Archive | 07 janvier 2008

jachère,environnement, faune sauvage

Ce lundi, à la Chambre d’agriculture de l’Isère, a été signée la convention départementale  » jachère, environnement et faune sauvage » en lien avec le contrat d’objectifs apiculture durable initié par le conseil général de l’Isère.

Depuis une dizaine d’années, on constate des mortalités importantes de colonies d’abeilles. Les causes sont multiples: pesticides, affaiblissement des ressources en pollen, uniformisation des paysages…
La situation est inquiétante car l’abeille est non seulement une sentinelle de l’environnement, indicateur des pollutions et de la dégradation de notre environnement, mais elle est aussi indispensable à l’homme pour sa survie. Elle assure 80 à 85% de la pollinisation des plantes à fleurs et donc de la reproduction des espèces végétales, produisant une part majeure des ressources alimentaires de l’homme. Elle est un maillon essentiel de la chaîne qui contribue à maintenir l’équilibre des écosystèmes.

Parce que l’abeille est menacée, le Département de l’Isère a décidé de se mobiliser en initiant l’opération Apiculture durable en Isère qui vise à protéger sur le long terme l’abeille et l’apiculture et à mettre en place un partenariat actif entre les différents acteurs du monde rural et apicole.

Pour cela :
• le Conseil général de l’Isère,
•les trois syndicats apicoles du département : l’Abeille dauphinoise, le Syndicat apicole dauphinois (SAD)
et les Apiculteurs viennois,
•l’Association pour le développement de l’apiculture en Rhône Alpes (Adara)
•le Syndicat des apiculteurs de Rhône Alpes (Sapra),
•la section apicole du Groupement de défense sanitaire,
•la Chambre d’agriculture de l’Isère,
•la Fédération des chasseurs de l’Isère,
ont signé un contrat d’objectifs et s’engagent dans une série d’actions partenariales pour:
-Sensibiliser les Isérois sur le rôle majeur de l’abeille dans le maintien de biodiversité et les inciter à devenir des acteurs de la protection de l’abeille.
-Développer en Isère les jachères polliniques et faunes sauvages, sources d’alimentation en pollen et en nectar.
-Accompagner et développer les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
- Mettre en place un observatoire de l’abeille, témoin de la qualité environnementale dans le département.

Parmi ces actions, retenons celle concernant la mise en place de jachères polliniques et faune sauvage.

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Les jachères polliniques et faune-sauvage sont mises en place dans le cadre d’un partenariat entre les divers utilisateurs de la nature que sont notamment les chasseurs, les agriculteurs et apiculteurs.

Elles visent à améliorer la biodiversité des milieux de plaine, favorisant le refuge et l’alimentation de la faune sauvage et des insectes pollinisateurs.

Le mélange d’espèces végétales fleuries présente un intérêt paysager, mellifère, compatible avec les productions agricoles de consommation et de semences et apportant nourriture pour la petite faune sauvage.

Divers contrats-types sont co-établis par les partenaires et signés avec les exploitants agricoles dans le respect de ces principes et des règles PAC. Ils traduisent notamment les conditions techniques, financières de mise en œuvre et les engagements des parties.
Des conditions de gestion sont co-définies puis conclues afin d’éviter les destructions de nichées et favoriser la période de pollinisation.

Cette convention concerne 338 hectares répartis sur 67 communes.

Chacun sait que l’apiculture peut être une piste d’installation, de reprise d’exploitation ou de complément de revenus. Chacun s’accorde à dire que notre région est favorable au développement de l’apiculture. Il est certain que des initiatives comme ce contrat d’objectifs d’apiculture durable va dans le bon sens.

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la meilleure décision…

Lors des voeux d’André Vallini, président du Conseil géneral de l’Isère, sillon38.com lui a posé la question du devenir des abattoirs de La Côte-St-André.

« Quand j’ai été élu à la tête du département, j’ai hérité de plusieurs dossiers délicats dont celui des abattoirs. Il fallait prendre une décision courageuse, je l’ai prise. Maintenir deux sites sur notre département n’était pas viable. Ils ont une capacité d’abattage de 17000 tonnes, on tourne aux alentours de 10000 tonnes. Le Fontanil est plus intéressant économiquement, davantage aux normes que La Côte, il est plus facile d’accès pour des éleveurs en provenance du Grésivaudan, Vercors, Trièves….

En un mot, il ne doit rester qu’un abattoir en Isère, nous avons choisi de conserver celui qui possède les meilleurs atouts. Par contre je maintiens que les promesses d’aides au reclassement qui ont été faites aux salariés de l’abattoir de La Côte -St-André seront tenues »

A priori, pour le président du Conseil général, le dossier est clos….

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