Archive | 11 décembre 2007

Elle nous ferait manger des cactus!

Patricia Barthas est cactocultrice. La seule en Europe. Dans sa vie, il y a des cactus, comme le chantait Dutronc. Et elle se pique de le savoir. Elle était dernièrement à Grenoble, place aux Herbes, à l’occasion des 20 ans d’Accueil Paysan dont elle est membre.

cactocultrice-banyuls-mer-barbarine-1.jpg

Vous avez dit cactocultrice? Vous pouvez préciser, SVP? Comme elle le dit elle-même, c’est l’art de cultiver des cactus qui se mangent! Son slogan: Barbarine, le soleil sur la tartine.

Avec une pince à spaghettis

C’est une longue histoire. Depuis 1990, sur les hauteurs de Banyuls, à flanc de côteau, Patricia Barthas récolte les figues de Barbarie sauvages pour en faire de la confiture, du vinaigre et du sirop. Récoltées avec une pince à spaghettis, les figues de Barbarie sont stockées en plein air sur sommiers métalliques d’octobre à novembre. Elles sont ainsi débarrassées des épines et conservées en attendant leur transformation. Précurseur dans ce domaine, Patricia développe sa gamme pour proposer chaque année des produits nouveaux. Outre ses jus de fruits, elle propose également des bières et des tisanes, des conserves de feuilles à consommer en accompagnement de viandes (froid ou chaud). Autre rareté, le nopal frais, récolté de juin à octobre, à consommer cru. Et les célèbres croquants du Roussillon.

Sans formation agricole, mais avec le soutien de la commune, du département et de la Région, elle s’est décidée un jour de 1999 à se lancer dans la culture de cette plante, le cactus, sur trois hectares, ainsi que l’aloe saporinia. Un bel exemple de valorisation. Elle ne demande qu’à faire des émules, persuadée que ce type de culture peut se faire sous serre, pour ceux qui ne bénéficient pas du climat de la Côte Vermeille.

Banyuls est réputée pour sa Fête de l’Orange qui se déroule fin Janvier. Si vous y êtes à cette époque, vous croiserez certainement la cactocultrice, qui est initiatrice et fondatrice de cette manifestation.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Pour un système d’aides encore plus souple

Le système conditionnant le versement des aides agricoles européennes doit être assoupli et simplifié le plus possible pour que les agriculteurs puissent le soutenir, souligne un rapport adopté par le Parlement européen ce mardi. Si les députés soutiennent les efforts de la Commission européenne dans ce sens, ils plaident toutefois pour plus de tolérance pour les infractions mineures, l’abolition de contraintes excessives et la notification à l’avance de certains contrôles.

Protection de l’environnement, maintien des terres en bonnes conditions agricoles, santé publique, santé des plantes et des animaux, bien-être animal, identification du bétail, etc.: depuis 2003, date de la dernière grande réforme de la PAC, l’Union européenne conditionne le versement de ses aides agricoles au respect de critères fixées dans une vingtaine de réglementations. Les agriculteurs se voient en quelque sorte « rémunérés » pour un service rendu à la société en privilégiant le développement rural et la qualité plutôt que la productivité.

Si ce système est justifié, il s’est toutefois avéré très compliqué à gérer pour les petits agriculteurs et les autorités locales, avec beaucoup de paperasserie administrative et des sanctions parfois disproportionnées par rapport à l’objectif de mieux faire appliquer la législation européenne dans toute l’UE.

Consciente de ces problèmes, la Commission européenne a proposé en août dernier une série de mesures pour assouplir le régime actuel avec notamment l’abolition de la « règle des 10 mois » relative à la durée minimale de détention des parcelles, l’introduction d’un degré de tolérance dans les cas mineurs de non-respect des normes communautaires et une période d’introduction progressive de 3 ans du système dans les nouveaux Etats membres qui appliquent le régime de paiement unique à la surface.

Le rapport de Jan Mulder (Pays-Bas), adopté en plénière à une très large majorité ce mardi, reconnaît que les propositions de la Commission représentent « un pas en avant ». Il plaide toutefois pour une simplification et des améliorations encore plus conséquentes, soulignant que le système « ne peut fonctionner sans le soutien des agriculteurs ».

