Archive | 13 août 2008

Le tégu capturé!

Le tégu qui a été aperçu autour de St-Baudille-de-la-Tour, en nord Isère, vient d’être capturé, ce matin, par les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). L’animal a été transporté au parc animalier de Peaugres, en Ardèche.

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FCO: le SOS de la Confédération paysanne

Face à la catastrophe que subissent les producteurs ovins, la Confédération paysanne demande la création d’une cellule de crise ovine. Constatant que la crise ovine s’amplifie et que la FCO (Fièvre catarrhale ovine) y contribue, « ajoutant des difficultés supplémentaires à la politique agricole désastreuse pour cette production », la Confédération Paysanne vient d’écrire à Michel Barnier – ministre de l’Agriculture, afin de lui demander de créer et réunir une cellule de crise avant la fin du mois d’août.

Ce type de cellule de crise, déjà créée dans certains départements, doit rassembler l’ensemble des acteurs qui interviennent dans la filière : Etat, Banques, MSA, Coopératives, Industrie, Commerce, représentants syndicaux et professionnels.

La Confédération Paysanne sera vigilante à la réponse apportée par le ministre sur la situation dramatique actuelle. La Confédération Paysanne et les moutonniers « ne se laisseront pas tondre ».

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PCB: contamination des poissons de l’Isère en Drôme

Le préfet de la Drôme l’a fait savoir hier dans un communiqué: « Jusqu’à ce qu’il soit démontré par des études ou analyses complémentaires favorables que le risque pour la santé publique est négligeable, j’ai décidé d’interdire la pêche dans la rivière Isère, sur l’ensemble de la traversée du département de la Drôme, de tous les poissons de la rivière Isère à des fins de consommation ou à des fins de commercialisation pour l’alimentation humaine ou animale ».
La préfecture ajoute qu’en tout état de cause, la pêche (sans consommation), et les sports nautiques ne présentent pas de risque sanitaire pour l’homme. Il est par ailleurs rappelé l’interdiction de baignade dans ce cours d’eau.

Les polychlorobiphényles (PCB) – plus connus sous le nom de pyralène – sont des contaminants environnementaux liés à l’activité humaine pour lesquels la vente,
l’acquisition et la mise sur le marché de matériels en contenant sont interdites depuis 1987. Ces molécules sont très stables dans l’environnement et se fixent, lorsqu’elles sont ingérées, dans la matière grasse des aliments contaminés. La pêche en vue de la consommation et la commercialisation des poissons a déjà fait l’objet de mesures d’interdiction totale ou partielle dans le fleuve Rhône.

Des investigations complémentaires, coordonnées à l’échelle du bassin, ont été programmées et sont actuellement conduites sur les affluents du Rhône et notamment sur la rivière Isère sur les poissons et les sédiments. La qualité sanitaire de la population piscicole sur ce cours d’eau était par ailleurs un préalable indispensable à la relocalisation du pêcheur professionnel travaillant initialement en Drôme sur le Rhône et qui avait sollicité des lots de pêches situés dans le département de la Drôme. Des analyses de poissons prélevés dans la rivière Isère, entre le barrage de la Vanelle et celui de Pizançon, ont été effectuées.

Les premiers résultats disponibles établissent la présence de PCB dans la chair de poissons tels que les truites et les chevesnes à des niveaux dépassant les normes admises au regard des critères de santé publique. Si une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence sanitaire, la consommation de tels poissons, surtout si elle est fréquente, peut avoir une incidence sur la santé du consommateur.

Dans le cadre du plan national PCB et du diagnostic fin de bassin, d’autres investigations sont en cours, dans d’autres départements, qui permettront de préciser l’étendue et d’affiner les mesures de gestion de cette pollution. Les premiers résultats sont attendus dès l’automne. Par ailleurs, les investigations menées dans le département de la Drôme sur d’éventuelles sources industrielles permettent d’écarter cette origine.

