Archive | 17 février 2008

18 mars: journée de l’installation

Le mardi 18 mars 2008 à la Maison Familiale et Rurale de Mozas se déroulera la journée de l’installation avec comme fil conducteur: Sensibilisation des jeunes en formation agricole au métier d’agriculteur et à la démarche d’installation

. Réussir son projet passe par la réunion de compétences et d’attributs nécessaires pour piloter son exploitation. La mise en commun des travaux conduits par les classes et complétés par l’intervention de spécialistes et des témoignages illustreront ce qu’est le « management » d’une exploitation.
Contact : Frédérique FORT, Point Info Installation, Tél. : 04 76 20 67 01

Catégorie installationCommentaires fermés

Le renouvellement des générations, priorité des JA Isère

Les Jeunes agriculteurs de l’Isère ont tenu ce matin leur assemblée générale à Poliénas. L’occasion de faire le bilan d’une année 2007 riche en événements pour le syndicat, fort de quelque 300 adhérents répartis sur 15 cantons. Comme l’a rappelé Jérôme Crozat, l’une des chevilles ouvrières des JA, appelé prochainement à quitter la jeune génération pour cause de quarantaine (on parle bien de son âge, pas d’autre chose…), « le renouvellement des générations reste l’axe principal de notre activité ».

ag08-des-ja.jpg

Les JA de l’isère se sont en effet impliqués dans de nombreuses initiatives touchant à l’installation, que ce soit l’organisation et l’animation des SPI (stages préparatoires à l’installation), la Journée de l’installation (le 20 mars à Vif), la Quinzaine de l’installation avec, entre autres temps forts, le forum consacré à l’agriculture périurbaine (12 Novembre à Seyssins). La pression foncière fait d’ailleurs partie des sujets d’inquiétude soulevés au cours de cette AG.

Il faut ajouter à cela, le travail mené par toutes les OPA en vue de la nouvelle charte départementale de l’installation, signée le 14 septembre dernier, lors de la foire de Beaucroissant. « Une très grande fierté » pour le syndicat isérois qui souligne que ces chartes, dans la plupart des départements, ne donnent pas souvent lieu à une révision. Une preuve de la dynamique qui existe autour de l’agriculture dans le département de l’Isère.

L’année 2008 va sans doute connaître quelques changements, dans ce domaine, puisqu’un nouveau parcours à l’installation est dans les cartons du ministère de l’Agriculture (plan de professionnalisation personnalisé). Les JA, qui travaillent sur ce nouveau projet, se posent quelques questions, empreintes d’inquiétude:

bureauja.jpg

De gauche à droite, Jérôme Crozat et Eric Greffe-Fonteymond, vice-présidents JA 38, Dominique Despras, président JA Rhône-Alpes, Aurélien Clavel, secrétaire général adjoint JA 38, Stéphane Vial, président JA 38, Laurent Michel, secrétaire général

« Ce nouveau parcours montre, sous certains aspects , un nouveau désengagement de l’Etat pour l’installation… Dans ce nouveau parcours, la période de stage devrait en effet être financée par des fonds Vivea…donc par nous! Il faut donc être vigilant sur tous les points car la refonte du parcours installation ne doit pas être l’occasion pour l’Etat de se désengager ».

On notera qu’en 2007, les JA ont mis un coup de projecteur sur le canton de Saint-Geoire-en-Valdaine, qui se reformait sur le plan syndical après quelques années de sommeil. Le comice agricole et le Moiss’Bat cross, organisés en août, ont constitué le point d’orgue de la relance syndicale de ce canton où la section est constituée de jeunes adhérents encore en cursus de formation.

ag-des-ja.jpg

Catégorie vie syndicaleCommentaires fermés

étude sur la mortalité des colonies d’abeilles

La mortalité des abeilles est un phénomène normal dans les ruchers. Ainsi chaque hiver 5 à 10% des colonies décèdent ; et au cours de la saison d’élevage (de février/mars à septembre/octobre) de nombreuses butineuses meurent chaque jour, victimes de l’activité de la récolte.
Cependant, depuis le milieu des années 80 un phénomène de surmortalité des colonies d’abeilles est observé à l’échelle mondiale. Afin de contribuer à l’identification des causes de ce phénomène en France, l’Afssa a initié en 2002 une étude de terrain.

