Archive | 12 décembre 2007

Le Père Noël se fait enguirlander

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie a confié une étude à l’ADEME « pour que le père Noël ne soit plus une ordure ». En d’autres termes, il s’agira d’élaborer un guide pratique pour permettre aux élus de « perpétuer l’empreinte magique de Noël sur leurs villes tout en l’allégeant au regard de l’impact sur l’environnement ».

Lorsque l’on interroge les Français sur la fête à laquelle ils sont la plus attachés, 78% répondent spontanément Noël; dans le même temps, 90% d’entre eux considèrent que cette fête est devenue trop commerciale. Au-delà du porte-monnaie, les excès qui accompagnent Noël se traduisent également par une lourde facture pour l’environnement. Symbole toute catégorie de la sur-consommation et de la dépense sans conscience, Noël est aujourd’hui en quête de sens.

Alors qu’en cette période de fêtes de fin d’année, de nombreux conseils fleurissent pour aider les consommateurs à adopter des pratiques écoresponsables, les collectivités locales restent sur ce front plutôt livrées à elles-mêmes.
L’étude de l’ADEME s’articulera autour de l’analyse de quatre principaux volets:
- les consommations d’électricité liées aux illuminations de Noël (information non
disponible à ce jour) et les potentiels d’économie d’énergie couplés à l’utilisation
d’éclairages basse tension
- la prise en compte des transports pour la mise en service ponctuelle de dessertes
spéciales des centres villes
- la promotion et l’incitation aux achats écoresponsables
- la gestion des déchets pour la mise en place de points de collectes sélectives sur
les sites les plus fréquentés

« Noël aujourd’hui rime d’avantage avec gaspillage qu’avec partage. Plus qu’aucune fête, Noël est une invitation à réfléchir au dessous, social et environnemental, de notre consommation, et sur ce terrain les collectivités locales doivent aussi montrer le chemin», souligne Nathalie Kosciusko-Morizet, au risque de passer pour une trouble-fête.

Catégorie environnementCommentaires fermés

FNSEA: les agricultrices en AG

L’Assemblée générale de la Commission Nationale des Agricultrices de la FNSEA présidéee par Karen Serres a lieu demain, jeudi 13 décembre, de 9h30 à 16h , 48 rue de la Boétie, à PARIS 8e.
Dans la matinée, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche répondra aux questions des agricultrices.

Karen Serres, présidente de la Commission nationale des agricultrices: « L’Assemblée générale des agricultrices du 13 décembre est le moment de faire le point sur l’orientation du métier d’agricultrice. Les agricultrices sont pleinement investies dans les travaux et la gestion des entreprises agricoles. La question de l’avenir de l’agriculture est de plus en plus cruciale au moment où  » le bilan de santé  » de la PAC et les résultats des différents chantiers nationaux  » Grenelle « ,  » Assises  » voient le jour.
Le revenu des agricultrices et agriculteurs paraît de plus en plus incertain, fluctuant au gré de la volatilité des prix agricoles. Dans ce contexte, il est vital que les agricultrices continuent de s’engager avec les agriculteurs pour instaurer des règles compréhensibles qui ont des effets positifs pour l’agriculture.
La diversité des productions agricoles et des profils des agricultrices et agriculteurs sont une richesse pour la France. C’est en unissant nos complémentarités que, tous ensembles femmes et hommes de la terre, nous continuerons à faire vivre nos campagnes ».

Catégorie vie syndicaleCommentaires fermés

Bruxelles lutte contre la publicité trompeuse

Deux semaines avant Noël, de nouvelles dispositions européennes ambitieuses visant à lutter contre la publicité trompeuse et les pratiques de vente agressives – y compris une interdiction des fausses offres «gratuites» et une interdiction des publicités fondées sur le «pouvoir de harcèlement» des enfants (c’est-à-dire qui contiennent des incitations adressées directement à ces derniers) sur l’internet – entreront en vigueur dans l’ensemble de l’Union. Les techniques précitées figurent sur une liste noire détaillée (voir ci-dessous) de méthodes interdites par la nouvelle directive sur les pratiques commerciales déloyales, qui comprend notamment douze des pratiques les plus abusives utilisées à l’égard des consommateurs.

La commissaire européenne chargée de la protection des consommateurs, Meglena Kuneva, a déclaré: «Les pratiques déloyales conduisent à l’escroquerie des consommateurs et à la distorsion des marchés concurrentiels. Sur le marché unique européen, il ne peut pas y avoir de place pour les professionnels qui font pression sur les consommateurs, les intimident ou les induisent en erreur, en particulier à Noël, la période de l’année où les achats sont les plus nombreux. C’est la raison pour laquelle l’Europe donne l’exemple; les dispositions qui ont été adoptées concernant la vente trompeuse et forcée font partie des plus sévères au monde.»

Les nouvelles dispositions

La nouvelle directive comprend quatre éléments essentiels:
- une clause générale d’une grande portée qui définit les pratiques qui sont déloyales et donc interdites;
- une définition détaillée des pratiques (actions et omissions) trompeuses et des pratiques agressives, les deux principales catégories de pratiques commerciales déloyales;
- des protections pour les consommateurs vulnérables, sous la forme de dispositions visant à prévenir l’exploitation desdits consommateurs;
- une liste noire détaillée de pratiques qui sont interdites dans tous les cas.