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Réduire la production de gaz chez les ruminants

Des chercheurs de l’INRA ont montré qu’il est possible de diminuer de 30% en moyenne la production de méthane (CH4) en incorporant des huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés dans l’alimentation des vaches laitières. En Europe, les émissions d’origine agricole de ce gaz à effet de serre proviennent pour l’essentiel de l’activité d’élevage.

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La graine de lin pourrait s’ajouter, à l’avenir, au menu des ruminants

Le CH4 est un produit formé pendant la fermentation des aliments dans le rumen des ruminants et représente en moyenne une perte de 7% de l’énergie ingérée par l’animal. Le CH4 est aussi un puissant gaz à effet de serre. A l’échelle mondiale, l’élevage contribuerait à hauteur de 18% aux émissions totales de gaz à effet de serre (FAO, 2006).

En Europe, la quasi-totalité des émissions de CH4 liée à l’activité d’élevage provient des fermentations digestives des herbivores (70%) et des déjections animales (30%). Pour améliorer le bilan en gaz à effet de serre de l’agriculture, l’un des moyens recherchés est la réduction de la production de méthane par les ruminants. En effet, la durée de vie du méthane dans l’atmosphère étant de 12 ans, alors qu’elle est de 100 et 120 ans pour le gaz carbonique et le protoxyde d’azote, une réduction des émissions de méthane aura des effets plus rapides sur l’environnement.

Différentes approches sont étudiées dans de nombreux pays pour diminuer les émissions de méthane d’origine digestives. L’utilisation de biotechnologies pour modifier l’écosystème microbien (sélection de microorganismes du rumen par élimination des protozoaires ou par inoculation de souches bactériennes exogènes, vaccination contre les microorganismes méthanogènes…) ou d’additifs alimentaires nouveaux (extraits de plantes, acides organiques…) sont des voies théoriquement prometteuses. Malgré des annonces optimistes dans la presse, leur application est cependant prématurée car il s’agit d’essais menés dans des conditions éloignées de la pratique, le plus souvent in vitro. En France, l’Inra de Clermont-Theix s’implique très fortement sur les moyens de réduire la méthanogenèse en jouant sur la composition de la ration distribuée aux animaux. A l’heure actuelle, c’est le seul site français où des mesures quantitatives des émissions digestives de méthane par les ruminants sont réalisées.

L’emploi des huiles végétales

L’apport de lipides alimentaires riches en acides gras polyinsaturés dans la ration des ruminants semble être une piste prometteuse. En effet, il a été montré dans différents essais menés sur vaches laitières à la station expérimentale du centre INRA de Clermont-Ferrand-Theix qu’un apport de 6% de lipides issus de la graine de lin a diminué la production de CH4 des animaux de 27 à 37% (2, 3) ; le niveau de production des animaux étant maintenu ou diminué selon les cas.
Ces résultats prometteurs nécessitent confirmation sur un plus grand nombre d’animaux avec en parallèle un contrôle systématique des performances animales (ingestion, production laitière). La persistance de l’effet « graine de lin » sur la méthanogenèse devra être étudiée sur le long terme en travaillant sur une lactation entière. Enfin, l’évaluation du coût économique et du bilan environnemental de l’utilisation par l’éleveur devra être abordée.  Il est également à souligner que la graine de lin, du fait de sa richesse en acide linolénique, a un effet bénéfique sur la valeur nutritionnelle du lait.

En conclusion, les moyens de réduire de manière significative la production de méthane par les ruminants existent. L’efficacité de ces moyens doit être évaluée à l’échelle de la chaîne de production ou d’un territoire et pas uniquement à l’échelle de l’animal et en tenant compte d’un ensemble de critères environnementaux (entretien du territoire et de la biodiversité…), sociétaux (qualité des produits, restriction de l’emploi d’additifs alimentaires…) et économiques.

