Archive | juin, 2008

Méaudre à l’heure du bio

Grand festival du bio sur le Vercors, à Méaudre, sur deux jours, samedi 5 et dimanche 6 juillet. Accès libre pour le public à la foire et à toutes les conférences et animations. Pour cette huitième édition, 120 exposants seront présents sur la place du village, dans tous les domaines du bio.

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Au programme des conférences:

  • Samedi 5 juillet
  1. « Les fruits et les légumes qui soignent » par Gilles Corjon, herboriste
  2. « Les elixirs floraux  » par Murielle Gremillon
  • Dimanche 6 juillet
  1. « Du bioclimatisme à la construction saine et ressourçante » par Bernard Yves Capelle

ANIMATIONS

  • Un espace réservé aux enfants avec différents ateliers
  1. Les bonhommes mini-soupe : fabrication d’un petit bonhomme avec les légumes qui rapellent la bonne soupe des grands mères
  2. Jeux pédagogiques sur les énergies dans le Parc naturel régional du Vercors en sensibillisant les enfants à l’utilisation de l’énergie dans leur quotidien
  • Un spectacle intitulé  » Salsifis au pays des crasses tignasses » sur le thème de l’équilibre alimentaire et de la société de consommation
  • Une balade sur le thème des insectes avec Charlotte Conchon
  • Une mini-ferme
  • Un espace restauration (produits exclusivement bio)

EXPOSITION

  • Au fil du bois, portraits d’architectures

Présentation de 18 réalisations de caractère, dans des contextes variés dans lesquels le bois trouve toute sa justification.

Catégorie foires/salonsCommentaires fermés

Pour un réel débat sur les objectifs

Dès demain, la France préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’au au 31 décembre 2008. Pour la Confédération paysanne, la France doit impulser la cohérence de la politique agricole et alimentaire.
« La crise alimentaire et énergétique actuelle impose d’admettre que la définition des politiques publiques doit considérer les enjeux alimentaires, sociaux et environnementaux auxquels l’agriculture peut contribuer favorablement pour l’intérêt général.
Dans le même temps, l’incapacité de l’Organisation mondiale du commerce à boucler le cycle de Doha, montre que supprimer tout outil de gestion et de régulation des marchés agricoles conduit à l’impasse.
Pour la Confédération paysanne, la France doit saisir l’occasion de la présidence de l’Union européenne pour organiser un réel débat sur les objectifs auxquels la politique agricole doit répondre.
Elle doit ainsi impulser la réflexion européenne sur la Politique agricole commune d’après 2013.
Nous participerons aux événements agricoles européens organisés par Michel Barnier à l’occasion de ce semestre, afin d’y exprimer les préoccupations des paysans et les actions à mettre en œuvre immédiatement pour garantir leur existence et leur revenu ».

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Anticiper une pandémie de grippe aviaire

La préparation à une pandémie grippale est l’affaire de tous et doit mobiliser tous les échelons de l’Etat. Dans un souci de constante amélioration du dispositif national de prévention et de lutte « Pandémie grippale » (actualisé en 2007), la circulaire conjointe du ministère de l’Intérieur et de la Santé parue le 10 avril 2008  propose aux maires, en tenant compte des spécificités de chaque commune, une aide méthodologique pour s’y préparer. Il s’agit de guider l’action des élus locaux en situation de crise endémique. Voir toutes les informations sur le site: www.grippeaviaire.gouv.fr

Premier interlocuteur des citoyens, le maire joue, en situation de crise, un rôle essentiel dans la conduite et la mise en œuvre des orientations décidées par les pouvoirs publics. Son action durant une pandémie grippale sera primordiale : limitation des risques de contagion, maintien du fonctionnement des services communaux, protection des acteurs, information des populations etc.

