Archive | 11 janvier 2008

Quand la confrérie fête ses 10 ans !

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Pour beaucoup, une confrérie c’est ringard, c’est une association de bons mangeurs qui aiment les repas bien arrosés. Heureusement, ceux qui ont ces idées sont de moins en moins nombreux. Une confrérie, de nos jours, oeuvre pour la défense et la promotion d’un produit.

Bien entendu, ses membres assurent cette tâche de façon tout à fait désintéressée et avec beaucoup de passion et de ferveur. Nos deux AOC Drôme-iséroise, le bleu Vercors Sassenage et la noix de Grenoble ont la chance d’avoir chacune une confrérie. Paradoxe, si celle du bleu vient de fêter ses 20 ans alors que l’AOC du Bleu a été obtenue il y a 10 ans, la confrérie de la noix a été constituée il y a tout juste 10 ans; l’AOC noix de Grenoble a été acquise il y a 70 ans !

La confrérie de la noix de Grenoble vient donc de fêter son dixième anniversaire. Un chapitre a été, pour l’occasion, organisé dans les salons de la mairie de Tullins. En préambule, un vibrant hommage a été rendu à Robert Mazin grand défenseur de la noix de Grenoble et fondateur de la confrérie. Aujourd’ hui, c’est Bruno De Montal qui officie comme Grand Maître.

Plusieurs personnes, toutes méritantes et surtout très proches de la noix ont été admises dans le cercle des confrères de la noix de Grenoble.

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Jean Pierre Renevier et René Eymond(photo) nuciculteurs, Maître Destroyat, avocat, natif de St Marcellin et grand défenseur de la noix, Eric Burdet, directeur de communication au Conseil général et créateur de la randonnée cyclo de la noix, Maurice Marron, maire de Tullins, Christian Dumolard, président de la Chambre de commerce de l’Isère et Christian Noël, ancien directeur du CING et de la SENURA.

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Une intronisation amplement méritée pour ce dernier qui a beaucoup oeuvré pour la noix, très apprécié pour ces qualités professionnelles et humaines et qui a dû laisser sa place à cause d’un pépin de santé. Nous étions tous ravis de le retrouver en pleine forme.
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Au cours de ce chapitre d’anniversaire, chacun a pu fredonner les morceaux chantés par la chorale Entre sol, sans oublier bien entendu le buffet avec des mets à base de noix et de produits locaux qui a satisfait les papilles des dizaines de personnes présentes.

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une priorité: valoriser nos bois!

Sillon 38.com vient d’ouvrir son site au groupement des sylviculteurs de Chartreuse. Professionnels de la forêt, de la filière bois, propriétaires forestiers vous avez désormais une rubrique qui vous est consacrée: FORÊT DE CHARTREUSE.

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En introduction à cette rubrique, nous avons rencontré Fernand Michallat, président du Groupement des Sylviculteurs de Chartreuse.

Comment se présente le massif forestier de Chartreuse ?
« Le massif est recouvert à 65% de sa superficie par la forêt. Les rapports sont les suivants: ONF: 30%, forêt communale: 20% et forêt privée: 50% (11000 propriétaires).

Quelles sont les priorités du groupement pour 2008 ?
« Le Groupement de sylviculteurs va s’orienter essentiellement vers la commercialisation des bois, avec la mise en place de ventes groupées et exploiter les niches de ventes que sont les différentes essences que nous avons en Chartreuse. Nous devons profiter au maximum de la qualité de nos bois. Ceux-ci sont souples, d’une longueur de 40 mètres, et d’une section très forte; sans oublier les bois résonnants comme l’épicéa et ondés: l’orme.

On parle de la triomatic…
« Le classement des bois ne se fera plus visuellement mais sera normalisé grâce à une machine homologuée : la triomatic. En un mot, dorénavant le bois se vendra suivant sa résistance mécanique, de la même façon que l’acier, par exemple. Ce dernier est acheté suivant son diamètre, sa résistance. »
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          Il va falloir s’adapter ?

« Vous avez entièrement raison. Les sylviculteurs devront s’adapter aux nouvelles technologies mais ils auront obligatoirement des retombées positives. Il faut savoir que depuis une génération nous vendons nos bois, à la qualité reconnue, à un prix inférieur à leurs coûts de revient. Ce n’est pas normal. Il faut absolument renverser la tendance.

Cela nous permettra de pouvoir payer les bûcherons, de commercialiser de nouvelles niches pour des commandes spéciales et de transmettre aux générations futures une forêt digne de ce nom, à la rentabilité reconnue. »

Et la communication, la promotion ?
« Nous souffrons terriblement d’un manque à ce niveau. C’est un problème qu’il faut traiter en urgence. Nous avons des années de retard par rapport à d’autres pays partenaires mais concurrents au niveau du bois. Il ne faut plus que le fossé continue à se creuser. On doit obligatoirement mettre en place et profiter des moyens de communications modernes et efficaces, je pense en particulier à un formidable outil: internet. Vous le constatez : on a du boulot mais avec la passion qui nous anime on y arrivera ! »

Rendez-vous dans quelques jours pour d’autres articles qui alimenteront le site de façon régulière.
Si vous avez des informations, communiqués concernant la filière bois de Chartreuse, merci de nous les faire parvenir. Nous les mettrons en ligne.

