Archive | 13 décembre 2007

apiculteur du Vercors cherche repreneur

abeilles1.jpg

Michel Hudry est installé apiculteur depuis 1985. Au départ, il ne connaissait pas le monde des abeilles mais très jeune, il trouve un job saisonnier dans le sud, chez un apiculteur. « J’aimais bien le côté nature du boulot, les fleurs, déplacer les ruches… J’ai également découvert une autre agriculture, la lavandiculture, le foin de Crau, par exemple. »

Voulant en faire son métier il s’engage dans une formation »classique » avec un stage chez un apiculteur professionnel. »Il m’a tout appris, il a parfaitement joué son rôle de maître. »

Le bepa a suivi et notre homme achète ses premières ruches, et après plusieurs années de recherche, cinq, trouve son bonheur à Lans- en- Vercors ou il installe définitivement sa miellerie. « Des ruches qui se baladent au gré des saisons et des périodes de floraison entre les Bouches du Rhône, les plaines iséroises, le Vercors, la Drôme, le Jura et le Doubs. »

Au niveau de la vente, celle-ci démarre sur les marchés, auprès des commerçants du plateau. »Si on fait de la qualité, on n’a pas de problème pour écouler notre marchandise ». Il organise même un point de vente à la miellerie. « Le plateau a un fort potentiel touristique ». Cela étant, au début tout n’a pas été simple: « On est passé par des moments difficiles, 10 ans de galère avec des fins de mois pénibles, des loyers impayés ».

Peut-on vivre de l’apiculture? « C’est possible, il y a une demande constante voire en hausse. Il faut privilégier les circuits courts et savoir faire plusieurs métiers: production, transformation, conditionnement, commercialisation, représentant… »

abeilles2.jpg

Cherche repreneur

Michel Hudry est à 5 ans de la retraite et il ne sait pas de quoi sera fait l’avenir de son exploitation. « On essaie de préparer notre départ et d’étudier toutes les possibilités qui s’offrent à nous. »

A priori, il en retient deux: « Mon souhait le plus cher est de trouver un jeune passionné d’apiculture, qui veut en faire son métier. C’est bien volontiers que je lui apprendrai toutes les ficelles du métier. Cela n’empêche que je lui demanderai de faire un stage chez un autre apiculteur afin d’ apprendre autre chose, de peaufiner sa formation. Le moment venu, à mon départ , il récupère la partie exploitation de la miellerie, les ruches, les clients et il se lance dans l’aventure. »

Deuxième solution: la miellerie peut être transformée en magasin de vente directe. « Nous sommes idéalement placés, à la sortie de Lans-en-Vercors, sur la route qui mène à Villard. Je suis persuadé qu’un magasin bien tenu, avec essentiellement des produits issus du Vercors fonctionnerait bien. »

Mais honnêtement, Michel Hudry et son épouse seraient déçus si l’exploitation du miel devait s’arrêter.

abeilles3.jpg

Vous êtes un jeune passionné d’apiculture, vous voulez en faire votre métier, vous appréciez le plateau du Vercors, tout est réuni pour que vous contactiez Michel Hudry à Lans-en-Vercors Tel: 04 76 95 66 72

Catégorie apicultureCommentaires fermés

non au recours sur succession

logo_ar_petit.jpgLes Aînés Ruraux protestent vigoureusement contre la proposition d’amendement présentée par le Sénat visant à établir un recours sur succession sur les sommes servies au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie. En l’état actuel des discussions et sans définition précise du financement de cette prestation, les Aînés Ruraux estiment que toute décision en ce domaine est prématurée.

Ils souhaitent que les représentants des associations de retraités et personnes âgées soient consultés au sujet du financement de la prestation autonomie, car leur proximité de terrain leur permet d’avoir une connaissance des difficultés, notamment financières, que rencontrent les personnes en perte d’autonomie et leur entourage.

Les Aînés Ruraux rappellent qu’ils ont toujours été opposés au recours sur succession et qu’ils ont milité pour la suppression de cette mesure instaurée sur la PSD. Ils considèrent que cette mesure constituerait un recul ; les Aînés Ruraux s’associent aux protestations du Comité National des Retraités et Personnes Agées, des associations et fédérations de retraités.

Catégorie aînés rurauxCommentaires fermés

Conseil général: budget 2008

Depuis cet après midi le Conseil général de l’Isère se penche sur le budget primitif 2008. Le volet agricole et forêt qui devait être étudié ce vendredi matin l’a été ce jeudi après midi.

