Archive | janvier, 2008

Le PS dénonce les coupes budgétaires

Le Parti socialiste, dans un communiqué du Bureau national, dénonce les graves reculs en matière d’enseignement agricole depuis plus de 5 ans. En effet, les coupes budgétaires, considérables dans l’enseignement agricole public (réduction de postes au budget 2008, réduction des postes ouverts aux concours et amputation des crédits des établissements) réduisent considérablement l’offre de service public sur le territoire.

Le Parti socialiste condamne la dérive de gestion du gouvernement qui privilégie l’emploi précaire par le développement des contrats en CDD et supprime les moyens de fonctionnement aux établissements. Il sacrifie la pérennité des situations des personnels et fragilise l’ensemble du système éducatif pénalisant ainsi les milliers de jeunes qui souhaitent se former dans les carrières liées aux métiers de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’environnement et de l’espace rural.

Le Parti socialiste regrette cette absence de réflexion et de projet, à la différence de ce qu’il avait engagé en 1999 avec la création de 2172 emplois dans l’enseignement, agricole public permettant de lutter efficacement contre la précarité des personnels tout en respectant le dialogue social.

Le Parti socialiste condamne cette logique qui s’inscrit dans un cadre plus large de démantèlement de l’enseignement public en général.

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Eaux résiduaires: carton rouge pour la France

La Commission européenne a décidé d’envoyer à la France un dernier avertissement écrit par lequel elle l’invite à mettre rapidement ses installations de traitement des eaux résiduaires aux normes européennes pour éviter d’être poursuivie pour la deuxième fois devant la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) et de se voir infliger une amende. La France ne respecte toujours pas la directive communautaire de 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, bien qu’elle ait été condamnée par la CJCE pour ce motif.

M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «Les eaux urbaines résiduaires non traitées constituent un risque pour les citoyens européens et nuisent à la qualité environnementale des rivières, des lacs et des eaux côtières d’Europe. J’engage la France à agir au plus vite, faute de quoi la Commission envisagera de demander à la Cour de lui infliger des amendes.»

La directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires fait obligation aux grandes villes de l’Union européenne de collecter et de traiter leurs eaux urbaines résiduaires. Les eaux résiduaires non traitées peuvent être contaminées par des bactéries et des virus dangereux et présenter ainsi un risque pour la santé publique. Ces eaux contiennent également des nutriments tels que l’azote et le phosphore, susceptibles de nuire aux réserves d’eau douce et au milieu marin en favorisant la prolifération d’algues qui étouffent les autres formes de vie, un phénomène appelé «eutrophisation».

Le principal traitement des eaux résiduaires prévu par la directive est le traitement biologique ou «secondaire». La date butoir pour la mise en service de ces infrastructures était le 31 décembre 2000. La directive prévoit un traitement «tertiaire» plus contraignant lorsque les eaux résiduaires sont rejetées dans des cours d’eau dits «sensibles», traitement qui passe par l’enlèvement du phosphore et/ou de l’azote. Ce système devait être mis en place pour le 31 décembre 1998 au plus tard.

Dernier avertissement pour la France

La Commission a décidé d’envoyer à la France un dernier avertissement au motif qu’elle n’a pas respecté un arrêt rendu en 2004 par la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) statuant sur le traitement des eaux urbaines résiduaires dans certaines zones sensibles.

En vertu de la jurisprudence, la CJCE a condamné la France pour non-désignation de onze zones comme zones sensibles et pour inadéquation des installations de traitement dans plusieurs localités qui rejettent leurs eaux résiduaires dans ces zones. La CJCE a également constaté que 121 localités avaient enfreint la directive en rejetant leurs eaux résiduaires dans des zones ayant déjà été déclarées comme zones sensibles.

En 2006, la France a désigné les onze zones comme zones sensibles. Toutefois, 140 localités – notamment la ville de Paris – continuent de rejeter leurs eaux résiduaires dans ces zones sensibles. En ce qui concerne les 121 localités rejetant leurs eaux usées dans les zones déjà désignées en tant que zones sensibles, la France a procédé à leur réorganisation en 164 localités, ce qui a permis à certaines d’entre elles de ne plus atteindre le seuil de 10 000 habitants à partir duquel la directive s’applique. La Commission estime que la réorganisation des localités effectuée par la France dans le but d’éviter de devoir se conformer à la directive est inacceptable et demande à la France d’appliquer la directive dans toutes les localités couvertes par l’arrêt de la Cour.

