Archive | 16 février 2008

Stade des Alpes: digne de la Ligue1

L’ évènement est tellement rare qu’il ne pouvait être raté : celui de l’inauguration d’un stade. Et quelle enceinte : le stade des Alpes situé en plein coeur de Grenoble.

Chacun se souvient des multiples polémiques qui ont surgi, en particulier lors du choix de son implantation. Pour beaucoup, construire un stade, pouvant accueillir 30000 personnes, en plein centre ville était une hérésie. On se rappelle également de ces manifestants ayant élu domicile au sommet d’arbres destinés à être abattus. Manifestants délogés manu militari mais satisfaits de leur coup médiatique.

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Nul n’oubliera non plus le coût financier de cette réalisation : 85 millions d’euros contre les 55 prévus au départ.

Se rendre au stade ne sera pas un problème, les spectateurs emprunteront les transports en commun ont dit les décideurs. C’est ce que j’ai fait ce 15 février, jour ou s’est déroulée la première rencontre du GF 38 sur sa nouvelle pelouse, l’opposition étant fournie par le Clermont foot. Une confrontation qui aurait attiré 5 à 6000 personnes à Lesdiguières, là on attend plus de 20 000 spectateurs.

Connaissant bien le quartier de la Maison des agriculteurs, avenue Marcellin Berthelot, je décide de me garer dans les parages, de plus le tram passe à proximité. Bon plan, les accès sont faciles et les places de stationnement nombreuses. Les trams passent à une cadence soutenue , sont bien pleins mais pas bondés.

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Descente à l’arrêt Chavant, après quelques centaines de mètres effectués à pied, à travers le parc Paul Mistral, celui là même qui a accueilli la flamme olympique il y a 40 ans et qui espère à nouveau la raviver, on parle de 2016, on découvre émerveillé ce navire tout en verre, illuminé, d’une architecture impressionnante et imposante. Pour connaître le stade de France, j’ai le sentiment de découvrir son petit frère !

Inutile de dire que pénétrer dans l’enceinte n’est pas une partie de plaisir, l’organisation est vite débordée et les spectateurs un peu perdus. Certains d’entre eux n’ont pu voir le moment historique de la 17 ème minute de la rencontre, celle ou le Grenoblois Dja Djedje marque le premier but, qui restera dans les annales. Mon voisin, même s’il est journaliste, doit être un fan de l’émission « Qui veut gagner des millions » : « Dans quelques années pour 1 million d’euros, Foucault demandera qui a marqué le premier but aux Alpes, alors retiens bien son nom. »

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La foule est en délire, chants, olas, clameurs se succèdent à un rythme endiablé, d’autant plus que les Grenoblois marquent un second but à la demi-heure de jeu.

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Dans la tribune officielle, aux côtés d’élus, on reconnait le président de la Ligue nationale de football professionnel, Frédéric Thiriez, » le plus beau stade de France », ainsi que le comédien André Dussolier.

La tribune officielle, très prisée n’est pas de reste, les personnalités s’amusent beaucoup et sont ravies du spectacle offert. Certaines d’entre elles se permettent même, en début de deuxième mi-temps d’arpenter les travées pour serrer des mains. Nouvelle intervention de mon voisin :  » Les élections approchent! »

Le GF 38 va gagner, le public est de la fête mais celle-ci sera quelque peu ternie par l’apparition d’une banderole qui demande aux dirigeants japonnais de cesser leurs promesses et de passer à l’acte.

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En un mot, le club aurait des difficultés de trésorerie. » C’est faux » rétorque Pierre Mazé, président délégué du club. Un club qui a un stade, un public qui méritent de goûter à la Ligue 1.

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En fin de match, Akrour, deuxième buteur de la soirée répond aux question de nombreux journalistes.

L‘histoire retiendra que pour la 24ème journée de ligue 2, Grenoble a battu Clermont 2-0 devant 20000 personnes.
Quant au retour, il s’est passé sans encombres, le tram m’a déposé en quelques minutes devant de ma voiture. Il ne me restait plus qu’à rejoindre mon domicile à St Egrève.

Prochain gros évènement au stade des Alpes : 27 mai France-équateur

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A propos des salariés agricoles étrangers

Parmi les questions parlementaires écrites les plus récentes, celle de M. Alain Dufaut (Vaucluse UMP) attire l’attention de M. le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, sur les possibilités d’embauche de travailleurs saisonniers étrangers dans le domaine agricole.

En effet, en l’état actuel de la législation, les saisonniers agricoles étrangers employés sur le territoire français peuvent faire l’objet de contrats de travail renouvelables de 6 mois maximum, mais doivent retourner dans leur pays d’origine à la fin de leur contrat de travail et ce pour une durée de 6 mois.

Par ailleurs, de tels contrats de travail dits « contrats OMI » (Office des Migrations Internationales) ne sont possibles que si l’employeur a fait une demande d’introduction de main d’œuvre saisonnière étrangère.

L’embauche de saisonniers étrangers est une nécessité pour nos agriculteurs qui n’arrivent pas à trouver de main d’œuvre qualifiée en France. Les rigidités administratives apportées à l’embauche de saisonniers étrangers créent de véritables difficultés pour les agriculteurs, qui s’appuient fortement sur cette main d’œuvre habituée aux travaux agricoles dans les exploitations du sud de la France où ils travaillent d’année en année.

Dès lors, il souhaiterait connaître les propositions formulées par l’État pour pallier cette difficulté et éviter les abus actuels et notamment les nombreux emplois sans contrats.

Réponse du Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement

  • publiée dans le JO Sénat du 14/02/2008 – page 298

L’article L. 313-10 de la loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration limite à six mois la durée des contrats saisonniers sans possibilité, comme antérieurement, de déroger jusqu’à huit mois. La loi du 24 juillet 2006, qui tient compte de la structure particulière de l’emploi dans l’agriculture, organise un statut du travailleur saisonnier afin de rendre cette procédure plus attractive, pour répondre aux besoins de la profession et prévenir les détournements.

L’article L. 313-10 de la loi précitée, en permettant la délivrance d’une carte de séjour temporaire portant la mention « travailleur saisonnier » pour une durée maximale de trois ans, est avantageux pour l’étranger concerné et l’exploitant agricole. Ce titre de séjour incite les travailleurs saisonniers à rentrer chaque année dans leur pays, leur offre aussi la garantie de pouvoir revenir l’année suivante sous réserve de justifier d’un contrat de travail et de la possibilité de changer d’employeur dans la limite du délai de six mois de séjour autorisé.

Les employeurs pourront, si les saisonniers leur ont donné satisfaction, recruter les mêmes personnes pendant trois ans. Des assouplissements ont été apportés dans un certain nombre de métiers agricoles saisonniers en faveur des ressortissants des nouveaux États membres admis dans l’Union européenne qui ne se voient plus opposer la situation de l’emploi. Dès juin 2003 ont été mis en place des guichets uniques gérés en partenariat avec les organismes paritaires et l’ANPE afin de faciliter le rapprochement des employeurs et des demandeurs d’emploi. L’action de ces guichets est coordonnée avec celle des maisons de l’emploi.

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