Archive | 26 janvier 2008

Soutenir la filière ovine en réorientant la PAC

A l’occasion de sa venue en Isère, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a bien voulu répondre à la question de sillon38 sur l’élevage ovin français:

- Sillon38: La filière ovine traverse une crise très grave, comme vous le savez, marquée par une baisse du cheptel et du nombre d’exploitants, une stagnation de la consommation et un recul continu du revenu des éleveurs. Le Sénat a rendu public récemment un rapport alarmant sur ce sujet. Pour que cette filière reste compétitive et que les éleveurs puissent en vivre, quelles sont les initiatives qui vous semblent prioritaires?

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- Michel Barnier: « Je veux soutenir cette filière, que je connais bien comme Savoyard, à travers une réorientation de la PAC. Dans le débat qui va s’ouvrir, avant la grande réforme de 2013, nous allons donner la position de la France. Les grandes cultures ont bénéficié de la conjoncture. Nous allons opérer une première redistribution des aides, ce qui nous permettra de soutenir des filières qui ne l’ont pas été suffisamment jusqu’ici, comme la filière ovine. Mes quatre priorités sont: les ovins, les fruits et légumes, le lait de montagne et l’agriculture biologique. »

« Nous n’avons pas les bons outils, ajoute Michel Barnier. Il faudra créer des outils de régulation, de stabilisation des marchés et de prévention et de réparation des crises sanitaires et écologiques ».

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Un credo qui pourra être mis en pratique au second semestre, lorsque la France aura la présidence de l’Union.

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Michel Barnier salue l’initiative du pays voironnais

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche n’était pas en terre inconnue, loin de là, en se rendant à Voiron pour la signature d’un protocole foncier, unique en France, entre la Communauté du Pays Voironnais et la Chambre d’Agricuture de l’Isère. Né à La tronche, Michel Barnier a rappelé en guise de présentation, « qu’il avait un arrière grand-père bistrotier à Saint-Etienne-de-Crossey et un grand-père médecin à Grenoble ». Des attaches solides, donc, avec l’Isère même si sa vocation le conduisit ensuite en Savoie.

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Michel Barnier, entouré de Gérard Simonet, président de la Communauté du Pays Voironnais et Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère

L’événement pour lequel le ministre s’était déplacé est exemplaire: il s’agit d’ un outil au service de la préservation des espaces agricoles en zone périurbaine. Unique en France, ce protocole foncier, établi entre les professionnels du monde agricole et des élus locaux, définit les engagements mutuels de chacun pour prendre en compte les conséquences pour l’agriculture de nouvelles emprises sous maîtrise d’ouvrage du Pays Voironnais. Ce dispositif repose sur trois leviers:

- une analyse qualitative des espaces agricoles stratégiques ainsi que des espaces à caractère économique et d’infrastructure, en vue de la révision du Schéma directeur de la région urbaine grenobloise

- des mécanismes de compensations individuelles des agriculteurs concernés par des emprises foncières

- un fonds d’investissement économique agricole et agro-alimentaire, alimenté à hauteur de 1€/m2 chaque fois que des terrains à vocation agricole feront l’objet d’un changement de situation

Le ministre de l’Agriculture a salué cette initiative et souhaité qu’elle soit prise en exemple:

« C’est une démarche intelligente et innovante et je souhaite qu’elle soit départementalisée. Ce qui la caractérise le mieux, c’est la mutualisation, à l’instar de ce que l’on fait à l’échelle de l’Europe. Et votre démarche correspond à l’idée que je me fais de la démocratie locale ».

L’initiative du Pays voironnais et de la Chambre d’Ariculture de l’Isère anticipe en quelque sorte l’action du ministère. Michel Barnier annonçait, en effet, qu’une circulaire allant dans ce sens (le foncier agricole), était prête à partir:

« Une circulaire sera envoyée la semaine prochaine, visant à mettre en place une charte sur l’économie des terres agricoles. L’économie agricole, c’est un actif stratégique pour la France et pour l’Europe et il est urgent de préserver l’outil de travail, l’entreprise agricole. Les risques de délocalisations agricoles existent aussi ».

Post scriptum

Nous avons appris par le Télégramme.com que le Morbihan, en même temps que le Pays Voironnais, s’est doté d’une charte de l’agriculture et de l’urbanisme, visant à permettre le développement urbain sans mettre à mal le potentiel agricole du territoire. Elle a été signée par les responsables de la Chambre d’agriculture, du conseil général, de l’association des Maires et par le préfet du Morbihan.

 

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Décharge des Brassières: la FRAPNA attend toujours…

Au cours de l’hiver 1999, la FRAPNA Isère dénonçait le remblaiement de l’ancienne gravière dite « des Brassières » sur les communes de Domène et du Versoud par des déchets polluants et saisissait la justice en se constituant partie civile. Depuis près de 7 ans, l’affaire est en cours d’instruction. Dans ce cadre, un complément d’expertise judiciaire réalisée en 2003 révèle que « les nombreux déchets qui ont été déversés dans l’étang ne relevaient aucunement de déchets inertes dans leur ensemble mais concernaient bien des déchets évolutifs et à fort potentiel polluant ». Ces déchets correspondent à des déchets municipaux (déchets ménagers au sens large) et à des déchets industriels spéciaux.

Les eaux superficielles comme souterraines sont fortement polluées par les déchets (PCB, plomb, arsenic, manganèse, aluminium, cuivre, chrome, mercure, hydrocarbures aliphatiques et aromatiques…), contaminants stables dans le temps et toxiques pour l’homme et le milieu naturel.

La conclusion de cette expertise de 2003 est alarmante : « Le risque est d’autant plus accru que les déchets ont été déversés à même un étang et dans une nappe phréatique. Il nécessite d’urgence des mesures à prendre à la hauteur du problème grave et durable que la présente expertise a mis en évidence ».

Des éléments alarmants qui auraient dû inciter les élus locaux à prendre des mesures d’urgence et d’ampleur. Or, jusqu’à ce jour, aucune mesure n’a été prise pour dépolluer le site.

La FRAPNA Isère demande donc que l’instruction aboutisse rapidement pour que les responsabilités dans cette pollution soient clairement établies. Elle demande aux élus locaux de prendre leurs responsabilités dans cette affaire qui met en jeu l’environnement et la santé de leurs concitoyens, afin qu’une solution soit mise en œuvre dans les plus brefs délais, avant que cette bombe sanitaire à retardement, qui touche toute la chaîne alimentaire jusqu’à l’homme, ne devienne irréparable.

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