Archive | 29 février 2008

MéDAILLE D’ARGENT POUR LES CONVERT

Qui ne connait pas la famille Convert dans le monde de la noix de Grenoble? Nuciculteurs à l’Albenc, les Convert Père et fils se sont lancés dans la transformation avec vente à la ferme et dans différents salons. Leurs produits sont d’excellente qualité et il n’est pas rare que l’un des membres de la famille nous invite à découvrir une nouveauté, toujours à base de noix, bien entendu…. Cette année, la famille a participé au concours général agricole au salon de Paris, dans la catégorie huile de noix. Est-ce une surprise que de dire que l’huile présentée a été récompensée d’une médaille d’argent ? Certainement pas…

convert.jpg Bernard Convert, ici à la fête du bleu à Autrans

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Salon Primevère: la Région très présente

Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, s’est rendu aujourd’hui sur le stand régional du Salon Primevère à Lyon (29 février-3mars). Au cours de cette visite, il a souligné la qualité du lien qui unit la Région à ses partenaires associatifs rhônalpins (CORABIO, Rés’OGM, FRAPNA, UNAF) et a pris position sur certains dossiers environnementaux sensibles. En voici les principaux points :

Des actions spécifiques en faveur de l’agriculture biologique

Région leader dans la filière « bio » au niveau national, le Conseil Régional a voté en 2007 un Plan de développement durable de l’agriculture biologique. Avec 2 M€ alloués chaque année, l’objectif est de doubler la production « bio » d’ici 2010. Dans ce cadre, le CROF BIO (Contrat Régional d’Objectifs pour les filières de l’agriculture biologique) mis en place avec l’ensemble de la filière ambitionne de créer 1600 exploitations agricoles « bio » d’ici 2009.
De plus, la Région propose des produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines des lycées, en partenariat avec CORABIO (Coopérative Rhône-Alpes pour l’Agriculture Biologique). Onze lycées étaient engagés dans ce projet en 2006/2007 et 20 en 2007/2008. La généralisation des produits biologiques dans la restauration collective d’autres établissements est en projet.

salonprimevere1.jpg

Un positionnement clair sur les OGM

Dès 2004, le Conseil Régional s’est prononcé pour le maintien d’un moratoire interdisant toute nouvelle autorisation de mise en production d’OGM et toute culture en plein champ. Plus récemment, la Région a soutenu la mise en œuvre de la clause de sauvegarde au niveau européen contre le maïs transgénique MON 810.
Quant au projet de loi sur les OGM voté au Sénat le 8 février dernier, qui fait suite aux conclusions du Grenelle de l’environnement, il prévoit de lourdes punitions pénales* contre les faucheurs, ce qui est inacceptable. Dans ce cadre, l’Association des Régions de France (ARF), coordonnée par le Président de la Région Rhône-Alpes, réaffirme son attente d’un véritable débat public sur ce projet de loi, qui sera examiné en avril par l’Assemblée Nationale.

*la destruction de parcelles est punie de deux à trois ans de prison et de 75 000 à 150 000 € d’amende.

Des initiatives contre la pollution du Rhône aux PCB

Les PCB (PolyChloroBiphéniles), utilisés dans diverses applications industrielles, sont des produits cancérigènes et hydrophobes qui s’accumulent dans les sédiments et les organismes vivants. Interdits de fabrication par l’Union Européenne depuis 1985, les PCB ont entraîné des dommages environnementaux, touristiques et économiques (notamment pour les pêcheurs amateurs et professionnels). Par précaution, la consommation des poissons pêchés dans le Rhône est aujourd’hui interdite dans la quasi-totalité du fleuve, depuis l’est de Lyon jusqu’à son embouchure.
Alors que l’Etat ne prévoit d’allouer que le tiers des sommes nécessaires à la cartographie de cette pollution sur l’ensemble des cours d’eau régionaux, la Région Rhône-Alpes agit. Elle participe à hauteur de 7 M€ au Plan Rhône qui consiste notamment à faire diminuer les pollutions toxiques rejetées dans le fleuve par les industries.