Menée de 2002 à 2005, cette enquête a porté sur 120 colonies d’abeilles domestiques de 24 ruchers, répartis en France métropolitaine. Plusieurs paramètres caractéristiques de la santé des colonies ou pouvant influer sur la santé des abeilles ont été suivis : niveau de population, état sanitaire, présence de pesticides dans la ruche, pratiques apicoles, mortalité des colonies et des abeilles et pratiques agricoles dans un rayon de 1,5 km autour des ruchers. Les relations entre ces différents paramètres ont été étudiées et analysées.
Les résultats de cette enquête viennent d’être soumis à publication scientifique
Sachant que le protocole mis en place ne permettait de mettre en évidence que des variations importantes des populations au sein des colonies suivies, ce rapport révèle notamment que :
· La mortalité hivernale et la mortalité lors de la saison apicole sont toujours restées inférieures à 10% dans l’ensemble des 24 ruchers observés pendant les trois années qu’a duré l’étude. Ce taux se situe dans l’intervalle des mortalités considéré comme non exceptionnel en apiculture.
· Parmi les sept maladies, anomalies ou agents pathogènes recherchés, six ont été communément retrouvés dans les ruchers. De manière statistiquement significative, le diagnostic des loques ou de la varroase dans une colonie a été suivi par la mort de la colonie – de manière rapide pour les loques, ou différée pour la varroase.
· D’une manière générale, l’attention consacrée par l’apiculteur aux mesures préventives, à la détection précoce et à l’identification de la varroase ont été des points critiques en relation statistiquement significative avec la mortalité des colonies.

La relation entre la présence de résidus de pesticides dans les matrices apicoles et la santé des colonies a été particulièrement examinée.
· Parmi toutes les molécules recherchées, les échantillons contenant des résidus d’imidaclopride et d’acide 6-chloronicotinique étaient les plus fréquents dans la matrice pelote de pollen, la matrice miel et la matrice abeille. La présence simultanée dans les abeilles et les pelotes de pollen de certaines substances est apparue significativement corrélée notamment pour le groupe fipronil et dans une moindre mesure pour le groupe imidaclopride.
· Aucune relation statistique entre la présence de résidus et les populations d’abeilles adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies n’a pu être mise en évidence.

Pour en savoir plus: www.afssa.fr
>L’enquête prospective multifactorielle sur la mortalité des colonies d’abeilles du laboratoire d’études et de recherches sur la pathologie des petits ruminants et des abeilles de Sophia-Antipolis

Catégorie apicultureCommentaires fermés

redevance incitative:test national

Comme indiqué sur l’article consacré à l’association SOS déchets, le sud Grésivaudan fait un étude afin de mettre en place un système de redevance incitative avec facturation au volume. Nous venons d’apprendre que ce projet de facturation au volume tel qu’il est prévu a été retenu comme « zone-test pilote nationale » dans le cadre du Grenelle de l’Environnement !

D’autre part la pétition anti décharge à Roybon est toujours d’actualité. si vous souhaitez la signer, rendez vous sur le site de sosdechets.org

Catégorie décharge en Chambaran, environnementCommentaires fermés

un deuxième collectif

Selon nos informations, un deuxieme collectif des maires serait en cours d’élaboration. Celui ci serait créé à l’initiative du maire de Roybon, Marcel Bachasson.bachasson.jpg

A chaque manifestation anti décharge, le maire de Roybon est toujours en première ligne.

Une quarantaine de maires du sud Grésivaudan et du nord Drôme auraient déjà donné leur accord pour faire partie de ce collectif dont la mission essentielle sera de faire capoter le projet de décharge à Roybon. Une motion va être signée. Nous vous en donnerons la teneur dès qu’elle sera disponible.

Rappelons qu’il existe déjà un collectif de maires qui regroupe 20 communes, essentiellement de la plaine de Bièvre. Son siège étant situé en mairie de Brion.

Catégorie décharge en ChambaranCommentaires fermés

élevage bovin: le ministre de l’agriculture prend position

A l’assemblée générale de la fédération nationale bovine qui s’est déroulée A Cournon dans le Puy de Dôme, Michel Barnier a fait un discours musclé. En voici quelques extraits.

« Nous sommes dans un moment essentiel et difficile pour l’élevage et pour l’agriculture, nous devons débattre des conditions qui permettront de donner à un élevage français dynamique les meilleures perspectives pour garantir son ancrage durable dans les territoires.

L’élevage : de nombreux aléas mais une activité indispensable

L’année 2007 a été intense pour le secteur de l’élevage. Elle a montré combien l’environnement mondial se transforme profondément et durablement.