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CDRA Sud-Isère: huit réunions au programme

Comme le souligne Gérard Leras, conseiller régional, président de la commission Agriculture et Ressources naturelles du CDRA, le  Contrat de développement Rhône-Alpes Sud-Isère (CDRA) va permettre, pour les trois années à venir, la mise en oeuvre d’un vaste programme d’actions agricoles et forestières d’Alpes Sud Isère. Parmi les actions programmées:

-  la réorganisation foncière grâce à des primes incitatives aux baux ruraux, au soutien à la mise en place d’AFP, au soutien à l’acquisition foncière de zones agricoles par les communes…
- le développement l’exploitation forestière et la valorisation du bois par la mise en place d’un plan de développement de massif, la création de chemins d’exploitations, le développement du bois énergie sur le territoire…
- la viabilité économique des exploitations agricoles par la valorisation des produits locaux, la diversification agritouristique, l’aide à la création d’activité, la mise en place de fermes communales…

Notez-le sur vos tablettes
Huit réunions publiques d’information sur le programme d’actions agricoles et forestières du Contrat de Développement Rhône-Alpes Alpes Sud Isère sont organisées à destination des bénéficiaires potentiels : agriculteurs et forestiers, acteurs socio-professionnels de ces secteurs, élus des 108 communes d’Alpes Sud Isère.

- 25 août : Mens, salle Châtel du centre culturel de Mens, 20h30
– 27 août : Vizille, salle du conseil municipal à Vizille, 20h30
- 28 août: Clelles, salle Guillot à Clelles (au-dessus du cinéma), 20h30
- 1er septembre: Valbonnais salle polyvalente de Valbonnais (en face de l’école), 20h30
- 3 septembre: Monestier-de-Clermont salle des associations, 20h30
- 8 septembre: Bourg-d’Oisans, salle du foyer municipal,  20h30
- 12 septembre: Corps, salle des sports de la Salle-en-Beaumont , 20h30
- 15 septembre: Susville, salle des fêtes de Susville , 20h30

Ces réunions seront l’occasion de présenter les aides du Contrat de Développement Rhône-Alpes Alpes Sud Isère en matière d’agriculture et de forêt (maîtrise foncière, valorisation des produits, bois énergie, bâtiment…), ainsi que l’implication de la profession dans la mise en œuvre de ces aides.
Rappelons que ce programme d’actions agricole et forêt du CDRA Alpes Sud Isère permet au territoire de bénéficier d’un soutien de l’ordre de 2 millions d’euros de la Région Rhône-Alpes et du Conseil Général de l’Isère, pour le développement rural et l’agriculture des 108 communes du territoire Alpes Sud Isère.

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Réforme des AOC: des producteurs inquiets

Attendue par les organisations de consommateurs et réclamée par la profession elle-même, la réforme qui fait suite à la  LOA du 5 janvier 2006,  vise « à redonner aux AOC une crédibilité et une image de qualité ». Les pouvoirs publics ont fixé la date du 1er juillet 2008 pour l’entrée en application du nouveau système. Les anciens textes sur l’agrément sont donc aujourd’hui caducs. Les  organismes de contrôle indépendants, agréés par l’INAO -c’est l’une des innovations de cette réforme- sont à l’oeuvre depuis cette date pour vérifier le respect du cahier des charges.

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La 8e Fête du bleu du Vercors Sassenage, à La Chapelle-en-Vercors, a été l’occasion de mettre le dossier sur la table. Une table ronde était organisée sur ce thème au forum de la Fête, à laquelle participaient Jean-Luc Langlois (PNRV) qui rappela les grandes lignes de la réforme, Francis Serre (Qualisud), Daniel Vignon et Chrystelle Hustache (SIVER),  des représentants des ODG du Picodon, de la fourme de Montbrison ainsi qu’un représentant de l’association des producteurs indépendants de la noix de Grenoble.

Ces échanges ont clairement fait apparaître l’inquiétude des ODG (organismes de défense et de gestion, ex syndicats)  qui redoutent principalement que le coût des contrôles et éventuellement des sanctions ne pénalise sévèrement leurs finances  et ne les contraignent à réduire voire à stopper net les opérations de promotion. Autre solution avancée: augmenter les cotisations des producteurs ou revoir à la hausse le prix des produits AOC.