Catégorie PACCommentaires fermés

tout est réuni et pourtant…

L’assemblée générale d’Agritabac a démontré la belle vitalité de la filière mais de nombreuses inquiétudes demeurent et plusieurs points sont en attente de réponses.
Au niveau de la production, les surfaces utilisées sont de 724 hectares en 2006, -5% par rapport à 2005. Le virginie avec 362 hectares gagne 1% tandis que le burley perd 6% avec 355 hectares cultivés. La production du tabac brun devient anecdotique ( 7ha). Le nombre total des producteurs est de 319 si on tient compte des membres des gaec et associés. Pour les collectes, elles sont de 1024 tonnes en virginie, 1051 tonnes en burley, 21 tonnes en brun; soit un total de 2097 tonnes.

Virginie

Quantité récoltée stable par rapport à 2005 le virginie a une qualité d’ensemble moyenneà bonne en étages bas, bonne à très bonne sur les étages hauts. Ceci grâce a de bonnes conditions climatiques.

Burley

Sur le plan qualitatif, avec 81% de lot 1 la récolte est très bonne et même supérieure à 2005. Le rendement est également très bon.

2006 a vu l’engagement de la quasi-totalité des adhérents à Agritabac dans la démarche de traçabilité et la poursuite de l’introduction de la machine à récolter ( cuma de La Côte- St-André).
Le conseil d’administration a vu l’arrivée de 3 nouveaux membres: J.M. Enselme, d’Aoste, Denis Rebatet, de Chateauneuf- de-Galaure, Y. Bouvier, de Marcillolles.

bontabac-1.jpg

Michel Bouvagnat, président de la structure : « Cette campagne 2007 a été marquée par une forte montée en puissance de la mécanisation du Virginie »
Pour que la mécanisation du Virginie soit une une réussite il faut:
- des conditions de sol optimales et régulières
- une parfaite maîtrise de la culture en récolte traditionnelle
- des compétences techniques et humaines mises en commun
- des moyens importants mis en œuvre pour que le projet soit une réussite

Il faut admettre que les volumes en Virginie produits demain seront issus pour une bonne partie de la mécanisation, cela semble une évidence.

Autre avancée de taille, la généralisation de l’emballage carton à l’ensemble des producteurs intéressés. Ainsi, la totalité des tabacs machine et la totalité des tabac issus de l’atelier de triage de Beaurepaire ont été conditionnés en cartons au cours de cette campagne.

Une réflexion de fond a également été menée à l’atelier triage pour optimiser au mieux le flux de tabac, diminuer les charges de personnel et ainsi maîtriser les coûts de triage malgré le tonnage moindre.

Et le Burley dans tout cela !
Certes, point de chantiers aussi importants qu’en Virginie.
Une machine à effeuiller testée l’an passé est de nouveau en phase d’essai après modifications, mais il est aujourd’hui trop tôt pour en tirer des conclusions définitives.

Les responsables professionnels sont sensibles à la problématique de l’emballage pour le Burley.

A noter que la totalité des Burley préparés à Beaurepaire s’emballera en cartons et en vrac dès cette saison. Le président de dire sous forme de boutade « Sans mauvais jeu de mot, ne nous emballons pas , mais qui aurait dit cela ne serait-ce qu’il y a un an ?

PRIME UNIQUE, GRILLE UNIQUE

« Après toutes ces avancées technologiques, qu’en est-il des primes ou des prix commerciaux ?
En 2006, nous avons pu constater un retour de prime recouplée d’un niveau différencié entre les variétés Virginie et Burley du fait d’un taux de sinistre différent. Je vous rappelle qu’il y avait une prime lot 1 et une prime lot 2 gérées dans 2 enveloppes distinctes.
Aussi, pour pallier à cela, l’Interprofession a décidé d’affecter une prime unique à tous kg de tabac produit, quelle que soit la variété, en supprimant au passage le différentiel de 0,126 €/kg qui subsistait .
Son corollaire étant une grille de prix commerciaux unique pour les 2 variétés ainsi qu’un nouveau mode de rémunération de la chimie revu à la baisse. Tout ceci est rentré en application pour la campagne en cours.
Nous constaterons une fois de plus cette année que le niveau de prime recouplée sera bonifié du fait des rendements exceptionnellement bas France entière.
Mais qu’en est-il des prix commerciaux ? Hormis les hausses des classes A et B que nous avons décidées nous professionnels, force est de constater que les industriels rechignent toujours à donner le petit plus qui nous encouragerait à produire plus »

GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

Dans un tout autre ordre, mais au demeurant un sujet brûlant d’actualité et qui ne sera pas sans conséquences sur l’agriculture en général et la tabaculture en particulier : l’environnement

