Archive | 07 juillet 2008

L’European milk board définit sa stratégie

Pour la Coordination rurale, le travail de concertation et d’information entrepris par les différentes organisations membres de l’European milk Board qui fédère les éleveurs de 14 pays européens, dont l’OPL pour la France, a porté des ses fruits : la participation à l’arrêt des livraisons de lait par environ 85 000 producteurs de lait de six pays européens a largement dépassé les attentes. Les producteurs de lait ont également mis à profit d’autres formes d’action : blocus de laiteries, actions auprès des consommateurs, engagement en faveur d’un prix juste et équitable du lait symbolisé par les vaches Faironikas et Justine, journées familiales…

Suite à leur assemblée générale du 1er au 3 juillet dernier, les organisations membres de l’EMB se sont prononcées à l’unanimité pour faire du paiement équitable du lait aux producteurs une condition sine qua non dans les négociations avec les laiteries et les distributeurs.

Elles affirment également que les décisions européennes ne peuvent plus ignorer les demandes des producteurs européens et notamment l’absolue nécessité du contrôle et de la régulation des volumes dans le cadre de la préférence communautaire. En effet, il n’est pas acceptable que l’Europe refuse de discuter de l’augmentation du prix du lait payé aux producteurs à un niveau qui couvre les coûts de production.

L’augmentation de volume décidée par l’UE est refusée par les producteurs de lait européens. Des plaintes ont d’ailleurs été déposées auprès de la Cour de Justice européenne.

L’EMB demande donc une adaptation du système de maîtrise sur le modèle français et la mise en réserve du quota supplémentaire de 2 %. Ce volume supplémentaire ne peut être acceptable que si le marché permet l’absorption de cette quantité à des prix équitables pour les producteurs.

Les organisations membres de l’EMB vont agir au niveau européen pour exiger une régulation flexible européenne des volumes et une protection européenne efficace. Seule la prise en compte des propositions de l’EMB garantira demain à l’Europe une production laitière durable et capable de couvrir les besoins de la population européenne en produits laitiers de toute première qualité.

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

L’agriculture maillot jaune!

En pratiquement 20 ans, AGRITUBEL est devenu le leader mondial de l’équipement tubulaire pour bovins. En effet, les produits AGRITUBEL sont présents sur l’ensemble des cinq continents. Ce succès est dû à l’esprit permanent d’innovation et de développement qui anime l’ensemble des équipes techniques et commerciales.

La recherche constante de l’efficacité optimale a conduit l’entreprise à créer les systèmes les plus efficaces du marché en matière de sécurité, de résistance et de confort du cheptel et de l’éleveur.

AGRITUBEL concentre, sur un seul site de 9 ha dont 4 couverts, des moyens de production ultra performants qui lui garantissent une très haute qualité des produits fabriqués.

De la conception des prototypes à la réalisation des produits sur des outils de production robotisés puis des contrôles et tests jusqu’aux finitions dans une unité de galvanisation à chaud font que la société AGRITUBEL est réactive aux évolutions constantes de l’élevage moderne.

Par son réseau mondial de distributeurs et clients, AGRITUBEL propose aux éleveurs de la planète une large gamme de produits d’équipements standards ou personnalisés, qui offrent des solutions nouvelles pour un élevage plus performant, en toute sécurité.

p1020046.jpg

Agritubel mène à la victoire ses coureurs cyclistes puisque Romain Feillu du team Agritubel vient de d’endosser le maillot jaune du Tour à l’issue de la troisième étape qui s’achevait à Nantes. Le Français faisait partie d’une échappée comprenant également Samuel Dumoulin, vainqueur de l’étape et Frischkorn.

foto-250×250-feillu1.jpg

Au général, Feillu devance Borghini de 35 secondes. Les favoris du Tour sont relégués à plus d’une minute 45 s.

Catégorie sportCommentaires fermés

Méaudre: coiffure nature

Peut-on imaginer qu’un salon de coiffure puisse s’installer au coeur d’une foire bio?
Sans doute pas et pourtant, c’était le cas à la foire bio de Méaudre.