« Les contrôles nous font peur, dit la représentante du syndicat de la fourme de Montbrison, car il faudra les payer de notre poche, sans la moindre subvention. Sachant que la production ne concerne que 33 communes, il faudrait que l’on double le montant des cotisations des producteurs. Cette réforme peut être dommageable pour les petites AOC ».

La représentante du syndicat du Picodon n’est pas opposée à cette réforme mais demande à être rassurée et accompagnée dans la démarche: »Nous n’avons jamais travaillé avec un organisme certificateur et on ignore comment cela va se passer. Ce que je sais, c’est que notre syndicat a des problèmes financiers et que nous avons d’ores et déjà décidé de réduire la promotion, de limiter notre présence sur les foires et salons en attendant de voir… »

En ce qui concerne le bleu du Vercors, le plan de contrôle n’est pas encore effectif. Chrystelle Hustache (SIVER) ayant précisé qu’une dérogation avait été accordée jusqu’au  15 septembre. En attendant, il y a du remue-ménage en interne, comme cela a été dit.

Daniel Vignon, qui préside le SIVER, s’oppose vivement à cette nouvelle mesure de contrôle: » Il n’est pas normal de payer le service qui vient vous contrôler…Il faut que les AOC se mobilisent pour faire plier ce projet ».

Francis Serre, en tant que représentant d’un organisme certificateur agréé, a tenté de rassurer les participants: »Nous sommes un organisme associatif et nous n’avons pas l’objectif de faire des bénéfices. Quant au coût du contrôle, il peut bien sûr être mutualisé ».

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La réglementation communautaire a mis en place un système d’identification commune des produits d’appellation d’origine protégée (AOP) au titre du règlement CE n°510/2006. Ainsi, à compter du 1er mai 2009, l’étiquetage de tout produit enregistré en AOP doit obligatoirement comporter : la dénomination enregistrée (ex : Roquefort, Tome des Bauges, …)  et, à proximité :  la mention « appellation d’origine protégée » et/ou le logo communautaire correspondant.

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Les Québécois aiment les vins de France

A l’occasion de l’anniversaire des 400 ans de Québec, la France est l’invitée d’honneur de l’Expo-Québec qui se déroule du 13 au 24 août. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche, en collaboration avec l’association des régions de France et Sopexa Canada, est en charge d’animer un pavillon de 1200 m2. Les produits viticoles y tiennent une grande place.

Pas moins de 650 000 personnes sont attendues au parc des expositions de la ville de Québec du 13 au 24 août. Le pavillon français y aura une place de choix pour promouvoir la diversité de l’offre gastronomique touristique et culturelles hexagonales. Parmi les produits agricoles et de l’artisanat qui sont mis en valeur, un grand intérêt est accordé à la promotion des produits viticoles français. Il faut dire que le Canada est le huitième client sur le marché international de vins français. Les vins et spiritueux en 2006 représentaient le premier poste à l’export de l’industrie agroalimentaire française vers le Canada (10 %) et le second poste pour les biens de consommation. En 1997, la bière, boisson la plus consommée, représentait 52 % des ventes en valeur canadienne, les spiritueux 27% et le vin 21%). Dix ans plus tard, la bière et les spiritueux ont légèrement baissé (respectivement 47 % et 25 %) tandis que le vin s’est élevé à 28 %.

Une concurrence naissante avec » les vins du nouveau monde »

Les Québécois consomment néanmoins nettement plus de vins français par rapport au reste du pays. Si la part de marché des vins français avoisinait les 35 % en 2006 au Québec, elle ne s’évaluait qu’à 27,4 % pour l’ensemble du Canada, au profit des vins australiens qui pèsent pour 21,5 % au niveau national mais seulement pour moins de 9 % au Québec. Malgré la domination des produits français dans ce secteur, la Société des Alcools du Québec (SAQ), qui contrôle les importations et la commercialisation de l’alcool dans la province du Québec, observe depuis 2007 un engouement croissant autour « des vins du nouveau monde »(Amérique Latine et Océanie). L’Argentine est notamment devenu le troisième producteur de vins le plus populaire auprès des consommateurs. Ce pays passe devant l’Espagne (8.4%) des parts de marché mais reste pour l’instant loin devant l’Italie (22,83 %) et la France (32,67) % en légère baisse par rapport à l’année précédente.

