Archive | 17 janvier 2008

Mangera t-on demain du boeuf cloné?

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a lancé une consultation publique concernant son projet d’avis scientifique sur les conséquences du clonage animal sur la sécurité des aliments, la santé et le bien-être des animaux et l’environnement. Ce travail fait suite à une demande de conseils adressée à l’EFSA par la Commission européenne en février 2007. L’avis de l’EFSA aidera la Commission dans sa réflexion sur toutes mesures futures que prendra l’Union européenne[1] en ce qui concerne les animaux clonés et les produits obtenus à partir de ces animaux [2].

Le comité scientifique de l’EFSA[3], au sein duquel siègent les présidents de tous les groupes scientifiques de l’Autorité, a dirigé ces activités, parce qu’il s’agit d’une problématique multidisciplinaire relevant des domaines de compétence respectifs de différents groupes scientifiques. Un groupe de travail, composé de scientifiques possédant les compétences requises, leur a apporté son aide pour examiner les différents aspects de la demande de la Commission.

[1] A l’heure actuelle, le clonage n’est pas une pratique commerciale en Europe et il n’existe aucune procédure spécifique d’autorisation pour des produits alimentaires issus d’animaux clonés au sein de l’Union européenne (UE).

[2] Le présent projet d’avis aborde le clonage uniquement dans le contexte des porcins et des bovins, ces derniers étant les deux espèces d’animaux pour lesquelles des données appropriées étaient disponibles.
[3] Le comité scientifique de l’EFSA (CS) comprend les neuf présidents des groupes scientifiques de l’Autorité couvrant tous les domaines du mandat de l’EFSA. Il inclut également six scientifiques indépendants supplémentaires. Les nominations sont effectuées sur la base de l’excellence scientifique avérée des candidats à la suite d’un appel à candidatures ouvert et d’une procédure de sélection rigoureuse.

L’EFSA lance une consultation sur son projet d’avis. Les commentaires peuvent être soumis jusqu’au 25 février 2008. Les participations à la consultation sont possibles via le site internet de l’EFSA: http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753816_1178676922939.htm.

L’EFSA organisera également une réunion des parties intéressées en février et s’engagera dans une consultation avec des États membres de l’UE par l’intermédiaire de son forum consultatif.

Le texte complet de l’avis est disponible sur la page de consultation publique du site internet de l’EFSA: http://www.efsa.europa.eu/EFSA/DocumentSet/sc_opinion_clon_public_consultation.pdf

Catégorie agro-alimentaireCommentaires fermés

La notion de préjudice écologique reconnue

A la suite de l’annonce du verdict du procès de l’Erika, Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, prend acte avec grand intérêt de la reconnaissance, pour la première fois, par la Justice, de la notion de préjudice écologique, résultant de l’atteinte portée à l’environnement.
« Alors que la justice vient de reconnaitre la notion de préjudice écologique, résultant de l’atteinte portée à l’environnement, cette décision marque une étape très importante. Comme l’a rappelé le Grenelle Environnement, la notion de responsabilité est au coeur du développement durable » a déclaré Jean-Louis Borloo.

A la suite des naufrages de l’Erika, puis du Prestige, la France a réagi par l’adoption de mesures renforçant la sécurité maritime et la lutte contre les pollutions marines.

Les mesures les plus significatives concernent tout d’abord les sanctions pénales. En effet, les amendes infligées aux responsables de pollution peuvent désormais aller jusqu’à un million d’euros et la compétence des tribunaux de grande instance du littoral maritime spécialisés a été élargie.

D’autre part, l’Europe a mis en place un système communautaire de suivi du trafic des navires et d’échanges d’informations entre les Etats membres sur les navires transportant des marchandises dangereuses. Pour répondre à cette obligation, la France dispose du système d’information Trafic 2000 depuis 2004.
La France s’est également associée au Royaume-Uni, à l’Irlande, à la Belgique, à l’Espagne et au Portugal pour donner aux eaux bordant la côte occidentale de l’Union européenne le statut de Zone Maritime Particulièrement Vulnérable. De plus, un signalement obligatoire 48 heures à l’avance des navires transportant du fuel lourd est entré en vigueur le 1er juillet 2005.
L’importance des dommages subis après les catastrophes maritimes récentes a conduit aussi à mettre en place des plans pour admettre éventuellement un navire en difficulté dans un lieu de refuge.
Un plan triennal 2007-2009 de modernisation des centres régionaux de surveillance opérationnelle et de sauvetage (CROSS) permettra de plus de disposer des technologies récentes pour renforcer la surveillance du trafic. Des nouveaux CROSS seront créés en Polynésie française et en Nouvelle Calédonie.
La France a aussi décidé d’adhérer à deux protocoles. Le premier porte sur le contrôle des émissions atmosphériques des navires tandis que le second concerne la lutte contre les événements de pollution par les substances nocives et potentiellement dangereuses. La France compte parmi les Etats ayant ratifié le plus de conventions de l’organisation maritime internationale.
Par ailleurs, l’amélioration des conditions de travail concourt à la prévention des accidents. La France a engagé la procédure de ratification de la Convention du Travail maritime adoptée en février 2006 par l’Organisation internationale du travail ; les normes sociales, intégrées aux contrôles au titre de l’Etat du port, deviendront ainsi opposables même aux navires battant pavillon d’Etats n’ayant pas adhéré à la convention.