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Cruiser: une mise sur le marché surveillée

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche a pris la décision d’autorisation de mise sur le marché de la préparation CRUISER, insecticide utilisé en traitement de semences de maïs. Michel Barnier tient à rappeler les conditions dans lesquelles il a accordé cette autorisation.

La préparation CRUISER qui est déjà mise en marché en Allemagne contient une substance active autorisée au niveau communautaire, le thiametoxam. Sur la base d’une analyse scientifique approfondie, notamment des effets sur les abeilles, l’AFSSA (voir nos articles précédents) a donné un avis favorable pour la mise sur le marché du CRUISER en France.

Sur la base de cet avis, la préparation CRUISER a été autorisée dans les conditions de précaution maximales, prévoyant notamment :

- une autorisation limitée à 1 an suivie d’une nouvelle évaluation ;
- une limitation de la période avant le 15 mai afin de réduire la période de floraison ;
- une utilisation autorisée uniquement sur le mais ensilage, le mais grain et le mais porte-graine femelle

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a par ailleurs imposé la mise en place d’un suivi et d’une surveillance des ruchers portant sur 3 régions minimum. Les modalités de ce suivi seront définies en concertation avec les représentants des apiculteurs et avec les associations protectrices de l’environnement dans le cadre du comité scientifique et technique sur le trouble des abeilles.

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Des débats dans chaque département

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, avait lancé le 5 septembre dernier les Assises de l’agriculture, dans le cadre du conseil supérieur d’orientation et de coordination de l’économie et alimentaire (CSO) pour préparer la présidence française de l’Union européenne du second semestre et anticiper sur le bilan de santé de la PAC. Des orientations ont été dégagées pour l’agriculture et la politique agricole commune en novembre dernier.

Michel Barnier a souhaité que les acteurs de terrain participent à la réflexion sur l’évolution de la PAC. C’est sous l’autorité des préfets et dans le cadre de sessions que les chambres d’agriculture organiseront entre le 30 janvier et le 11 février des débats dans chaque département.

Michel Barnier, sur la base des orientations arrêtées par le CSO, a proposé des options pour adapter la politique agricole commune à son nouveau contexte, qui figurent dans un document intitulé « Vers une nouvelle politique agricole commune : ouvrons le débat » qu’il a adressé aux préfets et qui est accessible sur le site internet du ministère dans l’espace dédié aux Assises.
« J’ai souhaité renouer le débat entre l’Union européenne et les agriculteurs. L’exercice du bilan de santé sur la PAC en donne l’occasion. La synthèse des contributions des départements qui sera disponible avant la fin février permettra d’éclairer la position que prendra la France sur l’évolution de la PAC », a déclaré Michel Barnier.

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le blaireau, de l’ombre à la lumière

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Projection-débat « Le blaireau, de l’ombre à la lumière »présenté par Virginie Boyaval de l’association MELES mercredi 6 février à 18h30 à la Maison de la Nature à Grenoble
La projection du film « Le blaireau, de l’ombre à la lumière » sera suivie d’un débat et d’une présentation d’un squelette de blaireau, crânes, empreintes. Le documentaire de 52 minutes, réalisé par Virginie Boyaval, témoigne de la situation actuelle du blaireau et de sa perception en France et en Europe. Tout en expliquant le mode de vie et le comportement de cette espèce, ce film est appuyé par des témoignages de scientifiques, agriculteurs, chasseurs et naturalistes.

Entrée : 3 euros

Lieu : Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère / 5 place Bir-Hakeim – 38000 Grenoble / renseignements : 04 76 54 31 62

Cet événement est proposé par l’association MELES, organisé par la MNEI et parrainé par la LPO Isère.

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Le gypaète avait du plomb dans l’aile

Un gypaète barbu, récupéré blessé le 11 janvier dans la Vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques), après avoir été touché par deux plombs de chasse, est finalement mort le 25 janvier. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a porté plainte contre X pour destruction d’espèce protégée auprès du Tribunal de Grande Instance de Pau et s’est constituée partie civile dans cette affaire, « afin de dénoncer ce geste irresponsable ».