La France bénéficie toujours d’un statut indemne vis-à- vis de l’influenza aviaire. Le dispositif de surveillance repose  sur deux méthodes:

1/ La surveillance « passive »
- 950 oiseaux sauvages trouvés morts ont été analysés depuis janvier 2007. 7 étaient porteurs du virus H5N1
HP en Moselle (dernier résultat positif le 14.08.07)
-45 suspicions cliniques en élevages se sont toutes révélées négatives

2/La surveillance « active“ : enquêtes en élevage et au sein de l’avifaune sauvage.
-1 280 oiseaux sauvages ont étécapturés et analysés dans le cadre de la surveillance conduite par l’ONCFS  (Office National de la Chasse , de la Forêt et de la Faune sauvage).
-Surveillance ciblée sur 191 palmipèdes en Moselle.
-Enquête dans 1195 élevages ciblés.
La surveillance active n’a mis en évidence aucun virus hautement pathogène en France

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La ferme Cochet: la preuve par le bio

Si Jean-Jack Queyranne s’est rendu dernièrement -c’était le 19 juin- à Herbeys (Isère), à la ferme Cochet, pour faire un bilan d’étape de la politique régionale en faveur de l’agriculture (voir notre article précédent), ce n’est pas un hasard. C’est sans doute que cette exploitation, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois (le GAEC du Thicaut se compose de 8 associés), est un bon exemple dans ce domaine. Il a pu le constater de visu et féliciter les exploitants: »Vous apportez la preuve que le bio crée des emplois », a t-il dit notamment. Françoise Reiller qui exploite cette ferme avec son frère et six associés (Philippe, Marylène, Vincent, Bernadette, Rémi, Christian), a eu l’occasion de la faire visiter à une trentaine de personnes, élus régionaux et départementaux, responsables de chambres d’Agriculture et d ‘associations, journalistes. Un rôle de guide qui élargit sa palette de compétences.

Comment ça marche une ferme bio?

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L’exploitation en polyculture élevage est certifiée AB. Surface: 117ha de terre agricole dont 12ha de céréales, 2ha de blé panifiable, 15ha de prairies temporaires. Troupeau: 46 vaches laitières de race Montbéliarde nourries à l’herbe et au foin. Conduite extensive: 0,7UGB/ha. Autonomie fourragère en herbe et céréales (en année normale). Autonomie de fumure.

Elevage porcin: 32 porcs à l’engrais en semi plein-air. Nourris avec le petit lait (serum) issu de la fromagerie.

La production: produits laitiers et charcuterie fermière

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Françoise Reiller présente la gamme des produits fermiers vendus sur l’exploitation

La production totale – 237 000l de lait/an- est transformée à la ferme dans une fromagerie aux normes CE. 202 200l sont transformés en fromages frais et secs vendus à la ferme: fromages blanc, yaourts vanille, yaourts nature, pot de crème, tomme de Belledonne, raclette, pâte cuite (type gruyère), St Barnard, cendré (type morbier).

lait cru: 35 000l

En charcuterie fermière : abattage à l’abattoir de Grenoble. Découpe et transformation au GAEC. Vente au détail à la ferme: côtelettes, rouelle, rôti, saucisson, pâté, boudin, etc. Grosse demande. Gros travail mais bonne valorisation.

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Elevage porcin en semi plein-air. La demande en charcuterie fermière est soutenue

La commercialisation

48% par livraison deux fois/semaine sur Grenoble: environ 25 clients (magasins bio, épiceries, fromageries spécialisées, grossistes bio, restaurants, traiteurs et cantines).

45% en vente directe à la ferme et sur 3 marchés hebdomadaires

5 à 10% restauration

Organisation du travail

Les 8 associés du GAEC ont travaillé 15 500h en 2007. Chaque associé est responsable d’un secteur et chaque activité peut être assurée par au moins deux personnes. Les décisions sont prises en réunions bimensuelles et le quotidien géré à l’occasion de deux repas hebdomadaires pris en commun.

Trois gros postes de travail:

- traite et soins du troupeau: 3400h

- transformation: 5350h

- commercialisation: 1900h

A ces trois postes principaux s’ajoutent la charcuterie (680h), des travaux de construction de bâtiments, des travaux mécaniques de la CUMA locale et des travaux liés au bois (bûches et granulés). Le GAEC développe en effet une activité bois-énergie. Sa production -400 à 500m3 de bois déchiqueté, assure son autosuffisance et lui permet de vendre à quatre clients dont la commune d’Eybens. Un poste de travail devenu important: 815h en 2005.