Bénédicte, coiffeuse professionnelle a un salon de coiffure, couleur nature à Méaudre. Elle est fière et heureuse de coiffer ses clients au naturel. « J’aime la nature, je suis respectueuse de l’environnement, de mes clients. J’ai donc choisi de ne pas utiliser certains produits qui ont comme gros défauts d’abîmer notre planète et les cheveux! Chez moi, aucun flacon ne contient de l’ammoniac, acides, eau oxygénée…On peut trouver par exemple des shampoings tout à fait inoffensifs pour notre environnement et très performants pour les soins de cheveux. Pourquoi ne pas les utiliser? »

Bénédicte a peu à peu convaincu sa clientèle qui lui est de plus en plus fidèle « et surtout qui demande plus de conseils car elle se rend compte des résultats. » Au niveau des prix, « la coupe est au même tarif qu’une coupe dite conventionnelle ».
Par contre, si on veut acheter les produits que préconise Bénédicte, il faut bien entendu aller dans les magasins spécialisés ou à son salon.

gilbert-a-meaudre.jpg

Quoiqu’il en soit, le salon installé en plein air, monté de toute pièce lors de la foire bio de Méaudre n’a pas désempli!

Catégorie foires/salonsCommentaires fermés

Mobilisation autour de l’intermodalité

La coopération entre autorités organisatrices de transport et acteurs de la planification du territoire prend un nouvel élan et se traduit aujourd’hui par le partenariat créé autour du réseau express de l’aire métropolitaine grenobloise, dont la dénomination choisie est « INTERMOD’ALP ». Il traduit une volonté commune de renforcer l’utilisation des transports en commun dans la région grenobloise, par une meilleure coordination des différents réseaux. Ce partenariat s’inscrit dans une politique globale contribuant à contenir le développement excessif de la circulation automobile tout en améliorant la mobilité de façon durable.

Fondée sur le principe d’une communauté de transports à l’échelle du bassin de vie de la Région Urbaine Grenobloise, s’inscrivant dans les orientations du schéma régional des services de transport, du schéma directeur, du Plan de Déplacements Urbains de l’agglomération grenobloise et du Plan de Déplacements Urbains du Pays Voironnais, INTERMOD’ALP réunit les autorités responsables des transports publics du bassin grenoblois, ainsi que les acteurs locaux de la planification en lien avec l’urbanisme et le transport.

Sont concernés : la Région Rhône Alpes, le Département de l’Isère, la communauté d’agglomération Grenoble Alpes Métropole, le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais, le Syndicat mixte du Pays du Grésivaudan, le Syndicat mixte du schéma directeur de la région grenobloise futur ScoT, la Ville de Grenoble, la SNCF et RFF.  L’Etat est associé à la démarche.

Les objectifs poursuivis consistent à créer de nouveaux services de transport intermodaux et, ainsi, de favoriser le report modal de l’automobile vers les transports en commun et les modes doux, afin de réduire les nuisances, tout en facilitant le déplacement des personnes. Il s’agit donc d’articuler aux différentes échelles les réseaux existants : le train régional, le transport public interurbain et urbain, ainsi que les points  de connexion.

Les partenaires souhaitent proposer à la clientèle des transports en commun de nouveaux services s’appuyant en priorité sur une meilleure complémentarité des réseaux.

A cette fin, Messieurs Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil Régional Rhône Alpes,  André Vallini, Président du Conseil Général de l’Isère, Didier Migaud, Président de Grenoble Alpes Métropole, Michel Destot, Maire de la Ville de Grenoble, Marc Baïetto, Président du Syndicat Mixte de Transports en Commun et du Schéma Directeur / ScoT de la région grenobloise, , Jean-Paul Bret, Président de la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais, François Brottes, Président du Syndicat Mixte du Grésivaudan, Guillaume Pépy, Président de la SNCF, Hubert Du Mesnil, Président de RFF, s’accordent sur les priorités suivantes :

- l’amélioration de l’accessibilité et de la coordination des réseaux de transports en commun,
- l’augmentation de capacité des transports collectifs,
- la constitution d’une gouvernance commune pouvant prendre la forme d’un syndicat mixte sur la base de la communauté de transports actuelle.

