Archive | 21 février 2008

JA: “LA GRANDE HYPOCRISIE”

Suite aux différentes décisions prises et qui sont contradictoires à propos des OGM, le syndicat national des Jeunes Agriculteurs réagit avec détermination.

Le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur le maïs transgénique MON 810 vient de rendre un avis sur les risques potentiels de la culture de cet OGM en France. Et déjà cette instance, à peine créée, semble remise en cause en son sein…
Pourquoi d’un côté demander 0% de surface cultivée en maïs OGM en France et de l’autre continuer à en laisser librement entrer sur notre territoire tous les jours ? La réalité est que nous en consommons depuis des années…
Dans ce contexte, si l’Etat français demande à Bruxelles l’activation de la clause de sauvegarde, c’est le comble de l’incohérence et de l’hypocrisie…
S’il existe un risque pour la santé, Jeunes Agriculteurs demande à l’Etat et à l’Europe de rétablir le contrôle aux frontières sur les produits comportant des OGM et d’imposer un étiquetage des produits garantis sans OGM.
S’il existe un risque pour l’environnement, il ne se limite pas à la France, à moins qu’il ne s’arrête à nos frontières comme le nuage de Tchernobyl !!! C’est peut-être cela la nouvelle « politique de civilisation »…

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Michel Barnier tente de rassurer

 

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche a reçu une délégation de représentants d’apiculteurs et de représentants d’association de protection de l’environnement au sujet de l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser, une préparation phytosanitaire utilisée en traitement de semence du maïs.

Michel Barnier a rappelé que l’autorisation a été délivrée le 7 janvier 2008 après concertation interministérielle sur la base d’un avis favorable de l’AFSSA. Cette autorisation, délivrée pour un an, a été assortie de mesures de gestion particulièrement strictes.

Le ministre a par ailleurs imposé la mise en place d’un suivi et d’une surveillance des parcelles semées et des ruchers sur trois régions : Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Aquitaine.

Les modalités de suivi sont définies en concertation avec les représentants des apiculteurs et les associations protectrices de l’environnement. Une première réunion a déjà eu lieu le 14 février.

Michel Barnier a assuré qu’il mettrait en œuvre les moyens nécessaires à un suivi rigoureux. Il a par ailleurs rappelé son engagement dans le cadre du plan Ecophyto 2018 visant à réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2018.

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La région contre le cruiser

La région Rhône Alpes, grosse région productrice de miel et terre d’apiculture, soutient la manifestation organisée par les apiculteurs afin d’éliminer le Cruiser du marché.

Pour le Président de la Région Rhône-Alpes, le pesticide Cruiser présente les mêmes caractéristiques et les mêmes risques pour les abeilles que le Gaucho et le Régent, retirés du marché français en 2004.

Jean-Jack Queyranne rappelle qu’il a déjà demandé le 24 janvier dernier dans une lettre adressée à Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, le retrait immédiat de l’arrêté du 9 janvier 2008 autorisant le pesticide systémique Cruiser.

« Votre arrêté est une marche arrière incompréhensible », avait-il écrit, ajoutant qu’ « au lendemain du Grenelle de l’Environnement et des grandes intentions affichées collectivement en faveur de l’environnement, cette décision est un signal dissonant ».

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manifestation contre le cruiser

L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) a déposé une requête en annulation devant le Conseil d’Etat de la décision ministérielle d’autoriser la mise sur le marché du pesticide Cruiser, a annoncé mardi son président, Henri Clément.

“L’apiculture qui s’est battue pendant des années contre le Gaucho et le Régent, ne peut accepter une décision irresponsable qui va à l’encontre du Grenelle de l’environnement“, a-t-il déclaré.

M. Clément, représentant des apiculteurs, s’est déclaré “extrêmement inquiet” de l’arrivée de ce nouveau pesticide, “un neurotoxique systémique” attaquant le système nerveux des insectes et perturbant “l’orientation des abeilles qui ont du mal à retrouver leurs ruches et disparaissent”.
En Italie où le Cruiser a été autorisé l’an dernier, son utilisation a entraîné la disparition de 40.000 ruches, a-t-il ajouté, précisant que du Thiamethoxam (matière active du Cruiser) avait été retrouvé dans les abeilles mortes.
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L’Unaf a donc organisé une grande manifestation contre le Cruiser ce 21 février devant les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie. Manifestation qui a réuni des centaines d’apiculteurs et sympathisants.