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Jean-Jack Queyranne sait tout désormais du fonctionnement de la ferme Cochet

Un rapide bilan établi par le GAEC du Thicaut souligne que les atouts de l’exploitation (bâtiments fonctionnels, force du groupe, CUMA locale, charges sociales limitées, économies d’énergie) arrivent à compenser les contraintes (terrain accidenté et séchant, matériel de fenaison ancien, temps et contraintes de travail importants, prix foncier élevé). Mais c’est un défi quotidien que relève le GAEC du Thicaud. Ses objectifs affichés attestent son dynamisme:  progresser sur l’autonomie protéique, diminuer le temps de travail pour tous, poursuivre la production d’énergie renouvelable, mettre en place un petit élevage de chèvres.

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Création d’une association Bois des alpes

Une importante rencontre, en présence de l’ensemble des acteurs de la filière vient d’avoir lieu avec pour objectif : la mise en place d’un processus concret de mise en œuvre de la démarche bois des Alpes.

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La signature du protocole d’intention le 11 mars 2006 à Clelles par un ensemble d’acteurs, illustre la volonté des signataires d’agir ensemble pour améliorer la compétitivité de la filière bois alpine notamment au travers de la démarche Bois des Alpes.
Aussi pour concrétiser cette volonté des acteurs, et compte tenu du contexte, il est apparu nécessaire d’entrer, dès à présent, dans une phase opérationnelle pour le projet Bois des Alpes.
Ainsi la réunion a permis de présenter les possibilités offertes à Bois des Alpes et de définir ensemble le schéma de mise en œuvre le plus adapté aux objectifs de la démarche à travers le choix du signe distinctif. Le choix de ce signe était important pour décider de la forme juridique de la future structure porteuse du projet.

- Positionnement de la démarche Bois des Alpes vis-à-vis des autres initiatives de promotion des bois en cours sur le massif alpin.

Une des volontés de la démarche Bois des Alpes est d’être fédératrice.
L’objectif est de laisser la possibilité aux initiatives en cours sur le massif de se développer conjointement tout en leur laissant le choix de participer à Bois des Alpes sans renoncer à leur propre démarche. De ce fait, l’AOC Chartreuse, la marque PNR Bois des Bauges, Bois Qualité Savoie sont compatibles avec Bois des Alpes.
Ce positionnement est important pour l’ensemble des acteurs du projet et a été un élément qui a guidé l’étude des possibilités de signes distinctifs destinés au projet.

-Consensus des participants (et signataires du protocole d’intention du 11 mars 2006 sur la démarche Bois des Alpes) autour de l’importance de commencer la construction de la démarche par la mise en place de la marque collective de certification et sa structure porteuse à compter de ce jour.
La proposition de construction d’une association organisée en collèges a été décidée.
Celle-ci est destinée à porter le projet Bois des Alpes, dans un premier temps, puis la future marque collective de certification à long terme.
Son rôle est de promouvoir la marque, de la défendre et de la gérer, en aucun cas il ne s’agit d’une structure de commercialisation des bois. L’objectif principal de Bois des Alpes n’est pas commercial. L’association assure certes une fonction de promotion, mais de la marque et des spécificités des bois relatif au cahier des charges de la marque Bois des Alpes.

L’association
Les participants ont décidé des caractéristiques suivantes :
- Les membres doivent être des représentants de chaque maillon de la filière sur le massif alpin. L’importance de la représentation de l’ensemble des maillons de l’amont vers l’aval a été plusieurs fois évoquée et sera un des éléments important pris en compte pour la construction de l’association.

- L’ensemble des membres de l’association devront être égaux et avoir une force de représentation équivalente.
- Les scieurs doivent être intégrés.
Dans un premier temps l’objectif est de rallier les syndicats de scieurs des deux régions Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur. Si ces derniers ne souhaitent pas participer, la décision a été prise de rassembler des scieurs qui désirent participer au projet.
Pour conserver la représentativité de chaque maillon, ce groupe de scieurs devra atteindre un volume total de sciages compris entre 100 000 à 150 000 m3, ce qui représente entre 18 et 27 % des sciages du massif des Alpes (selon les résultats de sciages globaux EAB DRAF SERFOB 2004).
- Le dialogue avec les syndicats de scieurs doit être amorcé par les interprofessions régionales dans un premier temps.

Construction de l’association
La proposition de rédiger les statuts, d’organiser une réunion de relecture des statuts et l’assemblée générale constitutive a été décidée. Cette dernière devra avoir lieu au cours du mois de septembre 2008.