« Même si le fond du problème est légitime, c’est une réalité qu’il ne faut plus occulter, il n’en est pas moins exagérément amplifié par nos politiques qui ne manquent jamais une occasion de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Mais que de temps passé, que d’inepties écrites ou entendues ! »
Pour illustrer cela, Michel Bouvagnat prend modèle sur l’automobile:

« Biocarburants au bilan environnemental pas si bon que l’on voudrait nous le faire croire, éco-vignette, système de bonus-malus en fonction des émissions de CO2, réduction de la vitesse et j’en passe, toutes ces mesures pour influer sur les 11% d’émissions de CO2 nationales générés par l’automobile. Certes, l’idée est louable. Mais lorsque l’on analyse leur impact au niveau de la planète, ce qui me semble-t-il est le but recherché, la France n’émettant que 1,4% du CO2 mondial, merci les centrales nucléaires, toutes ces mesures disais-je pour 1,4 millièmes, oui vous avez bien entendu, 1,4 millièmes des émissions mondiales de CO2 ! De qui se moque-t-on ? Comme d’habitude, nous devons laver plus blanc que blanc ! Tout en n’omettant pas de nous taxer un maximum au passage !

Dans un tout autre domaine, la réduction de 50% des matières actives des produits phyto en agriculture. Certes, il a pu y avoir par le passé des abus, mais aujourd’hui aux coûts actuels des produits!
Pour ce qui est de la tabaculture, des efforts considérables ont déjà été faits et les agriculteurs n’ont pas attendu l’arrivée de Mr Borloo pour se soucier des pratiques agricoles ou de la préservation de la ressource en eau.

Bon nombre de mesures préconisées par le « Grenelle de l’environnement » sont déjà pratiquées telles:
- la réduction des doses des produits phyto et la recherche de méthodes alternatives.

Autres mesures déjà mises en pratique :
- le développement d’une stratégie d’irrigation économe en eau qui se traduit sur notre région par la mise en place de l’irrigation raisonnée IRRINOVE en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de l’Isère.
- la pratique du bilan azoté amenant à une réduction des taux de nitrates
- les économies d’énergie, diagnostics des fours, chaudières à polycombustibles
Il sera remis à l’ensemble des producteurs lors de la signature de son contrat de production 2008 ce document édité par l’ANITTA intitulé « Guide des bonnes pratiques culturales dans la production du tabac » reprenant l’ensemble des préconisations prenant en compte entre autres les aspects environnementaux.

Autre mesure phare du Grenelle, la certification des exploitations agricoles. Démarche volontaire dans un premier temps dès 2008, l’objectif avoué est d’avoir 50% des exploitations certifiées en 2012. S’ajoute à cela la notion de « conseil agricole ». Tout technicien devra demain détenir un Certificat de Qualification Professionnelle lui permettant de délivrer un conseil agricole intégrant les problématiques environnementales .
Le président Bouvagnat s’inquiète de l’intérêt soudain que portent les politiques à la gestion des primes agricoles.
« Notre Président de la Région Rhône Alpes, porte parole des autres Présidents de Régions, semble souhaiter que les primes agricoles transitent et soient gérées par lesdites Régions.

Un simple exemple parmi tant d’autres, mais qui met en évidence une notion commune: le manque chronique d’argent. L’objectif de la Région Rhône Alpes étant de tripler les surfaces en bio, il faudra pour cela une enveloppe de 75 millions d’€ d’ici 2012, soit 12 fois ce qui était programmé initialement! On comprend mieux ainsi que les primes versées à l’agriculture attisent des convoitises.
Mais que représentent nos malheureux petits 48 millions d’€ annuels d’enveloppe recouplée France entière pour la culture du tabac! Et que l’on voudrait nous spolier en la faisant transiter par le second pilier ! Une goutte d’eau dans le budget de la politique agricole européenne ! Une goutte d’eau comparés aux 300 à 400 milliards d’€ infligés à notre économie nationale par 9 jours de grève ! »

Contraintes

« Toutes ces mesures envisagées sont perçues par le monde agricole comme de nouvelles contraintes sans que l’on puisse en discerner un quelconque profit en terme de revenu.