Ces ambitions sont traduites dans un plan d’actions à échéance 2010, annexé à un protocole, qui décrit les projets mis en œuvre et leurs modalités de pilotage.

La démarche partenariale INTERMOD’ALP s’articule avec les politiques des autorités organisatrices de transport et des acteurs locaux de l’aménagement du territoire de la région urbaine grenobloise :

L’échéance 2010 reste l’objectif temporel prépondérant, et INTERMOD’ALP permet en cela de répondre à des besoins d’intermodalité qui ne peuvent attendre. Le travail parallèle prospectif sur les besoins de déplacements et les enjeux socio économiques demeure essentiel afin de construire une vision stratégique du transport en commun pour 2013, 2018 et même au-delà, en harmonie avec le développement du territoire, et ainsi préparer les décisions et investissements de demain.

Bien que porteur d’une ambition résolument métropolitaine, la démarche INTERMOD’ALP entend aussi débattre des projets affectant le cœur de ville – cœur d’agglomération, lieu de vie pour les habitants et porte d’entrée de la région grenobloise au système de transport régional et national, notamment avec l’accès au TGV.
La démarche INTERMOD’ALP est également garante d’une prise en compte de l’espace périurbain du bassin grenoblois, en portant des actions qui concourent à renforcer l’offre de transports intermodaux desservant ces territoires, permettant de répondre aux besoins d’échanges avec l’agglomération  grenobloise tout en tenant compte de leurs projets de développement.

L’engagement des partenaires pour un développement et une meilleure coordination des réseaux représente environ 700 millions d’euros d’investissements d’ici 2012 : près de 50% concerne la modernisation et l’électrification du Sillon alpin sud, 30% sont destinés à l’acquisition de matériels ferroviaires modernes et de plus grande capacité, le reste étant consacré à l’aménagement des gares et au développement des services multimodaux.

Catégorie transportCommentaires fermés

Cinéma et monde rural: ça se passe à Lama

La quinzième édition du Festival Européen du Cinéma et du Monde Rural se tiendra à Lama, en Corse, du 26 juillet au 1er août. Fondée en 1994, par quelques habitants du village passionnés de cinéma, l’Association du Festival du Film Européen de Lama, à but non lucratif, avait pour principal objectif l’organisation du Festival Européen du Cinéma et du Monde Rural.

Ce festival n’est pas tout à fait comme les autres, c’est le cinéma de la campagne, c’est le cinéma à la campagne. Il a pour thème la ruralité, pour cadre le plein air. Les films proviennent en majorité des pays de l’Union Européenne : une vingtaine de longs métrages, inédits, en avant-première ou rarement diffusé, une compétition de courts, des documentaires, un regard sur la production corse, un focus sur une personnalité du cinéma (Claude Chabrol en 2004)…

Le festival, c’est aussi des programmes pour les enfants, des tables rondes, des conférences, des rencontres  professionnelles, des animations musicales… et la convivialité.

Il y a trois sites de projections en plein air : « La piscine » 700 places en pleine nature entre ciel et terre, « L’Ombria » 150 places, une placette entourée de maisons, « Le Mercatu » 100 places, en plein cœur du village, et une petite salle en intérieur, la salle des fêtes. Pour les colloques et conférences, le Festival s’installe dans « Le Stallo », superbes anciennes écuries remarquablement restaurées.

Une semaine de cinéma à la belle étoile. Faites un détour pour découvrir Lama et son festival, si vous êtes cet été sur l’Ile de Beauté.