Une participation active à la mobilisation contre le pesticide Cruiser

En janvier dernier, le ministre de l’agriculture a autorisé par arrêté la commercialisation d’un nouveau pesticide, le Cruiser*, dont la molécule active détruit le système nerveux des abeilles. Une ample mobilisation s’organise contre ce pesticide. La Région, partenaire de l’opération « l’abeille, sentinelle de l’environnement », s’associe à cette campagne et dénonce le péril que le Cruiser fait courir aux insectes pollinisateurs. Ainsi, Jean-Jack Queyranne a adressé fin janvier à Michel Barnier un courrier demandant le retrait de cet arrêté. Une pétition de l’Union Nationale des Apiculteurs Français (UNAF) est également accueillie sur le stand de la Région pendant le salon.

* commercialisé par le laboratoire suisse Syngeta pour lutter contre le taupin, qui ravage les cultures de maïs

Un soutien affiché à l’association KOKOPELLI

Cette association d’écologistes militants qui récolte, conditionne et commercialise des semences traditionnelles vient d’être condamnée à une lourde amende, sur recours de l’Etat, pour avoir commercialisé des semences non inscrites au « Catalogue national » officiel. La Région tient à manifester sa solidarité à l’association KOKOPELLI.

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SharCo pour venir à bout de la sharka

Hier, l’INRA a présenté le nouveau programme européen de recherche SharCo, destiné à lutter contre la sharka, une maladie virale végétale grave touchant les pruniers, abricotiers et pêchers. Il est coordonné par l’INRA, sera conduit de 2008 à 2012 et implique 17 instituts de 12 pays européens et d’Amérique du Nord. Il est doté d’une contribution européenne de 3 millions d’euros pour un budget total de 4 millions d’euros.

 
La maladie de la sharka affecte les arbres fruitiers à noyaux du genre Prunus : pêcher, abricotier, prunier. Cette maladie nommée également « variole du prunier » est apparue en 1915 en Bulgarie et elle est considérée comme la plus grave en termes d’impacts économique et agronomique chez ces espèces fruitières. Le virus provoque des anneaux chlorotiques sur feuilles et fruits, une déformation des fruits (prunes, abricots, pêches) et leur chute précoce des arbres. Ces fruits déformés et pauvres en sucres ne sont pas commercialisables. Actuellement, la lutte contre cette maladie passe essentiellement par la prophylaxie : surveillance régulière des vergers et des pépinières, arrachage immédiat des plants contaminés, utilisation de matériel de plantation sain ou certifié.

sharka-inra.jpg

Le programme européen SharCo (Sharka Containment) vise à mettre au point des stratégies de lutte intégrée pour prévenir l’extension de cette maladie : détection, épidémiologie, stratégies de prospection et de prévention en pépinières et vergers, création de variétés résistantes, évaluation de nouvelles stratégies de résistance… L’accent sera mis sur le développement de systèmes pour détecter, évaluer et prendre des mesures en cas d’apparition de souches encore inconnues en Europe. L’objectif de ce projet est de mettre en place, au niveau européen, des systèmes de gestion du risque pour la maladie de la sharka, en appui aux politiques européennes et impliquant l’ensemble des acteurs de la filière fruits et de la protection des végétaux de chaque état membre.

Pour François Houllier, directeur scientifique « plante et produits du végétal » de l’INRA, « cette alliance des chercheurs au niveau international permettra d’augmenter significativement les connaissances sur cette maladie et de construire une stratégie de lutte intégrée qui sera utilisable dans tous les pays« .

La diffusion des résultats faisant partie des objectifs des programmes européens, les chercheurs ont déjà prévu des publications d’articles dans des journaux à comité de lecture, l’organisation d’un symposium en 2011, et l’édition d’un rapport en 2012. Des dépôts de brevets sont envisagés en cas d’identification de nouveaux gènes de résistance ou de mise au point d’une nouvelle approche biotechnologique conduisant à la résistance au virus de la sharka.

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BOIS D’ICI, une nouvelle marque de l’Y grenoblois :

BOIS D’ICI, une nouvelle marque de l’Y grenoblois a pour but premier de valoriser le bois local. Il s’agit d’un enjeu important de développement durable pour le territoire concerné.

L’ADAYG a créée en 2002 la marque TERRES D’ICI pour promouvoir les produits et services agricoles de l’Y grenoblois ainsi que ses acteurs.

