Archive | 08 février 2008

Le train de la terre dans nos gares

« Notre agriculture avance avec nous » est le thème de la seconde édition du train de la terre. Cette exposition itinérante, gratuite est destinée à tous les publics. Parti de Paris-gare de l’Est le 22 janvier, le train circule à travers la France jusqu’au 12 février. Le train de la Terre a traversé notre région: il a fait une halte à Valence le 7 février, à Chambéry le 8 et à St- Etienne le 9.

train-valence.jpg

Ateliers animés par la Chambre d’agriculture de la Drôme conférence sur les biocarburants, fabrication de la lavande, atelier miel, dégustation de produits locaux…

Conçue sous une forme ludique et pédagogique, l’exposition a pour objectif d’informer l’opinion publique des bénéfices concrets de la Politique Agricole Commune (PAC) dans sa vie quotidienne.

De la ferme à l’assiette, en passant par le caddie, l’ambition du train de laterre est de faire découvrir au visiteur comment l’agriculture se développe et se modernise en permanence pour répondre aux besoins du consommateur.

Neuf thèmes sont illustrés au fil du train :
-L’indépendance alimentaire de notre pays,
- La haute qualité des produits agricoles français,
- Les emplois créés par la filière agricole et l’aménagement du territoire,
- L’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement,
du bien-être des animaux,
- Le renforcement de la sécurité alimentaire (traçabilité),
-Le rôle de l’agriculture dans la préservation et la diversité des paysages,
-La réduction du déficit énergétique (biocarburant, biomasse),
-Le développement de l’agriculture biologique,
La protection de l’environnement et de la biodiversité.

Une voiture du train de la terre est cette année entièrement animée par des partenaires régionaux qui présentent des exemples concrets des acquis de la Politique Agricole Commune dans leur département.
Après le succès de la première édition du train de la terre au Salon International de l’Agriculture (3ème animation la plus visitée en 2007), une voiture-synthèse y sera exposée du 22 février au 3 mars 2008 sur le parking du hall 1.

Halte à CHAMBERY

Le Train de la terre arrive au pays des amateurs de fromage et de ski : la Savoie. Le quai est noir d’élèves qui se bousculent : une dégustation de Beaufort, Tome de Savoie et de Reblochon a lieu juste avant l’inauguration.

train-chambery.jpg

Atelier dégustation de produits de la marque collective Savoie (tome de Savoie et Beaufort) animé par les Jeunes Agriculteurs…

Les préoccupations agricoles s’invitent au cœur des préoccupations économiques et des ménages. Rappelons la flambée des prix de la baguette ou encore du litre de lait il y a peu de temps encore. Ces difficultés dues également, en partie, au réchauffement climatique, provoquent de lourdes tensions sur le marché. Pourtant, le dynamisme de l’industrie agroalimentaire fait apparaître une balance excédentaire supérieure à 10 milliards d’euros.
Les produits français sont de qualité et mondialement reconnus. L’exportation se développe principalement autour des produits transformés. La France exporte certes, mais qu’en est-il de la production locale ?

En 1980, la France produisait 70% de ses besoins agroalimentaires. Aujourd’hui, elle n’en produit plus que 40%.

Un écart à combler rapidement, alerte Michel Dantin, conseiller agricole de Michel Barnier « Le défi de la période qui s’ouvre dans un contexte international nous impose de mettre un peu plus d’agriculture dans l’économie »


Catégorie zoomCommentaires fermés

Faut-il réviser le prix des fermages?

Parmi les questions parlementaires, celle de M. André Lardeux (Maine-et-Loire UMP) attire l’attention de M. le ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur l’évolution des indices des fermages et sur leur utilisation. Il semble que celle-ci ne soit pas cohérente d’un département à l’autre. La réforme de l’indexation adoptée en 1995 ne répond donc pas à l’objectif du législateur qui était de ne pas décourager le fermage. En conséquence les propriétaires bailleurs, souvent des retraités agricoles, ont perdu une grande partie de leur pouvoir d’achat. Il est donc nécessaire de réviser le mode de fixation de l’indice des fermages, les modalités actuelles étant déconnectées de la réalité. Aussi il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de modifier l’article L. 411-11 du code rural pour que la situation soit plus juste.