A noter sur vos agendas
Assemblée générale du Groupement des sylviculteurs de Chartreuse :
samedi 1er mars à St Joseph-de-Rivière

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Le lait bio reste marginal

Avec seulement 1% de la collecte laitière en 2006, le marché du lait bio peine à se développer. C’est ce qu’explique Jeanne Gabrysiak dans le numéro de janvier d’Agreste Primeur. La filière laitière biologique affiche malgré tout en 2006 de meilleurs résultats qu’en 2005. La collecte, les conditionnements de lait et les fabrications de produits frais et de beurre sont bien orientés. Mais le bio ne constitue toujours qu’une infime partie de l’activité laitière.

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La collecte de lait de vache bio se stabilise à 219 millions de litres en 2006 alors que les livraisons de lait conventionnel aux laiteries reculent. Les quantités de lait bio sont multipliées par quatre depuis 1998, mais l’essentiel de la progression était acquis en 2002. La part du bio dans la collecte augmente, mais elle ne représente en 2006 que 1% du total. Ce qui la situe bien loin des objectifs affichés tant par le récent Grenelle de l’environnement que par le récent plan d’action à l’horizon 2012 du ministère de l’Agriculture. Les produits laitiers figurent pourtant avec les fruits et légumes et le pain parmi les aliments bio les plus consommés selon l’Agence bio. Une partie de la collecte bio est toutefois déclassée en lait conventionnel selon les calculs de l’Office de l’élevage. Cette proportion diminue en 2006.

La filière laitière biologique se concentre, à l’image de l’ensemble de la filière. Les producteurs de lait bio sont moins de 1200 en 2006 soit une cinquantaine de moins qu’en 2004. Une baisse moins forte que celle des éleveurs conventionnels.

3% du lait conditionné

Principal débouché de la collecte laitière biologique: le lait conditionné. A 103 millions de litres, sa production 2006 n’a jamais été aussi élévée. Elle représente 2,8% du total des laits conditionnés. Elle en constituait 0,7% en 1998, puis 1,7% en 2000 et 2,5% de 2003 à 2005. Sa diffusion est facilitée par le fait que le lait conditionné bio fait figure de pionnier en matière de fabrication biologique industrielle. De gros opérateurs laitiers ont en effet permis d’approvisionner les rayons des grandes surfaces de manière suivie. Le lait conditionné bio ne souffre de plus de la concurrence d’aucun signe de qualité. Les produits frais bio enregistrent également une forte croissance en 2006. La production atteint 15000 tonnes. Ce sont surtout des yaourts, et dans une moindre mesure des fromages frais de vache ainsi que des desserts lactés. Le marché du beurre bio est également porteur, alors que celui du beurre conventionnel se réduit d’année en année. Toutes ces fabrications se développent en 2006, même si le beurre et les yaourts bio représentent moins de 1% des fabrications totales. Au contraire, la crème conditionnée, aux faibles tonnages, recule.

Fromages bio

Léger fléchissement également pour la production de fromages affinés bio. L’importance de ces produits demeure modeste. Les fabrications de fromage concernent plutôt des petits établissements qui peuvent avoir des difficultés à approvisionner de manière régulière les grandes surfaces. La vente de fromages bio s’effectue souvent sur les marchés. Les fromages affinés semblent souffrir de la concurrence d’appellations d’origine contrôlée à forte notoriété et avoir du mal à trouver leur place dans une offre déjà bien fournie.

source: Agreste

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Trois cygnes victimes du H5N1 Outre-Manche

Les autorités britanniques ont confirmé trois cas d’influenza aviaire H5N1 hautement pathogène sur des cygnes , dans le Dorset, au sud de l’Angleterre. Compte tenu de cette situation, la France élève son niveau de risque de « faible » à « modéré » conformément aux dispositions règlementaires.
Le dispositif de protection et de surveillance en vigueur en France est donc complété par les mesures de prévention suivantes, d’application immédiate :

-les rassemblements d’oiseaux sont interdits dans les communes des zones à risque particulier prioritaires
-dans ces mêmes zones , les volailles et les oiseaux doivent être protégés afin de prévenir tout contact direct ou indirect avec les oiseaux vivant à l’état sauvage ou doivent faire l’objet de mesures alternatives avec une visite vétérinaire d’évaluation ;
-l’usage des appelants pour la chasse est interdit sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Par ailleurs, l’AFSSA est saisie sur l’adaptation régionalisée éventuelle de ces mesures, compte-tenu de la situation au Royaume Uni.
En France, le dispositif de prévention et de lutte contre l’influenza aviaire repose sur une surveillance continue de la faune sauvage et des élevages, et sur la mise en place de mesures proportionnées au niveau de risque. Sur le terrain, la mobilisation de tous les acteurs de ce dispositif (éleveurs, services vétérinaires, office de la chasse…) concourt à la protection des élevages français.

