“croire en l’avenir de notre forêt”

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Bernard Personnaz, originaire de la région du sud Isère est passionné de l’arboriculture. Installé depuis 1987, les aléas de la vie l’ont fait devenir chef d’exploitation à St Jean D’Hérans, en production lait. « A cause des quotas laitiers, j’ai du trouver un revenu complémentaire. J’ai cherché une activité originale car je n’avais pas le droit de me tromper. Grâce à ma passion, je me suis lancé dans la culture des plants d’arbres, je suis devenu pépiniériste. Au départ je me suis associé mais hélas très vite je me suis retrouvé seul, mon associé ne pouvant pas suivre pour des raisons professionnelles et familiales. »

Avec l’aide des techniciens de l’association forêt Trièves Beaumont Matheysine, Bernard Personnaz fait progresser son entreprise.

« Sans jeu de mots, on ne peut pas se planter! On a fait des essais de plants et on a retenu les plus performants, les plus rentables en fonction de la demande. Ceux-ci sont: le pin noir, le mélèze, l’épicéa, le noyer bois et l’érable. Ce dernier remplaçant le merisier abandonné à cause du feu bactérien. »

Les clients sont à 90% des particuliers qui passent par l’AFTBM ou plus accessoirement par l’ONF.  » On ne livre que des plants à racines nues. Cela signifie que dès que la commande est passée, une véritable course contre la montre s’engage. Je mets un point d’honneur pour que tout soit terminé, entre l’arrachage et la replantation en 24 heures. On ne peut donc pas travailler avec les magasins spécialisés et les grandes surfaces ».

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L’activité fonctionnait bien jusqu’a la sécheresse de 2003. « On écoulait bien nos plants mais depuis il y a eu un coup d’arrêt catastrophique. Il faut ajouter les dégâts causés par la faune sauvage sur les jeunes plantations. Vous comprendrez pourquoi les propriétaires se sont découragés à planter. »

Bernard Personnaz offre des plants de qualité. « Je livre des mélèzes, érables quand ils ont entre 2 et 3 ans, les pins noirs et épicéas à 3 ou 4 ans, les noyers à 4 ans. Par contre, pour un propriétaire, la rentabilité se fera au bout de plusieurs décennies. »

Ce qui fait dire au pépinieriste qu’il s’agit d’un placement à long terme qui profitera aux enfants ou même aux petits enfants.

A la question la forêt du Trièves a mauvaise réputation, il répond: « Elle a mauvaise réputation à cause de notre pin, il est de mauvaise qualité, ne pousse pas droit, peu utilisable il offre peu de rentabilité. » Mais doit-on en rester là?  » Pas du tout. Avec l’aide des techniciens, notre forêt s’améliore et aujourd’hui on trouve des bois de qualité.

De plus on a la chance d’avoir une filière dynamique, qui fonctionne bien, cela doit nous permettre de croire en l’avenir de notre forêt locale ».

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Cet article a été écrit par:

Gilbert - qui a écrit 8604 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.


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