Réponse du ministère de l’Agriculture et de la Pêche (JO du Sénat du 7 février)

L’évaluation actuelle du prix des fermages pour le loyer des terres nues et des bâtiments d’exploitation résulte de la loi du 2 janvier 1995 relative au prix des fermages qui a individualisé en monnaie cette composante du bail rural avec une actualisation selon la variation d’un indice départemental des fermages calculé à partir de l’évolution des revenus bruts d’exploitation agricole à l’hectare (RBEA). La référence aux quantités de denrées et cours des denrées, à l’exception des loyers des cultures permanentes, a donc été abandonnée. Si le dispositif issu de 1995 s’est traduit par une légère progression des indices durant les cinq premières années, l’évolution s’est inversée depuis 2000, accentuant une baisse de rémunération des biens loués pour les propriétaires bailleurs. En conséquence, le Gouvernement s’est engagé à ouvrir le débat sur ce dossier afin d’entreprendre les modifications nécessaires pour améliorer le dispositif. Des négociations sont d’ores et déjà en cours avec les organisations professionnelles concernées, étant précisé que toute modification du système d’indexation devra faire l’objet d’un texte législatif.

source: Sénat

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Des jachères faune sauvage et apicoles pour préserver la biodiversité

Les agriculteurs isérois sont encouragés à mettre en place des « jachères faune sauvage et apicoles. Ce dispositif financé par le Conseil général et la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère (FDCI) contribue à préserver la biodiversité.

Savez-vous que les abeilles assurent 85 % de la pollinisation des arbres fruitiers. Mais depuis une dizaine d’années, on observe une mortalité importante des colonies d’abeilles. Les monocultures, la disparition des haies, les pesticides fragilisent la survie des insectes pollinisateurs qui ne trouvent plus, des sources de pollen suffisantes et de qualité.

Savez-vous également que la petite faune sauvage est menacée, voire a totalement disparu de certains territoires de l’Isère. En cause : l’urbanisation massive, l’uniformisation des cultures, l’augmentation d’espaces agricoles non cultivés. Le petit gibier de plaine s’en trouve fragilisé car il qui ne trouve plus de milieux diversifiés pour se nourrir et se reproduire.

C’est pourquoi, le Conseil général de l’Isère, les apiculteurs isérois la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère (FDCI) la Chambre d’agriculture, la Direction départementale de l’agriculture ont lancé le 7 janvier dernier, un nouveau dispositif pour préserver la biodiversité : les jachères faune sauvage et apicoles. Voir compte rendu par ailleurs

La jachère environnement faune sauvage est une parcelle de différents mélanges de céréales ou de légumineuses servant de nourriture, de refuge contre les prédateurs et de lieux de reproductions pour les oiseaux et les mammifères. C’est donc aujourd’hui une pratique agricole indispensable pour maintenir cette biodiversité.juillet-2007-013-jfs-faverges.jpg

La jachère apicole est également une solution pour améliorer la biodiversité des milieux et des plaines et favoriser l’alimentation des insectes pollinisateurs. Une jachère fleurie est composée de différents mélanges floraux choisis pour leur intérêt apicole.
Les floraisons étalées produisent du nectar et du pollen variés, source de nourriture pour les abeilles.

Comment ça marche ?

Les agriculteurs volontaires signent un contrat qui les engage à respecter un cahier des charges spécifiques selon les contraintes locales pour implanter, soit :

- des jachères environnement et faune sauvage annuelles ou pluriannuelles avec retard de broyage

- des jachères fleuries à vocation apicole.

En s’engageant dans cette démarche, les exploitants agricoles bénéficient d’indemnités financières de 150 à 300 euros par hectare et par an cumulables avec les aides de la PAC (politique agricole commune) tout en contribuant à préserver des espèces végétales et animales essentielles à l’équilibre naturel.