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photo pyrenees-pireneus.com

Le 11 janvier, un gypaète barbu a été récupéré par les agents du Parc national des Pyrénées de la Vallée d’Aspe suite à un choc avec un véhicule. La radiographie a montré qu’il avait été touché par deux plombs de chasse : un dans le muscle pectoral et un autre dans la patte. Depuis, les spécialistes du centre de soins Hegalaldia (Pays basque) où il avait été accueilli, fortement amaigri, ont tenté de sauver le rapace. Le 25 janvier, son état de santé s’est fortement dégradé et il est mort dans la nuit.
Les conclusions de l’autopsie sont sans appel. «Le tir a provoqué la chute de l’oiseau et une hémorragie pulmonaire. La plaie du thorax, avec une atteinte du muscle pectoral, a handicapé l’oiseau. N’ayant pu décoller, il est resté sur place 4 à 5 jours, sans manger ni boire, ce qui a déclenché des lésions rénales. Le plomb trouvé dans sa patte a, quant à lui, provoqué une lésion vasculaire qui a engendré une nécrose progressive de la patte et une lésion d’arthrite secondaire sur la patte opposée. En conclusion : le tir et la chute qui s’en est suivie sont responsables de la mort de l’oiseau ».

Cette espèce est protégée au niveau international et en France par la loi du 10 juillet 1976 et par l’arrêté du 17 avril 1981. Depuis 1994, le gypaète fait l’objet de divers programmes de préservation en Europe. Dans les Pyrénées, il bénéfice d’un Plan national de restauration initié par l’Etat en 1997 et animé par la LPO, avec une cinquantaine de partenaires qui s’investissent au quotidien pour préserver ce joyau emblématique de la biodiversité des Pyrénées.

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Dossier Cruiser: statu quo

L’AFSSA vient de faire savoir que les auditions de Mrs Belzunces et Alétru par le Comité d’experts spécialisé « Produits phytosanitaires : substances et préparations chimiques » , le 16 janvier dernier, n’ont pas apporté d’éléments nouveaux susceptibles de modifier les conclusions de l’évaluation sur le risque à long terme pour les abeilles au regard de l’utilisation de la préparation Cruiser en traitement de semences.

Historique
Le 20 novembre 2007, l’Afssa avait émis deux avis relatifs à des demandes d’autorisation de mise sur le marché de deux préparations phytopharmaceutiques – le Cruiser et le Poncho Maïs – dans le cadre d’une procédure de reconnaissance mutuelle entre Etats Membres.
Les deux avis considéraient que le risque à court terme engendré par ces préparations pour les colonies d’abeilles était acceptable. Pour la préparation Cruiser, les risques à long terme n’avaient pu être totalement évalués en l’attente des résultats d’une étude encore en cours.
Le 13 décembre 2007, l’Afssa avait été saisie par la Direction générale de l’Alimentation d’une demande d’avis relative aux conclusions de l’évaluation de ces deux préparations et notamment, à l’analyse des données additionnelles fournies par les sociétés commercialisant ces préparations.

Le 8 janvier 2008, l’Agence a rendu public deux nouveaux avis signés le 20 décembre 2007 sur ces deux préparations :
- pour la préparation Poncho Maïs, l’Agence a considéré que les données présentées n’étaient pas de nature à reconsidérer l’avis émis le 20 novembre 2007 et a donc maintenu son avis défavorable vis-à-vis de l’autorisation de mise sur le marché de la préparation.
- pour la préparation Cruiser, l’Agence a maintenu son avis favorable quant à l’autorisation de mise sur le marché de la préparation mais en aménageant les mesures de précautions préconisées pour réduire l’exposition des abeilles par rapport à la culture traitée.

A la demande d’un des représentants de la profession apicole, l’Association Terre d’abeilles, le ministère de l’Agriculture a demandé à l’Afssa d’auditionner des scientifiques à l’occasion de la réunion de son Comité d’experts spécialisé « Produits phytosanitaires : substances et préparations chimiques », réunion qui s’est donc tenue le 16 janvier 2008.

Cadre des auditions
Les avis de l’Afssa sont des documents de synthèse visant à expliquer la démarche suivie et la nature des dossiers étudiés ainsi qu’à fournir les principaux éléments permettant d’en comprendre les conclusions. Ces avis ne contiennent donc pas toutes les données étudiées dans le cadre de l’évaluation.
Une audition n’a pas pour objet de mener un débat contradictoire sur les avis émis par l’Agence mais permet à des personnalités scientifiques représentantes de certains opérateurs de présenter leur travaux en relation avec ces avis.
Ainsi, le 16 janvier dernier, Luc Belzunces, chercheur à l’INRA d’Avignon, a présenté les résultats de ses travaux relatifs à une « Etude comparée des impacts de trois classes d’insecticides néonicotinoïdes chez l’abeille » dans le cadre du programme communautaire sur l’apiculture 2005-2006.
Franck Aletru, apiculteur-éleveur, n’a pas souhaité développer le sujet initialement prévu sur « l’impact des résidus neurotoxiques présents dans les pollens sur la santé de l’abeille et sur l’activité de la colonie » mais a exposé ses critiques sur l’avis de l’Afssa.