Selon nos informations le budget consacré à l’agriculture s’élèverait à 5,1 millions d’euros, celui de la forêt à 0,3 million d’euros. Ce qui fait dire à Patrick Chion, président de l’association forêts Trièves-Beaumont-Matheysine » : « Nous sommes satisfaits, car contrairement à d’autres secteurs, le budget de la forêt, s’il n’est pas en hausse, ne baisse pas! »

Le budget total du Conseil général s’élève à 1271,4 millions d’euros.

les journalistes de sillon38 ont dû s’adapter à ce contre temps et vous aurez des infos en ligne dès que possible.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Chambardement en vue pour le ministère

Le Conseil de la modernisation des politiques publiques a pris hier, mercredi 12 décembre, un ensemble de décisions issues des travaux de révision générale des politiques publiques. Il s’agit d’adopter les réformes qui permettront d’optimiser l’action de l’Etat, en améliorant l’efficacité des politiques publiques.
Les réformes retenues s’inscrivent dans la volonté du ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, de développer une politique alimentaire, agricole et rurale, garantissant le développement économique, la sécurité alimentaire, et préservant les équilibres écologiques.
Les décisions prises portent sur l’organisation du ministère :

- Regrouper la Direction Générale des Politiques Economique, Européenne et Internationale, et la Direction Générale de la Forêt et des Affaires Rurales, qui traitent toutes deux de la politique agricole.
- Créer un échelon régional renforcé dont le champ sera enrichi par un mouvement de déconcentration et par un accroissement de la responsabilité budgétaire et élargi à toutes les compétences du ministère, notamment l’enseignement agricole, l’alimentation et la sécurité sanitaire, l’économie agricole, la forêt et les statistiques agricoles.
- Poursuivre dès 2008 une préfiguration de la fusion des directions départementales de l’agriculture et de la forêt (DDAF) et des directions départementales de l’équipement (DDE) sur une quarantaine de départements. Cette préfiguration avait été initiée dans huit départements en 2007.
- Fusionner le Centre National pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles (CNASEA) et l’Agence Unique de Paiement (AUP), ce qui facilitera le paiement des aides aux agriculteurs.
- Regrouper les offices agricoles afin de simplifier la relation avec les professionnels.

Le principe a été retenu de regrouper les différents services d’inspection du travail.
La préfiguration de ces différentes réformes sera engagée dès le début de l’année 2008, et leur réalisation sera échelonnée ; au 1er juillet 2008 pour la réorganisation de l’administration centrale ; au 1er janvier 2009 pour la création des nouvelles directions régionales, la fusion de l’AUP et du CNASEA, la fusion des offices agricoles ; aux 1er janvier 2009 et 2010 pour la généralisation de la fusion des DDAF et DDE qui sera conduite en deux tranches.
Ces réformes seront mises en œuvre en étroite relation avec les représentants des personnels, en associant les responsables professionnels et les élus à l’avancement de cette démarche importante pour mieux répondre aux exigences de l’agriculture de demain.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Signes de qualité: la loi revue et corrigée

Les députés ont adopté hier, au terme d’une longue discussion, le projet de loi adopté par le Sénat, autorisant la ratification de l’ordonnance n° 2006-1547 relative à la valorisation des produits agricoles, forestiers ou alimentaires et des produits de la mer.

Ce projet de loi, dont le rapporteur était Jean-Marie Sermier, vise à mettre de l’ordre dans les étiquettes (voir nos articles précédents). Michel Barnier l’a rappelé en introduction: »Avec le temps, les règles françaises dans ce domaine se sont ajoutées les unes aux autres, les structures se sont multipliées et les démarches de caractère privé ont explosé. Tout cela a créé de la confusion et a contribué à rendre notre dispositif moins cohérent. La loi d’orientation agricole de 2006 a donc jeté les bases d’une profonde réforme de notre dispositif de valorisation des produits agricoles et agroalimentaires. Elle a clarifié le dispositif en fixant trois catégories d’instruments de valorisation : signes d’identification de la qualité et de l’origine – label rouge, appellation d’origine, indication géographique protégée, spécialité traditionnelle garantie, mention « agriculture biologique » – ; mentions valorisantes ; démarches de certification ».

La question préalable a donné lieu à un long développement d’Yves Cochet (GDR), pour qui ce texte est inabouti: « Il manque d’ambition et de courage en ce qu’il n’évoque pas les enjeux contemporains. J’en citerai quelques-uns : la question des OGM et de leur présence dans l’agriculture et dans les produits agro-alimentaires ; la distorsion de concurrence induite par les différences de réglementation relatives à l’agriculture biologique en Europe ; la relocalisation de nos productions ; le respect de la saisonnalité des cultures. En outre, bien qu’il s’agisse de valoriser les produits agricoles, forestiers ou alimentaires et les produits de la mer, les produits forestiers et ceux de la mer sont pratiquement absents de ce projet ».