Pour faciliter le démarrage de l’association et constituer l’autofinancement initial (20 %), une demande sera faite auprès de France Bois Forêt dans le cadre de la Contribution Volontaire Obligatoire. M. Charles Milliat et M. Jean-Claude Monin, délégué et vice délégué de France Bois Forêt Rhône-Alpes, ont pris acte de cette décision et s’engagent à soutenir cette demande de financement auprès de France Bois Forêt.

Une réunion de relecture des statuts de l’association a lieu
le lundi 28 Juillet à 14h30
à la mairie de Saint-Michel-Les-Portes 38 650

Dans l’optique de cette réunion, courrier comprenant une invitation ainsi que le projet de statuts sera envoyé aux personnes concernées par ce projet

Étaient présents à cette réunion préparatoire:

Jean Bernard, président de l’UGDFI, Jean Claude Monin président des Communes Forestières Rhône-Alpes, Olivier Chaumontet, directeur des Communes Forestières Rhône-Alpes, Patrick Chion, président AFTBM, Charles Milliat, président du Syndicat des Forestiers Privés de l’Isère, Valérie Nier, présidente de l’Association SVBT, Guy Charron, président des Communes Forestières de l’Isère, Marc-Jean Robert, chargé de mission filière bois Direction Générale adjointe aux Politiques territoriales Conseil Général Savoie, Francis de Morogues, chargé de recherche et développement FCBA, Patrick Lambouroud, Créabois Isère, François Vedeau, commissaire adjoint à l’aménagement au développement et à la protection du massif des alpes DIACT, Sylvain Ougier, technicien au CRPF et PNR Chartreuse, M. Mathieu Rousset, Conseil Régional Rhône-Alpes DADR, René Guineret, CRPF Rhône-Alpes, Olivier Chirpaz, chargé de mission Communes Forestières de l’Isère, Vincent Mercier, FIBRA, Jessica Masson Communes Forestières Rhône-Alpes, Lydie Boisse, stagiaire démarche Bois des Alpes.

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Clonage animal: les députés européens vont voter

A l’initiative de son président Neil Parish (PPE-DE, UK), la commission de l’agriculture du Parlement européen a demandé  mercredi dernier l’interdiction du clonage animal à des fins alimentaires dans l’UE ainsi qu’un embargo sur les importations d’animaux clonés, de leur progéniture, ainsi que de la viande et des produits laitiers issus de cette filière.
Dans un projet de résolution adopté à l’unanimité, les membres de la commission parlementaire invitent « la Commission à présenter des propositions interdisant:
-le clonage d’animaux à des fins alimentaires,
-l’élevage d’animaux clonés ou de leur progéniture,
-la mise sur le marché de viande ou de produits laitiers issus d’animaux clonés ou de leur progéniture, et
-l’importation d’animaux clonés, de leur progéniture, de leur sperme et d’embryons d’animaux clonés ou de leur progéniture, ainsi que de viande et de produits laitiers issus d’animaux clonés ou de leur progéniture ».

Ce texte, qui sera soumis au vote du Parlement européen dans son ensemble courant juillet, souligne les doutes émis par plusieurs groupes d’experts européens, en particulier sur la santé des animaux clonés. Dans un avis préliminaire émis en janvier 2008, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait mis en lumière des problèmes de santé, de bien-être et de mortalité plus élevés chez ce type d’animaux. Pour sa part, le Groupe européen d’éthique a indiqué à la même époque ne voir aucun argument convaincant pour justifier la production de denrées à partir de clones et leurs descendants, considérant que les niveaux actuels de souffrance et les problèmes de santé des mères porteuses et des animaux clonés rendent cette technique douteuse sur un plan moral.

Les députés soulignent par ailleurs que le clonage aurait pour effet de réduire considérablement la diversité génétique parmi les animaux d’élevage – augmentant du même coup le risque que des troupeaux entiers soient décimés par les maladies auxquelles ils sont réceptifs -, et qu’il pourrait nuire à l’image du modèle agricole européen, fondé sur la qualité des produits, le respect de l’environnement et des critères strictes de bien être des animaux. Ils rappellent que la directive 98/58 sur la protection des animaux d’élevage interdit les méthodes naturelles ou artificielles susceptibles de causer des souffrances ou des dommages.