Le Cruiser est d’autant plus mal venu que la situation de l’apiculture française avait commencé de s’améliorer au cours de la saison 2006/2007, la mortalité hivernale des abeilles étant redescendue pour la première fois depuis de nombreuses années à un niveau normal, inférieur à 10%, un résultat lié à la suspension du Gaucho et du Regent, selon l’Unaf.

Mais l’été pourri a balayé les espoirs de bonnes récoltes, le vent et la pluie empêchant les abeilles de butiner à loisir. La production de miel ne devrait pas dépasser 18.000 tonnes en 2007 contre 20.000 tonnes en 2006 et 33.000 tonnes dix ans plus tôt.

Les apiculteurs doivent également compter avec Vespa velutina, un frelon d’Asie, qui se nourrit d’abeilles et qui prolifère depuis 4 ou 5 ans en France, surtout dans le sud-ouest (lire notre article sur le sujet).

“Les nids de ce frelon asiatique deviennent très nombreux, il y en a dans plus de 16 départements, au moins un cinquième du pays est concerné”, a précisé Claire Villemant, professeur au Museum d’Histoire naturelle de Paris.
Ces frelons “attrapent l’abeille avec leurs pattes, la décortiquent immédiatement au sol et emportent les morceaux pour nourrir les larves”, a indiqué Raymond Saunier, secrétaire de l’Unaf.
Une colonie d’abeilles est en réel danger à partir de 4 à 6 frelons devant la ruche, a estimé M. Clément, qui réclame un effort de recherche mais “ne sait même pas quel ministère est en charge de ce dossier”.

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4ème Forum départemental des gestionnaires du Réseau des espaces naturels protégés de l’Isère

Le 4ème Forum départemental des gestionnairesdu Réseau des espaces naturels protégés de l’Isère se déroulera le

Mercredi 5 mars, dans l’ hémicycle de l’Hôtel du Département, 7 rue Fantin à Grenoble

Objectifs : Etre un lieu d’échange d’une part entre les gestionnaires eux-mêmes et d’autre part entre les gestionnaires et les universitaires afin d’améliorer nos pratiques professionnelles dans les domaines de la connaissance, de la valorisation et de la gestion des espaces naturels isérois.
Publics : – Gestionnaires des réserves naturelles nationales et régionales, des espaces naturels sensibles départementaux et locaux, des réserves biologiques forestières, des réserves de chasse et de pêche, des forêts domaniales.
- Laboratoires et organismes de recherche
- Associations, bureaux d’études

8 h 30 Accueil
8 h 45 Ouverture par Serge Revel, vice-président chargé du développement durable, de l’environnement et du schéma départemental des déchets

9 h  Témoignages sur des pratiques agricoles contribuant à la gestion :
de l’ENS départemental du col du Coq à Saint Pierre de Chartreuse et Saint Pancrasse, de l’ENS départemental du marais de Montfort
à Crolles, de la Réserve naturelle de l’île de la Platiere à Sablons, de l’ENS des marais des Goureux à Vourey

9 h 50 Echanges

10 h 15 Quelles mesures adaptées ou à faire évoluer pour la gestion d’un espace naturel protégé ?
Philippe Théodore, du service régional d’économie agricole de la Direction régionale de l’Agriculture et de la forêt (sous réserve)
Laetitia Idray, du service économie agricole de la Direction départementale de la forêt et de l’agriculture
Yves François, vice-président chargé de l’environnement à la chambre d’agriculture de l’Isère
Lilian Vargas, de l’Association pour le développement de l’agriculture dans l’Y grenoblois
Yves Raffin, de la Fédération des alpages de l’Isère (sous réserve)

11 h  Echanges

11 h 30 Rôle et place de l’agriculture pour la préservation des zones humides dans le cadre du futur Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux 2009 par Eric Parent, de l’Agence de l’eau

