ce domaine car c’est la seule manière de faire en sorte que les changements reflètent réellement la volonté du citoyen».

Le 20 novembre dernier, la commissaire a lancé un débat autour du rapport sur le bilan de santé, qui contient ses réflexions sur l’adaptation de la politique agricole de l’UE aux défis du 21e siècle qui attendent les agriculteurs européens, notamment la création de nouveaux débouchés commerciaux, le changement climatique, la gestion des ressources en eau, la protection de la biodiversité et l’intérêt croissant pour la bioénergie agricole.
Même si elle s’exprime principalement en anglais, Mme Fischer Boel espère que cela ne dissuadera pas les lecteurs de faire part de leurs observations dans leur propre langue.

http://ec.europa.eu/agriculture/healthcheck/index_fr.htm
http://blogs.ec.europa.eu/fischer-boel/

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automobiles: feu vert au bonus/malus écologique

Première mesure du Grenelle Environnement: le bonus écologique vise à inciter dès aujourd’hui les acheteurs de voitures neuves à se porter vers les véhicules les plus sobres en carbone.
Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi et Eric Woerth, ministre du Budget des Comptes Publics et de la Fonction Publique, ont annoncé aujourd’hui un système de bonus/malus, fondé sur les émissions de CO² par km des véhicules neufs, récompensera l’achat automobile éco-responsable en incitant les acheteurs de véhicules neufs à privilégier les voitures les plus sobres en carbone.

Un bonus écologique sera versé à la première immatriculation pour tout achat d’un véhicule particulier neuf émettant moins de 130 g CO²/km, ce qui représente aujourd’hui environ 30 % des ventes. Le bonus sera complété d’un « superbonus » lorsque l‘acquisition du véhicule écologique s’accompagnera de la mise au rebut d’un véhicule ancien de plus de 15 ans. A l’inverse, les achats de véhicules neufs émettant plus de 160 g CO²/km entraîneront le paiement d’un malus au moment de l’immatriculation du véhicule. Environ 25 % des véhicules neufs vendus seraient potentiellement concernés.

Ce mécanisme -qui constitue la première application du « signal-prix » écologique proposé par le Grenelle de l’environnement- est purement incitatif. Il a été construit pour que les recettes du malus financent à due concurrence les dépenses du bonus et du superbonus. Il n’entraînera donc aucun prélèvement global supplémentaire sur les ménages ou les entreprises.

Le montant du bonus versé sera d’autant plus élevé que les émissions de CO² seront faibles :

1000 € pour les véhicules émettant moins de 100 gCO2/km

700 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 101 et 120 g CO²

200 € quand les émissions de CO² sont comprises entre 121 et 130 g CO²/km

Le montant du malus progressera à raison de l’augmentation des émissions de CO² des véhicules achetés, selon le barème suivant :

200 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 161 et 165 g CO²/km

750 € quand les émissions sont comprises entre 166 et 200 g CO²/km

1600 € entre 201 et 250 g CO²/km

2600 € au-delà de 250 g CO²/km

Le malus le plus élevé ne concernera que les plus grosses berlines les plus polluantes, soit environ 1 % des véhicules neufs.

En cas d’acquisition d’un véhicule dont les émissions sont proches de la moyenne des émissions actuelles, aucun malus ne sera prélevé et aucun bonus ne sera versé. Cette « zone neutre » s’appliquera aux émissions comprises entre 130 et 160 g CO²/km, soit environ 45 % des acquisitions nouvelles (base 2006).

Lorsque l’acquisition d’un véhicule éligible au bonus sera accompagnée de la mise au rebut d’un véhicule de plus de 15 ans, elle donnera droit à un super bonus de 300 €. Ce super bonus s’ajoutera aux primes écologiques que les constructeurs automobiles ont spontanément mis en place ces dernières années. Il permettra de retirer du parc automobile les voitures les plus polluantes qui contribuent fortement à la détérioration de la qualité de l’air en milieu urbain.

