Archive | 19 décembre 2007

redevance télé: changement de programme

Revirement de situation. Nicolas Sarkozy, Président de la république, annonce ce soir que la redevance télévision qui devait être payée par tout le monde, même par les personnes âgées de plus 65 ans ne le sera pas pour l’année 2008. Affaire à suivre!

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“croire en l’avenir de notre forêt”

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Bernard Personnaz, originaire de la région du sud Isère est passionné de l’arboriculture. Installé depuis 1987, les aléas de la vie l’ont fait devenir chef d’exploitation à St Jean D’Hérans, en production lait. « A cause des quotas laitiers, j’ai du trouver un revenu complémentaire. J’ai cherché une activité originale car je n’avais pas le droit de me tromper. Grâce à ma passion, je me suis lancé dans la culture des plants d’arbres, je suis devenu pépiniériste. Au départ je me suis associé mais hélas très vite je me suis retrouvé seul, mon associé ne pouvant pas suivre pour des raisons professionnelles et familiales. »

Avec l’aide des techniciens de l’association forêt Trièves Beaumont Matheysine, Bernard Personnaz fait progresser son entreprise.

« Sans jeu de mots, on ne peut pas se planter! On a fait des essais de plants et on a retenu les plus performants, les plus rentables en fonction de la demande. Ceux-ci sont: le pin noir, le mélèze, l’épicéa, le noyer bois et l’érable. Ce dernier remplaçant le merisier abandonné à cause du feu bactérien. »

Les clients sont à 90% des particuliers qui passent par l’AFTBM ou plus accessoirement par l’ONF.  » On ne livre que des plants à racines nues. Cela signifie que dès que la commande est passée, une véritable course contre la montre s’engage. Je mets un point d’honneur pour que tout soit terminé, entre l’arrachage et la replantation en 24 heures. On ne peut donc pas travailler avec les magasins spécialisés et les grandes surfaces ».

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L’activité fonctionnait bien jusqu’a la sécheresse de 2003. « On écoulait bien nos plants mais depuis il y a eu un coup d’arrêt catastrophique. Il faut ajouter les dégâts causés par la faune sauvage sur les jeunes plantations. Vous comprendrez pourquoi les propriétaires se sont découragés à planter. »

Bernard Personnaz offre des plants de qualité. « Je livre des mélèzes, érables quand ils ont entre 2 et 3 ans, les pins noirs et épicéas à 3 ou 4 ans, les noyers à 4 ans. Par contre, pour un propriétaire, la rentabilité se fera au bout de plusieurs décennies. »

Ce qui fait dire au pépinieriste qu’il s’agit d’un placement à long terme qui profitera aux enfants ou même aux petits enfants.

A la question la forêt du Trièves a mauvaise réputation, il répond: « Elle a mauvaise réputation à cause de notre pin, il est de mauvaise qualité, ne pousse pas droit, peu utilisable il offre peu de rentabilité. » Mais doit-on en rester là?  » Pas du tout. Avec l’aide des techniciens, notre forêt s’améliore et aujourd’hui on trouve des bois de qualité.

De plus on a la chance d’avoir une filière dynamique, qui fonctionne bien, cela doit nous permettre de croire en l’avenir de notre forêt locale ».

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” les agriculteurs n’iront pas à Grenoble”

Alain Michon travaille aux abattoirs de la Côte depuis 1984. » J’exerce la fonction de peseur classificateur. Mon expérience m’a permis de prendre des responsabilités. La fermeture programmée de notre outil de travail me donne mal au ventre. Comment accepter qu’on supprime une entreprise telle que notre abattoir quand on sait que le tonnage est en augmentation, la position stratégique du site. Il est placé au centre d’un pôle de production reconnu. Certes, il y a des travaux de rénovation, de mise aux normes à faire mais à mon avis ceux-ci peuvent être faits à moindre coût.

On nous parle de Grenoble…Je vous donne rendez-vous à court ou moyen terme pour que l’on évoque sa fermeture! Je pense également que l’on n’a pas assez pris en compte le problème des agriculteurs. Je les côtoie tous les jours et je puis vous dire qu’ils n’iront pas faire abattre leurs bêtes à Grenoble.

La grève que l’on entame ce jeudi se veut bon enfant et j’espère qu’elle fera prendre conscience aux décideurs de la gravité de la situation. Je le clame haut et fort, il n’est pas trop tard pour changer d’avis.