A l’heure actuelle, aucun produit obtenu à partir d’animaux clonés n’est commercialisé en Europe ou dans le reste du monde. Toutefois, les experts estiment que ces produits pourraient arriver sur les marchés d’ici à 2010. Un moratoire sur la vente de ce type de produits, mis en place aux Etats-Unis en juillet 2001, a été remis en cause par les autorités sanitaires américaines (Food and Drug Administration), qui ont conclu en janvier dernier que la viande et le lait provenant de clones de bétail, de porcins et de caprins et leurs descendants, sont aussi fiables que celle des animaux élevés de façon traditionnelle.

Parallèlement au vote de ce projet de résolution, les députés ont aussi adopté une série de questions orales sur le clonage d’animaux auxquelles la Commission européenne devra répondre lors de la session plénière. Les parlementaires souhaitent notamment connaître la position de la Commission sur cette question et ses projets concrets en la matière.

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La démarche Bois des alpes est engagée

protocole-alpes-bois_signatures1.jpgProtocole d’Intention pour la mise en place d’une démarche de commercialisation des produits d’Alpes Forêts Concept Bois des Alpes.

Sur le territoire de l’arc alpin, les partenaires de la filière bois regroupant les acteurs amont, forêt privée, forêt publique, et coopératives d’exploitation, ainsi que les acteurs avals, scieries, charpenteries, et bureaux d’étude, ont décidé de se concerter pour aboutir à une démarche de commercialisation des bois issus du territoire alpin en adéquation avec les besoins des marchés régionaux, nationaux, et européen notamment dans la dimension transalpine.

Préambule
Alors que l’utilisation du matériau bois connaît un regain d’intérêt dans le domaine de la construction, la part constituée par la ressource locale en bois secs est très faible voire inexistante dès lors qu’il s’agit de bois séchés, ou de produits élaborés, tels que contrecollés et multiplis, ou même seulement respectant l’exigence d’éco-certification PEFC.
La demande des utilisateurs, en effet, est celle de bois répondant aux caractéristiques visuelles ou de résistance mécaniques définies dans les normes européennes auxquelles répondent dès à présent les bois d’importation des pays d’Europe du Nord ou de l’Est. Ceux-ci sont ainsi régulièrement présents sur le marché au détriment des bois issus du massif alpin.
De plus la mise en place des normes de certification de provenance et de qualité des bois devient applicable dès l’année 2006 et viendra définitivement restreindre puis fermer le marché aux bois locaux si un effort significatif n’est pas entrepris très rapidement pour mettre en place le respect de ces normes pour les bois en provenance du massif alpin, et permettre ainsi de contrebalancer le recours à des ressources d’importation.
Par ailleurs l’intérêt du bois énergie s’est considérablement accru avec la flambée des prix du pétrole, redonnant ainsi un débouché local aux bois impropres à l’utilisation en bois d’œuvre, ou constituant un complément d’utilisation aux produits annexes aux bois d’oeuvre.

Dans ce contexte, les acteurs amont de la filière éprouvent la nécessité de promouvoir une démarche commune avec les acteurs de la première et deuxième transformation du territoire alpin, pour aboutir à une dynamique de commercialisation, la constitution d’une offre de produits caractérisés et conformes aux normes de qualité requises par le marché. Cette démarche conjointe représente une synergie aussi bien en terme de dynamique de développement sylvicole qu’en terme d’offre produits innovante adaptée aux besoins du marché.
Elle vise en premier lieu la valorisation d’une ressource très présente sur le massif alpin (42% du territoire est boisé), et également le redéploiement d’une activité économique et le maintien d’une activité rurale, garantissant le développement durable de ce territoire.

Objectifs opérationnels
Les objectifs visés par cette démarche conjointe et solidaire sont notamment :
- apporter une réponse aux besoins des transformateurs, utilisateurs et bureaux d’étude construction bois à partir de l’exploitation des bois de forêt en amont, anticipée à l’image de ces besoins.
- identifier les ressources par territoire et par essence en les caractérisant selon les normes de qualité requises, résistance mécanique, et caractéristiques visuelles,
- constituer une offre produit tenant compte des contraintes de temps de cycle d’exploitation, de la diversité des essences et des territoires,
- privilégier le mode contractualisation de produits tout au long de la filière et dès l’amont,
- disposer sur l’ensemble du territoire alpin d’un réseau de places de dépôt/tri et de pôles d’activité permettant d’assurer le traitement des demandes dans leur diversité,
- développer dans les forêts publiques et privées une gestion sylvicole dynamique propre à promouvoir l’utilisation des bois locaux,
- affirmer sur le territoire alpin la dimension économique de la forêt en lui redonnant la place qui lui revient sur le marché.