Les agriculteurs qui souhaitent signer une convention « jachère faune sauvage ou apicole » doivent contacter dès aujourd’hui la Fédération départementale des chasseurs de l’Isère (FDCI) qui gère ce dispositif au 04 76 62 61 22 et renvoyer leurs contrats signés avant le 1er mars 2008.

Catégorie apicultureCommentaires (2)

Développement agricole: la Cour des comptes enfonce le clou

Le rapport public annuel de la Cour des comptes, présenté mercredi, souligne à nouveau la nécessité de revoir et corriger les aides au développement agricole, notant que leur efficacité n’a jamais été vraiment évaluée.

Le développement agricole, autrefois la « vulgarisation agricole », recouvre principalement des programmes de recherche appliquée à l’agriculture ainsi que la diffusion des connaissances tirées de ces recherches par des informations, des formations et des conseils donnés aux agriculteurs. Il peut s’agir, par exemple, de déterminer les meilleures pratiques de fertilisation ou d’irrigation selon les cultures, d’en informer les agriculteurs par divers moyens (articles dans des revues, réunions…) et de les aider individuellement à les mettre en œuvre en leur donnant des conseils adaptés aux caractéristiques de leur exploitation.

beaucroissant07.jpg

Foire de Beaucroissant 2007 (archives sillon38)

Le développement agricole mobilise environ 15 000 ingénieurs et techniciens qui apportent leur concours à l’agriculture et qui peuvent promouvoir des modèles de développement particuliers en insistant plus ou moins, par exemple, sur l’augmentation des rendements ou la préservation de l’environnement. L’orientation des programmes de développement a ainsi toujours été un enjeu majeur pour l’Etat et les syndicats d’exploitants agricoles.
Le développement agricole est assuré par de nombreux organismes de nature variée qui bénéficient de ressources publiques de diverses origines (subventions de l’Etat ou des collectivités territoriales, taxes affectées…).

Parmi ces organismes, figurent notamment les chambres d’agriculture et les instituts techniques propres à chaque filière qui sont les principaux bénéficiaires des « aides au développement agricole » de l’Etat dont le montant total est d’environ 100 M€ par an.

Ces aides étaient naguère gérées par une association nationale pour le développement agricole (ANDA) regroupant l’Etat et les représentants de la profession agricole. Dans son rapport public annuel publié en 2000, la Cour avait vivement critiqué la gestion de cette association et reproché au ministère de l’agriculture d’abandonner à la profession ses prérogatives en matière de développement agricole.

L’ANDA avait été créée en 1966 dans le but de coordonner leurs interventions, mais n’y est jamais vraiment parvenue. Finalement, les agriculteurs peuvent se voir proposer sur les mêmes sujets des conseils
contradictoires de plusieurs organismes qui se font concurrence pour obtenir des fonds publics.

La distribution de ces aides a alors fait l’objet depuis 2001 de plusieurs réformes successives. La Cour en présente le bilan dans son rapport 2008 et appelle à une révision plus fondamentale des objectifs des aides au développement agricole et de l’organisation de leur distribution.

Les aides au développement agricole sont attribuées surtout aux chambres d’agriculture et aux instituts techniques qui sous-traitent largement la réalisation de leurs programmes à d’autres structures. Le
champ des organismes intervenant dans le domaine du développement ne s’arrête cependant pas là.

Il y a depuis très longtemps un foisonnement d’organismes faisant du développement agricole, en général avec des ressources publiques. Celles-ci sont d’origines multiples : aides au développement agricole du CASDAR mais aussi subventions du CNASEA (notamment aux ADASEA), taxes affectées aux chambres d’agriculture, contributions volontaires obligatoires prélevées au profit des instituts techniques, subventions des offices et des collectivités territoriales etc. Les risques d’incohérence des programmes ou de double financement des mêmes projets ne sont pas négligeables.

Catégorie agricultureCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

février 2008
L Ma Me J V S D
« jan   mar »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+