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L’ARF pour la clause de sauvegarde

Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes et membre du comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM tient à rappeler la position constante de l’Association des régions de France (ARF) en faveur d’un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ. Cette position s’est vue confortée par les conclusions du Grenelle de l’environnement qui ont émis des doutes sur le maïs génétiquement modifié MON810.

En conséquence, l’ARF demande que la France applique sans délai la clause de sauvegarde interdisant la nouvelle culture de maïs MON 810 dans notre pays. Cette clause doit être préalable à l’ouverture des débats parlementaires sur le projet de loi surles OGM et l’institution d’une Haute-Autorité. L’ARF rappelle que l’Autriche a récemment demandé et obtenu l’application de cette clause avec l’appui de 14 pays membres dont la France.

« Les Régions se sont engagées dans le soutien à une agriculture respectueuse de
l’environnement ; elles ont appuyé la labellisation des produits, la traçabilité, la création
d’AOC. L’ensemble de leurs politiques serait remis en cause par la pratique effective de cultures OGM qui :
-sont incompatibles avec l’agriculture biologique ;
-entraînent une perte de la diversité des variétés agricoles ;
-pérennisent un type d’agriculture qui a démontré ses limites ;
-représentent la menace d’une uniformisation de la production sans lien avec les
traditions locales ;

-favorisent la concentration des exploitations agricoles et la disparition des plus
petites ;
-empêchent le développement de certaines techniques alternatives visant à adapter
les plantes au terroir et non l’inverse, comme c’est le cas dans l’agriculture
intensive actuelle ;
-privent de la possibilité, pour notre pays, de répondre au marché des produis sans
OGM, demandés par les consommateurs européens ».

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Les rendez-vous d’Herbalia

La première édition des Rendez-vous d’Herbalia aura lieu les 16 et 17 janvier à Chemillé (Maine-et-Loire), la capitale historique des plantes médicinales et siège de l’Institut technique interprofessionnel des plantes à parfum, médicinales et aromatiques (Iteipmai), organisatrice de cette manifestation.

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Depuis la dernière édition des « Rencontres techniques et économiques des PAM de Nyons » en 1994, le monde des plantes aromatiques et médicinales est un peu orphelin d’une grande manifestation au cours de laquelle se côtoient les différents acteurs de la filière PAM dans un esprit d’échange. D’où l’initiative d’Iteipmai, dans un contexte où la culture de plantes aromatiques et médicinales intéresse de plus en plus de jeunes agriculteurs.
Herbalia se veut un moment de rencontre entre producteurs, conseillers en développement, acheteurs et utilisateurs industriels de la filière plantes aromatiques et médicinales. Ce sera également un moment privilégié de rencontres avec d’autres pays producteurs. Cette année, la Suisse sera à l’honneur.

Pour tout renseignement : Iteipmai BP 09 Melay F49120 Chemillé – Tél. : 02 41 30 30 79

http://www.rendezvousherbalia.fr/

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Sans le soutien de la Chambre d’agriculture

Le président de la Chambre d’agriculture de l’Isère a reçu les membres de l’association de défense de l’abattoir de La Côte St André.

Parmi ces derniers Claude Rey, éleveur de charolais, installé dans la plaine de Bièvre, apporteur de bêtes à l’abattoir de La Côte.

 » On nous a signifié que la Chambre d’agriculture avait pris acte de la décision du Conseil général de ne garder qu’un abattoir en Isère et par conséquent de fermer La Côte; que le bureau de la Chambre d’agriculture se ralliait à cette décision et de fait qu’ elle ne bougerait pas et se désolidariserait de nos éventuelles actions. Par contre, elle serait prête à étudier une aide, au niveau logistique, en ce qui concerne le transport des animaux sur Grenoble et le retour des carcasses. »

L‘association a pris acte mais ne baisse pas les bras.

« Loin de là. On craint en effet qu’il ne s’agisse que d’une étape et que Grenoble ferme ses portes, à moyen terme. Nous sommes d’autant plus déçus qu’on annonçait la fermeture de l’abattoir de Chambéry. Cela aurait augmenté les apports sur Grenoble; or aux dernières nouvelles, cet abattoir serait conservé et même modernisé. Je pense également qu’il est utopique d’ imaginer que le tonnage de bêtes abattues à La Côte-St-André se reporte intégralement sur Grenoble. Pour bon nombre d’entre nous, Bourg-en-Bresse, Romans, c’est plus pratique! »

L‘association poursuivra donc ses actions, « sans le soutien de la Chambre. La prochaine étape sera de répertorier les éventuels particuliers, bouchers… et étudier avec eux les différentes possibilités à analyser pour garder un centre de tuerie sur La Côte. On exige également de voir de plus près les études qui ont été faites à propos d’un éventuel nouveau centre d’abattage et on espère, bien entendu, être reçus par le président du Conseil général. »


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