Quant à mon cas personnel, j’ai 55ans, je suis en pleine forme et j’aimerais encore travailler ».

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Le projet de loi adopté

Le ministre d’État, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, a présenté aujourd’hui, en conseil des ministres, un projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés.

Le projet de loi met en oeuvre les recommandations formulées à l’issue des travaux du « Grenelle de l’environnement ». Il complète, dans le respect des obligations internationales et communautaires, le dispositif juridique en vigueur sur la base de principes indispensables à une protection effective de l’environnement et de la santé publique : transparence, précaution, prévention, information, responsabilité et libre choix de consommer et de produire avec ou sans organismes génétiquement modifiés.

L’économie du nouveau dispositif est constituée de trois volets.

1. La réforme de l’expertise

Le projet de loi crée la Haute Autorité sur les organismes génétiquement modifiés, instance indépendante et pluridisciplinaire. Elle émettra des avis publics sur toute question relative aux organismes génétiquement modifiés et pourra s’autosaisir.

2. L’instauration d’un régime de responsabilité rénové

Tout exploitant agricole mettant en culture des organismes génétiquement modifiés devra respecter des conditions techniques strictes afin d’éviter les risques de dissémination. Il sera tenu de souscrire une garantie financière afin de pouvoir réparer le préjudice économique éventuel lié à la présence accidentelle d’organismes génétiquement modifiés dans les produits d’une autre exploitation, et ce même en l’absence de faute.

3. L’information des citoyens

Le projet de loi crée un registre national public et accessible indiquant notamment la nature et la localisation à l’échelle de la parcelle des cultures d’organismes génétiquement modifiés.

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Compromis trouvé sur la réforme du vin

La commision européenne a accueilli avec satisfaction l’accord sorti du conseil des ministres européens de l’Agriculture visant à moderniser le secteur en crise de la viticulture de l’UE, face à la concurrence des vins du Nouveau Monde. La réforme, financièrement neutre, entrera en vigueur le 1er août 2008. Manifestement, Mme Fischer Boell qui souhaitait « une réforme audacieuse » pour ne pas dire radicale, a consenti à mettre de l’eau dans son vin.

« Je suis heureuse que nous ayons été capables de trouver un compromis et je souhaite remercier les ministres pour la volonté qu’ils ont mis à résoudre des questions épineuses », a dit Mariann Fischer-Boel, commissaire à l’Agriculture et au Développement rural. « Au lieu de dépenser une grande part de notre budget à se débarasser d’excédents, nous pouvons maintenant concentrer nos efforts sur la compétitivité de nos produits et regagner des parts de marché. Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous souhaitions mais nous avons conclu à un accord bien équilibré. J’espère que les Etats membres feront le meilleur usage des instruments mis à leur disposition ».

Les changements adoptés contribueront à remettre en équilibre le marché du vin, abandonner progressivement les mesures interventionnistes dispendieuses, permettre une meilleure utilisation du budget, donner un nouvel élan à la compétitivité des vins européens par des mesures incitatives. La réforme vise à une restructuration rapide du secteur vitivinicole, qui inclut un plan triennal d’arrachage volontaire pour évacuer du marché les surplus et le vin non compétitif.

Les grandes lignes de l’OCM vitivinicole révisée

- Enveloppes nationales: ces enveloppes permettront aux États membres d’adapter des mesures à leur situation particulière. Parmi les mesures envisageables, on peut citer les actions de promotion dans les pays tiers, la restructuration/conversion des vignobles, la modernisation de la chaîne de production, l’innovation, l’aide à la récolte en vert et de nouvelles mesures de gestion de crise.

- Mesures de développement rural: des fonds seront transférés au profit de mesures de développement rural et strictement réservés aux régions viticoles. Les mesures concernées peuvent notamment porter sur l’installation des jeunes agriculteurs, l’amélioration de la commercialisation, la formation professionnelle, l’aide aux organisations de producteurs, les aides destinées à couvrir les coûts supplémentaires et les pertes de revenus liés à l’entretien des paysages à valeur culturelle, et la retraite anticipée.

-Droits de plantation: il est prévu d’abolir les droits de plantation à compter de 2015, mais ceux-ci pourront être maintenus au niveau national jusqu’en 2018.

