Archive | 19 février 2008

salon international de l’agriculture

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La Région se mobilise pour l’agriculture en Rhône-Alpes

Jean-Jack QUEYRANNE, Président du Conseil régional et Eliane GIRAUD, Conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs Naturels Régionaux, ont organisé une journée de réflexion sur les perspectives de l’agriculture et du développement rural en Rhône – Alpes le 18 février.
A cette occasion, un point d’étape sur le Plan régional pour l’agriculture et le développement rural (PRADR) a eu lieu.

Mobilisé depuis l’après-guerre, le monde agricole a toujours fait face aux multiples exigences de la société. Aujourd’hui, dans un contexte international fortement évolutif (hausse du prix des matières premières, crises alimentaires, etc.) et alors que des rendez-vous importants sont à venir (bilan de santé de la Politique Agricole Commune, conclusions du Grenelle de l’environnement et réflexions sur l’Organisation Mondiale du Commerce), les agriculteurs doivent s’adapter.
Pour contribuer à l’avancée d’une agriculture durable et dans le sillage de la construction d’une Eco Région, le Conseil Régional s’engage quotidiennement à leurs côtés grâce à une politique volontariste, concrète et innovante.

Le PRADR est mis en œuvre depuis 2 ans. En voici les principales avancées :

Favoriser la diversité des territoires
40 territoires rhônalpins font actuellement l’objet d’un Projet Stratégique Agricole et de Développement Rural (PSADER).
En 2007, le PRADR s’est enrichi d’une nouvelle politique en faveur de la transmission et de l’installation en agriculture. L’objectif est d’atteindre un taux de remplacement de 50%, contre 35% aujourd’hui.
Avec 800 installations en agriculture et 80 nouvelles Entreprises Agri rurales Localement Innovantes (EALI) aidées chaque année, la Région contribue fortement au renouvellement des générations d’agriculteurs et au dynamisme de l’emploi en milieu rural.

Valoriser la montagne et la forêt foret.jpg
La Région agit également pour la mise en valeur des ensembles pastoraux et la maîtrise des risques liés à la montagne.
Un plan régional spécifique pour la forêt et la valorisation de la filière bois est opérationnel depuis fin 2006.

Améliorer la stratégie des filières
Pour répondre aux enjeux régionaux identifiés comme stratégiques pour une filière, 10 Contrats Régionaux d’Objectif de Filières (CROF) ont déjà été signés. Le Conseil Régional encourage notamment le développement de la filière « bio ». Région leader au niveau national pour les produits issus de l’agriculture biologique, Rhône-Alpes a multiplié par deux les crédits alloués à ce secteur agricole, en vue de doubler la production d’ici 2010. 20 Programmes Intégrés de Développement Agricole (PIDA) sont également en cours. Ce dispositif vise à mieux prendre en compte les opérateurs en amont et en aval de la filière.

Pour rappel, le Plan régional pour l’agriculture et le développement rural (PRADR) a été voté en juillet 2005 à l’unanimité par le Conseil Régional. Il est à l’articulation des interventions avec l’Etat (Contrat de projet 2007-2013) et avec l’Union Européenne à travers le Fonds Européen de Développement Rural (FEADER).

Chiffres clés sur l’agriculture en Rhône-Alpes
En 2008, le budget régional pour l’agriculture est de 36,2 M€.
Entre 2005 et 2007, 113 M€ ont été consacrés à l’agriculture, dont 85% affecté au PRADR.
45 000 exploitations agricoles, soit 8,4% des exploitations françaises
40 000 emplois dans l’agro alimentaire et 6 000 emplois dans l’agriculture
56 produits en AOC et 30 produits sous Label Rouge
30% des exploitations concernées par la production sous signe de qualité.

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Contre l’usage de pesticides contre la Chrysomèle du maïs

La FRAPNA, l’ALLIANCE PEC Isère, la LPO, l’ADABIO et AVENIR protestent contre l’usage de pesticides contre la Chrysomèle du maïs en Isère

Suite au piégeage à l’automne dernier d’un spécimen de Chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera virgifera Le Conte), insecte ravageur du maïs, sur la commune de Saint-Nazaire-les-Eymes, le préfet de département a pris un arrêté rendant obligatoire la lutte contre la Chrysomèle dans le département et définissant le périmètre et les mesures autorisées de lutte contre insecte.
L’arrêté préfectoral du 4 décembre 2007 prévoit dans la zone centrale d’une distance d’1 km autour du champ où un spécimen de chrysomèle a été découvert, l’obligation d’assolement (pas de maïs ni en 2008 ni en 2009) et l’obligation d’effectuer une lutte à l’aide d’insecticides contre les larves et les adultes en 2008.
Dans la zone de sécurité, d’une distance de 5 km autour de la zone centrale, l’arrêté préfectoral prévoit l’obligation d’assolement qui peut être remplacée par l’obligation d’effectuer une lutte à l’aide d’insecticides contre les larves et les adultes en 2008.
Dans le Grésivaudan, c’est le traitement à l’aide d’insecticides tels que la deltaméthrine sur les plants ou le cruiser (non encore homologué car problématique pour les populations d’abeilles) ou la téfluthrine qui sont à l’étude.
Ces pesticides sont non seulement très dangereux pour la santé humaine mais sont aussi efficaces donc toxiques pour un grand nombre d’insectes non cibles et les abeilles en particulier. Certaines publications suggèrent même que la toxicité sur les insectes non cibles serait plus rémanente que sur la chrysomèle.

