Archive | 12 février 2008

Mieux répartir l’offre de soins

A l’occasion de la première étape des États généraux de l’organisation de la santé (Egos), le 8 février, Roselyne Bachelot s’est prononcée en faveur de mesures incitatives afin d’encourager les médecins à s’installer en zone rurale. La liberté d’installation n’est pas remise en question.

Afin de remédier aux difficultés qu’éprouvent près de 2,6 millions de Français pour trouver un médecin, trois axes ont été évoqués :

- adapter le dispositif de formation pour « améliorer l’attractivité du médecin de premier recours ». La ministre appelle à la création d’une filière de médecine générale renforcée, couplée à un recrutement inter-régional, avec un numerus clausus variable en fonction des besoins locaux et de la démographie médicale

- favoriser le regroupement des professionnels de santé « afin d’assurer une prise en charge globale de la population dans un bassin de vie ». A cet effet, des maisons de la santé pluridisciplinaires seront créées. L’Etat accordera, dès cette année, son aide à hauteur de 50 000 euros par projet pour la construction d’une centaine de maisons ;

- « proposer des mesures d’orientation de l’offre de soins sur le territoire », afin d’améliorer la répartition des professionnels sur l’hexagone. Le Gouvernement souhaite mettre en place des « outils incitatifs forts » pour les zones médicalement défavorisées. Des facilités pour l’ouverture d’un cabinet secondaire, la prise en charge des fonctions de support (secrétariat) ou un soutien matériel à l’installation ont été évoqués.

La synthèse générale des propositions des Egos aura lieu le 2 avril à Paris.

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Des niveaux d’eau inférieurs à la moyenne

Le premier comité national de suivi hydrologique de l’année 2008 s’est réuni en présence de Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, et de Jean-Louis Beseme, président du comité de suivi hydrologique. Ceux-ci lancent un appel à la vigilance.
Une pluviométrie cumulée inférieure à la moyenne est en effet observée sur la très grande majorité du territoire métropolitain. Sur la période septembre à février, le cumul de pluie observé est le plus faible de ces quatre dernières années. Si le taux moyen de déficit des pluies efficaces est de 25%, il atteint près de 50% dans le sud du bassin parisien, la vallée de la Garonne, les Pyrénées-Orientales et la Provence.

La situation globale des nappes se dégrade, alors que l’automne est habituellement une période de recharge. Les remontées ont été faibles, voire fugaces à inexistantes, et tardives. Seules les nappes des régions Nord et Est du territoire, qui ont bénéficié de conditions estivales exceptionnellement humides, affichent un état de remplissage satisfaisant. Partout ailleurs, les niveaux sont inférieurs à la moyenne pour cette période de l’année.

Certaines nappes, qui sont sur des cycles de recharge pluriannuels, poursuivent une baisse amorcée depuis plusieurs années : la nappe de Beauce, la nappe de Champigny, la nappe de la plaine de Valence et les nappes de l’Est lyonnais. On peut déjà craindre dans ces régions le déclenchement de mesures de restrictions au cours de l’été prochain.

Une situation globalement déficitaire, mais pas catastrophique
Cette situation peut évoluer dans les deux sens, comme on l’a vu ces trois dernières années. La pluviométrie des prochaines semaines sera donc très importante pour la suite de l’année hydrologique. L’anticipation demeure le maître mot d’une politique responsable. L’effort engagé dans le cadre du plan de gestion de la rareté de la ressource en eau se poursuit. La gestion de l’eau doit se faire dans la durée et ne peut se gérer au jour le jour.
Il faut encore améliorer le respect des débits réservés, des débits d’objectifs et de crise. Les restrictions, pour être efficaces, devront être prises suffisamment en amont. Dans un certain nombre de territoire, la probabilité de recourir à des restrictions d’usages est déjà perceptible. Dans ces zones, les usagers de l’eau, au sein de comité sécheresse, devront se réunir afin de réaliser une gestion fine de la situation. Dans ces zones, les choix de semis de cultures économes en eau doivent être particulièrement réfléchis.

source: ministère de l’Ecologie et du Développement durable

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Le ministre installera son bureau au salon

Faire découvrir aux visiteurs les bénéfices de la politique agricole commune (PAC) qui accompagne leur quotidien depuis plus de 40 ans : c’est le thème retenu cette année par le ministère de l’ Agriculture et de la Pêche sur son stand au Salon international de l’agriculture (23 février-2 mars), avec des dégustations, des animations, des jeux et des échanges autour d’une table géante de 64 m2.

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La Rouge des Prés occupe la tête d’affiche pour l’édition 2008 du SIA

Une première : le ministre Michel Barnier installera son bureau sur le stand pendant toute la semaine et animera lui-même des « leçons de PAC » à destination des visiteurs.

Au 1er juillet 2008, la France présidera le Conseil de l’Union européenne pour six mois et devra établir le bilan de santé de la politique agricole commune (PAC).
C’est l’occasion de découvrir comment la PAC et la PCP (politique commune de la pêche) sont très présentes dans le quotidien des Français.

Rendez-vous sur le stand du ministère de l’Agriculture et de la Pêche Hall 3 Allée K Stand 10

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Après les sondages, les forages!

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Les forages ont débuté malgrè la présence sur le site de Marcel Bachasson maire de Roybon.

Les évènements se précipitent au sommet du col de Toutes Aures, hélas les nouvelles ne sont pas bonnes ! En effet depuis plusieurs jours des forages sont organisés sur le site retenu pour la mise en place d’une décharge. Selon nos informations, ceux-ci se dérouleraient sous surveillance policière.

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Les forages atteignent des profondeurs allant de 4 à 8 mètres voire même plus, on parle de 13 mètres. De l’eau est versée dans les trous pour voir si elle s’évacue ou pas. Si c’est le cas, elle laisserait passer les jus…qui atteindraient des sources, 500 recensées, et des nappes d’eau souterraines d’une totale limpidité et d’une pureté optimale. Celles-ci n’étant même pas agressées par d’éventuelles pollutions agricoles, la surface étant recouverte de forêts naturelles.

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De l’eau est versée dans ce trou afin d’ étudier la vitesse d’évacuation

A retenir, toujours à propos de l’évacuation, les conclusions d’une étude faite par Guy Faure, hydrogéologue agréé, pour l’association sosdéchets.org: « Il est fondamental de savoir que plus les vitesses de transfert sont lentes, plus le temps à constater la pollution sera grand – ce qui sera le cas sur les Chambarans. La pollution constatée, on ne pourra plus que condamner la ou les partie incriminées et ce sera des pans entiers de cet aquifère qui tout doucement devront être élagués. »

Quant au retour en état de l’eau, il serait impossible à l’échelle de notre temps !

Affaire à suivre!

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