Archive | 18 janvier 2008

MNEI: le président lance un SOS

La Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère (MNEI) est une association loi 1901 qui travaille de façon interassociative à la sensibilisation et à la protection de la nature et de l’environnement. C’est un lieu ressource à Grenoble pour la sensibilisation à l’environnement et au développement durable.

Créee en 1985, la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère regroupe aujourd’hui plus d’une trentaine d’associations adhérentes locales, départementales et nationales qui ont en commun de travailler sur les thèmes et problématiques environnementales.

Ce matin, à l’issue d’une conférence de presse où Serge Revel, maire de Pressins et conseiller général Vert, faisait le bilan de son mandat (il est devenu le premier vice-président écologiste d’un département français, chargé du développement durable, de l’environnement et du plan départemental des déchets), le président de la MNEI, Jean Hamburger, a tiré le signal d’alarme quant à l’avenir de cette maison:

« Faute de moyens de fonctionnement, la MNEI va péricliter dans deux ans. La Région nous a consenti une aide d’urgence de 45 000 € pour pouvoir payer nos permanents. Mais cela ne suffit pas à régler le problème. Ce que je demande, c’est une aide de 15 000 €/an aux trois autorités de tutelle (Ville de Grenoble, Metro, Conseil général de l’Isère) afin que les permanents puissent continuer à être payés. Cela nous sauverait la vie. Nous devons également être soutenus quant à l’extension de la MNEI qui n’a plus un cm2 pour accueillir les associations. L’Orangerie, qui jouxte la MNEI, serait tout à fait appropriée ».

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Les Européens tiennent à la biodiversité

D’après une enquête Eurobaromètre relative aux attitudes face à la biodiversité, une majorité écrasante d’Européens (90%) estiment que la diminution de la diversité biologique est un problème grave. L’enquête met en évidence les préoccupations des Européens en ce qui concerne le déclin et la disparition des espèces animales et végétales, des habitats naturels et des écosystèmes.

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C’est en Grèce, au Portugal et en Roumanie que les citoyens se sont montrés le plus préoccupés. L’enquête révèle également que les Européens s’inquiètent davantage de la diminution de la biodiversité au niveau mondial que dans leur propre pays.

Le Commissaire Dimas a déclaré à ce sujet: «L’appauvrissement de la biodiversité est irréversible. Depuis les années 70, l’Union européenne s’est engagée dans la protection de la nature et nous ne ménageons pas nos efforts pour atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé, à savoir enrayer la diminution de la biodiversité sur notre continent à l’horizon 2010. Cet objectif nécessite que tous les citoyens de l’Union coopèrent afin de garantir la viabilité et le bon état de santé des écosystèmes. L’autosatisfaction n’est pas de mise.»

La pollution et les catastrophes d’origine anthropique sont considérées comme les menaces les plus graves pesant sur la diversité biologique

D’après l’enquête Eurobaromètre, les Européens estiment que la pollution de l’air et de l’eau et les catastrophes d’origine anthropique, telles que les marées noires et les accidents industriels, constituent les menaces les plus graves pour la biodiversité (27 %). Suivent le changement climatique (19 %), l’intensification de l’agriculture, la déforestation et la surpêche (13 %), et la construction de routes, de logements ou de zones industrielles (8 %). Un cinquième seulement des Européens interrogés considèrent qu’ils sont actuellement touchés par la diminution de la diversité biologique, mais 70 % pensent que celle-ci aura un effet dans le futur sur eux ou sur leurs enfants.

Une obligation morale de préserver la nature

Pour 93 % des Européens, la préservation de la diversité biologique est une obligation morale pour les générations actuelles, considérées comme les gardiennes de la nature. Les citoyens européens sont également conscients du fait que leur bien-être et leur qualité de vie dépendent de la biodiversité et 75 % estiment que la diminution de la diversité biologique peut avoir des répercussions économiques négatives.

Deux tiers des Européens déclarent avoir déjà accompli un effort personnel pour protéger la biodiversité, tandis qu’un tiers aimerait en faire plus. Un cinquième des citoyens de l’UE interrogés se disent prêts à agir s’ils savaient quoi faire pour mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.

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La politique de l’Union européenne visant à enrayer la diminution de la diversité biologique

Dans le monde entier, les écosystèmes sont en déclin. La biodiversité qu’ils abritent fournit les biens et les services liés aux écosystèmes (denrées alimentaires, combustibles, fibres, qualité de l’air et de l’eau, fertilité des sols et éléments nutritifs) qui sont au cœur de notre prospérité économique moderne. Si les écosystèmes atteignent le point de non-retour, les dégâts seront irréversibles. Dans l’Union européenne, ce déclin se manifeste sous la forme de l’effondrement des stocks halieutiques, de l’appauvrissement des sols, de dégâts dus aux inondations et de la disparition de la vie sauvage.