- Retrait progressif des régimes de distillation: la distillation de crise sera limitée à quatre ans, à la discrétion des États membres, jusqu’à la fin de la campagne 2011-2012; les dépenses y afférentes seront quant à elles plafonnées à 20 % de l’enveloppe nationale la première année, à 15 % la deuxième année, à 10 % la troisième année et à 5 % la quatrième année. La distillation en alcool de bouche sera progressivement éliminée sur une période de quatre ans. Elle fera l’objet d’un paiement couplé pendant la période de transition, qui sera remplacé par le paiement découplé unique par exploitation. Les États membres auront la possibilité de demander la distillation des sous-produits; celle-ci sera financée sur l’enveloppe nationale, mais à un niveau considérablement inférieur au niveau actuel, de manière à couvrir les coûts de collecte et de transformation des sous-produits.

- Introduction d’un paiement unique par exploitation: un paiement découplé unique par exploitation sera accordé aux producteurs de raisins de cuve, à la discrétion des États membres, ainsi qu’à tous les producteurs qui arrachent leurs vignes.

- Arrachage: un régime d’arrachage volontaire est prévu sur une période de trois ans pour une superficie totale de 175 000 hectares, avec des primes dégressives d’une année sur l’autre. L’État membre peut mettre un terme à l’arrachage si la superficie concernée dépasse 8 % de sa surface encépagée totale ou 10 % de la surface totale d’une région donnée. La Commission peut elle aussi mettre un terme à l’arrachage si la superficie concernée atteint 15 % de la surface encépagée totale d’un État membre. Enfin, les États membres peuvent s’opposer à l’arrachage dans les zones de montagne ou de forte déclivité ainsi que pour des questions de protection de l’environnement.

- Pratiques vitivinicoles: la charge d’approuver de nouvelles pratiques œnologiques ou de modifier celles qui existent sera transférée à la Commission, qui évaluera les pratiques œnologiques admises par l’OIV et les ajoutera, le cas échéant, à la liste des pratiques admises par l’Union européenne.

- Amélioration des règles en matière d’étiquetage: les vins assortis d’une indication géographique protégée et ceux qui sont assortis d’une appellation d’origine protégée constitueront le fondement du concept de vin de qualité de l’Union européenne. Les politiques nationales bien établies en matière de qualité seront sauvegardées. Quant à l’étiquetage, il sera simplifié. À titre d’exemple, les étiquettes des vins de l’Union européenne dépourvus d’indication géographique pourront porter la mention du cépage et de l’année de récolte. Par ailleurs, certaines mentions et formes de bouteilles traditionnelles pourront conserver la protection dont elles bénéficient.

- Chaptalisation: la chaptalisation restera autorisée, mais le niveau maximal de l’enrichissement par ajout de sucre ou de moût sera réduit. En cas de circonstances climatiques exceptionnelles, les États membres pourront solliciter de la Commission un relèvement du niveau

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Filière porcine: une décision contestée

La FNSEA et la FNP jugent irresponsable la décision de certaines entreprises de la filière porcine, de suspendre le versement des cotisations des éleveurs destinées à financer les actions d’INAPORC (Interprofession Porcine). Ils l’ont fait savoir dans un communiqué commun:

« Une telle décision apparaît suicidaire pour le secteur porcin qui n’a d’autre issue pour affronter cette crise d’une gravité exceptionnelle que d’unir toutes ses forces : producteurs, abatteurs, transformateurs, distributeurs ont plus que jamais besoin d’une interprofession capable d’agir pour mettre en œuvre des solutions concrètes de gestion de crise.

Affaiblir la capacité d’action collective dans les domaines tels que la communication, l’exportation, la recherche et développement, l’équarrissage, la maîtrise des risques et de nombreux autres dossiers, est contraire aux intérêts des producteurs de porcs dans leur ensemble et à ceux de la filière..

La FNSEA et la FNP invitent les entreprises concernées à revoir leur position et réaffirment leur volonté de dialogue pour sortir de cette impasse et préserver ainsi les intérêts de tous. Ils rappellent que ce sont les éleveurs qui assurent le paiement de la CVO amont de l’interprofession et que le syndicalisme est fondé à les représenter dans les décisions ».

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Revenu en hausse mais avec de fortes disparités

La Commission des comptes de l’agriculture de la Nation s’est réunie hier pour examiner les comptes prévisionnels de l’agriculture française pour l’année 2007. Ceux-ci reflètent une économie agricole en meilleure forme mais avec de fortes disparités. Si les céréaliers connaissent une année record, le coût de l’alimentation animale pèse sur le revenu des éleveurs.