Le retournement des marchés agricoles en 2007 a rappelé très concrètement à l’opinion publique et aux grandes institutions internationales l’importance stratégique du secteur agricole. L’insécurité alimentaire s’est même invitée au Forum économique, à Davos.

La société française attend de son agriculture qu’elle remplisse ses missions fondamentales : produire plus pour nourrir, produire mieux et préserver l’équilibre des territoires.

A ce titre, l’élevage bovin est exemplaire et doit continuer à être reconnu pour l’ensemble de ses fonctions.

 

Le renchérissement des céréales a permis à certains agriculteurs de doubler leurs revenus en 2007, alors que les vôtres ont été amputés d’un quart. La hausse globale des cours des matières premières, pour vous, ce sont d’abord des augmentations de charge : coût de l’énergie, coût de l’aliment, coût des bâtiments

Profiter du bilan de santé de la PAC pour consolider l’élevage en France

Ce bilan de santé est engagé sous la présidence slovène et nous le conclurons sous présidence française. C’est une opportunité de faire bouger les lignes sur la PAC. et regarder dès à présent l’après 2013.

Nous devrons alors répondre à deux défis :
- Sécuriser l’approvisionnement alimentaire de l’Europe et mieux gérer les risques
- Assurer le maintien d’une activité d’élevage rémunératrice dans les territoires

1èr défi : sécuriser l’approvisionnement alimentaire de l’Europe et mieux gérer les risques

Les aléas sanitaires, climatiques ou économiques déstabilisent régulièrement les filières agricoles. Les réformes de la PAC intervenues depuis 1992, l’ouverture des échanges agricoles dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce (OMC) soumettent le secteur agricole et agroalimentaire à une concurrence toujours accrue et à une exposition renforcée à l’instabilité des marchés.
Il n’en reste pas moins que les marchés agricoles ne sont pas des marchés comme les autres et qu’ils requièrent des outils de stabilisation.

En premier lieu, cela passe par la défense d’une nouvelle préférence européenne. Nous ne devons pas être naïfs. Nous ne devons pas nous excuser de la défendre. Elle est la condition de notre indépendance alimentaire et du maintien de notre activité agricole en Europe. Nous ne laisserons pas les positions de l’Union européenne être bradées à l’OMC. La France sera particulièrement vigilante : l’absence d’accord reste toujours préférable à un mauvais accord.

L’ambition du Président de la République est de renouveler le concept de préférence européenne en l’élargissant aux exigences sanitaires et environnementales.

Cela veut dire la mise en place d’un bouclier sanitaire pour notre continent. En effet, la préférence européenne doit aussi être notre première ligne de défense sanitaire.

En un mot, les règles souvent exigeantes que nous nous appliquons au sein de l’Europe, notamment vis-à-vis des éleveurs, soient également respectées pour les produits importés sur les marchés européens. La juste concurrence, c’est aussi la réciprocité.
Ce que nous avons vécu avec le Brésil est particulièrement éclairant à cet égard.

Deuxièmement, il faut préserver des instruments de stabilisation des marchés au niveau européen.

Dans le cadre du bilan de santé de la PAC, nous voulons consolider les initiatives prises par les interprofessions en renforçant leurs missions et leurs moyens. Cela ne signifie pas un désengagement financier de l’Etat mais plutôt que certains de ses moyens soient amplifiés dans une démarche conjointe de financement avec les milieux professionnels.

Nous devons également inscrire dans ce bilan des outils permettant de couvrir les risques climatiques et sanitaires. On devrait même à cet égard pouvoir expérimenter rapidement les dispositifs assurantiels dans le secteur des fourrages.

Enfin sur les risques sanitaires, il faut créer un fonds spécifique qui permette de mobiliser des fonds nationaux et communautaires en cofinancement de fonds professionnels. Ce que vous envisagez dans le cadre du fonds national de l’élevage (FNE) s’inscrit dans cette perspective.
Encore une fois, il ne s’agit pas pour l’Etat de se désengager : il continuera à apporter son concours.
L’objectif de tout cela, c’est de mieux indemniser les pertes économiques directes liées aux crises sanitaires. Cela n’enlève pas la responsabilité de l’Europe sur les crises de grande ampleur déstabilisant les marchés et nécessitant des financements communautaires spécifiques.
Cette même approche de partage des responsabilités est en train de se mettre en place pour l’équarrissage dans l’optique de responsabiliser progressivement les acteurs de la filière viande.