M. Belzunces a présenté des résultats expérimentaux de toxicité aiguë, réitérée ou chronique, obtenus en laboratoire avec diverses substances actives, parmi lesquelles le thiaméthoxam, administrées aux abeilles dans du sirop. M. Belzunces a convenu que ces résultats sont très difficilement extrapolables à des résultats que l’on pourrait attendre après une exposition au travers du pollen.
M. Alétru n’a présenté aucun élément expérimental nouveau.

Le CES considère que les éléments présentés ne sont pas susceptibles de modifier les conclusions de l’évaluation sur le risque à long terme pour les abeilles au regard de l’utilisation de la préparation Cruiser en traitement de semences.

source: AFSSA

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ST Egrève: un club dans la ville

logo_ar_petit.jpgPour beaucoup, trouver un club des aînés ruraux dans une ville comme St Egrève est impossible. St Egrève étant située à quelques encablures de Grenoble. Et pourtant, le club rencontre et loisirs adhère à la fédération des aînés ruraux. » Quand je suis arrivé dans la commune, en 1966, il y avait des exploitations agricoles et des champs de maïs, ce n’est plus le cas aujourd’hui », précise le président du club Albert Fiore.

Le club existe sous sa forme actuelle depuis 1977. Il a été créé pour distraire les anciens et « surtout les veuves. Il existait même une forme d’assistanat. »Depuis, les choses ont bien évolué surtout grâce à la municipalité qui octroie au club une subvention annuelle de 5000 euros. « Elle a permis au club de vraiment prendre son élan, de proposer d’autres activités aux adhérents. » Celles-ci sont diverses.

« On se retrouve tous les mardis et vendredis au club afin de faire des jeux de société dont le fameux rummikub; une sorte de rami mais avec des chiffres. Autre activité importante: plusieurs voyages à thème d’une journée et un « surprise où les personnes présentes ne savent pas où elles vont », un autre de plusieurs jours, sont au programme tout au long de l’année. A cela s’ ajoutent des repas à thème « pratiquement un par mois » et la fête du réveillon. « C’est la troisième année qu’on l’organise, il démarre en début de soirée par les huitres de notre ami ostréiculteur de Mèze, Yvon Lardat, et se termine à 8 heures du matin par la soupe à l’oignon, le tout pour 40 euros par personne. Cette organisation permet de nous retrouver, de réveillonner ensemble mais également de nous apporter des finances. »

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Le club organise des sorties d’une journée, comme ici dans La Dombes

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ou de plusieurs jours, ici l’Espagne

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« on essaie toujours de mêler le tourisme et le culturel. »

Pourquoi un club des villes adhère à la fédération départementale des aînés ruraux ?

« Il faut savoir qu’à une époque pas si lointaine, nous étions trois clubs de St Egrève à être affiliés aux aînés ruraux, deux sont partis, à mon grand regret, pour une question bête d’assurance. Adhérer à la fédération permet d’avoir l’agrément tourisme, très important en ce qui nous concerne.

D’autre part, la fédération nous assure, à nous les retraités et les personnes âgées une représentativité à tous les niveaux, dans toutes les structures qui nous concernent. Elle défend notre cause comme d’autres l’on fait auparavant : les congés payées ne sont pas venus par un coup de baguette magique, il a bien fallu que des gens se battent pour les obtenir. Quand je vois le nombre d’heures, de jours que le président départemental passe en réunions, à la CODERPA par exemple, franchement c’est effarant! « 

Le club compte à ce jour 114 membres âgés de 55 à 95 ans, il n’a pas de souci de renouvellement : « la meilleure pub est le bouche à oreilles, pour l’instant ça fonctionne bien , cela nous impose de proposer des activités attractives, de qualité, c’est ce que nous essayons de faire avec beaucoup de plaisir ».

adhésion : 19 euros

PROGRAMME

9 février : repas à thème

23 février : loto

29 février : voyage, le pays de la noix

28 mars : voyage, escapade gourmande en Chautagne, croisière sur le lac du Bourget

30 mars : repas à thème

5 avril : loto « séniors »