La liste noire

La liste noire contient plus de trente pratiques qui sont réputées déloyales en toutes circonstances. Elle comprend notamment douze méthodes bien connues pour les préjudices qu’elles causent aux consommateurs:

1. Les publicités appâts – Pousser le consommateur à acheter à une entreprise en faisant de la publicité pour un produit à un prix très bas sans disposer d’un stock raisonnable.
2. Les fausses offres «gratuites» – Donner une impression fausse d’offre gratuite en décrivant un produit comme étant «gratuit», «à titre gracieux», «sans frais» ou autres termes similaires si le consommateur doit payer quoi que ce soit d’autre que les coûts inévitables liés à la réponse à la pratique commerciale et au fait de prendre possession ou livraison de l’article.
3. Les incitations adressées directement aux enfants – Inciter directement les enfants à acheter («Va acheter le livre!») ou à persuader (grâce à leur «pouvoir de harcèlement») leurs parents ou d’autres adultes de leur acheter le produit faisant l’objet de la publicité. «Alice et le livre magique de Fondi sort maintenant en vidéo! Dis à ta maman de l’acheter chez le marchand de journaux!» Les incitations adressées directement aux enfants sont interdites à la télévision; la liste noire étend l’interdiction à tous les médias, y compris – et c’est là le plus important – à l’internet.
4. Les allégations mensongères sur les propriétés curatives d’un produit – Des allergies au surpoids en passant par la chute des cheveux.
5. Les publireportages – Utiliser un contenu rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d’un produit, alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même, sans l’indiquer clairement.
6. Les systèmes pyramidaux – Un système de promotion pyramidale dans lequel la contrepartie provient essentiellement de l’entrée d’autres consommateurs dans le système plutôt que de la vente ou de la consommation de produits.
7. Les prix – Donner la fausse impression que le consommateur a gagné un prix, alors que, soit il n’existe pas de prix, soit l’accomplissement d’une action en rapport avec la demande du prix est subordonné à l’obligation pour le consommateur de verser de l’argent ou de supporter un coût.
8. Les impressions trompeuses sur les droits des consommateurs – Présenter les droits conférés au consommateur par la loi comme constituant une caractéristique propre à la proposition faite par le professionnel.
9. Les offres limitées – Déclarer faussement qu’un produit ne sera disponible que pendant une période très limitée afin de priver les consommateurs d’une possibilité suffisante d’opérer un choix en connaissance de cause.
10. La langue du service après-vente – S’engager à fournir un service après-vente aux consommateurs et assurer ce service uniquement dans une autre langue sans clairement en informer le consommateur avant que celui-ci ne s’engage dans la transaction.
11. Les fournitures non demandées – Exiger le paiement immédiat ou différé de produits fournis par le professionnel sans que le consommateur les ait demandés, ou exiger leur renvoi ou leur conservation.
12. Les garanties valables dans toute l’Europe – Créer faussement l’impression que le service après-vente en rapport avec un produit est disponible dans un État membre autre que celui dans lequel le produit est vendu.
Pour plus d’informations, voir:
http://ec.europa.eu/consumers/rights/index_en.htm
http://ec.europa.eu/consumers/cons_int/safe_shop/fair_bus_pract/ucp_en.pdf

Catégorie consommationCommentaires fermés

Quotas laitiers: +2% à partir d’avril

La Commission européenne a proposé aujourd’hui une augmentation de 2 % des quotas laitiers à compter du 1er avril 2008 pour répondre à la croissance de la demande tant dans l’Union européenne que sur les marchés mondiaux.

Cette augmentation, soit 2,84 millions de tonnes, sera répartie équitablement entre les vingt-sept États membres. Elle ne préjuge pas des résultats du réexamen du marché laitier actuellement en cours dans le cadre du bilan de santé de la politique agricole commune, étant entendu que la Commission a suggéré dans ce contexte une augmentation progressive des quotas avant leur expiration le 31 mars 2015.

La proposition est assortie d’un rapport sur les perspectives dans le secteur laitier européen, rapport qui avait été demandé par le Conseil lors de l’accord sur la réforme de la PAC en 2003. Ce rapport montre que la demande de lait a progressé entre 2003 et 2007 et que cette tendance devrait persister entre 2007 et 2014. Les perspectives sont également favorables en ce qui concerne aussi bien la demande que les prix. Le rapport souligne qu’une augmentation de 2 % est parfaitement justifiée. La Commission espère que le Conseil et le Parlement parviendront à prendre une décision dans les meilleurs délais afin que l’augmentation puisse entrer en vigueur le 1er avril.

«Grâce à la réforme de la PAC, les agriculteurs sont désormais en mesure de produire pour le marché, mais le caractère restrictif des quotas laitiers entrave la réalisation de cet objectif», a déclaré Mme Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. «L’an dernier, nous avons connu une hausse considérable des prix du lait, et des voix de plus en plus nombreuses se sont élevées pour demander une augmentation des quotas. Au cours des prochaines années, la demande de produits laitiers à forte valeur ajoutée – en particulier le fromage – continuera à croître tant en Europe que dans le reste du monde. Nous devons donner à nos agriculteurs les moyens de répondre à cet accroissement de la demande.»

Le quota de la France est de 25 091 321 700 kilos.

Catégorie PACCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

décembre 2007
L Ma Me J V S D
« nov   jan »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+