Catégorie monde rural, évasionCommentaires fermés

Comptes de l’agriculture: l’analyse des JA

La Commission des comptes de l’agriculture de la nation a publié ses chiffres sur le revenu net par actif pour l’année 2007 (voir notre précédent article). Les JA réagissent à ce bilan, soulignant le fait que le revenu agricole augmente moins vite que les charges: « Fortes disparités entre régions et secteurs, marchés de plus en plus incertains, coût de l’énergie : la progression moyenne de 17 % constatée par les experts occulte une situation préoccupante pour les exploitations les plus fragiles, qui risque de s’accentuer en 2008…

« Certes, les revenus des exploitations céréalières en France ont augmenté en 2007 après plusieurs années de baisse, et ceci grâce à l’envolée des prix au niveau mondial. Rappelons que ces cours favorables n’ont pas bénéficié à toutes les régions de France ni à toutes les catégories d’exploitants en grandes cultures, en particulier aux jeunes agriculteurs, dont la trésorerie est souvent fragile. Souvent, leurs lourds emprunts ne leur permettent pas en effet d’attendre l’augmentation de prix pour vendre leurs récoltes.
Eleveurs et viticulteurs : en panne de revenus
L’augmentation du prix des aliments pour animaux a lourdement grevé  le revenu des éleveurs, qui ne peuvent répercuter ces hausses sur les prix de vente.  Autre secteur présentant des disparités et une situation difficile à appréhender en raison de divers facteurs (stockage, fluctuation des cotations) : la viticulture.  Si certains vins de champagne et AOC tirent leur épingle du jeu, le marché est loin d’être « assaini ».

Ce bilan des revenus 2007 des agriculteurs est donc loin de représenter toute la réalité complexe des secteurs et surtout, il témoigne de la volatilité grandissante des marchés. Un sujet au combien d’actualité à l’heure du bilan de santé de la PAC qui doit nous amener à réfléchir à des outils de régulation des marchés et de gestion des risques. Des outils flexibles et collectifs qui sécurisent les revenus des agriculteurs et réduisent leur dépendance vis-à-vis des intrants et de l’énergie…L’enjeu étant bien celui de l’attractivité du métier pour que des jeunes puissent encore s’installer demain avec des rétributions motivantes ».

Catégorie vie syndicaleCommentaires fermés

AG du Comité départemental Isère

Le Comité départemental du Tourisme de l’Isère tiendra son assemblée générale au Grand Séchoir à Vinay, mercredi 9 juillet, à 17 heures. A cette occasion, les rapports d’activité et financier 2007 seront présentés par Christian Pichoud, Vice-président du Conseil général chargé du Tourisme et Président du C.D.T, et par Claude Paccard, Directeur du C.D.T, notamment devant l’ensemble des adhérents (fédérations d’hébergements, associations, communautés de communes, mairies), mais aussi les institutions touristiques avec lesquelles le C.D.T a collaboré en 2007 (Rhône-Alpes Tourisme, les Professionnels Associés de la Montagne, l’aéroport de Grenoble-Isère), et l’ensemble des responsables d’Offices de Tourisme du département, qui ont été conviés pour la première fois.

Jean-Michel Revol, Président de la Commission Tourisme, Conseiller général sera également présent aux côtés d’Albert Buisson, Président de la communauté de communes de Vinay et de Jean-Claude Coux, Conseiller général de Vinay.

Catégorie tourismeCommentaires fermés

Foire bio de Méaudre, retour en images…

La foire bio de Méaudre qui s’est déroulée ce week end a connu un franc succès même si dimanche la météo nous a fait quelques frayeurs. Retour en images sur cette manifestation qui est devenue incontournable pour le monde des producteurs bio.

meaudre-2.jpg

meaudre-3.jpg

meaudre-5.jpg

meaudre-1.jpg

meaudre-6.jpg

meaudre-7.jpg

meaudre-8.jpg

meaudre-10.jpg

meaudre-11.jpg

meaudre-12.jpg

meaudre-13.jpg

Catégorie foires/salonsCommentaires fermés

Autrans: un championnat d’attelage de haute tenue

attelages-autrans3.jpg

Autrans a accueilli ce week-end le championnat Rhône- Alpes d’attelage. L’attelage est une discipline sportive à part entière. Un attelage est constitué d’un à plusieurs chevaux, d’un meneur qui tient les guides et de ses coéquipiers. Plusieurs épreuves sont au programme des concours: la maniabilité, l’élégance, le dressage, et la spectaculaire épreuve du marathon.
autrans-attelages4.jpg

Cela faisait cinq ans que cette manifestation n’était pas organisée; elle manquait beaucoup, tant aux éleveurs qu’aux spectateurs.

