Archive | 06 septembre 2008

Festival de l’Albenc: entre alerte orange et vigilance verte

Si, en cette première journée du Festival de l’avenir au naturel,  les exposants en ont certainement été pour leurs frais, par rapport à l’an dernier, la pluie abondante qui a rythmé la journée de samedi (placée en vigilance orange, en Isère) aura sans aucun doute contribué à remplir la salle polyvalente, lieu des expositions et des conférences. Le public était au rendez-vous tout au long de la journée et a pu s’informer et débattre de quantité de sujets placés sous vigilance verte.

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Imperméables et parapluies. La pluie était aujourd’hui l’invitée du festival au naturel de l’Albenc

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Mais grosse affluence à l’intérieur où l’on a pu débattre…

-des papillons de l’Isère avec Patrick Rosset, président de l’association Flavia-Ade, association dauphinoise d’entomologie

-des risques sanitaires de la téléphonie mobile avec Michèle Rivasi, présidente de la Criirem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) et adjointe au maire de Valence, Alain Wiedenhoff, président de l’APEA (Agir pour l’environnement d’Apprieu) Christian Ballouard qui a donné son témoignage d’ électro-hypersensible, une allergie provoquant, entre autres, maux de tête et nausées, dont il a le plus grand mal à se débarrasser, .

Michele Rivasi a exposé les résultats de plusieurs études (R.Santini, Labo TNO, Lennart Hardell, etc.) qui font état des effets biologiques nocifs des ondes électromagnétiques. A noter que le risque est accru en zone rurale, plus éloignée des antennes-relais. Michele Rivasi s’emploie, à Valence, à faire déménager toutes les antennes installées sur des bâtiments publics ou à proximité d’écoles. « Les opérateurs m’adorent! », glisse t-elle. (pour plus amples renseignements, voir www.criirem.org)

Une habitante de La Ruchère, sur la commune de Saint-Christophe-sur-Guiers (Isère) , où est installé un pylône de 38m, a témoigné du combat que mènent les habitants (elle-même a observé une grève de la faim) pour que ce pylône dénénage vers un lieu qui ne soit pas habité. Ils ont, à cet effet, acquis des parcelles d’un terrain qu’ils proposent comme site alternatif. Un recours va être engagé auprès du tribunal administratif.

- de la construction écologique avec Serge Gros, directeur du CAUE de l’Isère, Michel Mazan et Vincent Nicolau, architecte, Thierry Jacquin de GEG.

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- d’agriculture durable avec André Pochon, 77 ans (ci-dessus), ancien éleveur laitier des Côtes d’Armor et sage de toujours en matière d’agriculture. « J’ai été témoin et acteur en première ligne de tout le développement agricole depuis 60 ans », explique t-il en préambule. André Pochon, inventeur de la « méthode Pochon », validée par l’INRA, est un sage de la terre. La terre, il la respecte mieux que personne et sa philosophie a toujours été dans ce sens. Il est un pionnier du développement durable avant l’heure. Et sa méthode est loin d’être une utopie. Elle donne des résultats concrets qui sont au-dessus de ceux de l’agriculture conventionnelle, autrement dit chimique. Gagner plus en travaillant moins et en respectant la nature. Une formule qui pourrait résumer la méthode Pochon (nous en reparlerons dans sillon38.com).

- des OGM avec Christian Velot, chercheur en génétique. Vaste débat de société.

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Ambiance assurée par les ménestrels des Terres froides

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Budgétivore, la côte de Laffrey?

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 26/06/2008, M. Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes -UMP) demande à M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire de bien vouloir lui communiquer le montant total, actualisé en euros 2008, des crédits affectés depuis vingt ans à l’amélioration de la portion de la Route Nationale 85 dite « côte de Laffrey », entre Vizille et Laffrey dans le département de l’Isère.

Réponse du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire  publiée dans le JO Sénat du 04/09/2008

Concernant les crédits affectés à la portion de la RN 85 dite « côte de Laffrey », 22 M€ (valeur 2008) ont été affectés par l’État à l’amélioration de la RN 85 entre Laffrey et le pont de Vizille entre 1999 et 2008.

Ces financements ont permis : la création de 3 sections à 3 voies d’une longueur totale de 1,7 km, la 1re section se trouvant à la sortie de Laffrey et la 3e à 2,5 km du pont de Vizille ; l’aménagement en 2005 du carrefour de la Commanderie à 1 km du pont de Vizille ; suite à l’accident survenu en 2007, l’aménagement d’un contrôle d’accès des poids lourds et des cars avec pose en 2007/2008 de gabarits routiers et mise en place d’une aire de retournement sur le site de la Renardière.

