Archive | 13 septembre 2008

Que de pluie!

De mémoire, ça fait des années qu’on n’a pas connu une journée aussi pluvieuse, aussi venteuse, aussi froide… Malgré tout, les parkings se sont remplis et les visiteurs sont venus nombreux pour cette première journée de la 789 ème foire d’automne.

La sensation est venue de l’espace Agrivillage où le licenciement de la directrice de la chambre d’agriculture était largement commenté.

Voici en quelques clichés le résumé de cette journée très particulière.

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Beaucoup de monde au stand Agrivillage.

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Le stand des Cuma et du service de remplacement avec les présidents Veyron et Michel Petit qui entourent l’animateur J.P. Jullien.

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Ce samedi le Bleu du Vercors Sassenage était à l’honneur et le président du Siver n’a pas hésité à mettre la main à la pâte et proposer aux visiteurs une tartine de bleu chaud, façon raclette.

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clin d’oeil bien sympathique…

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Sans oublier bien entendu le concours régional charolais.

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Catégorie foire de BeaucroissantCommentaires fermés

Chambre d’agriculture: la directrice licenciée

Nous le savions depuis ce vendredi mais la nouvelle a fait effet de boule de neige, au stand Agrivillage, ce matin à la foire de Beaucroissant: la directrice de la Chambre  d’agriculture de l’Isère vient d’être démise de ses fonctions.

Monique Chauveau, première femme à occuper ce poste dans notre département, depuis la refondation des Chambres d’agriculture, c’est à dire depuis plus d’un demi-siècle,  avait pris ses fonctions début juillet. Son passage aura été bref. Selon nos informations, elle n’aurait pas rempli, depuis, les objectifs fixés! Comprenne qui pourra…

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A propos du catalogue des variétés végétales

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 10/07/2008, M. Gilbert Barbier (Jura- RDSE)  attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la culture du maïs blanc. Autrefois cultivé en Franche-Comté (avant l’arrivée des hybrides), le maïs blanc présente de nombreux avantages au niveau du goût et de son moindre besoin en eau.

Or, la réglementation actuelle interdit la vente de semences anciennes, comme vient de le confirmer la condamnation de l’association « Kokopelli ». Lors des discussions du Grenelle de l’environnement, Mme la Secrétaire d’État chargée de l’Écologie avait qualifié cette situation d’absurde. La lutte contre la disparition de la biodiversité permettrait dans certains territoires de nourrir des populations dans un esprit de développement durable et de respect de l’environnement.

Il aimerait donc savoir s’il ne serait pas envisageable de libérer la vente de ces semences anciennes.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 11/09/2008

Les enjeux, liés au Catalogue officiel des variétés de plantes cultivées, dans une perspective de maintien de la biodiversité cultivée, sont effectivement importants. Ils ont été débattus par le groupe de travail « Préserver la biodiversité et les ressources naturelles » du Grenelle de l’Environnement. Ainsi, soucieux de la conservation des ressources génétiques et d’un véritable maintien de la biodiversité, le ministère de l’agriculture et de la pêche et cinq autres ministères s’assurent de la conservation des variétés végétales grâce aux missions confiées jusqu’à présent au bureau des ressources génétiques.

Dans ce cadre, instituts publics et entreprises privées ont créé vingt-sept réseaux auxquels se sont joints, dans certains cas des associations volontaires. Plus de 30 000 variétés dont la disparition pourrait conduire à une perte de diversité biologique sont ainsi conservées. Sur une période de plus de 20 ans, la préservation de la biodiversité des variétés inscrites au catalogue a été confortée.

L’inscription des variétés au Catalogue (national ou communautaire) des variétés de plantes cultivées est un préalable obligatoire à toute commercialisation de semences. Elle garantit à l’utilisateur de semences la conformité de l’identité variétale et donc la loyauté des transactions commerciales. A ce titre, la vente de semences de maïs blanc est permise, grâce à plusieurs variétés inscrites au Catalogue officiel.