Le revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié progresserait de 12 % en termes réels par rapport à 2006. Cette seconde année de hausse permet au revenu agricole de retrouver, après sept ans de baisse, son niveau de 1998. Le résultat agricole par actif, indicateur retenu pour les comparaisons européennes, augmenterait quant à lui de 8 %, soit plus que la moyenne des pays européens.

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Ces résultats favorables s’expliquent avant tout par la progression de la valeur de la production agricole (+ 4,7 milliards d’euros), elle-même due à la très forte hausse des prix des céréales, des oléagineux et des protéagineux. Les prix des vins s’améliorent également, mais dans une moindre mesure. Par contre, les prix des bovins et des porcs sont en baisse.

L’année a également été marquée par la hausse des coûts de production : 5 % pour les engrais, mais surtout 15% pour des aliments composés pour animaux.

Le revenu des exploitations est le reflet de cette situation. Les exploitations de grandes cultures verraient leur revenu augmenter en moyenne de 65 % avec une progression exceptionnellement élevée pour les producteurs de céréales, oléagineux et protéagineux et moindre pour les autres productions en raison des baisses de prix des pommes de terre et des betteraves.

Par contre, le revenu des éleveurs est en baisse. Cette baisse est particulièrement forte pour l’élevage porcin (-59%). Elle est marquée en élevage allaitant (-23%) et relativement limitée en élevage bovin laitier (- 4 %), grâce à la bonne conjoncture des prix du lait. En aviculture, le redressement des prix couvre en grande partie la hausse des coûts de production en 2007.

Le redressement du revenu serait assez net en viticulture grâce à un assainissement du marché. Le revenu serait en revanche en baisse en arboriculture fruitière et horticulture en raison l’impact des conditions climatiques sur l’offre et la demande.

Pour Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, « ces résultats montrent que l’agriculture redevient un secteur porteur qui crée de la valeur avec une progression du chiffre d’affaire de 8 % grâce à une demande mondiale forte. Mais l’augmentation mondiale du prix des matières premières agricoles, à l’origine de l’augmentation du revenu moyen agricole en 2007, créée de très fortes disparités. En particulier 11 % des exploitations professionnels (hors maraîchage) voient leurs revenus divisés par 2, et 17 % d’entres elles (bovins, ovins) voient leurs revenus amputés de 25 %. Ce sont les éleveurs qui supportent un renchérissement de 15% du coût de l’alimentation pour leurs animaux ».

Le ministre ajoute:

« C’est pourquoi je défendrai, dans le cadre du bilan de santé de la PAC, une réorientation des aides vers les productions les plus fragiles comme l’élevage ovin. C’est aussi pourquoi nous devons mettre en place dans le cadre de la PAC des outils de stabilisation des marchés afin que l’alimentation ne soit pas livrée à la volatilité des marchés ».

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” pourquoi nous et pas Grenoble!”

Dès demain matin, jeudi, le personnel de l’abattoir de La Côte-St-André se mettra en grève et aura le soutien du monde agricole concerné par sa fermeture.

Après avoir donné la paroles aux membres du comité de défense, voici les sentiments de Frédéric Marin. Ce dernier est salarié des abattoirs de La Côte-St-André depuis 8 ans; comme opérateur. « Fermer l’abattoir de La Côte est une aberration. ceux qui ont pris la décision sont plus intelligents que nous, c’est un fait, mais qu’ils nous expliquent pourquoi ils ferment une usine qui tourne, qui ne fait pas de vagues, qui ne mange pas d’argent et qu’en échange ils maintiennent l’abattoir de Grenoble qui est un gouffre financier et qui a un avenir incertain. »

Demain matin, les salariés se mettront en grève.

« Aucun mouvement ne se fera sur le site: aucun camion ne pourra entrer ou sortir de l’abattoir. A travers cette grève, on veut se faire entendre et on espère alerter, une fois de plus, pouvoirs publics, décideurs et l’ensemble de la population sur l’aberration de cette fermeture. A mon avis, la décision est irrévocable et on aura beaucoup de mal à faire changer d’avis ceux qui l’ont prise mais on se battra jusqu’au bout. Quant à notre avenir, on devait nous tenir au courant, tous les quinze jours, de l’avancée des solutions de reclassement. Depuis l’annonce officielle de la fermeture de l’abattoir, on n’a plus aucune nouvelle! Chacun comprendra notre désarroi… »

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