S’inscrivant dans une même démarche et en complément de cette marque qui identifie les produits et services de qualité issus de l’Y grenoblois, l’ADAYG vient de déposer à l’Institut National de la Propriété Industrielle en décembre 2007, une nouvelle marque logo12.jpg Bois D’ici a pour objectif de développer dans un territoire identifié, l’Y grenoblois, la promotion d’une foresterie péri-urbaine de qualité et durable s’appuyant sur le message « produits ici, consommés ici ». Ces produits concernent en particulier le bois énergie (bois bûche et bois déchiqueté).

Cette marque intègre également la notion de services et repose sur 3 types d’engagement :

- Une origine géographique
- Une qualité de produits et services
- Une gestion durable des forêts

BOIS D’ICI est le fruit d’un travail engagé, il y a plus de 2 ans, avec les partenaires de la forêt et de la filière bois : *ONF, CRPF, UGDFI, AGEDEN, SFP-38, CDA38, CNIEFEB, coopération forestière, entreprises…
La phase actuelle est de finaliser le concept de fonctionnement de la marque et les modalités de partenariat technique, commencer le travail d’animation du réseau…

Marijke POLS – Responsable du pôle économique ADAYG
Jacques VANGHELUWE – Animateur forêts péri-urbaines et filière bois : jacques.vangheluwe@adayg.org

* Office National des Forêts. Centre Régional de la Propriété Forestière. Union des Groupements pour le Développement de la Forêt privée en Isère. Ageden : association pour le développement des énergies renouvelables. Syndicat des Forestiers Privés de l’Isère. Compagnie Nationale des Ingénieurs et experts forestiers et des experts bois. Chambre Départementale de l’Agriculture.

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Flambée des prix: les JA proposent des solutions

« Plus de transparence pour plus de respect des consommateurs et des producteurs ! » Au moment où se déroule à Paris le Salon de l’Agriculture et que sont révélés les chiffres d’une enquête de l’Institut national de la consommation (INC), les Jeunes Agriculteurs questionnent les véritables responsables et proposent leurs solutions.

Quelques exemples en disent plus long que tous les discours :
Le chiffre relatif au prix du « jambon blanc supérieur » aurait ainsi augmenté selon l’INC de 44% alors que le revenu des producteurs de porc ne cesse de chuter.

Le lait : alors que le prix du lait ne représente que 10 % du prix final du yaourt (le reste passant dans le marketing et l’emballage), comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40% ?

Des solutions existent !
« Il serait urgent de réfléchir à des alliances communes entre agriculteurs et consommateurs qui se situent aux deux extrémités de la chaîne. Pourquoi ne pas lancer également une marque de producteurs indépendante du circuit traditionnel ? » propose Philippe Meurs, le Président des Jeunes Agriculteurs. A qui profite le « crime » ? s’interrogent ainsi les Jeunes Agriculteurs, qui réclament plus de transparence sur les pratiques des industriels et des GMS, un encadrement plus strict des marges, sans attendre la Loi Chatel qui ne résoudra en rien cette problématique.

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La troublante histoire de la jachère

La troublante histoire de la jachère, éd. Quae, 2008.
 

Pierre Morlon, François Sigaut. De nos jours, qui sait réellement ce qu’était la jachère autrefois en France ? L’histoire du mot « jachère » et la discussion sur les pratiques qu’il désignait mettent en jeu et éclairent des questions qui sont toujours d’actualité en agriculture.

 
Comment un mot – qui pour les cultivateurs de sa région d’origine a toujours désigné une suite de labours qui nettoyaient le sol des mauvaises herbes et préparaient le semis – peut-il s’appliquer maintenant à son exact opposé : une végétation spontanée que les agriculteurs n’ont pas le droit de détruire ? Quel rôle le regard des lettrés et gens de la ville a-t-il joué dans cette incroyable dérive ? Et comment la confusion qu’ils ont créée a-t-elle été instrumentalisée par les propriétaires terriens ?Ce livre s’adresse aux agronomes et à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’agriculture.Collection Sciences en partage

Éditions Quae, 2008, 160 p.
Prix recommandé 29,00 €

> Informations et commande sur le site des Éditions Quae

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Cas de rage en Seine-et-Marne