La discussion générale s’en suivit, nourrie par les critiques d’André Chassaigne (GDR) et de Jean-Michel Clément (SRC) . Pour le rapporteur, le fond du problème est clair: il s’agit de remettre en ordre la législation dans ce domaine, dans l’intérêt des producteurs comme des consommateurs: « Les signes de qualité sont un repère essentiel pour le consommateur et une récompense des efforts des agriculteurs. Nous connaissons tous les volailles de Bresse, le Chabichou et les moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel. La certification revêt une importance stratégique pour une production. Elle est le fruit d’un travail de longue haleine. Seul l’acharnement des producteurs de moules de la baie du Mont-Saint-Michel leur a permis, au terme d’une procédure entamée en 1993, d’obtenir en juin 2006 l’AOC qu’ils sollicitaient depuis les années 1980.
Mais, afin de préserver le sens des signes de qualité, notamment des AOC, et d’éviter que des problèmes locaux n’en viennent à menacer leur réputation, il faut réduire leur quantité, devenue excessive, simplifier le maquis réglementaire et fixer des règles communes claires et précises.
En remettant en ordre la législation et en apportant des précisions sur les cahiers des charges, le texte, parfois insuffisant, améliore néanmoins la situation des producteurs, des commerçants et des consommateurs. Comme l’ont souligné les spécialistes, il procède à la refonte des dispositions d’un titre du code rural afin de le rendre plus cohérent, conformément à la révision des règles de l’OMC, le 15 mars 2005, et aux règlements européens du 20 mars 2006. Afin de favoriser une « segmentation claire du marché », il expose clairement chaque mode de valorisation et définit les organes d’intervention et de contrôle. Enfin, l’acronyme de l’INAO a été préservé pour des raisons de stabilité et de clarté ».

Les amendements de M.Chassaigne ayant été rejetés, après examen et explication du ministre, le projet de loi a été adopté au terme de la discussion générale.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Le bac pro en trois ans ou en quatre ans?

Jean-Michel Lemétayer, président du Conseil de l’Agriculture française a écrit à Michel Barnier pour lui demander de conserver le cursus en 4 ans (BEPA, Bac Pro) parallèlement au cursus en 3 ans.

« La profession agricole, qui s’est toujours beaucoup impliquée dans ses structures de formation tant publiques que privées, est très attachée à l’enseignement agricole. Elle souhaite vivement que son attractivité et sa qualité, démontrées par la stabilité des effectifs (175 000 élèves) et un remarquable taux d’insertion professionnelle (85%), soient préservées voire développées.
Les organisations membres du Conseil de l’Agriculture Française acceptent le principe du baccalauréat professionnel en trois ans. Toutefois, elles considèrent que son développement doit se faire dans le respect de la mission d’insertion scolaire, sociale et professionnelle dévolue à l’enseignement agricole.
A ce titre, elles souhaitent que, parallèlement au cursus en trois ans, le cursus en quatre ans (BEPA – Bac pro) soit impérativement conservé afin de donner à tous, le maximum de chances d’accès aux niveaux IV et III, notamment dans le cadre de l’installation des jeunes agriculteurs.
La profession agricole souhaite que les périodes de formation en entreprise soient préservées, en particulier au sein de la classe de seconde professionnelle, car elles sont indispensables à la professionnalisation des futurs exploitants et salariés agricoles.
Considérant qu’il est nécessaire de prendre le temps de la réflexion, les organisations membres du Conseil de l’Agriculture Française, vous demandent de bien vouloir surseoir aux décisions d’ouverture de classes de seconde professionnelle pour la rentrée 2008, sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi, nous souhaitons que l’année 2008 et une partie de l’année 2009 soient consacrées à la conception du dispositif et que le bac pro en trois ans soit mis en place de façon progressive et accompagnée, à partir de septembre 2009 …

Catégorie enseignement-formationCommentaires fermés

Des fruits pour les écoliers à la rentrée

Le projet de distribution de fruits dans les écoles se précise. Comme il l’avait annoncé lors de sa réunion de travail avec les professionnels de la filière au sujet de l’accessibilité des fruits et légumes, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a désigné M. Jean-Pierre Lebrun comme chef de projet chargé de bâtir et de mettre en place un programme de distribution de fruits dans les écoles.

L’objectif est d’organiser à partir de la rentrée 2008, à grande échelle, des distributions qui constitueront un apport nutritionnel immédiat mais seront aussi essentielles d’un point de vue éducatif pour redonner aux plus jeunes le goût des fruits.

M. Lebrun, membre du Conseil Général de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Espaces Ruraux, était jusqu’;à présent Directeur de l’Observatoire National de l’Education à l’Environnement pour un Développement Durable.

Catégorie fruits-légumesCommentaires fermés

Produits du terroir à Grenoble

Ce vendredi après midi, à partir de 16 heures les jeunes agriculteurs de l’Isère organisent un marché des produits du terroir. Plusieurs producteurs de notre département viendront présenter leurs produits aux Grenoblois. Ceux-ci pourront en profiter pour faire leurs achats de Noël. Diverses animations sont prévues pour grands et petits.

Le marché des produits du terroir se tient sur le parking de la Maison des agriculteurs, avenue Marcellin Berthelot, en face de la Maison de la culture.

Le marché aura la particularité de s’achever vers 22 heures et un temps clément est prévu. Tout est donc réuni pour que cette initiative des JA38 soit une réussite.

Catégorie questions d'actualitéCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

décembre 2007
L Ma Me J V S D
« nov   jan »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+