Pour enrayer ce déclin, l’Union européenne a, depuis les années 70, adopté différentes législations relatives à la diversité biologique. La pierre angulaire de la politique communautaire en matière de biodiversité est le réseau Natura 2000, un réseau, étendu à toute l’UE, de zones de protection de la nature pour les espèces menacées et les habitats les plus précieux d’Europe. Ce réseau, qui représente environ 20 % de la surface totale des terres de l’Union, a été substantiellement étendu en novembre 2007 par l’ajout d’une surface de près de 90 000 kilomètres carrés, soit l’équivalent du Portugal.

Malgré sa taille, le réseau Natura 2000 reste méconnu des citoyens européens: 80 % d’entre eux n’en ont jamais entendu parler et, parmi ceux qui connaissent son existence, une partie infime sait de quoi il s’agit exactement.

En 2001, les dirigeants européens ont engagé l’Union à enrayer la diminution de la biodiversité à l’horizon 2010. En 2006, une communication de la Commission européenne a défini un plan d’action comprenant des mesures concrètes et établissant les responsabilités de l’Union européenne et des États membres dans la réalisation de cet objectif. Si certains progrès ont été accomplis, il reste cependant beaucoup à faire pour mettre un terme à la perte de biodiversité dans l’Union européenne.

Une importante campagne de communication sera lancée cette année pour encourager les Européens à protéger la diversité biologique et contribuer à canaliser les préoccupations révélées par cette enquête.

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L’histoire des truffes dans la gastronomie

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Le syndicat des trufficulteurs de l’Isère fête ses 20 ans ce dimanche à St-Antoine-l’Abbaye. Voir nos précédents articles. Aujourd’ hui, nous abordons le thème de la truffe dans la gastronomie.

La consommation de la truffe remonte à l’Antiquité. Grecs et Romains en faisaient un mets de choix. L’auteur Théophraste (372-287 av. J.-C.) expliquait ainsi l’origine des truffes : « végétaux engendrés par les pluies d’automne accompagnées de coups de tonnerre ». Tous croyaient alors à la génération spontanée des champignons « Enfants des Dieux » et « miracle de la nature ».
Mais à qui l’empire romain doit-il la première connaissance des truffes? Il est à peu près certain qu’elles vinrent de Libye et d’Égypte. Les ermites se sont-ils nourris de truffes du désert ? Les marchands caravaniers en ont-ils eu écho et en ont-ils répandu dans toute l’Europe ? On peut le penser. Le prototype des cénobites du désert, c’est Saint Antoine que l’on représente, dans les très anciennes sculptures, avec un porc.
Les truffes qui se cultivaient et circulaient en Gaulle disparurent dans le grand cataclysme barbare. Les Maures connaissent la truffe et le grand médecin arabe Avicenne en disait le plus grand bien et la recommandait aux malades.
Il faut ensuite attendre le haut du Moyen Age pour retrouver sa trace dans l’histoire de France. Au quatorzième siècle, elle fait son apparition à la table des princes : des truffes sur la table lors du mariage de la reine Isabeau à Paris en 1384. A la cour de François 1er, la truffe était reconnue pour ses vertus puissamment aphrodisiaques.
Et c’est à la fin du XIXème siècle que le commerce de la truffe va connaître un véritable essor : le développement rapide d’une population aisée dans la capitale et dans les grandes villes fit de la truffe un ingrédient indispensable, un signe de reconnaissance, sans lequel un bon repas ne pouvait prétendre à un certain standing.
Parallèlement, le phylloxéra qui s’est abattu sur les vignobles à partir de 1863 a contraint beaucoup de viticulteurs à se tourner vers d’autres productions. Les vignes sont alors arrachées et remplacées par des truffières dont la rentabilité s’avère extraordinaire : la production de la première décennie du XXème siècle s’élevait à près de 2000 tonnes par an !
Autrefois, le sud-ouest fournissait l’essentiel de la récolte. A présent, les deux tiers des truffes « cavées », c’est-à-dire ramassées, en France, proviennent de la région Rhone-alpes. Pourtant, on les appelle encore « truffes du Périgord » ou diamant noir.
Ce sont les arbres truffiers (chênes pubescents, chêne vert, noisetier ou même tilleul) qui constituent les principaux partenaires de la truffe : « le rôle silencieux de l’arbre, presque silencieux et invisible, est complexe et bienfaisant » Jean Pagnol. On parle d’association car sans la présence de l’arbre, qui fournit l’alimentation carbonée, les sucres et les acides organiques, la truffe ne peut se développer.

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