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Les plateformes comme celle de St-Michel-Les-Portes seront développées

Modalités
Dans cette perspective, les signataires conviennent :
- De rassembler, autour d’un concept de valorisation « Bois des Alpes », les représentants des divers territoires et les acteurs de l’ensemble de la filière, en structurant leurs relations pour favoriser la prise en compte des exigences technologiques, tout au long de la chaîne logistique d’élaboration des produits et en améliorer la commercialisation.

- De travailler sur la caractérisation des bois dans la perspective des exigences des transformateurs, des utilisateurs finaux ou des bureaux d’étude. Il sera ainsi constitué des groupes pilotes d’acteurs opérationnels amont-aval matérialisant le lien producteur-transformateur- utilisateur.

- De mettre en œuvre sur le territoire alpin la concertation forêt publique forêt privée initialisée en Rhône Alpes, à partir de démarches pilotes choisies pour leur exemplarité.

- De constituer un groupe de pilotage chargé d’animer les orientations retenues et de proposer dans les six mois les actions clés pour la faisabilité, la lisibilité, et la mise en place du concept Bois des Alpes.

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Paysans-squatteurs en Charente

Trois paysannes et paysans en quête de terre pour vivre de leur métier se sont installés depuis le 7 juin dernier au lieu dit « Le Chêne » sur la commune d’Ansac, en Charente. Ils sont menacés d’expulsion. La Confédération paysanne leur apporte son soutien. « Cette ferme, laissée à l’abandon depuis 2006 par la société EDISIT doit retrouver son activité d’origine : produire des denrées agricoles et faire vivre ceux qui la travaillent ! Alors que les défis, à tous les niveaux, international, européen, national et local, réaffirment la primauté de la production agricole pour subvenir aux besoins premiers des populations, un  tel lieu ne peut rester à l’état d’abandon ».

La Confédération paysanne demande la mise en place d’une table-ronde dans les plus brefs délais qui puisse permette à tous les interlocuteurs concernés de trouver une issue à cette situation afin d’engager le développement durable dont nous avons besoin dès maintenant en Charente comme ailleurs en France.

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L’Isère invente le terrain de sport itinérant

Une première en France et en Europe! En septembre, le Conseil général de l’Isère lancera le Village sportif de l’Isère. Un concept nouveau – même s’il est inspiré du chapiteau de l’Isère- né dans la tête de Didier Rambaud, vice-président chargé de la Jeunesse, des sports de l’Isère olympique et de l’Isère numérique,  et qui a nécessité deux années de travail.

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De gauche à droite, Didier Rambaud, Anne Floriet, André Vallini, Florence Masnada et François Pernette, directeur général adjoint de l’UCPA (photo Frédérick Pattou)

Le président Vallini, après quelques doutes motivés par la dimension budgétaire (2,8 millions €), s’est finalement rallié à cette entreprise, « vecteur de lien social ». Une entreprise, pas très éloignée du cirque, finalement, puisqu’il s’agit de faire voyager pendant un an, dans les 13 territoires de l’Isère, l’équivalent de deux gymnases (4500m2) où tous ceux qui le souhaitent pourront pratiquer gratuitement 38 activités sportives. Le Conseil général de l’Isère a confié à l’UCPA (Union des centres sportifs de plein air) la conception, la réalisation et l’animation de ce village sportif.

Ce projet, ambitieux et innovant, a été exposé ce matin aux maires des communes qui accueilleront le Village sportif (Bourgoin-Jallieu, Renage, Pontcharra, Lans-en-Vercors, Grenoble, Le Pont-de-Beauvoisin, Saint-Marcellin, Mens, Bourg-d’Oisans, Voiron) , en présence de sportifs, de journalistes et de tous ceux qui ont travaillé à sa réalisation.