Depuis 2007, l’ensemble des éleveurs doit participer au financement du dispositif. La filière ruminant, après celles des volailles ou des porcs, doit à son tour mettre en place un dispositif permettant de coordonner la collecte des contributions individuelles et d’être unis dans le dialogue direct qui se met en place avec les entreprises d’équarrissage. L’Etat souhaite accompagner tous les acteurs de la filière dans ce chantier et sera particulièrement vigilant à maintenir un niveau identique en matière de sécurité sanitaire et d’épidémio-surveillance.

► 2ème défi : maintenir une activité d’élevage rémunératrice dans les territoires.

La maîtrise des frontières et de nos échanges hors de l’Union n’a de sens qu’à une condition : que nous sachions maintenir notre production et son ancrage durable dans les territoires.

Le bilan de santé de la PAC nous offre une opportunité.
En 2003, la France avait obtenu de préserver le lien entre production et le paiement de certaines primes animales, notamment la prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes ou la prime à la brebis. L’objectif de cette décision était d’aider les productions bovine et ovine, en particulier dans les régions où il n’y a pas d’alternative à l’élevage. Cette politique nous a permis de maintenir le cheptel allaitant : ainsi en 2007 comme en 2006, le nombre de vaches allaitantes a progressé pour dépasser les 4,1 millions de têtes. C’est donc une réussite, et notre objectif commun doit aussi être de poursuivre une meilleure valorisation de la production.

Pour que ce débat soit responsable, intelligent et utile, toutes les options doivent être posées : maintien du couplage, découplage : et dans quelle proportion et avec quelle contre-partie ? régionalisation. Aucune hypothèse est exclue a priori. Certaines d’entre elles appliquées de manière isolée auraient de graves conséquences. Mais s’interroger sérieusement sur l’adaptation de l’ensemble de ces outils à nos objectifs me paraît une meilleure méthode avant d’élaborer nos propositions que de ne rien vouloir changer ou de changer sans cette vision globale que nous recherchons tous.

Ainsi, une politique cohérente de l’herbe participe de l’approche globale que je défends. Mais réfléchir à une prime à l’herbe suppose que l’on mette sur la table l’ensemble des soutiens : PMTVA, DPU, PHAE.
De même, le découplage n’a de sens que si on peut proposer des dispositifs plus pérennes, notamment pour l’après 2013, et qui assurent le lien entre activité d’élevage et territoires.
Cette exigence d’ancrage durable dans les territoires est particulièrement nécessaire dans le secteur de l’élevage bovin mais aussi dans le secteur ovin, actuellement confronté à des difficultés majeures.

La Commission nous permet au travers de l’article 69 d’envisager la possibilité de réorienter les aides du 1er pilier. Le bilan de santé porte, en priorité sur le premier pilier. Les aides relevant du second pilier n’ont donc pas fait l’objet de propositions d’évolutions dans le document de la Commission.

Evidemment sur ce sujet, j’ai entendu votre message sur la PHAE (prime herbagère agroenvironnementale), les éleveurs qui le souhaitent pourront renouveler leurs contrats dans quelques jours. Au regard des résultats du bilan de santé dans les prochains mois, je n’écarte pas l’éventualité de refaire le point en 2008, afin de consolider notre politique de soutien à l’herbe.

Quant à l’ICHN :on connait l’importance de cette aide pour la pérennité de l’élevage dans un certain nombre de zones. En 10 ans, le montant moyen d’ICHN perçu par un bénéficiaire aura doublé passant de 2650 euros à 5370.

Si nous voulons pérenniser une politique agricole commune,

- nous devrons discuter avec les autres Etats membres,
- faire bouger la Commission,
- nous mêmes nous mettre en mouvement,
- en sachant que le budget agricole est stabilisé jusqu’en 2013 mais que la réorientation de notre politique devra être engagée à l’intérieur de cette enveloppe qui pour la France représente 10 milliards d’euros.

Et nous devrons maintenir un lien entre l’activité d’élevage et le soutien dans une logique de préservation des bassins de production.

Les questions immédiates à régler

Toutefois, un certain nombre de questions se posent dès aujourd’hui. Je suis là pour les régler avec vous, je suis là pour y apporter des solutions.

1- C’est le cas du Plan de Modernisation des Bâtiments d’Elevage (PMBE). Ce dossier a connu cette année un déroulement satisfaisant.