12 h Synthèse par Hervé Coquillart, du Conservatoire du Rhône-Alpes des espaces naturels
14 h Restitution des travaux réalisés dans le cadre du Pôle départemental de recherche sur la biodiversité
Ouverture par Catherine Brette, Conseillère générale, Présidente du Pôle départemental de recherche sur la biodiversité
14 h 15 Biologie et dynamique de Helleborine des castors (Epipactis fibri), micro endémique des îles du Rhône par Irène Till-Bottraud, du laboratoire d’écologie alpine

14 h 45 La forêt vieillissante : quelles représentations pour le public, quelles suggestions pour les gestionnaires, par Benoit Dodelin du laboratoire d’écologie alpine et Pierre Le Quéau du Centre de sociologie des représentations et des pratiques culturelles

15 h 45 Constitution et mise en œuvre d’un indicateur fiable permettant d’évaluer la valeur écologique des espaces naturels sensibles forestiers en Isère, par Yoan Paillet du Cemagref

16 h 15 Corridors biologiques : utilisation du radar harmonique pour valider un outil de simulation de connectivité, par Pierre Joly du laboratoire d’écologie des hydrosystèmes fluviaux

16 h 45 Approche multi-échelles de la dynamique post-culturale des écosystèmes prairiaux de la Réserve naturelle nationale des hauts-plateaux du Vercors, par Abderrahim Bouasria du laboratoire d’écologie alpine

17 h 15 Fin des travaux

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FCO: les éleveurs face au désengagement de l’Etat

La confédération paysanne n’apprécie pas la façon dont l’Etat traite le dossier de la fièvre catarrhale ovine
« Depuis l’apparition de la FCO, nous assistons à une gestion incohérente, et non harmonisée sur le plan européen, de l’épidémie et de ses conséquences.
Dans l’ultime dispositif vaccinal présenté par le ministère, il apparaît que l’Etat choisit de ne pas gérer la maladie dans le cadre d’une prophylaxie sanitaire collective.
Ainsi pour le sérotype 8, la vaccination va se dérouler dans le cadre d’une relation libérale entre vétérinaires et éleveurs, ce que nous déplorons.
Par conséquent, les honoraires pratiqués par les vétérinaires seront libres alors que dans le même temps ils percevront directement une aide européenne pour assurer l’acte.
De plus, en l’absence, à ce stade, d’un cadre sanitaire précis, les éleveurs vont devoir déterminer, à leurs risques et périls, la stratégie vaccinale au sein de leur élevage.
Par souci d’efficacité, nous souhaitons que les éleveurs qui le voudront puissent réaliser eux-mêmes la vaccination. Des précisions doivent être apportées quant aux modalités de délivrance du vaccin par les vétérinaires du fait que les doses seront mises à disposition progressivement et en quantité insuffisante !
Concernant le sérotype 1 dont on connaît l’extrême dangerosité pour les ovins, il est nécessaire d’envisager rapidement une vaccination sur une large bande allant de Biarritz à Menton dans le sud de la France, incluant les bassins ovins laitiers.
Alors que la FCO sévit en France depuis 2000, il est déplorable que l’Etat n’ait pas su anticiper cette crise en tirant les leçons de l’expérience Corse concernée par 4 sérotypes !
En particulier, il aurait été salutaire d’envisager dès 2006 une stratégie vaccinale, plutôt que de compter sur le zonage pour enrayer la diffusion du virus par un vecteur autochtone. Nous regrettons que des considérations économiques et commerciales aient prévalu sur des considérations sanitaires et zootechniques.
Aujourd’hui, le désengagement de l’Etat préfigure d’une nouvelle manière d’appréhender les crises sanitaires en substituant à une gestion réglementée, collective et mutualisée une gestion relevant strictement du dogme libéral dans laquelle l’éleveur se retrouve seul à assumer les risques ».

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Interdiction du MON 810: les producteurs contre-attaquent

L’Association Générale des Producteurs de Maïs, composante d’ORAMA avec l’AGPB et la FOP, a déposé deux recours au Conseil d’Etat -l’un en annulation, l’autre en référé suspension- contre l’arrêté du 7 février, modifié par un second arrêté du 13, qui interdit la culture du maïs Bt MON 810 en France.