Une directive européenne spécifique aux variétés de conservation vient d’être publiée (directive 2008/62/CE de la commission du 20 juin 2008). Elle détermine le dispositif d’inscription des variétés locales menacées d’érosion génétique d’une part, et de commercialisation des semences qui en sont issues d’autre part. Les critères d’inscription de ces variétés de conservation, les expérimentations requises et les coûts à la charge du demandeur seront sans commune mesure avec le dispositif destiné aux variétés d’obtention nouvelle.

Toute petite structure désireuse de préserver des variétés dont la culture existait sur notre territoire pourra souscrire facilement à ce dispositif. Le ministre de l’agriculture et de la pêche soutient ces démarches qui permettront la commercialisation de variétés locales menacées d’érosion génétique dans un cadre réglementaire défini, tout en garantissant la qualité des semences, dans l’intérêt des utilisateurs.

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Les producteurs de viande de veau inquiets

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 17/07/2008, M. Jean-Marc Pastor (Tarn-SOC) attire l’attention de M. le ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur les conséquences de l’application du règlement CE n° 707/2007 du 11 juin 2007 relatif à la commercialisation de la viande issue de bovins âgés de douze mois au plus.

En distinguant les animaux âgés de huit mois au plus, qui seuls peuvent être qualifiés de « veaux », des animaux âgés de huit à douze mois, appelés « jeunes bovins », cette réglementation a des incidences non négligeables sur la commercialisation des veaux lourds en vente directe, abattus en général entre dix et douze mois, dont la viande ne pourra plus être dénommée viande de veau.

Les producteurs de cette filière, notamment dans le Tarn, s’inquiètent de cette évolution qui pourrait entraîner une moindre valorisation de leurs produits.

Dès lors, il lui demande si la mise en œuvre des textes leur permettra de continuer une valorisation optimale de leur production.

Réponse du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche publiée dans le JO Sénat du 11/09/2008

Dans l’Union européenne, la France est le premier producteur et le premier consommateur de viande de veau (214 000 tonnes produites en 2007 et 252 000 tonnes consommées). En France, la viande de veau est, pour l’essentiel, issue de jeunes animaux principalement nourris au lait ou à base de produits laitiers. Cette production est directement concurrencée par de la viande issue d’animaux plus âgés au coût de production moindre, produite dans le nord de l’Europe.

Jusqu’ici, l’absence de règles en matière de dénomination du veau a créé une grave distorsion de concurrence entre les producteurs des différents États membres en permettant d’étiqueter sous la dénomination « veau » de la viande de type jeune bovin, au coût de production inférieur. Elle nuit également à la nécessité d’informer de façon précise les consommateurs. La France a soutenu la démarche de la Commission destinée à encadrer l’utilisation de la dénomination « veau » et à réserver cette dénomination à la viande issue d’animaux âgés de 8 mois au plus. Certains États membres ont sollicité la création d’une deuxième catégorie pour les animaux abattus au-delà de 8 mois.

Les discussions préparatoires à l’élaboration du règlement (CE) 700/2007 du 11 juin 2007 ont abouti au compromis instaurant deux catégories d’animaux, définies en fonction de l’âge à l’abattage : 8 mois au plus pour la catégorie « veau » et entre 8 et 12 mois pour la catégorie « jeune bovin ». La mention de l’âge d’abattage devra figurer sur l’étiquette lors de la mise en vente au consommateur. Réserver aux seuls bovins de moins de 8 mois la dénomination « veau » assure la défense de la production française de veau, concernée à 90 % par cette catégorie. Dans la catégorie des 8-12 mois, on compte par contre une large part d’animaux bénéficiant d’une indication géographique protégée (IGP) déposée avant le 29 juin 2007 et pouvant, de ce fait, conserver l’appellation « veau ».

Enfin, le délai pour l’application du règlement du 11 juin 2007 a été fixé au 1er juillet 2008, afin de permettre aux opérateurs de s’adapter au mieux à la nouvelle réglementation, dont l’objet est de clarifier le commerce de la viande de veau entre les États membres et d’interdire, conformément aux attentes de la grande majorité de la filière, l’usage d’une mention abusive.

Catégorie filière viande, élevageCommentaires fermés


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