En marge d’Expo-Québec, d’autres rencontres politiques et économiques et célébrations culturelles se déroulent depuis février 2008 autour de la commémoration des 400 ans de Québec et l’arrivée du navigateur français Samuel de Champlain au bord du fleuve Saint-Laurent. A l’occasion de ces événements qui se poursuivront jusqu’en novembre 2008, une occasion supplémentaire sera offerte pour promouvoir l’image des vins hexagonaux. Une foire aux vins de France du 14 septembre au 12 octobre  aura ainsi lieu dans les 400 points de vente agréés par la SAQ.

Catégorie viticulture, évasionCommentaires fermés

Double vaccination FCO: l’aide de l’Etat assurée

A la demande de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, le Premier ministre a accepté le principe d’une participation financière de l’Etat aux opérations de vaccination des ruminants (bovins, ovins, caprins) contre les deux sérotypes 1 et 8 de la fièvre catarrhale ovine dans neuf départements du Sud-Ouest, où cette vaccination est nécessaire : Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées.
Il n’existe pas de vaccin unique efficace contre les deux sérotypes à la fois, et chaque sérotype présente une évolution différente dans le temps sur le territoire. Ces éléments  exigent de procéder à des interventions plus nombreuses, et donc plus coûteuses, que sur le reste du territoire concerné par une vaccination contre un seul sérotype.
Le gouvernement a été sensible à cette situation particulière. Afin d’assurer une équité de traitement entre l’ensemble des éleveurs et ceux des départements concernés pour une double vaccination, il a donc décidé de contribuer au financement de deux actes vaccinaux prophylactiques par animal pour toute l’aire concernée.

Dans le cadre du co-financement communautaire de la vaccination d’urgence contre la FCO, l’Union européenne avait décidé de ne financer qu’un seul acte de vaccination par animal, quel que soit le nombre de sérotypes présents sur le territoire d’un Etat-membre. La mesure prise par le gouvernement français permet de prendre en compte de façon équitable la réalité de la situation dans le Sud-Ouest où sévissent les sérotypes 1 et 8.

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Drôme: à la rencontre des salariés en CDD

Avec 30 000 saisonniers chaque année et 1 500 salariés permanents, le département de la Drôme est un département fort employeur, le deuxième département employeur de main d’œuvre de la région Rhône-Alpes, en agriculture. Il y a quelques jours, l’ADEFA Drôme est allée à la rencontre de salariés en CDD pour leur parler de la diversité des métiers et des opportunités d’emplois qu’offre l’agriculture, mais aussi pour les inciter à se former.
Face à l’agrandissement des exploitations, aux nombreux départs en retraite, aux besoins de nouvelles compétences, les acteurs du secteur agricole doivent se mobiliser et faire connaître l’éventail des métiers aux candidats à l’emploi.

Jeudi 7 août , l’ADEFA Drôme est allée à la rencontre d’une cinquantaine de salariés agricoles, en CDD, que la FDGDON (Fédération départementale des groupements de défenses contre les organismes nuisibles), avait rassemblé, à Portes-les-Valences.
Les salariés venaient d’horizons différents : nouveaux arrivants en agriculture, saisonniers… Il s’agissait de leur faire découvrir les multiples filières et métiers de l’agriculture, de les informer des opportunités d’emplois en agriculture, mais aussi de les sensibiliser sur l’interêt de la formation continue tout au long de la carrière.

