Archive | 07 février 2008

Les pesticides et la santé de l’homme

L’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) a examiné, le 5 février, l’étude de faisabilité présentée par Claude Gatignol, député de la Manche, et Jean-Claude Etienne, sénateur de la Marne, sur « Les pesticides et la santé de l’homme ».
Approuvant les conclusions des rapporteurs, l’OPECST a décidé d’engager une étude qui aura pour intitulé : « Pesticides, environnement et santé de l’homme : état des lieux et perspectives ».

Le rapport aura pour vocation de réaliser une « balance bénéfices-risques » de l’usage des pesticides en se fondant sur les études scientifiques internationales et les expériences agronomiques étrangères.

L’usage croissant des pesticides depuis quarante ans a permis une augmentation des ressources alimentaires en améliorant les rendements agricoles. Mais, à ces bénéfices notoires sont de plus en plus opposés les risques des pesticides qui inquiètent toujours davantage l’opinion publique. M. Claude Gatignol a souligné la nécessité de distinguer les risques démontrés et les risques supposés. Les risques démontrés sont liés à la contamination par les résidus de pesticides de l’eau, des sols, de l’air et de la faune.
Les risques supposés sont les risques pour la santé humaine. Dans ce domaine, les rapporteurs de l’OPECST ont indiqué que la plus grande incertitude prévalait chez les experts. Ils ont rappelé que si les risques liés à une exposition aiguë aux pesticides sont avérés, ceux liés à une exposition chronique à faible dose sont très controversés.
M. Claude Gatignol et M. Jean-Claude Étienne ont précisé que le but du rapport sera également de recenser et d’évaluer avec objectivité toutes les pistes permettant de réduire l’utilisation des pesticides : agriculture biologique, agriculture raisonnée, biotechnologies.

Catégorie recherche scientifiqueCommentaire (1)

Protection sociale: et le monde agricole?

La FNSEA souligne, dans un communiqué, que les retraites concernent aussi et surtout le monde agricole.
« Aujourd’hui, l’Etat réunit à l’Elysée les partenaires sociaux en vue de définir le calendrier des réformes relatives à la protection sociale. Parmi les organisations patronales invitées, ne figure pas la FNSEA pourtant membre de la Commission nationale de la négociation collective et seule organisation représentative des employeurs agricoles. Cette décision est regrettable. Elle exclut du débat sur les retraites, les deux millions de retraités agricoles qui, pour plus de 60 % d’entre eux, perçoivent des pensions inférieures au minimum vieillesse.
Elle écarte du débat sur la dépendance, la problématique particulière de la prise en charge des personnes âgées en milieu rural. Enfin, elle tend à imposer que tous les employeurs soient représentés par les seules organisations interprofessionnelles ».
Pour la FNSEA, un dialogue social moderne doit tenir compte des secteurs qui sont hors du champ interprofessionnel. La réalité du pays doit être représentée.

Catégorie vie syndicaleCommentaires fermés

Sortir de l’impasse du “bio” éthanol

La Confédération paysanne estime que le « bio » éthanol est une impasse dont le monde agricole doit sortir au plus vite. « A l’heure où les rapports s’accumulent sur les bilans controversés des agrocarburants, et leur incapacité à apporter une solution satisfaisante au problème des émissions de Gaz à Effet de Serre, les ‘ responsables ‘ de la profession agricole s’entêtent. Pourtant, il est clair aujourd’hui que ces filières n’apportent rien au monde agricole ».

« Par exemple, l’usine Téréos de Lillebonne, qui aurait aujourd’hui pratiquement atteint son objectif de production de 8000 hectolitres d’éthanol par jour, consomme quotidiennement 2000 tonnes de blé. Ce blé sera payé, dans le meilleur des cas, autour de 100 € la tonne, soit 120 € de moins que sur le marché alimentaire. Chaque jour qui passe, cette usine fait donc perdre 240 000 € aux producteurs. Cette perte affecte en premier lieu les agriculteurs ayant signé un contrat de livraison sur 5 ans avec Téréos, mais également les autres producteurs. En effet, la part de l’approvisionnement sous contrat ne représente qu’une petite partie des besoins totaux. Le complément sera fourni par les coopératives engagées dans l’opération, et sera payé le même prix. Nécessairement, le manque à gagner pour l’organisme stockeur sera répercuté sur le prix moyen payé à chaque producteur ».

La filière éthanol de betterave, souligne la Confédération paysanne, présente pour sa part l’avantage de ne faire supporter les conséquences de son bilan énergétique catastrophique qu’aux producteurs qui le veulent bien.
La Confédération paysanne recommande aux producteurs de blé de demander des comptes à leurs coopératives, qui restent seules à persister dans cette impasse, les deux opérateurs privés qui avaient obtenus des agréments pour la production de « bio » éthanol ayant aujourd’hui jeté l’éponge.

Catégorie vie syndicaleCommentaires fermés

18 mars journée de l’installation

La traditionnelle journée de l’installation se déroulera cette année en nord Isère, le mardi 18 mars.

C’est donc tout naturellement la maison familiale rurale de Mozas qui a pris en charge la partie logistique de cet évènement.

Le site de Salagnon a été choisi pour cette journée attendue par les nombreux jeunes qui souhaitent embrasser le métier d’agriculteur.

Catégorie installationCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

février 2008
L Ma Me J V S D
« jan   mar »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+