Catégorie environnementCommentaires fermés

GEG investit dans l’éolien

GEG Source d’énergies, filiale à 100 % de Gaz Electricité de Grenoble, vient d’augmenter ses capacités de production d’énergies renouvelables par l’acquisition de six centrales hydroélectriques et d’un parc de huit éoliennes.

Avant cette acquisition, GEG possédait 9 centrales hydroélectriques pour une puissance installée de 18 MW et un productible de 75 GWh. Désormais, GEG a 15 centrales pour une puissance installée de 24,25 MW et une quantité d’électricité verte à vendre de 95 GWh. Ces nouvelles centrales, dont quatre au fil de l’eau, se trouvent en Isère, en Savoie, dans le Doubs et dans l’Aube.

GEG vient également d’acquérir un parc éolien à Rivesaltes, près de Perpignan, comprenant 8 éoliennes d’une puissance installée de 7,6 MW et un productible de 15,5 GWh.

« La quantité d’électricité verte dont nous disposons est encore supérieure puisque nous venons de conclure avec Energie Développement Services du Briançonnais un accord qui nous assure pour plusieurs années de disposer de 19 GWh de certificats verts chaque année provenant de leurs centrales hydro-électriques », ajoute Jean-Paul Giraud, Président-Directeur Général de GEG.

Avec l’ensemble de ces acquisitions, la capacité de production d’énergies renouvelables de GEG a presque doublé, passant d’une puissance installée de 18 MW à 32 MW pour une quantité d’électricité verte à vendre qui passe de 75 GWh à près de 130 GWh.

Catégorie énergiesCommentaires fermés

Assises de la forêt: un plan d’actions élaboré

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a clôturé hier les Assises de la forêt, qu’il avait ouvertes le 21 novembre 2007 dans le cadre du Conseil supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois (CSF).

L’enjeu est de soutenir le développement de la production forestière en préservant mieux la biodiversité, de répondre par une offre de bois adaptée à une demande des marchés sans cesse croissante et d’infléchir la dégradation de la balance commerciale du bois et des produits forestiers (- 5,5 Md € en 2007). Mobiliser 12 Mm3 supplémentaires de bois d’ici 5 ans représente près de 40 000 emplois supplémentaires ancrés dans les territoires.

Plus de 120 personnalités qualifiées ou membres du Conseil supérieur de la forêt, ont participé à trois groupes réunis à deux reprises, entre le 26 novembre et le 6 décembre dernier.

Vingt propositions concrètes issues des débats des Assises constituent le plan d’actions pour la forêt. Elles concourent très directement aux objectifs de la première phase du Grenelle de l’environnement, que le Président de la République a conclue en octobre dernier et dont le suivi sur les questions forestières est assuré par Philippe Leroy, vice-président du Conseil Supérieur de la Forêt.

Ce plan d’actions comprend trois axes :
-Produire plus de bois et valoriser mieux la ressource bois ;

-Protéger mieux la biodiversité en forêt et garantir la gestion durable

-Adapter les forêts françaises et anticiper le changement climatique

D’ores et déjà, une première série de mesures a été actée:

-un soutien fiscal significativement renforcé pour la réalisation de travaux en forêt indispensable à la mobilisation du bois, ainsi qu’une aide à la passation de contrats de gestion ;

-un renforcement de la compétitivité des scieries, au travers d’une provision pour investissements ;

-un dispositif d’amélioration de l’exploitation groupée des forêts publiques

-une modification de l’avantage fiscal lié aux successions permettant d’éviter le fractionnement des entités forestières de moins de 10 hectares.

Le plan d’actions des Assises de la forêt pour le Grenelle a donc été remis au président du comité Grenelle « forêt » , le sénateur Philippe Leroy, vice-président du Conseil supérieur de la forêt. Il en assurera la mise en oeuvre.

source: ministère de l’Agriculture et de la Pêche

Catégorie environnement, forêtCommentaires fermés

consultation jusqu’au 23 janvier

RAPPEL

Dans le cadre de la charte forestière du Trièves, le Syndicat d’Aménagement du Trièves a décidé de réaliser un schéma de desserte forestière sur les 29 communes du Trièves.
Cette étude réalisée par l’Office National des Forêts et le Centre Régional de la Propriété Forestière Rhône-Alpes a pour objectif d’améliorer la mobilisation des bois, en abaissant les coûs d’exploitation et de tri tout en respectant les aspects multifonctionnels de la forêt.
Un premier inventaire des chemins à vocation forestière a été réalisé et classé selon trois catégories : route forestière, piste forestière, piste et route déclassées.

Afin de prendre en compte les avis d’un maximum de personnes et pour valider l’exactitude des relevés, une carte avec un document explicatif sera consultable dans chaque mairie jusqu’au 23 janvier 2008. Vous pourrez apporter d’éventuelles corrections ou compléments.

Renseignements auprès de :
David HOUMEAU, technicien forestier CRPF
Tel : 04 76 34 47 58 – Mob. 06 27 44 30 71
Lionel COURTOIS, animateur de la Charte forestière du Trièves, SAT
Tel : 07 46 34 49 11

Pour tous les adhérents de l’AFTBM, un suivi de vos remarques sera pris en compte en adressant une copie de celles-ci au bureau de Saint Michel les Portes.
Contact :
Bruno LAVOYE, technicien forestier AFTBM
Mairie – 38930 St Michel les Portes
Tel : 04 76 34 35 92

Mob. 06 08 11 06 50 -

Mail bruno.lavoye@aftbm.org

Catégorie Forêt Alpes Sud IsèreCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

janvier 2008
L Ma Me J V S D
« déc   fév »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+