La rencontre s’est déroulée ainsi :
- Approche générale : raisons pour lesquelles l’agriculture recrute, différents statuts qu’offre l’agriculture (exploitant, salarié permanent, salarié saisonnier)…
- La nécessité est de donner une image objective de l’agriculture.
- Présentation des filières arboricole, viticole, grandes cultures et élevage, en lien avec les fiches métiers de l’ANEFA.
- Incitation à suivre des formations professionnelles. Les centres de formation de Drôme et Rhône-Alpes ont pu exposer les diverses formations continues qu’ils proposent.
- Présentation du service de la bourse de l’emploi de l’ANEFA et de ses 1 000 offres d’emploi permanentes, pour faire le lien métiers / emploi.
- La rencontre a finalement permis au public présent de se faire une idée précise des métiers divers et variés proposés et d’amorcer la réflexion sur des perpectives professionnelles durables en agriculture.

L’agriculture Dromoise, c’est…
4 800 exploitations professionnelles, de 26 hectares de moyenne.
Des productions variées et leader au niveau national : plantes à parfums, aromatiques et médicinales (production et transformation),arboriculture, avec l’abricot, semences, notamment pour les semences de tournesol.
Les cultures spécialisées, les élevages spécialisés, les cultures et élevages non spécialisés ainsi que la viticulture comptent, au total,  5 504 équivalents temps plein.

Contact : ADEFA Drome et www.anefa.org

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Oui, on trouve du bleu à Paris…

De retour de la fête du bleu à la Chapelle-en-Vercors, nous avons fait une sympathique halte au gîte à la ferme du château situé sur les hauteurs de St Martin-en-Vercors. Que dire de l’accueil offert par la sémillante Christiane, à lui seul il vaut le détour…

roche rousse

C’est dans un cadre idyllique que nous avons longuement discuté et abordé la vie du gîte.

« Sa fréquentation estivale sera bonne. J’ai de nombreux clients qui reviennent d’année en année. Ils recherchent avant tout le repos, la détente ». Des clients qui sont originaires de France, bien entendu, mais également de Belgique, Allemagne…

« Cela nous permet de passer de sacrées soirées lors du dîner. Un repas très attendu. Il faut dire que Christiane soigne sa table d’hôtes. « Tous les produits viennent des fermes des alentours et je varie au maximum les menus ». Christiane se met aux fourneaux dès 16 heures!

Parmi ses spécialités: Truite aux ravioles, Magret de canard sur lit d’épinards à l’ancienne, Caillette du Vercors, St Marcelinette…

Au cours des repas, la convivialité est de mise: « On parle parfois de sujets sérieux, liés en général à l’histoire du Vercors, et d’autres un peu plus légers. »Et de nous raconter une anecdote: »Un soir, il y avait un supporter de l’OL un autre de l’OM, un troisième de St Etienne et un dernier du PSG, le tout accompagné d’un arbitre de Bourgogne: quelle rigolade! »

Christiane sert immanquablement du bleu à sa table, un fromage très apprécié des convives qui demandent invariablement s’ils peuvent en trouver dans leurs contrées. Etant persuadée qu’on n’en trouve pas à la capitale, elle a lancé un défi aux parisiens: « Si vous trouvez du bleu à Paris, je… »

Un défi que nous tairons, Christiane….

Amis parisiens, sachez que l’on trouve du Bleu du Vercors Sassenage dans plusieurs boutiques de Paris et en particulier chez Stéphane Blohorn. Ce dernier apprécie beaucoup notre bleu, à tel point qu’il a accepté, avec beaucoup d’enthousiasme, de parrainer la 8ème fête qui vient de se dérouler à La Chapelle.

Comme vous le lirez par ailleurs, Stéphane Blohorn a repris les six fromageries Androuët, 3 en rive droite et 3 rive gauche. Si vous souhaitez acheter du bleu, à Paris, trouvez les coordonnées des magasins en cliquant sur: www.androuet.com/shops/.

Nous ne pouvons que vous conseiller de faire une halte au gîte à la ferme du Château, c’est vraiment le paradis!

A lire également l’article paru sur sillon38.com, rubrique évasion: Vercors, chambres et table d’hôtes à la ferme du château

contact: /www.vercors-net.com/alafermeduchateau

Catégorie bleu du Vercors SassenageCommentaires fermés


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