L’Institut Pasteur a confirmé le 26 février un cas de rage chez une chienne dénommée Cracotte et vivant à Grandpuits (Seine-et-Marne). Cet animal a été euthanasié le 19 février dernier. Cracotte était une chienne à poil ras couleur jaune-fauve, avec des poils blancs sur le museau et le poitrail, d’une cinquantaine de centimètres au garrot et d’un poids d’environ 10 kilos. L’analyse a révélé une souche virale canine d’origine marocaine.
Une enquête épidémiologique a été engagée afin d’identifier et prendre en charge les personnes qui auraient pu entrer en contact avec Cracotte entre le 1er février inclus et le 19 février. Cette période correspond à la période d’excrétion du virus de la rage par cet animal.
Une vingtaine de personnes déjà identifiée, à ce jour, comme ayant été en contact avec Cracotte ont été prises en charge et dirigées vers un centre antirabique pour recevoir, si nécessaire, un traitement préventif.
Parallèlement, l’enquête vétérinaire a permis, jusqu’à présent, d’identifier un chien qui pourrait être lié à l’infection de cette chienne, il s’agit d’un labrador croisé noir dénommé Youpi, mort à Grandpuits le 5 janvier dernier. L’enquête se poursuit en Seine-et-Marne et dans d’autres départements afin d’obtenir plus d’indications sur les endroits fréquentés par ces deux chiens.
Selon les informations connues à ce jour, la période à risque de contamination pour l’homme et les animaux en contact avec ces deux chiens débuterait le 15 décembre 2007 et se terminerait le 19 février 2008.

Les personnes qui auraient été mordues, griffées, égratignées, ou léchées
sur une muqueuse (bouche, yeux…) ou sur une peau lésée, par un chien,
dans les environs de Grandpuits (Seine et Marne)
ou dont l’animal aurait été en contact avec Cracotte ou Youpi,
entre le 15 décembre 2007 et le 19 février 2008
doivent appeler rapidement le 0800 13 00 00 (1)

La rage est une maladie mortelle si la contamination n’est pas traitée à temps. Elle est transmissible pendant toute la période d’excrétion du virus chez l’animal, soit environ 15 jours avant l’apparition des signes de la maladie.

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Activités forestières et réglementation

De nombreux agriculteurs ont une forêt et de fait exercent une activité forestière, complémentaire à celle de leur métier. Bien souvent, ils ne connaissent pas les conditions juridiques, fiscales, sociales…dans lesquelles ils peuvent l’exercer. Cette méconnaissance, souvent liée à des a priori non fondés sur le contexte réglementaire, les amène à prendre des risques, soit personnels soit pour leur entreprise agricole.

Pour les aider et les guider, en particulier les agriculteurs du Pays Voironnais et de l’Y grenoblois, l’ADAYG organise dans le cadre de VIVEA une formation courte sur 1 journée et demie à Saint Etienne de Crossey :

–vendredi 14 mars  après –midi
–jeudi 20 mars  toute la journée

Cette formation sera constituée de 3 modules :

1. Identifier les risques liés à l’activité forestière pour la pratiquer dans des conditions optimales de sécurité (intervenant MSA des Alpes du Nord),
2. Maîtriser la réglementation liée à l’exercice de cette activité (intervenants ADAYG et GESTAGRI, GROUPAMA sous réserve),
3. Envisager une diversification, informations sur le projet de plateforme bois énergie du Pays Voironnais et la marque BOIS D’ICI (intervenants ADAYG, services du Pays Voironnais sous réserve)

Pour plus d’informations, veuillez contacter Jacques VANGHELUWE au 04 76 20 67 52

ou : jacques.vangheluwe@adayg.org

BULLETIN D’INSCRIPTION A LA FORMATION « ACTIVITES FORESTIERES & REGLEMENTATION »
A imprimer et à retourner par fax (04 76 40 38 44) ou courrier à jacques VANGHELUWE – ADAYG- (Maison des Agriculteurs 40 avenue Marcelin Berthelot BP 2608 GRENOBLE Cedex 2) avant le 10 mars 2008
NOM :
Prénom :
Agriculteur à :
Adresse :
Téléphone :
Souhaite participer à la formation courte « Activités forestières et réglementation » organisée par l’ADAYG

Catégorie enseignement-formation, forêtCommentaires fermés


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