Afin de favoriser le développement de véhicules très économes en carburant, notamment électriques, le gouvernement a prévu un bonus spécifique de 5000 € pour l’acquisition de voitures émettant moins de 60 g de CO²/km.

Les seuils de déclenchement du bonus et du malus seront durcis de 5 g de CO²/km tous les 2 ans afin d’encourager les constructeurs à poursuivre leurs efforts dans la mise au point de véhicules de plus en plus sobres en carbone.

Le gouvernement souhaite que les différents textes juridiques nécessaires à la mise en place de ce bonus-malus soient adoptés d’ici la fin de l’année. Il a déposé un amendement au projet de loi de finances rectificative pour l’année 2007 afin de créer le malus à l’acquisition. Un décret sera publié au Journal officiel avant la fin de l’année pour organiser le versement du bonus et du super bonus à l’ensemble des acheteurs concernés.

Avec cet ensemble de mesures, le Grenelle de l’environnement trouve une application concrète qui orientera fortement le parc de véhicules automobiles vers un objectif ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces mesures ne pénaliseront pas le pouvoir d’achat des ménages dès lors que le dispositif, budgétairement neutre, n’entrainera aucun prélèvement nouveau. Au total, 75 % des véhicules neufs (sur la base des chiffres de vente 2006) bénéficieront soit d’un bonus, soit seront exonérés de toute taxation.

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Le sillon dauphinois: un réseau de solidarité

C’est la crise traversée par un certain nombre d’exploitants agricoles après la sécheresse de 2003, qui a conduit la MSA, la Chambre d’Agriculture de l’Isère, le Conseil général de l’Isère et la DDAF à renforcer leurs liens partenariaux. L’action d’aide et de soutien qui s’imposait n’en serait que plus efficace. Les années qui suivirent n’ont fait que confirmer un contexte difficile pour les exploitations les plus fragiles: on en dénombre entre 600 et 800 en Isère dont la situation financière est considérée comme critique.

Ce diagnostic a conforté la volonté politique née en 2003, et la démarche partenariale mise en oeuvre dans l’urgence est passée au stade de l’accompagnement et de la prévention. Elle s’inscrit désormais dans la durée.

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Les signataires de la charte du Sillon dauphinois: Jean-Pierre Lestoille, DDAF, Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère, Christian Nucci, vice-président du Conseil général chargé de l’Agriculture, José Arias, vice-président du Conseil général chargé de l’Enfance, de la Famille, du Développement social et de l’Insertion, Colette Thilly, vice-présidente MSA des Alpes du Nord. (Photo Frédérick Pattou CGIsère)

Ainsi est né en 2007 « Le sillon dauphinois », résultat de la mutualisation de l’expérience de chacun des partenaires. Il s’agit d’un programme financé dans le cadre du Fonds social européen, qui a pour objectif, d’une part de détecter de façon précoce les situations à risque et d’autre part, d’accompagner les agriculteurs dans leurs démarches de changement. Le sillon dauphinois a pour principe de mettre l’agriculteur au coeur du dispositif en l’aidant à tisser lui-même son propre réseau qui lui permettra d’aller de l’avant. Sa volonté de changement et son engagement sont indispensables à la réussite du dispositif. Au cours de l’année 2007, 50 agriculteurs ont signé un engagement avec le Sillon dauphinois.

Les causes des difficultés rencontrées par les exploitants sont multiples, allant de l’isolement et du manque de qualification à des questions de santé, en passant par des problèmes économiques, juridiques, sociaux , familiaux (conflit de générations, entre autres), et des difficultés d’adaptation au changement.

Pratiquement, le Sillon dauphinois, peut apporter à tous les exploitants agricoles et leur famille résidant en Isère et se trouvant en situation de précarité:

une écoute téléphonique (au 04. 74. 20. 81. 49 les lundis de 8h à 16h), un diagnostic économique, des conseils techniques, juridiques, budgétaires, un accompagnement personnalisé, une formation professionnelle, un bilan de santé, un soutien psychologique.