19 avril : loto « boutons d’or »

25 avril : voyage journée festive gersoise dans l’Ain

3 mai : repas à thème

30 mai : journée contes de Frigolet, après midi récital

14 juin : repas à thème

28 juin : fête de octogénaires

CONTACT

Albert Fiore : 06 75 04 65 25

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Retrait de 30 produits phytosanitaires

A l’occasion du deuxième comité d’orientation du plan ECOPHYTO 2018, Michel Barnier ministre de l’Agriculture et de la Pêche a annoncé le retrait, avant le 1er février 2008, des autorisations mises sur le marché (AMM) des préparations contenant les 30 substances considérées comme les plus préoccupantes. Cette décision a été prise conformément aux engagements du Grenelle de l’Environnement, après consultation des organisations agricoles, des instituts techniques, des industriels, et des experts de la protection des végétaux.

Ces 30 substances entrent dans la composition de plus de 1 500 préparations commerciales de produits phytosanitaires (voir annexe ci-dessous). Cette décision constitue la première mesure du plan ECOPHYTO 2018 piloté par Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche. Ce plan comporte deux volets :

- le retrait du marché dans les meilleurs délais au regard des solutions alternatives existantes, des produits contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes, dont 30 avant la fin 2008.

- l’élaboration d’un plan de réduction de 50% de l’usage des pesticides si possible dans un délai de dix ans, en cours d’élaboration sous la présidence de M. Paillotin, secrétaire perpétuel de l’Académie d’Agriculture.

Michel Barnier a fixé comme objectif de présenter le plan au Président de la République avant la fin du premier semestre 2008.
Annexe
Les autorisations mises sur le marché (AMM) des préparations phytopharmaceutiques contenant les 30 substances ci-dessous seront retirées avant le 1er février 2008 :

Alachlore, Aldicarbe, Azinphos-Methyl, Azocyclotin
Cadusaphos, Carbofuran, Chlorfenvinphos, Coumafène
Dichlorvos, Diuron
Endosulfan
Fensutatin oxyde, Fenpropathrine, Fenthion, Fenarimol, Fluquinconazole
Metamidophos, Méthidathion, Methomyl
Oxydemeteon-methyl
Paraquat, Parathion-methyl, Procymidone
Terbufos, Tolyfluanide, Trifluraline
Vinchlozodoline
Carbendazime
Molinate
Dinocap

S’agissant des stocks, les préparations ne seront plus autorisées à la distribution à compter du 30 avril 2008 et à l’utilisation par les agriculteurs à compter du 31/12/2008, à l’exception des préparations à base de carbendazime, de molinate et de dinocap, pour lesquelles des solutions alternatives sont en cours d’évaluation à l’AFSSA et devraient être disponibles pour la campagne 2009. La distribution des préparations contenant ces trois substances est maintenue jusqu’au 31 décembre 2008 et leur utilisation est maintenue jusqu’au 31/12/2009.

source: ministère de l’Agriculture

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Un lycée hôtelier comme neuf à Thonon

Hier, Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes s’est rendu à Thonon- les-Bains pour la réception des travaux de rénovation du lycée des métiers de l’hôtellerie et de la restauration Savoie-Léman. Il était accompagné de Marie-France Vieux-Marcaud, vice-présidente du Conseil régional déléguée aux lycées et aux formations initiales et Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente déléguée au tourisme et à la montagne. Jean Sarrazin, Recteur de l’Académie de Grenoble et Jean Denais, maire de Thonon-les-Bains étaient également présents.

Le projet de restructuration du lycée hôtelier Savoie-Léman répond à la volonté de donner à l’établissement un outil de travail adapté aux formations qu’il dispense. La restructuration comporte la création de deux bâtiments et la rénovation complète des bâtiments existants. La surface totale hors œuvre (SHON) de l’établissement a été portée à 17 400 m2 soit une surface utile de 14 820 m2. La rénovation a permis la mise aux normes techniques des locaux et la redistribution fonctionnelle des surfaces.

Le coût de l’opération s’est élevé à 23,6 M€ entièrement financés par la Région. Les travaux ont débuté en mai 2003 et se sont achevés en juillet 2007. Pour accompagner les travaux de restructuration, la Région a alloué à l’établissement une somme de 714 000 € pour l’acquisition d’équipements. La Région a également financé, à hauteur de 50 000 €, une partie des travaux de rénovation des cuisines pédagogiques et de l’atelier de pâtisserie.

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