45 attelages se sont donc disputé les places d’ honneur de ce championnat haut en couleurs mais d’un très bon niveau. Parmi les vainqueurs, on retiendra la magnifique performance de Jean-Michel Olive, éleveur de l’Albenc, premier dans sa catégorie Pro Elite Solo.

Par chance, les épreuves se sont déroulées dans la sérénité au niveau météo : très beau temps samedi,

concours-attelage-autrans2.jpg

« Dimanche, on a eu beaucoup de craintes mais la pluie nous a laissés tranquilles une bonne partie de la journée, étant plus gênante qu’en début de soirée », souligne Daniel Perret, président de la société autranaise d’attelage, organisatrice de ce championnat.
A noter que les vainqueurs participeront à la finale du championnat de France qui se déroulera dans la Vienne.

.concours-dattelage-autrans.jpg

Catégorie sportCommentaires fermés

Coup de chaud: les plantes prennent de l’altitude

Des chercheurs d’Agroparistech, de l’INRA et du CNRS publient dans la revue « Science » du 27 juin dernier les résultats d’une étude sur la migration des plantes avec le réchauffement climatique. Cette étude a mis en évidence une remontée générale des espèces de l’ordre de 29 m en altitude par décennie et elle fournit la preuve que les plantes sont en train de migrer avec le changement climatique actuel pour conserver les températures nécessaires à leur survie.

fleurs-montagne.jpg

En comparant la distribution de 171 espèces forestières au sein des montagnes françaises entre 1905-1985 et 1986-2005, l’étude a mis en évidence une remontée générale des espèces de l’ordre de 29 m en altitude par décennie. Dans le contexte actuel de changement climatique, des phénomènes d’extinction et de colonisation avaient déjà été observés pour les plantes chez quelques espèces en marge de leur distribution en milieu boréal ou de haute montagne.

Les changements de distribution, peu étudiés chez les plantes de milieux tempérés, ont été analysés à partir des vastes bases de données du laboratoire d’accueil et du CNRS regroupant des milliers d’inventaires floristiques réalisés dans toutes les forêts des montagnes françaises depuis le début du 20ème siècle. Ces bases de données ont permis de comparer la répartition altitudinale de chacune des 171 espèces étudiées entre les périodes 1905-1985 et 1986-2005 pour une gamme d’altitude de 0 à 2600 m dans les milieux tempérés et méditerranéens représentatifs des montagnes ouest-Européennes. La limite de 1985 entre les deux périodes a été choisie car la température moyenne annuelle a augmenté de près de 1°C dans la zone étudiée autour de cette date pivot.

L’étude parue dans SCIENCE montre une montée significative des espèces en altitude qui affecte la majorité des plantes. Cette montée est effective quelle que soit l’altitude étudiée et les préférences thermiques des plantes. Elle met également en évidence que les espèces sont affectées par le réchauffement climatique dans toute leur aire géographique d’existence et non pas seulement aux limites de celle-ci comme cela avait été montré auparavant. Les chercheurs ont en effet montré que les espèces ont déplacé à plus haute altitude leurs habitats préférentiels pour conserver la température qui convient le mieux à leur développement, reproduction, et survie. Toutes les espèces ne migrent pas à la même vitesse : les espèces végétales à durée de vie courte, comme les herbacées, ont tendance à migrer plus vite en altitude que les espèces végétales dont la durée de vie est plus longue comme les arbres ou les arbustes. Les herbacées ont bénéficié au cours des dernières décennies d’un grand nombre de générations permettant à leurs graines de se disperser en altitude en réponse au réchauffement climatique. Les arbres au long cycle de vie n’ont bénéficié seulement que d’une ou deux générations pour coloniser de nouveaux milieux.

L’ensemble de ces résultats fournit la preuve que les plantes sont en train de migrer avec le changement climatique actuel pour conserver les températures nécessaires à leur survie. Les différentes vitesses de migration entre arbres et herbacées devraient conduire à un changement de la composition des communautés végétales et de leurs relations avec les espèces animales qui interagissent avec elles.

Catégorie recherche scientifiqueCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

juillet 2008
L Ma Me J V S D
« juin   août »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+