En raison du succès du programme et malgré les moyens financiers mobilisés – 300 M€ en deux ans – plus de 10 000 dossiers se trouvaient en attente de financement au 31 août 2007.

Cette situation n’était pas acceptable, les éleveurs ont besoin d’avoir une visibilité pour mener à bien leurs projets d’investissements nécessaires au développement de notre filière d’élevage français.

Nous avons défini un nouveau cadre d’intervention qui a permis de financer en 2007 la quasi totalité des dossiers qui étaient en attente au 31 août 2007.

Pour accompagner ce plan, 151 Millions d’euros (crédits du ministère complété par l’Union européenne) ont été engagés pour 9 700 dossiers, avec un effort substantiel des collectivités territoriales dont le montant total engagé est de 56 M€ (en incluant la participation de l’UE). Cette mobilisation de tous a permis de régler le problème des files d’attente.

Cet effort financier sera poursuivi sur les prochaines années.

2- Fièvre catarrhale ovine (FCO)

L’entrée en vigueur du règlement sanitaire européen du 1er novembre 2007 a permis d’assouplir les conditions de mouvements des animaux. Le maintien des flux commerciaux a limité l’impact économique de la fièvre catarrhale ovine.

Mais l’épizootie a continué à progresser et les cas cliniques, les mortalités et les pertes indirectes se sont multipliés dans vos exploitations.
Cela s’est poursuivi pendant l’hiver. Nous n’avons pas pu cette année déclarer de période d’inactivité vectorielle.

80 départements sont aujourd’hui concernés par des mesures sanitaires et plus de 16 000 cas ont été confirmés en France. On peut considérer que l’ensemble de notre territoire est maintenant concerné par le sérotype 8 de la fièvre catarrhale. Le sérotype 1 reste pour le moment cantonné dans les Pyrénées.

Face à cette situation, notre action est maintenant concentrée sur la mise en place dans les meilleurs délais d’un plan de vaccination pour l’ensemble du territoire.
Les appels d’offre que j’ai lancés fin 2007 – et nous étions les premiers en Europe à le faire – nous permettent d’avoir des doses vaccinales pour l’ensemble du cheptel français (4 millions de doses dès avril, 6 millions de doses supplémentaires en mai et nous atteindrons en tout 30 millions de doses utilisée en août).
Pourtant, il nous faut définir des priorités, car la fourniture des vaccins sera étalée sur l’année.
Les 16 départements touchés en 2006 seront prioritaires. Pour le reste du territoire, les priorités bovines seront les animaux en âge de reproduction. S’agissant de la vaccination des ovins et des caprins, les mêmes règles seront appliquées.

Et puis, nous avons un problème particulier avec les exportations vers l’Italie qui souhaite interdire le commerce d’animaux non vaccinés dès le mois de mars. J’ai saisi mon homologue italien pour lui demander des aménagements en attendant le démarrage de la campagne de vaccination.
Les broutards exportés feront partie des priorités de vaccination.

Concernant le financement de la campagne de vaccination 2008, deux éléments sont à prendre en compte :

Pour les vaccins : la Commission européenne a annoncé leur prise en charge à 100 %. Cette aide étant plafonnée, l’Etat apportera le complément nécessaire, soit environ 10 millions d’euros.

Pour la vaccination : la Commission prendra en charge 50% de la campagne. L’Etat assurera le paiement direct des aides européennes aux vétérinaires. La vaccination sera facultative. Son organisation et la facturation aux éleveurs seront traitées dans le cadre des relations habituelles qui existent entre les vétérinaires et leurs clients.

 

A terme, cette campagne de vaccination permettra de limiter les cas cliniques et les pertes économiques pour les exploitations.

Un observatoire national est mis en place afin de pouvoir suivre objectivement les difficultés économiques rencontrées par les élevages. Les professionnels sont associés à cette démarche, et les premiers résultats seront disponibles en avril.

Sans attendre les résultats de l’observatoire,
dès le mois de septembre
dernier une enveloppe de plus de 13 millions d’euros a été débloquée pour indemniser les mortalités et pour abonder le fonds d’allégement des charges.

un soutien supplémentaire sera apporté aux exploitations touchées par la FCO :

3 millions d’euros pour renforcer le fond d’allègement des charges et permettre aux régions qui avaient peu touché d’aides en début d’épizootie de voir leurs enveloppes rééquilibrées. Les instructions sont données pour que la répartition départementale soit effective rapidement.

