Archive | 21 décembre 2007

L ‘agenda 21 Isère au tableau d’honneur

Sillon38 vous l’annonçait le 23 novembre (voir notre article): l’Agenda 21 du Conseil général de l’Isère -ainsi que celui de la ville de Fontaine- figurent dans la sélection « Agenda local France » du ministère de l’Ecologie et du Développement durable.

Lors d’une première session de reconnaissance dont les résultats ont été publiés en février 2007, 32 projets avaient déjà été distingués par le ministère. Pour cette seconde session, ce sont donc à nouveau 32 projets qui obtiennent le label « Agenda 21 local France » sur 47 projets candidats.

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Pour Catherine Brette, conseillère générale déléguée à l’Agenda 21, c’est bien sûr une satisfaction, l’Isère étant le premier département rhônalpin à obtenir cette distinction : « Cette reconnaissance couronne un long travail qui a demandé beaucoup d’investissement de la part des élus mais également des personnels du CGI (pas moins de 4000 salariés dans les services du Département). Ca n’a pas été facile au début. Il a fallu convaincre des élus, déjà fort occupés, que cette nouvelle démarche n’exigeait pas de travailler plus mais différemment et qu’elle ne coûtait pas plus cher ».

Une petite révolution des mentalités et des méthodes qui, aujourd’hui, est partagée par le plus grand nombre. A tel point que, comme le note Catherine Brette, le développement durable peut être un argument pour une marque de lessive ou un aéroport.

Qu’est-ce qui a été déterminant dans le choix du ministère?

« Ce qui a été retenu par le ministère », explique Catherine Brette, « c’est d’abord notre démarche participative : nous avons réalisé deux enquêtes, tenu 36 réunions publiques dans le département, organisé 8 ateliers de formation pour le personnel du CGI – ensuite la transversalité de notre action qui concerne tous les citoyens, des plus jeunes aux plus âgés, enfin l’intégration du social dans notre agenda ».

L’Agenda 21 du Conseil général de l’Isère a été adopté le 14 décembre 2006, au terme d’un travail qui a débuté le 6 février 2004 par une délibération dans laquelle le Conseil général s’engageait à inscrire son action dans l’optique d’un développement durable. Cet engagement, après moult réunions de sensibilisation, formation, concertation, se traduit par un plan d’actions concrètes, d’engagements, au nombre symbolique de 38.

Et s’il fallait ajouter une 39e action? Pour Véronique Scholastique, chef de projet Agenda 21, collaboratrice de Catherine Bret, ce serait l’insertion par le travail. Façon de souligner que la dimension sociale est partie intégrante d’une stratégie de développement durable.

Le label « Agenda 21 local France » est attribué pour 3 ans. Le CGI communiquera chaque année son évaluation en présentant les indicateurs de suivi.

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Péage-de-Roussillon: atmosphère, atmosphère…

Hélène Blanchard, vice-présidente du Conseil régional Rhône-Alpes déléguée à l’environnement et à la prévention des risques, était hier à Péage-de-Roussillon pour inaugurer la balise de surveillance de la radioactivité atmopshérique, installée par la CRIIRAD, en présence d’élus locaux et d’associations, parmi lesquelles AIRE.

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C’est, en effet, sous l’impulsion de l’association AIRE (Association pour l’Information Rhodanienne sur l’Energie), que le laboratoire de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) a réalisé depuis plus de 14 ans un certain nombre d’études radioécologiques dans l’environnement du CNPE de Saint-Alban. Ces études ont été financées par les collectivités locales (municipalités, Conseil Général de l’Isère, Conseil Régional Rhône-Alpes).
Elles ont permis de démontrer l’impact du site chimique des Roches de Condrieu (uranium dans les sédiments du Rhône), la contamination des plantes aquatiques du Rhône par l’iode 131 (probablement d’origine hospitalière), et récemment le marquage radiologique de l’environnement à proximité de la centrale de Saint-Alban par le tritium et le carbone 14 présents dans les rejets atmosphériques. Ces informations permettent aux populations, associations, et élus locaux de disposer de données fiables afin de conduire les exploitants à réduire l’impact de leurs installations sur l’environnement.
Dans le prolongement de ces études, la CRIIRAD a souhaité installer et exploiter de façon pérenne une balise de contrôle en continu de la radioactivité de l’air ambiant dans le secteur de Saint-Alban.

Qu’est-ce qu’une balise de surveillance de la radioactivité atmosphérique ?
Il s’agit d’une station fixe comprenant :
- un dispositif d’aspiration de l’air extérieur,
- un double dispositif de piégeage des substances radioactives susceptibles d’être contenues dans l’air aspiré (filtre papier pour les aérosols ; cartouche à charbon actif pour les gaz),
- plusieurs détecteurs mesurant en continu la radioactivité des modules de piégeage,
- un dispositif de transmission téléphonique des données.

L’installation de cette balise étend le réseau géré par la CRIIRAD depuis le début des années 90, mis en place grâce à l’implication des collectivités locales (Conseil général de la Drôme, mairies de Romans, Montélimar, Avignon, …) qui, à la suite de l’accident de Tchernobyl survenu fin avril 1986, ont souhaité se doter d’un système de contrôle décentralisé, indépendant des services officiels. La balise du Péage-de-Roussillon constitue la premiére étape de cette extension. Lyon devrait être la prochaine étape. La ville de Grenoble possède déjà une balise similaire, gérée par l’ASCOPARG. Faute de moyens techniques suffisants, l’ASCOPARG a sollicité les services de la CRIIRAD afin d’approfondir les analyses. Ce partenariat technique est appelé à se renforcer.

La balise installée à Péage-de-Roussillon a pour mission :
- d’assurer 24 heures sur 24 un contrôle en continu de la radioactivité de l’air respiré par les populations : la balise est installée à moins de 5 kilomètres au sud-est de la centrale nucléaire de Saint-Alban, au centre de l’agglomération Roussillon/Le Péage-de-Roussillon ;
- d’informer rapidement les populations en cas de contamination grâce à un système de gestion informatique alertant automatiquement le service permanent d’astreinte assuré par le laboratoire de la CRIIRAD.

Pourquoi analyser la radioactivité de l’air ?
En cas d’accident survenant dans une installation nucléaire, le risque principal est le rejet de substances radioactives dans l’atmosphère. Principal vecteur de la contamination, l’air constitue, durant la première phase de l’accident, le paramètre clé pour l’évaluation des risques.

sites: balises@criirad.org, atmo-rhonalpes.org

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