Les apiculteurs sont inquiets pour la perte de leurs récoltes, de même que les agriculteurs qui utilisent la lutte biologique avec les insectes présents sur site ou parfois importés. Qui indemnisera leurs pertes difficiles à chiffrer ? De plus, il ne faut pas oublier le rôle pollinisateur primordial des abeilles sur de nombreuses récoltes.

Parmi les zones de traitements prévues, se situe le marais de Montfort, classé en Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope et en ENS Départemental. Il abrite la seule localité de l’Isère où se trouvent 3 papillons protégés et inscrits à la Directive habitats. Le traitement des parcelles de maïs dans ce secteur, au dosage triple (au minimum) et en période d’été, signera l’arrêt de mort de ces espèces patrimoniales.

Afin d’éviter le recours aux pesticides, la FRAPNA, l’ALLIANCE PEC Isère, la LPO, l’ADABIO et AVENIR préconisent de mettre en œuvre la rotation des cultures, de développer la recherche sur les variétés de maïs ayant gardé la propriété originelle du maïs d’attirer des nématodes prédateurs de la chrysomèle en cas d’attaque, et d’étudier des solutions de lutte biologique par des nématodes et acariens naturellement présents dans nos sols.

Les associations dénoncent l’absence d’étude de mesures alternatives et la disproportion entre le piégeage de quelques chrysomèles et le caractère très agressifdes méthodes chimiques utilisées au seul bénéfice immédiat des maïsiculteurs et négligeant la microfaune sauvage.

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Crise porcine : Mobilisation constante

Afin d’apporter une première réponse aux graves difficultés rencontrées par les éleveurs de porcs confrontés à une dégradation rapide de leur trésorerie, Michel Barnier, le ministre de l’agriculture et de la pêche a annoncé dès le 14 décembre dernier, la mise en place d’un dispositif de soutien. Celui-ci dotait le fonds d’allègement des charges à hauteur de 3M€ et prévoyait une bonification de charges à hauteur de 3 M€ correspondant à 30 M€ de réalisation de prêts au profit des éleveurs de porcs en difficulté.

Pour compléter ces mesures, en attendant la reprise des cours, le ministre de l’agriculture et de la pêche, a décidé de renforcer ces soutiens avec une enveloppe supplémentaire de 10 M€ le 23 janvier 2008.

Ainsi, le fonds d’allègement des charges est doté de 3M€ supplémentaires pour atteindre, au total, 6M€.

Par ailleurs, le dispositif de bonification des charges est renforcé de 7 M€ correspondant à 70 M€ de réalisation de prêts pour les producteurs.

Le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche a également demandé à la Commission Européenne, lors du Conseil Agricole à Bruxelles, le 18 Février, de renforcer les mesures communautaires qu’elle a déjà prises en matière de restitutions à l’exportation.

A l’issue de ces interventions, la Commission n’a pas accepté d’augmenter les restitutions, mais elle a décidé de ne pas les diminuer, alors que ceci était son intention initiale, au regard de l’évolution des cours au Brésil et aux Etats-Unis.

La commission a décidé de prolonger le stockage privé, ce qui permettra d’éviter un déstockage massif sur le marché communautaire qui est toujours excédentaire.

Michel Barnier poursuivra, auprès de la Commission, son effort sur la question des restitutions, avec l’appui des pays qui partagent les préoccupations de la France dans ce secteur.

Enfin, à moyen terme, le Ministre souhaite qu’à l’occasion du bilan de santé les pays européens puissent se doter de systèmes adaptés de gestion des crises qui permettent de mobiliser des dispositifs complémentaires dans des situations comme celles que traverse actuellement la filière porcine.

Le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche rencontrera les responsables nationaux de la filière porcine jeudi 21 février, afin de rechercher les moyens d’appui et d’accompagnement sectoriels les plus adaptés aux difficultés actuelles. Il reste particulièrement mobilisé sur ce dossier.

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Le dispositif de conditionnalité en 2008

Après trois années d’extension progressive, le champ de la conditionnalité se stabilise en 2008 : aucune nouvelle exigence réglementaire n’est ajoutée cette année.
Au contraire, dans le cadre de la simplification de la PAC, certains aménagements réglementaires, demandés notamment par la France, ont été récemment adoptés par le Conseil des Ministres de l’Agriculture, permettant de progresser dans la voie d’une conditionnalité plus simple et plus pragmatique.
Ainsi, pour la campagne 2008, deux avancées majeures sont à retenir :
- les réductions d’aides d’un montant inférieur à 100 € ne seront pas prélevées. (Au cours des années passées, la part des réductions inférieures à 100 euros représentait plus du quart des cas de réductions appliquées) ;
- possibilité de ne pas tenir compte de certaines infractions mineures.

Ces évolutions très positives constituent une véritable reconnaissance du « droit à l’erreur » pour les agriculteurs, demandée depuis longtemps par la France.

Comme en 2007, des fiches d’information très précises seront mises d’ici peu à disposition des exploitants dans leur DDAF/DDEA et sur le site du ministère de l’agriculture et de la pêche. Les fiches techniques 2008 reprennent, sans modification majeure, le cadre défini en 2007 et intègrent les allégements réglementaires et des simplifications favorables aux exploitations. Des précisions techniques complémentaires ont par ailleurs été apportées.

contact ddaf.isere.agriculture.gouv.fr

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