4 autres millions d’euros pour apporter un complément d’indemnisation aux mortalités constatées en 2007 et début 2008. »

 


Installation du groupe de travail sur les retraites agricoles

 

Dans le cadre du rendez-vous sur les retraites annoncé par le gouvernement, Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, a installé le groupe de travail qui devra élaborer des propositions sur l’amélioration des retraites agricoles dans le cadre du rendez vous sur les retraites de 2008 et des revalorisations annoncées par le Président de la République et le Premier Ministre.

Ce groupe de travail ou sont représentés la Caisse centrale de Mutualité sociale agricole, les associations de retraités, les organisations professionnelles agricoles, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture et les administrations a été chargé de proposer des pistes d’amélioration, d’examiner les conditions de leur financement, et d’établir des priorités avant la fin du mois d’avril.

La France compte 1 800 000 retraités de l’agriculture. Certains, en particulier parmi les exploitants à carrière incomplète, les conjoints et les veuves d’agriculteurs, ont des pensions d’un niveau très insuffisant.
Le ministre a rappelé la priorité donnée par le gouvernement à l’amélioration de ces situations les plus difficiles.

Catégorie aînés rurauxCommentaires fermés

Viande, Neige et Environnement

« Viande, Neige et Environnement » : La nouvelle tournée d’hiver du CIV, pour tout savoir sur le rôle joué par l’élevage sur les paysages de montagne, l’environnement et l’aménagement du territoire
visuel_titre_popup.jpg
Cette année encore, la Tournée Viande et Neige du Centre d’Information des Viandes (CIV) va profiter des vacances scolaires d’hiver pour sillonner les massifs montagneux de huit régionsde France. 27 journées d’animation sont prévues jusqu’au mardi 4 mars 2008, dans 23 stations de ski.

Pour son 5e anniversaire, la Tournée va proposer une grande nouveauté, puisqu’elle va mettre en avant la relation positive entre l’élevage des herbivores et leur environnement.

Un parcours ludique, sur la base de photos et de textes pédagogiques, proposera aux vacanciers d’aborder la relation entre l’élevage des herbivores et leur environnement, leur expliquant que les troupeaux qui pâturent les estives en été préparent notamment les pistes
de ski pour l’hiver… En effet, vaches et brebis broutent l’herbe et la maintiennent bien rase jusqu’aux premières neiges. Elles limitent ainsi le risque d’avalanche, car sur des herbes trop hautes, le manteau neigeux a tendance à glisser. Tout au long de ce parcours ludique, les plus curieux pourront également apprendre que les estives sont par ailleurs de véritables réservoirs de biodiversité et qu’elles
jouent un rôle majeur dans le cycle de l’eau et du carbone. Un jeu, consistant à retrouver des mots clés en fonction de définitions proposées, permettra à chaque visiteur du parcours de tester ses connaissances et de remporter un premier lot. Un tirage au sort parmi les bonnes réponses sera effectué deux fois par jour pour désigner les deux grands gagnants du jour.

Dans le même temps, les professionnels de la Filière Viande présents proposeront aux plus gourmands des dégustations gratuites de viandes régionales pour illustrer concrètement en quoi l’élevage permet de fournir des produits régionaux de qualité et participe ainsi au
maintien d’un tissu rural dynamique.

De nombreux documents d’information (brochures sur l’élevage et l’environnement, livrets recettes, dépliants nutritionnels, posters des races…) et différents quiz sur l’environnement, la nutrition, la connaissance des morceaux, la filière viande seront également proposés aux visiteurs.

N’hésitez donc pas à venir retrouver les professionnels de la Filière Viande sur l’espace « Viande et Neige 2008 » du CIV, véritable lieu de rencontre et d’échange, pour discuter d’élevage, de viande, d’environnement et de plaisir !
Les animations dans les Alpes
22 février Les Carroz d’Araches (74)
24 février Praz sur Arly (74)
25 février Combloux les bains (74)
26 février Les Karellis (73)
27 février Le Corbier (73)
28 février Valloire (73)
29 février Valmeinier (73)
2 mars Lans en Vercors (38)
3 mars Villard de Lans (38)
4 mars Col de Rousset (26)
Contact et dates de passages sur nos différents massifs:

viande-neige-2008-contact.jpg

Catégorie élevageCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

février 2008
L Ma Me J V S D
« jan   mar »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+