Mais la filière dispose de nombreux atouts pour s’adapter aux réalités du moment .
En effet, nous disposons d’une Interprofession par le biais de l’ANITTA, interlocuteur privilégié des Pouvoirs Publics, d’une organisation syndicale nationale efficace en prise directe elle aussi avec les Pouvoirs Publics nationaux mais aussi avec les instances Bruxelloises, ainsi qu’un outil de première transformation à SARLAT qui ne demande qu’à traiter des volumes. En outre, la même ANITTA chapeaute la recherche au niveau national mais a pris récemment une dimension européenne en participant activement à la création de l’AERET qui regroupe les différents centres expérimentaux européens.

Nos tabacs sont recherchés par les industriels que ce soit en Virginie ou en Burley, et il semble que le tabac à mâcher ou MALAWI soit demandé. C’est ainsi que nous souhaiterions en faire produire une vingtaine d’ha dès 2008.

Aussi, ceux d’entre vous qui voudront demain rester agriculteurs sur des structures de taille moyenne où le tabac aura toute sa place devront se spécialiser.
De plus, comme cela a été le cas lors de la mise en place du découplage basé sur les campagnes 2000 à 2002, n’hypothéquons pas nos futures références alors même que l’évaluation de la réforme à mi-parcours fin 2008 se dessine. »

C’est pourquoi la Coopérative a décidé une politique incitative et volontariste d’aide au développement et à la création de nouveaux ateliers tabac, ceci sur ses fonds propres.

« Toutes les conditions sont donc réunies pour que l’on produise durablement demain du tabac en France . »

Catégorie tabacultureCommentaires fermés

Appui sans réserves du conseil général

Lors de l’assemblée générale d’Agritabac, Christian Nucci a indiqué que le Conseil général de l’Isère soutenait la filière tabacole.

tabac.jpg

Le vice-président du Conseil général en charge de l’agriculture précisant que la tabaculture faisait partie intégrante de l’agriculture, « elle est donc intégrée de fait dans des opérations telles que la charte départementale d’installation ». De plus, le Conseil général apporte son appui « dans des domaines tels que l’expérimentation et tout ce qui touche à l’amélioration de la qualité du produit ».

A propos du Grenelle de l’environnement : « Vous étiez précurseurs, en utilisant par exemple les pièges à nitrates, il faut continuer sur cette lancée, le Conseil général sera toujours à vos côtés à chaque fois que vous parlerez de respect de l’environnement, d’une utilisation raisonnée de produits phytos, d’intrants, tout en assurant une bonne récolte en qualité mais aussi en quantité ».

Christian Nucci a enfin abordé l’emploi et la tabaculture. « Cette production demande beaucoup de saisonniers. C’est parfait. Cela permet aux jeunes, aux étudiants de se faire quelques sous mais surtout de découvrir le monde du travail, de l’effort. A ce niveau là, je dis OK pour un partenariat entre le Conseil général, la coopérative et les producteurs ».

Et de conclure: « Le Conseil général de l’Isère croit en son agriculture, donc en sa tabaculture. »

Catégorie tabacultureCommentaires fermés

peu de soutien

Lors de l’ assemblée générale de la fédération régionale des producteurs de tabac, il a été souligné que l’activité 2006 a été dominée par l’actualité communautaire.

Pour les DPU, la fédération régionale a veillé à ce que les règles définies soient appliquées. L’enveloppe de recouplage, divisée en deux; une pour le virginie, une autre pour le burley; a permis, à cause d’une année fortement sinistrée au niveau national, une augmentation de la prime au kilo. Hélas cette augmentation n’est pas due du fait des multinationales qui n’augmentent pas leur prix commercial et ne soutiennent pas les tabaculteurs devant la commission européenne.

En ce qui concerne la prime recouplée, des inégalités entre les deux variétés ont été constatées, ce qui est normal car cette prime est dépendante des quantités livrées donc des sinistres. Pour 2007, le système sera modifié afin d’assurer une plus grande équité. Il a été décidé: une seule enveloppe pour les deux variétés, un même taux virginie-burley et augmentation des A et B afin de favoriser les belles récoltes.bon-tabac-n2.jpg

Les producteurs du sud-est ont également besoin d’évolutions dans la culture. Certaines d’entre elles demandent des investissements. La fédération régionale met au grand jour le peu de soutien des pouvoirs publics. « On les a rencontré, au niveau départemental, régional…sans grands résultats », s’offusque Jocelyne Revol, secrétaire de la fédération régionale. Cette dernière se disant satisfaite que l’OCM se poursuive jusqu’en 2013 avant de conclure: »Pour être présent demain, il faut produire aujourd’ hui. Nous avons les cartes en main, à nous d’avancer »

Catégorie tabacultureCommentaires fermés

assurance complémentaire

L’assemblée générale de la caisse d’assurance mutuelle agricole des producteurs de tabac du sud-est s’est déroulée dernièrement à La Tour du Pin. Première remarque, une salle pleine et les présents étaient en grande majorité des jeunes tabaculteurs.