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Où en est le projet d’assurance récolte?

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 29/05/2008, M. Jean Besson (Drôme- SOC) appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la situation de la filière arboricole dans la Drôme, à la suite du gel qui a sévi dans la région Rhône-Alpes, le 24 mars dernier.
« Comme M. le ministre a pu le constater au cours de sa visite sur place, les vergers dans la Drôme ont subi des dommages catastrophiques : 80 % des abricots ont été détruits et plus de 50% des pêches. Sans des mesures exceptionnelles de la part des Pouvoirs publics, il est fort à craindre que de nombreuses exploitations disparaissent. La mobilisation de l’État s’avère par conséquent indispensable.

Au-delà de l’appel des élus locaux et des professionnels de la filière pour qu’une procédure accélérée de calamité agricole intervienne, l’élaboration effective d’un projet de loi instituant une assurance-récolte obligatoire s’impose, à la faveur de cet épisode climatique, comme une urgente nécessité. Ce dispositif serait basé sur le principe de solidarité et pourrait, comme modalité possible de financement, mettre à contribution des fonds du premier pilier de la Politique agricole commune afin de soulager le coût de cette assurance pour les agriculteurs ».

En conséquence, il lui demande ce qu’il envisage afin de rendre plus incitative l’assurance récolte et d’améliorer les procédures d’indemnisation.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 04/09/2008
Le ministre de l’agriculture et de la pêche a tout de suite pris la mesure des dégâts causés sur les vergers par le gel survenu pendant la nuit du 23 au 24 mars 2008. Il a en conséquence décidé de mettre en place un plan de plus de 110 millions d’euros d’intervention pour venir en aide à cette filière. Ce plan comporte des indemnisations versées par le Fonds national de garantie des calamités agricoles, des échelonnements et des prises en charge de frais financiers et de cotisations sociales, des aides de trésorerie et des prêts à taux zéro aux entreprises d’expédition. Un système de souscription obligatoire pourrait garantir une large diffusion de l’assurance et permettre de disperser davantage le risque et d’éviter l’antisélection qui est un phénomène poussant les exploitations les plus risquées à s’assurer en priorité.

Cependant, cette solution présente de nombreux inconvénients ne permettant pas, à l’heure actuelle, de la considérer comme appropriée dans le cadre de la gestion de risques climatiques en agriculture en France. Les démarrages difficiles dans certaines filières relèvent tout autant de l’absence de produits d’assurance récolte que d’une souscription trop limitée des professionnels agricoles à des offres existantes.

Ainsi, l’offre d’assurance dans les filières arboricoles et viticoles est encore trop inégale sur le territoire. Il pourrait donc être considéré comme inopportun de rendre obligatoire la souscription à un produit inégalement proposé sur le territoire national. Rendre l’assurance obligatoire supposerait également qu’il puisse être mis en place un dispositif public garantissant aux exploitants la possibilité de bénéficier d’une assurance y compris si les assureurs n’ont pas d’intérêt commercial à les assurer sur le même schéma que ce qui existe pour l’assurance responsabilité civile en automobile.

De plus, compte tenu de la forte variabilité des revenus des exploitations, la prime d’assurance pourrait s’avérer inaccessible pour une fraction d’entre elles. Les produits d’assurance obligatoires existants concernent uniquement la couverture de la responsabilité civile en cas de dommages aux tiers, ce qui est hors du champ de l’assurance récolte. Cela pourrait donc être considéré comme un précédent regrettable en matière de liberté d’entreprendre. Les assurances sont avant tout considérées comme un outil au service des agriculteurs et non comme une contrainte supplémentaire pour ceux-ci.

Le développement des assurances agricoles est motivé par la volonté de donner aux exploitants la possibilité de gérer eux-mêmes leur risque et de conduire leur exploitation de manière entrepreneuriale et indépendante. Le fait d’imposer le dispositif aux exploitants irait à l’encontre de cette volonté et serait contre-productif. Rendre l’assurance obligatoire est susceptible de générer une augmentation des fraudes et du risque moral. Par ailleurs, cette proposition soulève la question technique et financière de la faisabilité du contrôle de la souscription et des éventuelles sanctions applicables en cas de refus d’un exploitant de s’assurer.

Pour ces différentes raisons, la piste actuellement privilégiée est celle d’une souscription volontaire mais fortement encouragée au travers d’un dispositif d’appui national qui pourra être relayé dès 2009, pour les producteurs en organisation de producteur dans le secteur des fruits et légumes, par un financement communautaire dans le cadre de leur programme opérationnel.

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