Une interdiction qui viole le droit

Sur le fond, l’interdiction n’a aucun fondement scientifique, ainsi que cela a déjà été souligné depuis quelques semaines, et les deux arrêtés violent donc le droit en vigueur en la matière. Comme en ont témoigné les réactions venues du milieu de la recherche lorsqu’elle a été annoncée, notamment les réactions de la très large majorité des chercheurs membres du Comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM, l’interdiction est l’aboutissement d’une démarche exclusivement politicienne.

Une décision à suspendre en toute urgence

En visant à l’interdiction de semer du maïs Bt pour la récolte 2008, la décision prise par le Gouvernement est susceptible de causer rapidement de graves préjudices dans les zones où le maïs conventionnel est exposé à des attaques de pyrale et sésamie, d’où le recours en référé suspension :
- préjudice économique car le maïs BT préserve la récolte des attaques des ravageurs. En 2007, le maïs OGM procurait un bénéfice supplémentaire de 100€/ha en moyenne.
- préjudice environnemental, car les producteurs devront effectuer 1 à 2 traitements insecticides. Recourir à ces traitements indispensables pour protéger la culture marquerait un retour en arrière par rapport au maïs Bt plus respectueux des insectes non ciblés.
- préjudice sanitaire car le maïs BT réduit très significativement certaines fusarioses et permet donc de répondre plus facilement à la demande de maïs à faible teneur en mycotoxines sur les marchés.

L’AGPM défend ainsi les intérêts de la filière maïs et soutient pleinement les agriculteurs qui ont décidé d’attaquer individuellement l’arrêté d’interdiction du maïs BT.

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Une Éco-Région tournée vers l’agriculture de demain

Le Conseil régional Rhône-Alpes mène une politique volontariste en matière d’agriculture de qualité, de production biologique, de soutien aux jeunes agriculteurs et d’aide à l’installation. Ceci sera démontré lors du salon agricole de Paris avec la visite de Jean Jack Queyranne. Après avoir consacré plus de 113 millions d’euros (hors formation et innovation) à sa politique agricole entre 2005 et 2007, cette visite sera l’occasion de réaffirmer la volonté de la Région Rhône-Alpes de s’imposer comme une Éco-Région.

Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes visitera le Salon International de l’Agriculture, mardi 26 février 2008.
(Parc des Expositions – Porte de Versailles – Paris)
En présence de Bernard SOULAGE, Premier Vice-président délégué aux Transports, Déplacements et Infrastructures et de Éliane GIRAUD, Conseillère déléguée à l’Agriculture, au Développement rural et aux Parcs naturels régionaux.

Au programme de cette visite :

11h : Visite des espaces Rhône-Alpes et rencontre avec les exposants de la Région (Hall 7.2) avec le comité de promotion des produits agricoles et alimentaires R3AP.

Les terroirs de Rhône-Alpes représentent une source de développement économique, d’attractivité et d’équilibre territorial. Chambres d’Agriculture, agriculteurs, entreprises agro-alimentaires… l’ensemble des acteurs de l’agriculture régionale seront représentés sur ce salon.

12h : Discours sur l’Espace Rhône-Alpes (Hall 7.2 – Stands c26-d27)

12h15 : Cocktail sur l’Espace Rhône-Alpes

12h45 : Point presse avec Jean-Jack QUEYRANNE, Éliane GIRAUD et les jeunes agriculteurs rhônalpins sur le stand de l’Espace Rhône-Alpes

Lors de cette édition, un accent particulier sera mis sur les aides à l’installation pour les jeunes agriculteurs ou nouveaux installés, et trois d’entre eux accompagneront la délégation Rhônalpine sur le Salon de l’Agriculture.

13h30 : Visite du stand du Département de la Drôme consacré à l’Agriculture Biologique (Hall 2- Stand g3)

La Région Rhône-Alpes, leader national des produits issus de l’agriculture biologique, a développé un plan en faveur de ce type d’agriculture avec l’objectif de doubler la production bio d’ici 2010.

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