L’année de culture 2006, qui se traduit dans l’exercice 2006-2007 de la mutuelle, a été la première année du découplage des aides. Cela a eu une incidence sur les valeurs des récoltes et les cotisations qui sont en baisse. Par conséquence, les indemnités et le niveau réglementaire des réserves ont diminué dans les mêmes proportions.

A propos des sinistres, le taux de perte se situe à 5,5% alors qu’il est plus du double au niveau national: 10,50%. L’année 2006, au niveau des cultures a confirmé la faible emprise des maladies cryptogamiques dans notre région. Pour exemple, le titre III ne représente que 0,03% des indemnités contre 1,67% au national. Jean Candy, président: « Notre climat tempéré allié aux progrès de la génétique et aux pratiques culturales en sont les principales raisons ».

Assurance complémentaire

Il a été décidé de faire évoluer l’assurance, suite aux doléances des adhérents concernant les répercussions des sinistres en virginie dans le cas d’une culture mécanisée. Le principe d’une assurance complémentaire a été adopté.

Elle sera totalement indépendante du régime de base, facultative, ouverte à tous, s’appliquera dès la récolte 2008 et ne s’appliquera que sur les destructions totales.

Jean Candy: « Nous avons fait le maximum pur rendre cette cotisation attractive pour qu’elle s’adapte aux besoins de couverture propres à notre production ». Cette assurance complémentaire » devrait répondre aux attentes de la production et apportera plus de sécurité et de sérénité aux producteurs…dans une région très affectée par les sinistres grêles ».

Aberration

Cela n’empêche, certains phénomènes restent inquiétants: la baisse du nombre de producteurs, la concentration des zones de production, la modification climatique; peu palpable des nos jours mais qui va aller en s’accélérant. Pour le président Candy, « les deux premiers facteurs sont consécutifs à la fois du découplage et de l’insuffisance des marges. si l’idée du couplage des aides pour les producteurs en activité peut se concevoir, le couplage des mêmes aides sur des bases historiques anciennes de cinq années et plus pour des producteurs qui ne sont plus en activité est totalement aberrant, même si le principe s’appuie sur un règlement européen ».

Seules solutions: « Rapidement enrayer la baisse des surfaces et retrouver la rentabilité que mérite cette production, compte tenu de son exigence en main d’oeuvre et en technicité ».

Catégorie tabacultureCommentaire (1)

Le SGEN-CFDT dénonce la baisse des moyens

Le Sgen-CFDT a dénoncé le contenu de la note de service de rentrée 2008 dans l’enseignement technique agricole, imposée sans concertation. Les mesures préconisées auront de graves conséquences pour l’appareil public de formation professionnelle agricole. Les effets s’en font déjà sentir dans les régions qui préparent la rentrée 2008 :
- Fermetures injustifiées de classes qui n’ont pas de problèmes d’effectif
- Regroupements de filières sans justification pédagogique
- Suppressions d’options et enseignements facultatifs
- Diminution d’heures dans certaines disciplines en contradiction avec les obligations figurant dans les référentiels de formation
- Fermetures possibles d’établissements

Ces mesures ont pour objectif d’organiser, conformément à la demande du gouvernement, une baisse annuelle de 3% des moyens en personnels, soit la réduction de 15 % sur cinq ans. Dès la rentrée 2008, 300 postes d’enseignants du public disparaîtront et en cinq ans, ce seront au moins 1 200 postes d’enseignants supprimés.

En conséquence le Sgen-CFDT demande au ministère de l’Agriculture et de la Pêche et à sa direction générale de l’enseignement et de la recherche d’ajourner la note de service préparant la rentrée 2008 et d’ouvrir des négociations. La notion d’équité entre les différentes familles de l’enseignement agricole dans les efforts demandés sera au cœur de ces négociations.

Le Sgen-CFDT mobilisera son réseau militant pour maintenir en alerte les parents d’élèves sur la dégradation des conditions de fonctionnement des établissements publics, et pour entamer des actions afin de faire pression auprès des services régionaux de la formation et du développement.

Catégorie enseignement-formationCommentaire (1)


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

décembre 2007
L Ma Me J V S D
« nov   jan »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+