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Trois ambitions conduisent cette entreprise:

- animer le territoire grâce à une offre d’animations représentative des sports en Isère et encourager la découverte d’activités. Le Village sportif accueillera tous les publics, favorisera l’accès du plus grand nombre, des valides comme des handicapés

- promouvoir l’Isère sportive en mettant en valeur la diversité des sports au sein des territoires ainsi que l’environnement, propice à la pratique

- transmettre les valeurs du sport en valorisant les clubs et comités départementaux et en témoignant de l’implication du CG38 dans le sport

Ce sera aussi l’occasion, personne ne s’en cache,  de soutenir la candidature de Grenoble-Isère aux JO de 2018.

Réaction d’Anne Floriet, championne paralympique 2006 de biathlon à Turin, invitée à l’occasion de cet événement: « Je me suis battue pour accéder au sport, en tant que femme et en tant qu’handicapée. Ce n’est pas toujours évident d’aller vers le sport. Cette initiative permet justement que le sport vienne aux gens, à tous, quel que soit leur sexe ou leur handicap ».

Florence Masnada, médaillée en descente et combiné, JO d’Albertville et Nagano: »Les valeurs du sport, les jeunes les ignorent avant d’avoir pratiqué. Le sport, on s’y adonne souvent par hasard, en suivant un frère, une soeur, un ami. Ce serait bien que des jeunes découvrent le sport à travers ce village sportif de l’Isère ».

La tournée du Village sportif démarrera le 11 septembre 2008 pour se terminer le 28 septembre 2009 à Voiron. Mais on peut espérer qu’au terme de cette première tournée, ce concept soit rapidement exporté -d’une façon ou d’une autre- et que la caravane franchisse allègrement les limites administratives du département. Les valeurs du sport étant universelles, une telle initiative devrait être portée à l’échelle d’un pays. L’Isère, en tout cas, aura donné l’exemple.

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Réunion autour de l’ours brun des Pyrénées

Nathalie Kosciusko-Morizet s’est déplacée hier à Toulouse pour installer le « Groupe Pyrénéen » Ours. Véritable instance de dialogue, ce groupe qui représente tous les services de l’Etat, élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, mais aussi chasseurs, associations de protection de la nature et de l’environnement veillera à se coordonner avec les travaux conduits dans le cadre du comité de pilotage du Plan de soutien à l’économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne.

Lors de la réunion sur le plan « ours » qu’elle avait présidée le 26 juillet 2007 à Toulouse, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, avait pu constater qu’il n’existait plus dans les Pyrénées les conditions de confiance entre les acteurs du massif pour une gestion sereine de l’ours brun.

La secrétaire d’Etat est revenue à Toulouse le 26 juin installer le « groupe pyrénéen ours », instance de dialogue, dans l’esprit du Grenelle de l’Environnement. Il s’agit d’une première réponse aux demandes unanimement exprimées lors de sa précédente venue, et qui ont également été reprises par les deux rapports d’inspection, d’un dialogue et d’une décision au plus proche du terrain et non plus imposée depuis Paris.
« Je suis très heureuse de lancer la dynamique du « groupe pyrénéen ours et tiens à saluer tout particulièrement les participants car ils font le choix courageux du dialogue et de la concertation. J’ai la conviction que la qualité des travaux que vous allez conduire ensemble, devrait rapidement remporter l’adhésion de ceux qui ont pour l’instant opté pour l’exclusion » a déclaré la secrétaire d’Etat.
Ce groupe doit à l’avenir permettre d’entretenir la concertation autour de la mise en oeuvre du Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises. Il veillera, pour les domaines concernés, à se coordonner avec les travaux conduits dans le cadre du comité de pilotage du Plan de soutien à l’économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne. La composition du groupe permet la représentation de tous les acteurs – services de l’Etat, élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs, associations de protection de la nature et de l’environnement – et de tous les départements concernés.
Nathalie Kosciusko-Morizet a souhaité que la première réunion du groupe soit consacrée à une prise de contact et à une présentation des rapports des quatre expertises. Ensemble et sous l’autorité du Préfet coordinateur du massif pyrénéen, les participants doivent maintenant se saisir des rapports des missions menées cet hiver pour formuler des propositions sur l’évolution et les améliorations qu’il est possible d’apporter au plan de restauration et de conservation de l’ours brun

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