La mise en ooeuvre de ce réseau de solidarité active consitue une approche novatrice: le département de l’Isère est le premier à s’engager dans une telle démarche. Christian Nucci soulignait que cette initiative commençait à intéresser d’autres départements, voisins de l’Isère, et qu’il fallait songer à l’exporter. Les partenaires isérois ont signé lundi une charte qui officialise cette démarchee, où ils s’engagent notamment à mobiliser leurs services et leur réseau au service du programme du Sillon dauphinois.

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En Suisse, une taxe sur le CO2 dès janvier 2008

Chez nos voisins helvètes, une taxe que l’on pourrait baptiser taxe Kyoto, va entrer en vigueur avec le nouvel an. Une initiative qui part du constat suivant: les émissions de CO2 issues des combustibles ont diminué en 2006 de 4,6 % par rapport à 1990. L’objectif minimal de moins 6 % fixé par le Parlement et le Conseil fédéral suisses n’a pas été atteint. Une taxe de 12 francs par tonne d’émission de CO2 sera donc perçue sur les combustibles fossiles (mazout, gaz) dès janvier 2008.

Pour lutter contre les changements climatiques, la Suisse s’est engagée dans le cadre du Protocole de Kyoto à diminuer de 8% ces gaz à effet de serre entre 2008 et 2010 par rapport aux émissions de 1990. Comme le CO2 est le principal gaz à effet de serre émis en Suisse (plus de 80% des émissions), la Suisse s’est fixée dans la loi sur le CO2 un objectif de réduction pour ce gaz. D’ici 2010, les émissions doivent diminuer de 10% par rapport à 1990.

La mesure adoptée doit contribuer à diminuer les émissions de CO2 et permettre à la Suisse de remplir l’engagement pris sous le Protocole de Kyoto. Elle vise à inciter les entreprises et la population à utiliser de manière plus efficace les combustibles fossiles et à investir dans les énergies renouvelables.
L’introduction de la taxe correspond aux dispositions adoptées par le Parlement en mars 2007 et par le Conseil fédéral en juin 2007. L’ordonnance sur le CO2 stipule que la taxe doit être introduite en janvier 2008 si les émissions de CO2 dues aux combustibles n’ont pas été réduites en 2006 d’au moins 6 % par rapport à 1990. La statistique sur le CO2, publiée par l’OFEV, montre que cet objectif n’a pas été atteint.

12 francs par tonne d’émissions de CO2

Dès le 1er janvier 2008, une taxe de 12 francs par tonne d’émissions de CO2 sera perçue par la Direction générale des douanes sur les combustibles fossiles importés. Elle correspond à une taxe d’environ 3 centimes par litre d’huile de chauffage et de 2,5 centimes par mètre cube de gaz. La taxe ne sera pas perçue sur le bois ni la biomasse, car ceux-ci ont un bilan CO2 neutre. Lors de leur croissance, ils stockent du CO2 qui est restitué lors de leur combustion.

Le taux de la taxe a été fixé par le Parlement et accepté par le Conseil fédéral. Il augmentera progressivement en 2009 et 2010 si les émissions de CO2 n’ont pas suffisamment baissé dans l’intervalle.

Comme la taxe n’est pas un impôt mais une mesure incitative, les recettes seront redistribuées à chaque personne – par le biais des caisses maladie – et aux entreprises proportionnellement à la masse salariale. La redistribution des recettes de 2008 sera effectuée en 2010.
Les entreprises qui prennent des mesures pour utiliser plus efficacement les combustibles fossiles et diminuer leurs émissions de CO2 sont gagnantes. D’une part, leur facture énergétique baisse, d’autre part, elles sont exemptées de la taxe si elles s’engagent auprès de la Confédération à diminuer leurs émissions.

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